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stillpop
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3,5
Publiée le 3 février 2012
L'histoire d'un post ado pas très sociable qui veut punir les tueurs de son ex petite amie. C 'est toujours un plaisir de retrouver un scénario digne de « Neuf reines » ou « Usual suspect ». Ce film n 'a rien a voir, mais on sent qu'il vient du même type de réalisateur, quelqu'un qui réfléchit avant de commencer à écrire son script. La réussite de ce petit bijou vient aussi de l'acteur principal, qui avait déjà porté à bout de bras « Mysterious skin ». L'esthétique est du type « Virgin Suicides » ou « Blue velvet », la qualité d'image en moins, mais ça va bien dans l'esprit du film. Une perfection.
Premier long-métrage de Rian Johnson, futur réalisateur d’épisodes de la série Breaking Bad, Brick renouvelle le « film noir » par une énergie débordante et une intention de réalisation propre à son époque, le film se veut maîtrisé et original. Joseph Gordon-Levitt confirme également tout le bien qu’on pensait de lui dans son précédent film, Mysterious Skin. Sur la base d’un scénario référencé, Rian Jonhson donne un bel exemple de ce que le cinéma indépendant peut offrir de mieux et d’original.
Un trompe l’œil esthétiquement parfait.
En plaçant son intrigue dans l’enceinte d’un lycée étrangement vide de présence, Jonhson installe son polar noir dans une coquille proche du teenage-movie. Proche car tout fonctionne grâce à cette étrange frontière entre le film pour adolescent et le film noir des années 50. On repense alors à « Assurance sur la mort » où Billy Wilder annonçait déjà ce genre nouveau que deviendra le polar. Johnson, avec un culot bienvenu, développe ainsi son intrigue avec tous les codes du genre. Des personnages à la mise en scène, tout est rassemblé pour porter l’ensemble vers une histoire dont le spectateur est également acteur. L’enquête menée par Joseph Gordon-Levitt sème au fur et à mesure des indices précieux se jouant autant des protagonistes que du spectateur avec les règles que le genre impose. L’ensemble souligné par une musique aussi bien propre au fil noir que moderne. La mise en scène soignée, référencée, le sens du cadre et du rythme de Johnson, associés à un montage convenu, donnent au film l’ambiance que le genre impose. Le réalisateur, bien malin en implantant son histoire dans un lycée apporte ce qu’il faut de modernité et de rythme à son film. On note également un soupçon de Twin Peaks où David Lynch comprenait que pour impliquer encore plus un spectateur il est bon de l’inclure dans l’histoire, qu’il se projette facilement au travers du « héros », chose faite ici quand on découvre les indices en même temps que, Brendan, le personnage interprété par Joseph Gordon-Levitt. Au travers l’univers adolescent, le génie de Johnson apparaît de la plus belle des manières. Un ton spécifique, jeune et moderne est alors associé au polar donnant au film une note particulière et enivrante.
Un casting « polarisé »
Afin de soutenir et donner de l’ampleur à cette mise en scène des plus savoureuses et cinéphile, le casting devait porter d’une parfaite manière tous les personnages. Chose faite. Joseph Gordon-Levitt en parabole du flic déchu et solitaire incarne au mieux ce juvénile « détective » par un jeu en parfait équilibre entre, privé des années 50 et jeune lycéen. Brendan (Joseph G-L) est ainsi entouré de toutes les figures du genre, le trop rare Lukas Haas incarne ainsi un bad guy de la plus haute forme, la délicieuse Nora Zehtner quant à elle est le parfait pendant de la femme fatale, essentiel au film noir et indissociable du « héros ». Brick, où le lait remplace le whisky, est régulièrement parsemé de ce genre de détails définissants de manière appuyée la patte que Rian Johnson a voulu donner à son film. Hommage à un genre, le rendre accessible en le modernisant et l’inscrire dans son époque, sans réel compromis de mise en scène. Film à ne pas mettre entre toutes les mains mais pour qui prend, un tant soit peu le plaisir des découvertes majeures d’un cinéma indépendant américain plein de culot, Rian Johnson est définitivement un réalisateur à suivre. Original dans sa forme, précis et cinéphile par son fond.
