Le Prestige
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konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2021
Juste une illusion.
Après avoir réalisé le premier Batman de sa trilogie, Nolan prend une pause en réalisant le Prestige. C’est l’occasion pour lui de revenir à ce qui fait l’essence de son cinéma, le questionnement de la narration et du medium. Le Prestige raconte le parcours parallèle et croisé de deux magiciens anglais de la fin du XIXème siècle. Confrères puis ennemis jurés, ils vont s’affronter par numéros interposés, tentant tous les deux d’atteindre les sommets de leur art fait d’illusion, de trucage, de mensonges, de secrets et de foi. A vrai dire, j’ai plutôt peiné au début à comprendre les rapports entre les personnages. Parce qu’il m’a paru qu’ils se ressemblaient d’une part (alors qu’en fait non) et parce que la chronologie n’est pas tout à fait linéaire sans être tout à fait explicite sur son fonctionnement. Bref, j’ai eu du mal à rentrer dedans. Mais l’intrigue est parfaitement bien construite et l’on se prend vite au jeu du suspens. Si tout ça est vif, il reste tout de même quelques passages qui semblent traîner en longueur et on aurait aimé que les événements soient plus resserrés. Disons qu’il y a probablement un quart d’heure en trop. Visuellement, c’est réussi et on est plongé sans peine dans cette ambiance de fin de siècle, de décadence, de renaissance. Car au centre du récit, en creux, c’est bien de cinéma dont il s’agit. Et l’époque choisie n’est pas un hasard. Par sa thématique, le film nous rappelle que le cinéma est le prolongement technique de la photo mais surtout l’héritier de la magie et de la prestidigitation. Le film est découpé selon le même principe que le numéro de magie, principe expliqué dès le début du film, tant pour comprendre les enjeux de l’intrigue que pour nous indiquer que nous sommes dans un méta-numéro. On pensera du coup forcément à Méliès et c’est heureux. Ce jeu de miroir fonctionne bien et donne de l’épaisseur à un film qui peu paraître brouillon par moment. En clair, un suspens qui se tient bien, des seconds rôles savoureux et une richesse thématique bienvenue. Une réussite donc mais certainement pas le meilleur film de son auteur.
Borociné
Borociné

13 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2021
Pour beaucoup c'est certainement le film qui vous a fait révélé Christopher Nolan même si pour moi je l'ai bien vu avant. Le film met en avant la rivalité opposant deux magiciens au début du 19ème siècle. Alors, Le Prestige c'est pour moi la preuve qu’on peut relier blockbuster et cinéma expérimental sans qu'il y ait un seul rythme narratif qui s'évapore. La narration du film me donne l'impression que le film peut naviguer entre plusieurs genres. Alors qu'en soit à la base le film devait retranscrire à l'écran une époque, le film bascule dans le fantastique et les visions qui en découlent donnent à voir toute l’ambition de Christopher Nolan et c'est pourquoi c'est vraiment génial avec ce metteur en scène. Le casting est impérial avec surtout un duo Hugh Jackman et Christian Bale qui crève l'écran. Sans oublier bien sûr David Bowie, en même temps c'est sûr qu'avec lui tu ne peux qu'avoir un casting de rêve. Michael Caine est très bon dans son rôle comme dans les autres films où il apparaît avec Nolan en metteur en scène. Scarlett Johansson livre une de ses meilleures interprétation. Bref, un film magique de Christopher Nolan, néanmoins on peut toutefois regretter que Hans Zimmer ne soit pas à la B.O pour ce film.
tisma

361 abonnés 2 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2021
Quel prestige d'avoir pu regarder le prestige, une œuvre intéressante avec de superbes rebondissements et une trame bien construite. Il faut bien suivre le film (c'est du Christopher Nolan), mais l'acting, la mise en scènes et le scénario valent le coup !
Kevin dioles
Kevin dioles

