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Bertie Quincampoix
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3,5
Publiée le 9 mars 2026
Sorti en 2005, ce film du cinéaste espagnol Alberto Rodríguez se déroule au cours d’un week-end estival. Il raconte l’histoire de Tano, jeune délinquant sévillan purgeant une peine dans un centre de redressement qui va obtenir une permission pour assister au mariage de son frère. Aussitôt arrivé dans son quartier où règne l’esprit de bandes et la confrontation entre gangs rivaux, sa probité va être mise à rude épreuve. Porté par l’acteur adolescent Juan José Ballesta, Les sept vierges dépeint une société dans laquelle la jeunesse peine à trouver des repères dans un monde où les adultes ne savent pas leur offrir de juste place. Il est efficace dans sa mise en scène et quelque peu fataliste dans son discours.
Dans un style très incisif, Aberto Rodriguez présente habilement une galerie de personnages qui sont des laissés-pour-compte de la société ; le personnage principal bien sûr, mais aussi son entourage : ses copains, sa famille, sa petite amie, et d’une manière plus large, son milieu, caractérisé par l’absence de valeurs et l’absence de réflexion. Milieu qui tente de jouir -un peu- du présent sans aucune perspective d’avenir. A cet égard, l’état d’esprit du frère ainé est révélateur : son mariage, qui devrait être une perspective de bonheur sur le long terme, est vécu comme un moment contraint et pesant. Même si des moments d’humanité apparaissent fugacement, le sentiment qui se dégage est bien le désespoir. Cela aurait pu être puissant, mais non : le film souffre à la fois d’un scénario trop faible et d’un manque d’analyse.
C'est plutôt un bon film, que j'ai apprécié, deux jeunes se retrouvent pour un week-end de bringue et de fête. L'un a une permission spéciale de sortie, il est centre de rééducation et l'autre, dont le père est en prison est oisif et l'attend de pied ferme pour faire les 400 coups. Ils ne vont pas manquer de le fair et passer à côté de très grosses bêtises et erreurs. Néanmoins la fin n'est pas drôle.
Les 7 Vierges, c’est un film qui respire — mal, fort, à coups de souffle et de poussière. Séville, l’été, s’étire dans une lumière blanche et sale où la chaleur colle aux murs comme un remords. Tano sort du centre de détention pour quarante-huit heures : une permission qui pèse plus qu’une condamnation. Il marche, l’air brûle, la peau gratte, le temps s’effiloche. Autour de lui, la ville suinte ; chaque plan enregistre un tremblement, un battement de moteur, une ombre qui passe. Alberto Rodríguez filme la jeunesse comme une matière inflammable : à la fois brute et déjà consumée. Sa caméra — portée, nerveuse — s’invite au plus près des corps, capte la sueur sur la nuque, le sang qui pulse dans les veines. La photographie d’Alex Catalán découpe l’espace en fragments gris et ocres : une esthétique de la ruine, de la poussière et de la ferraille. Le montage, sec, syncopé, taille dans la chair du récit : pas de détour, pas d’emphase. La mise-en-scène avance à hauteur d’homme, à hauteur d’erreur. Juan José Ballesta donne à Tano un regard d’animal traqué, un mélange de défi et d’enfance. Jesús Carroza, lui, tremble à ses côtés : Richi, silhouette d’amitié bancale, conscience brouillée par la colère. Entre eux, un fil — fragile — tendu par la promesse de la fuite. Le son devient complice : silence de béton, cliquetis d’un briquet, cris étouffés dans la nuit. Julio de la Rosa tisse une musique minimale, presque absente, comme si le film refusait toute consolation. On pense parfois à La Haine, à ce cinéma de la marge où la caméra respire la même poussière que ses personnages. Mais Rodríguez n’imite pas : il observe. Il laisse la lumière — ce gris chaud de fin d’après-midi — envahir le cadre jusqu’à l’éblouissement. Tano court, rit, vole, désire. Pourtant, à chaque plan, la clôture se referme. Le monde l’attend, impassible. Certains y verront un récit convenu, un drame de plus sur la jeunesse perdue. Pourtant, Les 7 Vierges s’impose par sa densité sensible : la peau du film vibre, son souffle s’accélère, sa colère ne se hurle jamais — elle suinte. Et dans ce chaos de bruit et de silence, une vérité simple : la liberté ne tient qu’à la durée d’un week-end. Ma note : 12 / 20
C'est un film assez spécial qui s'apparente à un documentaire. On nous montre la jeunesse en Amérique latine, au brésil pour être plus précise. spoiler: Un peu triste sur la fin. Pour passer le temps, je conseille.
Une petite déception pour moi!Alors je reconnais ce film se veut proche de la dure réalité sociale mais au final le rythme est poussif et le tout devient assez prévisible, mais surtout il souffre d'un manque d'identité et saveur, j'ai ressenti par moment de l'ennui.Après la scène de fin est légitime et implacable dans un sens, par contre c'est un constat vu et revu dans le genre.2/5
Un très bon film "choc" dont l'intrigue est basée à Séville. Bons jeux d'acteurs, très bon scénario et même si la fin reste un peu prévisible ce film est à voir. Bonne bande son également.
Version latino de "La Haine", les codes du film de jeunes désœuvrés sont respectés, et les personnages charismatiques. Il faut quand même s'accrocher pour lire les sous-titres, parce que ça cause bien vite chez les espagnols. Le film est malgré tout un peu court pour s'autoriser de trainer un peu, ce qui lui donne un rythme un peu bâclé.
Un p'tit drame urbain espagnole avec de très bons jeunes acteurs sur un scénario pertinent qui a juste du mal à s'envoler et se finir pour nous laisser la moindre trace...
Deux étoiles seulement, peut-ètre parce que j'ai eu du mal à entrer dans l'ambiance du film. Le film est bien tourné, bien joué, l'acteur principal est plutôt bon, le sujet est bien traité... mais je n'ai pas été transporté par ce film. Peut-ètre parce qu'il y règne un climat tendu ? A voir une deuxième fois peut-ètre, il le mérite.
Sauf à ce que je sois passé à côté d'une interprétation qu'il aurait fallu faire au second degré, je ne trouve pas beaucoup d'intérêt à ce film sans intrigue, où tout plane sans jamais vraiment nous inciter à toucher du doigt quelquechose... Assez futile...
Quel dommage que la lumière vire au jaunâtre pour ce film attachant qui nous prouve que s'affranchir des conditionnements demeure un rêve inaccessible. Les dernières minutes sont vraiment vraiment les meilleures, tout le long du film la tragédie plane et pourtant rien ne semble devoir se passer (quelques longueurs qui cassent le rythme trépidant de cette jeunesse qui en veut...). Dommage qu'il faille attendre la fin pour être réellement ému et pour comprendre le sens du titre.