Avis : L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford - Page 2
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
Note moyenne
3,7
8866 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
884 critiques spectateurs
5
287 critiques
4
261 critiques
3
87 critiques
2
116 critiques
1
77 critiques
0
56 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
zhurricane
96 abonnés
1 336 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 8 novembre 2017
Un wetern moderne, long (plus de 22H30) et contemplatif. En réalité je dois avouer que jamais je n'ai réussis à rentrer dans le film malgré le fait que Brad Pitt, Casey Affleck, se démentent comme des beaux diables Ce dernier volant même la vedette au premier par la fragilité de son personnage. Mais jamais Andrew Dominik n'arrive à rendre ses personnages attachants, ils ne sont jamais que des gars qu'on regarde de loin, sans aucune attache à leur égard. Jamais on ne va être dans leur tête pour comprendre pourquoi ils agissent comme cela, on ne comprend aucun tenant et aboutissant. Ils sont presque plats, ni méchants, ni révolutionnaires, juste plats. Comme l'est d'ailleurs le film, avec des dialogues mouts, qui ne fait pas progresser l'intrigue. C'est dommage, parce que cette BO au banjo est vraiment magistrale, mais bon 2H30 d'un film qui nous passionne pas, c'est vraiment long, et donc l'ennui se fait forcément ressentir. Sans compter le climax du film qui tombe comme un cheveux sur la soupe. Un film qui me frustre au final, vu la beauté des paysages.
"Un Western Poétique" cela résume bien le film, très contemplatif. Qui repose avant tout sur la magnifique photo de Roger Deakins et le duo Casey Affleck/Brad Pitt qui est prodigieux. Très déroutant.
Un western crépusculaire qui raconte de manière très poétique les derniers jours de la légende de l'Ouest américain Jesse James.. Le titre du film n'est pas si long par hasard, car au lieu d'être un simple biopic racontant la vie du desperado, le film d'Andrew Dominik se concentre sur la relation ambigüe qu'il entretient avec Robert Ford. L'admiration que ce dernier lui vouait étant plus jeune va se transformer en pur fanatisme qui finira par l'obséder au point de vouloir absolument devenir un nouveau Jesse James. "L'assassinat de Jesse James.." tient plus du drame romantique que du western car ne vous attendez pas à voir pleuvoir de partout attaques de trains et duels au pistolet. Après l'indifférence que Robert maudissait tant, une sorte d'amitié va s'installer entre eux avant que celle-ci ne se transforme en véritable rivalité. Peur de l'autre, appât du gain et égoïsme, toutes ces thématiques sont brassées de manière magnifique dans ce petit chef-d’œuvre. Il n'y a pas de héros à proprement parler dans ce film, seulement des personnages plus ou moins pourris de l'intérieur qui finiront tôt ou tard par en payer le prix. En plus de son intrigue complexe et limpide (les voix off qui s'attardent sur les errances mentales des personnages), le film est impeccablement maîtrisé par son réalisateur (image splendide et sens du cadre travaillé), la BO composée par Nick Cave et Warren Ellis est magnifique et les 2 acteurs principaux divins ! "Just because you shot Jesse James doesn't mean you are Jesse James.."
Si je me suis intéressé à ce film, c'est uniquement parce que je suis fan de Brad Pitt, parce que sinon, je pense que n'aurais jamais regardé "L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford", que l'on m'avait décrit comme long et ennuyeux, et ces deux choses combinées m'insupportent profondément dans un film. Et bien effectivement... Non seulement le film est long, ennuyeux et inintéressant au possible mais en plus Brad Pitt est à des lieux de son plus haut niveau, jouant mal, jouant faux ou surjouant, et les autres acteurs ne valent pas mieux, que ça soit Sam Rockwell que j'adore d'habitude, Casey Affleck, que j'avais beaucoup aimé dans "Gone Baby Gone", Sam Shepard ou encore Zooey Deschanel... Et même la scène finale, la plus importante, celle qui à offert au film ce titre si long, l'assassinat en lui-même, est ratée! Elle se détache totalement du reste du film, lui insuffle un souffle nouveau, plus Rock'n Roll, mais ce sentiment ne dure même pas 30 secondes, cela fait qu'on a l'impression qu'elle n'a rien à faire là, cette scène, ça dissipe tout l'effet. Puis on retombe vite dans l'ambiance molle du reste du film... Un film somnifère à éviter!