83 abonnés 792 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2021
LE PRESTIGE (2006): La magie, art habile de la manipulation, de la dissimulation, un monde étrange, stupéfiant, mais très secret. Fin du 19ème siècle, Londres, deux magiciens surdoués, Alfred Borden (Christian Baule) et Robert Angier (Hugh Jackman) seront prêt à tout pour offrir le numéro le plus saisissant. Jalousie, haine, entourloupes, créeront cette rivalité entre ces deux hommes. Deux personnages qui essaieront de lire dans les pensées de l'autre. Se dépasser, être le meilleur, être le premier, une obsession sans frontière qui ira s'emparer d'une nouvelle technologie ayant comme seul objectif: la fascination du publique devant un tour incompréhensible et surnaturel. Mais le spectacle où l'impossible peut se produire ne se fera pas continuellement sans danger. Le réalisateur Christopher Nolan agira avec ce thriller (venant du romancier Christopher Priest) comme un magicien mettant en scène deux stratèges très déstabilisants, installant aussi une part de réalité en introduisant Nikola Testa (David Bowie), un scientifique ayant travaillé aux côtés de Thomas Edison. Un scénario intrigant, qui passionnera par ses rebondissements, mais aussi répondra à certains tours bien connus. Si vous vous êtes senti dupé par cette histoire faite d'illusions qui détournent l'attention, regardez la une deuxième fois, comme un tour de passe passe que vous cherchez à comprendre, alors, ce long-métrage vous le verrez différemment. Un film très divertissant. Je vous recommande aussi l'excellent L'ILLUSIONNISTE (2006) avec Edward Norton.
pixelmon 16
pixelmon 16

3 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2021
Christopher Nolan est mon réalisateur préféré, et pour cause ! Il arrive à faire des scénarios époustouflants, complexes et passionnants, avec des personnages très recherchés et complets (à l'exception de Tenet selon moi). Le prestige ne fait donc pas exception, le scénario utilisant les rouages de la magie, du spectacle et de la jalousie menant à la rivalité, elle même menant à la vengeance. Les personnages principaux sont complexes, ils possèdent chacun des défauts et des qualités qui nous amènent tout au long du film à varier entre haine et compassion, Christopher Nolan à réussi à en faire des personnages que l'on admirent et que l'on détestent à la fois, remplit de defaults mais qu'on se sent obligé de comprendre. Tout au long de l'histoire l'ensemble des personnages du film se complètent. Le casting est d'ailleurs de très grande qualité, que ce soit Hugh Jackman et Christian Bale dans les rôle des magiciens qu'ils campent à la perfection, mais aussi Michael Caine toujours aussi talentueux et Scarlett Johansson aussi impressionnante que toujours. Le scénario du film est époustouflant, et le dénouement est spectaculaire, sans doute encore plus pour ceux qui ne se douteraient de rien. L'ambiance du film est mystérieuse, sombre mais magique de par les secrets dissimulés tout du long. Pour résumer ce film, je dirais qu'il constitue à lui seul un tour de magie, que l'on a envie de revoir encore et encore pour comprendre tout les rouages qui le compose.
Sarah D
Sarah D

4 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2021
Excellent, rien a dire a part peut être que je ne sais pas trop comment prendre le côté surnaturel du film, il donne sens mais d'un côté brise quelque chose.
yO0f’s
yO0f’s

