Sorti en 2007, ce rape and revenge britannique se réapproprie les codes du genre pour nous offrir quelque-chose d'assez cru et surtout de moins manichéen qu'à l'ordinaire. Alors, vous me direz, un rape and revenge est forcément manichéen, il y a l'agressée et les agresseurs puis ces rôles s'inversent dans la seconde partie du film, d'où le titre du genre d'ailleurs ! Mais ici, on a quelque-chose de différent, qui ne va pas tout de suite à l'essentiel en déjouant constamment les attentes des spectateurs, d'où les notes assez frileuses d'ailleurs, dont la mienne. C'est Dan Reed, un réalisateur habitué au documentaire (le très controversé "Leaving Neverland" par exemple), qui amène cette ambiance très froide, cette image brute, presque moche d'ailleurs car elle n'est tout simplement jamais là pour faire jolie. Effectivement, le viol et la vengeance qu'elle entraine ne sont jamais esthétisées ; ce n'est pas un film d'action ni d'horreur (au sens large) d'ailleurs, simplement un alignement de traumas. Car du début à la fin, on a des personnages qui ne parviennent plus à faire face et c'est là que le film offre une approche moins manichéenne et ainsi un peu plus complexe : pour la faire courte afin de ne pas spoiler, il peut y avoir des détraqués dans le camp des "gentils" et des impuissants dans le camp des "méchants", sans pour autant que ces derniers ne soient excusés. Bref, un rape and revenge moins punchy et racoleur que la moyenne mais plus dans le trauma et l'oppression ; un film davantage réaliste et donc quelque-part important. Seulement, ça n'en fait malheureusement pas un bon film pour autant. Je trouve en effet l'ensemble assez grossier, notamment dans la rencontre des deux personnages principaux qui va beaucoup trop vite et retire énormément de crédibilité à l'ensemble. De la même manière, le film possède de gros raccourcis narratifs, grâce à des ellipses ou à des heureux hasards (notamment la manière dont l'héroïne retrouve son agresseur). Et pour finir, il est vrai que le film maque parfois de rythme ; avoir une approche plus froide et réaliste ne va pas nécessairement de pair avec un rythme relativement trainant, c'est dommage. Néanmoins, je suis très content de retrouver Gillian Anderson dans un tel projet, qui lui correspond finalement parfaitement, elle qui a bien souvent été l'incarnation de la femme forte et indépendant au cinéma comme (et surtout) à la télévision. Bref, "Traque sanglante" (quelle traduction affreuse) est donc loin d'être inintéressant mais possède tout de même de grosses lacunes qui ne pardonnent pas.
Un rape & revenge sauvage et cruel que ce "traque sanglante" dans lequel j'ai été très surpris de retrouver la belle Gilian Anderson à des encablures du gentil "X files". L'agression marquant le début de cette spirale de violence est assez insoutenable. A ne pas mettre devant tous les yeux, c'est une évidence. Sinon c'est bien réalisé, magistralement interprété et le moins que l'on puisse dire c'est que ca va droit au but sans faire dans la dentelle... 4 / 5
Une série B courte, fauchée et probablement charcutée au montage, mais qui bénéficie d'une interprétation hallucinante de Gillian Anderson, d'un propos remarquablement intelligent et de scènes choc comme on n'en voit pas souvent. Mais il est vrai que le film est anglais et que ceux-ci ont moins de contraintes que qu'à Hollywwod.
Œil pour œil. C'est le titre d'un film avec Chuck Norris dans les années 80. C'est aussi le titre de ce téléfilm porté par Gillian Anderson. L'inoubliable Dana Scully de la série TV X-Files et dont la carrière au cinéma n'a jamais réellement percé comme son acolyte Fox Mulder. Je ne sais pas ce qui a pu l'attirer dans cette banale histoire de vengeance quoiqu'un peu plus finaude qu'il n'y paraît. Au début, c'est une femme sûre d'elle. Séductrice. Elle arrive à convaincre son jeune poseur d'alarmes, qui doit bien être deux fois plus jeune qu'elle, à l'accompagner en soirée. Elle fait des choses pas très catholiques devant lui. Arrive le drame en pleine forêt la nuit. Pour un début de relation, c'est plutôt mouvementé. Encore qu'on ne sait pas trop si elle cherche à s'amuser avec lui comme un chat avec une souris ou si elle est sérieuse. La question ne se posera plus car c'est la vengeance qui va la guider. A la manière du fameux Chiens de Paille de Peckinpah qui saute aux yeux. La police ne les prend pas au sérieux (bizarre la police là-bas quand on voit ce qu'ils ont enduré) ? Qu'à cela ne tienne. Le vieux fusil de papa fera bien l'affaire pour corriger les récalcitrants. C'est là que leur personnalité bascule. Madame va se rendre compte que se faire justice soi-même ne résout rien. Qu'au fond, elle ne souhaite pas devenir comme eux car ce n'est pas elle. Qu'il y a des enfants qui n'ont rien demandé. Tandis que le jeunot, lui, s'aperçoit qu'il ne peut plus honorer sa compagne, qu'il a spoiler: perdu un œil dans l'histoire et que globalement sa vie est fichue. Cette traque propose plusieurs séquences-chocs et rejoint les quelques péloches britanniques bien glauques sortis sur cette période comme Harry Brown, Eden Lake ou The Descent.