Le film de Rian Johnson est avant tout un très bel hommage au polar noir des années 50, relevé par une mise en scène originale et posée, flirtant avec le teenage-movie. Mené par le décidément brillant Joseph Gordon-Levitt, par son ambiance, Brick se veut unique dans le genre. http://requiemovies.over-blog.com/
Brick est le film d'auteur / teen movie (étranger) par excellence. Bien réalisé et doté d'une magnifique BO (composée par Nathan Johnson, le cousin de Rian), l'ambiance sombre, froide et parfois violente du film permet de dépeindre les sentiments d'un adolescent perdu qui cherche à se venger du meurtrier de sa copine.
Si il faut reconnaitre a brick un certain esthétisme quoique oscillant entre le lécher et la ringardise.Son scénario lui n'a pas de surprise une fois les personnages mis en place.Le problème majeur du film,reste tout de même cette histoire plongé dans un milieu d'ados aux attitudes et surtout a la liberté d'adulte.Tout cela discrédite chacune des actions des protagonistes.Enfin si tout avait été plus finement fait ça aurait pu marcher.
Brick est une comédie dramatique admirable. La noirceur finale et le scénario astucieux en font un film de qualité. Dialogues ciselés, interprétation sans faille. 4,5/5
Film vraiment atypique, c'est le cas de le dire. Ce mélange entre polar noir et étudiant surprend mais séduit. Le scénario est bien barré avec des dialogues à l'ancienne et il faut suivre sous peine de plus rien y comprendre. En tout cas j'ai vraiment apprécié ce film indépendant à petit budget. Il ne ressemble à aucun autre autant dans l'histoire que par la mise en scène. Et Joseph Gordon Levitt nous bluff dans son rôle de Sherlock en quête de vérité.
Un bon film qui est tout d'abord très bien réaliser, beaucoup de plans différents et une bonne utilisation de la couleur bref c'est une réalisation atypique un peu dans le même style que "Donnie Darko" car c'est sombre, lent et mystérieux.
Joseph Gordon Levitt est toujours aussi excellent.
Il s'agit d'ados qui contrôlent le trafic de drogues avec une façon bien complexe de raconter une histoire simple. Seule la réalisation originale vaut le détour.
une première oeuvre sur le monde des adolescents qui a tout du grand polar. Audacieux, bien mené et bien ficelé, Brick tient en haleine du début à la fin. Joseph Gordon Levitt y prouve un grand talent, tout dans la sobriété. A noter aussi l'interprétation toujours impeccable de Lukas Haas. Film indépendant à petit budget salué par la critique... il y a encore de la justice dans ce monde
Un film étonnant car très atypique. Sorte d'exercice de style entre film d'ados et polar noir. Parfois on peut se demander si ce n'est pas une parodie, on ne comprend pas bien où il veut nous amener. Je m'imaginais à un moment en train de regarder une pièce de théâtre de lycéens de fin d'année qui aurait quelques côtés sympathiques!
Au final l'exercice est réussi, le réalisateur maîtrise son travail et arrive à sortir des chantiers battus haut la main!
Un film qui se voit et se revoit! des discours intelligents, des images magnifiques, une histoire bien menée... Un régal peut-être que le souci du détail rend tous les aspects de l'énigme disons... énigmatique à la première vision de ce long métrage mais ce léger défaut permet de savourer encore plus ce film à chaque fois qu'on le revoit (ou tout du moins la seconde)
Un film noir assez intriguant, doté de plans originaux, d'un casting réussi, un bon moment mais pas non plus transcendant. L'interprétation de Gordon-Lewitt est tout de même assez bonne pour être relevée.
Un film qui a le mérite d’être assez sobre et direct. Même si je ne suis pas trop fan de ce genre de film et de ce genre d’histoire, ce « Brick » parvient à s’en sortir de telle manière à ce que j’en garde un bon souvenir au final.