29 abonnés 218 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2021
Deux magiciens rivaux qui se rendent coup pour coup, tantôt en faisant preuve d’innovation, tantôt en sabotant le travail de l’autre. Une concurrence qui ne semble pas avoir de limites, si ce n’est celles de la triste imagination du scénariste qui se réfugie dans le fantastique pour parvenir à nous la débloquer. C’est là où l’on sent qu’on est vraiment pris pour des débiles, et ça, ça ne me plaît pas du tout ! Qu’est ce qu’Angier (Hugh Jackman) est bien allé chercher chez Tesla ? J’étais curieux de savoir. Mais oser à ce point ridiculiser spoiler: notre intelligence, en pensant qu’on allait acquiescer normalement cette stupide idée que sa machine qui, grâce à des éclairs, je le répète, grâce à des éclairs, à de simples arcs électrique, clône à la perfection n’importe quel objet ou être vivant, tout en conservant ses souvenirs, surtout en impliquant avec déshonneur
le célèbre scientifique de la sorte, en tuant la crédibilité de tout le film d’un seul coup vif, c’est gâcher une réalisation bien façonnée jusque là. C’est même un terrible aveu d’impuissance. À partir de là, toute l’orchestration je l’avoue, originale, qui va suivre autour de cette rivalité perds tout son charme, et les quelques défauts qu’on pouvait excuser jusque là, deviennent un couteau remué dans la plaie. J’étais effectivement jusque là enclin d’accepter spoiler: l’intérêt peu évident de faire un noeud différend alors que le tour se passait à merveille jusque là, à quoi bon changer ce noeud dans ce cas ? De faire comme si personne n’allait se douter que la balle n’était pas dans le canon. Je laissais passer aussi la possibilité que comme par hasard, le magicien adverse soit justement désigné de manière arbitraire parmi la centaine d’audience, pour monter sur scène tout en étant grossièrement déguisé et aisément reconnaissable, ou bien l’entêtement stupide à persévérer à croire qu’il n’y avait pas recours à une doublure pour le tour de l’homme transporté là où lui-même a du avoir recours à un sosie parfait trouvé facilement dans un bar, en somme
tous ces petits détails gênants devenus grotesques dès lors que cette idiote trouvaille de Tesla nous ait été dévoilée. C’est à partir de là aussi où l’on constate que la psychologie des personnages n’est pas assez bien travaillée, à savoir la folie obsessionnelle d’Angier qui tourne au ridicule tant elle est maladroitement argumentée, tant ça ne concorde pas avec sa personnalité, qui au passage, n’évolue jamais alors que c’est ce qui aurait pu être extrêmement intéressant, ou par exemple son attitude envers Olivia (Scarlett Johansson) qui n’a pas vraiment de sens. Ce personnage clé est troublé mais pas troublant pour nous, sa lucidité paradoxale et constante tout le long du film se conclut par une absence de remise en question qui ne desservent aucunement la controverse. Ce n’est qu’artistiquement que « Le prestige » se montre au niveau, par la qualité de ses décors, de son image et de ses acteurs. Aux lacunes évoquées s’ajoutent un manque clair de profondeur, d’intelligence de récit, et surtout de magie tout simplement. Les quelques tours montrés ne nous plongent pas assez dans un univers normalement fascinant, les rebondissements à base de scènes coupées auparavant et reprises par la suite peu sensationnels, on n’est ni épatés ni intrigués. Il n’y a que ceux qui ne voudront pas qui ne constateraient pas les défaillances évidentes de ce film, qui se laisseraient volontairement duper par le talent, certes existant de Christopher Nolan, mais qui se revendique tellement prestigieux qu’il se considère en total droit de recourir à la science-fiction dans un scénario où il n’a absolument pas sa place.
Zian
Zian

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2022
Pour moi, ce film de magie à la limite de la science fiction est un des meilleurs films de Christopher Nolan. Il montre la progression d'une grande rivalité entre 2 grands magiciens qui feront tout pour surpasser l'autre. En plus, ce film contient de nombreux rebondissements très appréciable.
Matthieu COMBEAU
Matthieu COMBEAU

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2020
Un film très bon en tout point comme sait le faire Christopher Nolan avec un final dans le thème du film, magique.
Clara Bibi
Clara Bibi

3 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2020
C’est tres bien il y a du suspense de l’action et l’envie de savoir ce qu’il s’est passé
Le film est long mais ça passe vite. Il faut vraiment être bien attentif et bien regarder les personnages et écouter. Il ne faut pas décrocher
Chemisebleue
Chemisebleue

22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2020
Avec un scénario autour des tours de magie, Christopher Nolan offre une belle confrontation entre les acteurs Bale et Jackman spoiler: qui se combattent jusqu’à la mort
. Une quadruple histoire sentimentale vient ajouter de l’épaisseur au film dont on peut regretter parfois les allers retours chronologiques !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 décembre 2020
Film extraordinaire qui fait l’effet d’un vrai tour de magie ! Scénario à couper le souffle et très bon twist final auquel on ne s’attend pas ( spoiler: pour le coup des jumeaux
), et pourtant, le réalisateur glisse de nombreux indices tout au long du film. Quel génie ce Nolan, il ne cesse de nous surprendre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2020
Un pure chef d'œuvre! Christopher Nolan nous plonge dans une univers énigmatique, dans un combat entre deux magiciens. L'intrigue est incroyable et j'ai trouvé que David Bowie interprète à merveille Nicolas Tesla. Il y'a de nombreux rebondissements qui permettent au film de renouveler l'intrigue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2020
Mais c'est quoi ce film de dingue!!!??
C'était juste terrible j'ai adorée tout : les acteur, l'histoire, les dialogues...

