1930 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
184 critiques spectateurs
5
44 critiques
4
64 critiques
3
24 critiques
2
34 critiques
1
16 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Angela Ki La
67 abonnés
586 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 5 décembre 2013
Révélation les mecs ! On peut avoir un oscar avec une direction d’acteurs à chier, et une mise en scène qui est bourrée d’à peu près, des acteurs amateurs pour beaucoup, (le pire c’est que ça se voit), et se serait catastrophique si l’histoire n’était pas aussi prenante, et racontée de façon originale, jamais frontalement, toujours en s’attardant sur l’action et non la narration. Le cadre des townships est puissamment brossé, sans glamour aucun, sans confort pour le spectateur, et ça c’est un bon point. Et heureusement, l’acteur principal a un charisme pas possible et crève l’écran, (contrairement à ses potes), c’est un bon point aussi. Et puis quelques scènes en mettent plein la vue, dans le misérabilisme postapartheid, et la violence urbaine. Par contre certains trucs ont eut du mal à passer, quand même. Comme des faux raccords gros comme ma tête, ou quelques regards hagards à la caméra, comme pour dire : Qu’est-ce -que je dois faire, là ? Ce genre de truc doit sauter normalement au montage, sinon ça tue la crédibilité d’un film. Et ça a fini bizarrement en mélo rédemption avec la longue scène tire-larmes de circonstance. Le genre de scène attrape gogo qu’on trouve dans les soap opera. C’est peut-être pour ça, l’oscar. Les américains sont fans des histoires qui restent simples, avec le bon, le méchant, ou le méchant-qui se rachète, le happy end, l’oscar…
Tsotsi c'est l'histoire d'un jeune qui vit dans les quartiers difficile d'Afrique du Sud, il vit dans la violence et le vol, un jour il vol une voiture et a l’arrière se trouve un bébé, il décide alors de s'en occuper, s'en suivra la rédemption de ce personnage . On est plongé dans les bidonvilles, dans la violence, la misère et la pauvreté des ghettos Sud Africain, des vies dur ou des jeunes sont laissés et oubliés, qui vivent dans la violence et se débrouillent comme ils le peuven .
Un film de gangster en quelques sorte ou Tsotsi va décider de se repentir grâce a ce bébé, le scénario est donc réfléchie et intelligent et délivre des messages eux aussi intelligent . Bien loin d'un simple film ou on voit un jeune perdu qui se livre dans des excès de violence . Tsotsi est un personnage détestable au début et on va peu a peu le comprendre, on va même apprécier qu'il se range du bon coté, mais il n'en deviendra pas attachant pour autant .
Sur 1h30 il y a quelques longueurs, une fin peu original et prévisible et des interprétations qui laissent vraiment a désirer par moment ( les flics par exemple ) . Un film qui délivre donc une bonne morale et un scénario intelligent tout en nous montrant les ghettos d'Afrique du sud mais qui dans le fond ne semble pas indispensable car le propos aurait vraiment pu être un peu plus développé .
L'histoire violente et âpre de ce personnage mi-enfant mi-adulte est poignante de sincérité et de justesse. Une peinture sans concessions d'une Afrique du Sud sombre et désespérée. Photographie sublime, excellente bande originale surtout concernant les morceaux de rap. Dur, impitoyable mais tellement magnifique. Une vraie bonne surprise, une claque.
La magie poétique qui ressort inextricablement de ce scénario humaniste est pourtant freinée par la mise en scène maladroite de Gavin Hood. C’est bien son usage à outrance des focales courtes et d’une musique agressive qui rend difficile au spectateur de s’attacher à ce personnage en pleine crise introspective. De la même manière, le jeu des jeunes acteurs locaux ne nous fait pas fermer les yeux sur le peu de subtilité avec lequel sont travaillées les évolutions psychologiques des personnages. C’est donc bien le réalisme, preuve d’un travail de documentation de la part du réalisateur, dans la peinture des conditions de vie dans les bidonvilles sud-africains qui donne à ce film une dimension intense pleine de force.
Ce film est adapté d’un roman d’Athol Fugard dont l’action se déroulait dans les années 50. Gavin Hood a fait le choix de le situer de nos jours, et c’est bien l’Afrique du Sud contemporaine qui sert de toile de fond à l’histoire : les affiches de prévention du sida sont partout, et les riches parents de l’enfant sont noirs. Seul personnage blanc, l’inspecteur chargé de l’enquête se fait malmener par le père qui l’écrase avec toute la morgue de sa position sociale. C’est en effet une particularité de ce film, et qui explique sans doute son succès planétaire (il a reçu de nombreux prix, dont l’Oscar du meilleur film étranger) : le cadre est typiquement sud-africain (l’opposition entre la richesse des gratte-ciel de Jo’burg et la misère du bidonville, les dialogues en tsotsi taal, mélange d’anglais, de zulu et de sesotho, et le kwaito envoûtant de Zola, sorte de rap mâtiné de rythmes africains), alors que l’histoire qu’il raconte est universelle.
Il s’agit de la rédemption d’un être que les premières scènes nous présentent comme irrécupérable, et de son chemin de Damas qui va le voir (re)découvrir des mots comme «s’il te plaît», «merci» ou «je m’excuse». D’ailleurs, la dimension christique est omniprésente : quand Tsotsi prend en filature un mendiant infirme qui a osé l’insulter, il lui ordonne «lève-toi et marche» ; la femme qu’il prend comme nourrice nous est montrée comme une mater dolorosa ; et jusqu’à la scène de son arrestation, où le fondu au noir final découpe sa silhouette de Christ en croix.