Un mauvais montage dès le départ avec une relation tordue entre une quadragénaire et un installateur de caméra à domicile. La scène du "je vais pisser", est encore plus tordue jusqu'à l'accident qui ouvre clairement le film. Banalité jusqu'à l'héritage d'une arme de guerre qui semble tomber au bon moment. Puis la "traque sanglante" commence avec quelques explications affligeantes dans le final et spoiler: une vengeance crue et déconcertante qui ferme brusquement le film.
Une businesswoman quadra un peu désabusée entraine son jeune réparateur de camera surveillance à une soirée bourge désinvolte dans une maison en pleine forêt, histoire de s’encanailler gentiment le temps d’une soirée. Mais sur le chemin du retour ils se font sauvagement agresser par trois hommes, lui est battu à mort avec un œil crevé, et elle naturellement violée. Traumatisés, psychologiquement et physiquement démolis, ils restent ensemble un moment sans en parler à personne, par réconfort et confidence, jusqu’à ce qu’elle reconnaisse l’un des agresseurs et son lieu de résidence. Ils décident de se venger, toujours dans la discrétion. Encore faut-il être suffisamment solide pour assumer à la fois cette agression, puis la conscience de devenir monstrueux à leur tour. En sachant rester simple, intimiste et sans grandiloquence gratuite, le ton et l’ambiance nous permettent de nous identifier, et de vivre les crises d’angoisse, les basculements, les abattements, les maladresses, les évolutions, les pétages de plomb, les erreurs, les violences, le prises de consciences et les états d’esprit des protagonistes, agresseurs compris. Objectif atteint et chapeau bas à ce petit spectacle bien surprenant. En seulement une heure et quart d’un film effroyable et pourtant d’une ambition apparemment limitée, on en ressort dérangé et atteint.
Une mises en scène totalement ratée avec une histoire d'une simplicité monstre pour un film de série z d'une banalité extrême et d'une grande impuissance.
Excellent thriller. Une histoire de vengeance violente. Quelques passages inutiles mais l'ensemble vaut vraiment d'être vu. Et la fin au top. J'aurais aimé qu'elle dure un peu plus
Dans la lignée de "Irreversible", c'est un film froid sur la vengeance suite à un viol. On ne prend pas de gants, les images sont crues avec quelques scenes chocs. Le film ne dure qu' 1 h 15 du coup on evite les longueurs habituelles de ce genre de film, on est focalisé sur le désir de vengeance coute que coute. Film méconnu mais qui vaut un petit coup d'oeil. Gillian Anderson est à des années lumières de son role de Scully. Elle montre l'étendue de son talent dans ce role de cougar froide et revancharde. On repprochera peut etre le fait de vouloir en faire un peu trop sur la fin.
Une très bonne surprise sur un film "Rape and revenge" qui évite les lenteurs et les baisses de régimes qui sont au final inutiles... Sans pour autant oublier les douleurs psychologiques qui suivent. Gillian Anderson prouve qu'elle mérite mieux que sa carrière actuelle mais Danny Dyer lui manque cruellement de charisme. La violence de l'agression est parfaite dans le sens où la suggestion est aussi forte que ce qu'on peut imaginer. Le conflit sous-jacent entre les deux victimes est très intéressante. La fin est bien vue et propose deux visions à savoir est-ce que la vengeance apporte la paix ?... Sans un peu trop court mais très efficace.
Un concentré (1h 19) d'intrigues , de suspens , d'angoisse , de violence , un jeu d'acteur parfait, ce film est une grande réussite, l'atmosphere y est ennivrante
Thrillo-Drame froid. Attention, le titre du film ne reflète pas le contenu. L'ensemble se tient, sans prendre de gang, brut (public averti). Gillian dans un rôle bien maitrisé, Danny Diey n'est pas à la hauteur. Le final malheureusement veut trop en faire (je ne veux pas spoiler !) et la mise en place semble trop décalée voir inutile. De bonnes choses mais sans plus. 2/5 !!!
Encore une histoire de vengeance, une ! Cette fois avec Gillian "Scully" Anderson (mais sans Mulder), qui semble ne pas trop savoir ce qu'elle est venue foutre dans ce métrage. Pire, ce revenge movie est encore pire que À VIF (avec Jodie Foster), si vous voyez ce que je veux dire - d'ailleurs je me demande comment j'ai pu tenir jusqu'à la fin tant c'est creux, insipide, caricatural au possible et au final assez inutile. Tiens, de la colère, je vais revoir Death Sentence !
Gillian Anderson a dû perdre 10 kg et dévoiler sa poitrine pour pouvoir retrouver un premier rôle dans le cinéma, elle aurait pu au moins choisir un film plus original que ce thriller court et sans intérêt.
Les acteurs sont assez banales, aprés Outlaw assez décevant je voulais revoir Danny dyer mais il manque littéralement de charisme, Le réal' de Next Door arrive a jouer de la lenteur, la on s'emmerde, le scénario est mal foutu, rien d'approfondie et la vengeance finale vite torchée et sans intérêt, en fait comme le film, vraiment une déception.