Dans ce film, Andrew Dominik nous rappelle que les horizons peuvent être enneigés ou verdoyants selon la météo, que la couleur des champs de blé va du jaune vif ou rouge pompéien selon l'intensité du soleil, qu'une chaise en bois au milieu d'une pièce a l'air d'une chaise en bois au milieu d'une pièce ... A quoi bon, pour raconter une histoire, abuser à ce point des artifices esthétiques, le résultat étant un film quasi soporifique que l'on finit par regarder d'un oeil, se disant qu'on a mieux à faire ? Dommage, car Casey Affleck est excellent en groupie un peu fêlée de Jesse James.
Un western envoûtant et lyrique qui revisite avec originalité un mythe du Far West, porté par une photographie sublime et une excellente interprétation, notamment un énorme Brad Pitt et un Casey Affleck d'une complexité fascinante.
Un chef d'oeuvre du genre qui me fait fortement penser avec le recul, au splendide "Deadman" de Jim Jarmusch avec Johnny Depp . La bande originale de Nick Cave et Warren Ellis est également à mentionner tellement la musique vous rentre dans les tripes de ces mélodies douces et mélancoliques ... A voir et à revoir sans modération!
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford réalisé par Andrew Dominik en 2007. *Les points que j'ai appréciés → • Les acteurs (Casey Affleck surtout) • La fin (pour la très forte tension
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Le fait qu'il faut attendre presque la fin pour trouver de l'intérêt au film
*Conclusion → J'ai aimé, c'est long mais la fin en vaut la peine. 7/10.
Enfin un grand film un grand western... C'est mélancolique et envoutant comme un rêve lent et empoisonné. C'est un western contemplatif à la reconstitution quasi parfaite (ce qui se dit reste de l'imaginaire mais est au plus proche de ce qu'on sait aujourd'hui). Brad Pitt a trouvé son meilleur rôle ici, marqué et habité par les démons de Jesse James. Casey Affleck est déroutant et tellement juste. La voix off est comme une introduction à chaque chapitre et n'est jamais inutile.
Un western crépusculaire, atypique et poétique. Des images tout simplement magnifiques ; le réalisateur se prend pour Terrence Mallick : il prend son temps, filme les hautes herbes qui flottent au gré du vent... C'est magnifique, mais c'est long...
Difficile de parler de ce film tant sa substance semble inssaisissable : il a quelque qui respire le sublime et le génie. On avait beau être prévenu que c'était un western pas comme les autres, rien ne laissait présager un objet aussi singulier. Le film n'est en aucun cas un hommage ni à John Ford, ni à Sergio Leone ni à tout autre grand faiseur de western. Il porte la marque unique d'un réalisateur que l'on attendait pas, et qui fera sans aucun doute de grandes choses. La photographie est ahurissante, somptueuse, dans l'obscurité menaçante comme dans la lumière aveuglante des grands espaces de l'Ouest. La mise en scène de Dominik est d'une précision, d'une finesse incroyable. Celui-ci ne fige jamais son chef-d'oeuvre dans une banale contemplation et une lenteur estampillées film d'auteur, il trouve un souffle qui est le sien. Le nombre des fusillades est ici réduit au strict minimum, l'énergie et l'intérêt de l'action reposent sur une tension inhérente aux personnages eux-mêmes, à leur complexité, à leur humanité. Le rythme du film d'Andrew Dominik est méditatif, contemplatif mais lent, jamais, car l'ennui est totalement absent, tant chaque scène respire la puissance, la beauté et fait sentir son caractère essentiel. Le suspense n'a pas ici lieu d'être, c'est une véritable tragédie en ce sens qu'il mène les personnages vers une fin connue de tous, vers un destin inéluctable. Le film atteint une sorte d'abstraction au moment indéfinissable où les personnages, si passionnants qu'ils soient, semblent dépassés par une résonance supérieure, par des ouvertures métaphysiques universelles. Une véritable méditation sur la mort et l'immortalité se fait jour sous nos yeux. Brad Pitt a évacué ses quelques tics agaçants pour incarner Jesse James avec subtilité. Casey Affleck est absolument exceptionnel. Entre eux, un face-à-face psychologique informulé mais vertigineux, dans lequel les blessures spirituelles prennent plus de valeur que toute violence physique. Exceptionnel.