Gavin Hood a fait des choix techniques et esthétiques qui trouvent leur justification dans le propos même du film : beaucoup de plans fixes avec une alternance de plans larges et de plans serrés, emploi de longues focales pour isoler les personnage et particulièrement Tsotsi, dans la volonté de capter ce qui se passe dans sa tête, et utilisation de filtres pour styliser les personnages : Tsotsi en rouge et noir, les membres de sa bande en vert, bleu et orange, la jeune femme en turquoise et ocre. S’il n’évite pas quelques facilités (les flash back mélodramatiques sur son enfance, une musique un tantinet insistante dans la deuxième partie), grâce à ces choix radicaux et au jeu pasolinien de Presley Chweneyagae dont c’est le premier rôle au cinéma, le film possède une force et une sincérité qui suscitent l’émotion à de nombreux moments.
Dans son interview au «Monde» Gavin Hood explique : «Il y a tant de film qui parlent de vengeance, et dans lesquels la violence est un spectacle. Je ne montre pas les coups, mais leur effet : un visage ensanglanté. Voilà mon propos : ne pas m’éterniser sur les actes de violence qui surgissent, mais réfléchir à leurs effets, à ce qui a été fait dans le passé et ce que nous faisons dans le présent. » Loin des clones tarantinesques qui prolifèrent partout, du cinéma français au cinéma coréen, il offre une approche éthique de la violence et un message d’espoir en l’homme ; pas étonnant que cela nous vienne d’un pays où la réconciliation nationale est au cœur de la construction d’une société nouvelle.
L'histoire d'un petit gangster qui apprend la vie en accéléré. Prévenons d'abord les femmes enceintes et les mères en général, ce film n'est pas pour vous ! Il y a des scènes qui sont drôles pour certains, insupportables pour d'autres. Evidemment, l'histoire est belle, enfin, suffisamment pour ne pas désespérer de l'humanité, mais c'est quand même beaucoup plus hard que dans la bande annonce. On voit la progression d'un jeune bandit qui va être obligé de réfléchir face à une soudaine responsabilité que ce qui lui reste de cour va déclencher. C'est l'anti-thèse de « Orange Mécanique », l'humour parvient à désamorcer des scènes limite insoutenables. Mais c'est surtout l'acteur qui parvient à retourner le spectateur par son jeu et le scénario. C'est beaucoup trop joli pour être vrai, mais c'est aussi pour ça qu'on aime le cinéma parfois. Parce que Disgrace montre les vrais fins, et on a pas envie de le revoir malgré le côté chef d'oeuvre absolu, va comprendre !
Oscar du meilleur film étranger, Mon nom est Tsotsi est un petit film mettant en scène un caïd des bidonvilles de Johannesburg, un orphelin endurci par la difficulté de vivre en ces lieux de misère et de violence, dans une Afrique du Sud encore déchirée par l'Apartheid. Ce jeune voyou, vivant de raquettes et de vols, va se retrouver face à une situation complétement nouvelle et dont il perdra vite le contrôle. Un simple braquage de voiture dégénère vite au massacre. Tsotsi fait feu sur une dame, s'empare de la voiture... avant d'y apercevoir un bébé pleurant sur la couchette arrière. Commence alors une folle aventure, transformant à tout jamais le jeune Tsotsi. Tel pourrait être le synopsis de ce film à l'allure étrange, réalisé par le britannique Gavin Hood à qui l'on doit quelques années plus tard le très mitigé "Wolverine". Si le scénario de "Mon nom est Tsotsi" est quelque peu rocambolesque, c'est surtout le jeu du jeune mais très talentueux Presley Chweneyagae que l'on retiendra par dessus tout. Le jeune sud africain nous épate de bout en bout, extrêmement fidèle à son personnage, à ce faux gangster qui est, avant d'être un bandit, n'est qu'un enfant. Et je pense que c'est ce que le film et son histoire veulent nous faire comprendre: malgré les actes du jeune Tsotsi, vivant depuis son enfance dans la violence, c'est avant tout l'innocence, la naïveté, l'inconscience et la beauté de l'enfance qui marque son être. C'est cette complexité même qui va faire le faire s'attacher à ce nourrisson, daignant le rendre à la police et à ses parents. Un rêve impossible à réaliser que le jeune Tsotsi va peu à peu accepter, après s'y être rudement confronté. Bref, c'est je pense cette force humaine qui rend "Mon nom est Tsotsi" vraiment intéressant. Pour le reste, notons une photographie travaillé, un univers visuel enchanteur et très dépaysant. Les seconds rôles sont eux aussi réussis et souvent attachants, particulièrement celui de la jeune femme qui "accepte" d’allaiter le jeune enfant. Un film assez bien ficelé et émouvant, sans pour autant être très bon, qui nous peint la sensibilité d'un jeune voyou des ghettos. Une histoire touchante.
Avec "Mon nom est Tsotsi", Gavin Hood nous expose la précarité ainsi que le contrast entre la face sombre des bidonvilles et les quartiers riches de Johannesburg. Presley Cheweneyague jeune acteur très peu connu du grand public nous livre une prestation poignante dans quête d'une vie décente ( mot clé du film) et d'amour qu'il essai de trouvé à travers l'enfant qu'il a kidnappé. Malgré la violence de ce personnage du a son enfance il garde une grande part d'humanité qui est touchante. La scène de fin laisse notre imagination décidé ce qui va arrivé a Tsotsi.
Un drame sud africain intelligent, surprenant et brillament interprété mais beaucoup trop sobre à mon goût par rapport au message que l'on veut faire passer.
Émouvant, les critiques ne doivent pas vous avoir, c'est un film magnifique, peu connu, mais il ne faut pas y porter inattention, n'a pas passé inaperçue pour moi. Puissant film qui vous fera bien réfléchir.