Je suis restée bouche bée casi tout le film (autant vous dire que j'avais la bouche sèche vu qu'il dure un peut plus de 2h lol).

Je n'est qu'un mot à ajouter : Bravo!!!
Baptiste Ansé
Baptiste Ansé

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2020
« Chaque tour de magie comporte 3 parties ou actes. Le premier s’appelle la promesse. Le magicien nous présente quelque chose d’ordinaire. Le deuxième acte s’appelle le tour : le magicien utilise cette chose ordinaire pour lui faire accomplir quelque chose d’extraordinaire. Mais vous pouvez vous résoudre à applaudir puisque faire disparaître quelque chose est insuffisant encore faut-il le faire revenir. Alors on cherche le secret, mais on ne le trouve pas puisqu’on ne regarde pas attentivement, vous n’avez pas envie de savoir. C’est pourquoi en magie, il existe un troisième acte, le plus difficile, celui qu’on nomme le prestige. » Ce processus décrit par Cutter interprété par Michael Caine dépeint l’arc narratif du film des frères Nolan. Cette adaptation du roman de Christopher Priest, capte notre attention vers un tour de magie de 130 minutes ou les métaphores littéraires deviennent visuelles.

Les antagonistes de la réalité, Robert Angier (Hugh Jackman) et Alfred Borden (Christian Bale) s'opposent à travers des tours de magie qui deviennent de plus en plus dangereux et surnaturels. La seule chose qui rejoint les deux rivaux, c’est cette obsession pour la lumière et la gloire. Le contexte spatio-temporel est prestigieux puisque l’époque victorienne renvoie aux grands changements sociaux avec la révolution industrielle et l’embourgeoisement. La notion d’image devient primordiale pour nos personnages par le fait que les publicités étaient à chaque coin de rues de Londres. L’imagerie était très impressionnante à cette époque à travers elle, on y diffusait l’information et la publicité. « Avec les progrès des techniques (eau-forte, lithographie, gravure sur bois), on peut reproduire en grande quantité et à faible coût des images populaires. Si ces images ne sont pas forcément achetées par l’ouvrier et le paysan anglais, elles touchent un public qui dépasse largement celui des amateurs d’art, par les vitrines des éditeurs qui les exposent, par les pubs qui en acquièrent pour décorer leur intérieur, puis, plus tard, par leur reproduction sur des objets ou dans des organes de presse.* » Le nouvel aspect à l’information au cœur de cette époque étouffante oblige nos illusionnistes à devoir aller de plus en plus loin dans leur représentation.

La présence de Nikola Tesla (interprété par David Bowie) n’est pas anodine dans le film. Alfred Borden en serait sa représentation fictive. Tous les deux sont des hommes brillants avec un taux d’auto-exigence surélevé. Ces deux personnalités sont capables de mettre leur sentiment de côté (lié aussi à des problèmes de communication) dans l’objectif d’améliorer leur travail. Face à Tesla, son concurrent et ennemi Thomas Edison qui à l’instar d’Angier est capable de saboter le travail d’autrui. Lors de la guerre des courants, Edison face au courant alternatif de Tesla, décide de discréditer son travail en le disant dangereux et mortel. Vis-à-vis de ses fausses informations, Edison envoie des techniciens superviser pendant des années des électrocutions d’animaux. Edison et Angier sont des maniaques en communication, c’est pourquoi leur nom restera gravé dans la mémoire des publics. Les magiciens du film deviennent des pseudo-scientifiques, car ces deux domaines, opposés d’origine sont obsédés par les choses qu’ils ne comprennent pas.

Le prestige est une fiction très intelligente multipliant les références de l’époque Victorienne et faisant avancer l’histoire des acteurs en même temps que le spectateur ce qui entretient le suspense jusqu’à la fin du film qui révèle son Prestige.

* Bensimon Fabrice, « La culture populaire au Royaume-Uni, 1800-1914 », Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2001/5 (no48-4bis), p. 75-91. DOI : 10.3917/rhmc.485.0075. URL : https://www.cairn-int.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2001-5-page-75.htm
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