Le Prestige
Note moyenne
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Arkab Prior
Arkab Prior

5 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2026
Le film est sorti depuis vingt ans. C'est une adaptation du roman "Le Prestige", de Christopher Priest, publié en 1995, qui se passe dans l'Angleterre victorienne. Pas celle décrite comme corsetée et ennuyeuse mais celle de l'accélération des voyages, de la Révolution industrielle, des progrès des sciences et de la curiosité du public pour les nouvelles techniques, qui ressemblent à de la magie. Le roman raconte l'histoire conflictuelle de deux magiciens au style très différent.

Le film, spectaculaire, montre que les deux hommes, jeunes, spoiler: travaillent d'abord ensemble, comme complices et assistants d'un magicien plus chevronné. Mais lorsque Julia McCullough (Piper Perabo), la femme de Robert Angier (Hugh Jackman), se noie sur scène car elle n'a pas réussi à délier ses liens noués par... Alfred Borden (Christian Bale), la relation entre les deux hommes tourne à la guerre.


Dès lors, le réalisateur Christopher Nolan met en scène leur rivalité mimétique spoiler: (je veux ce que tu as) obsessionnelle. Cette rivalité est personnelle pour Angier car il a perdu sa femme alors que Borden a femme (Sarah, jouée par Rebecca Hall) et enfant (Jess, jouée par Samantha Mahurin). Elle est aussi professionnelle pour les deux et chacun est prêt à y sacrifier beaucoup.


Robert Angier est spoiler: un riche aristocrate qui se cache sous une identité d'emprunt et dépense sa fortune pour épater la galerie sur scène. Pour ses tours, il emploie un ingénieur (Cutter joué par le formidable Michael Caine), des assistants techniques, une assistante (Olivia Wenscombe jouée par Scarlett Johansson). Quand cela ne suffit plus à son ambition, il achète sans compter une machine révolutionnaire
à l'inventeur prolifique et génial Nikola Tesla (David Bowie) -- personnage historique. spoiler: C'est un magicien de scène qui se repose sur des machineries et des trucs automatiques.

L'autre, Alfred Borden, vient de spoiler: la classe ouvrière. C'est un gars habitué à trimer pour obtenir un résultat. Il bricole, expérimente, n'hésite pas à faire du close-up et toutes sortes de tours de base qui témoignent de sa dextérité et de son art. Sous ses abords plus fruste, il est le véritable magicien.


Chaque homme met au point sa propre version de "L'homme qui se transporte", spoiler: c'est-à-dire disparait et apparait ailleurs en même temps ou quasiment en même temps. Mais chacun veut le secret de l'autre et pour cela, tous les coups sont permis.

Voilà pour le résumé d'une partie de l'histoire.

Le plaisir du film vient des comédiens, qui sont très bons, de la quête, de la psychologie et des motivations des personnages, de l'ambiance mystérieuse (période historique de la fin du 19e siècle et spectacles de magie). Le plaisir provient aussi de la structure narrative qui réserve quelques surprises de taille. Elle est calquée sur celle d'un tour de magie, telle qu'elle nous est expliquée au début et à la fin du film. Un numéro de magie comprend trois parties, le serment, le tour, le prestige. Ce qui nous donne : -- Regarde bien / -- Oh, cela a disparu ! / -- Impossible, cela a réapparu ! Le cinéaste semble s'amuser à semer des indices qu'on ne comprend absolument pas lors du premier visionnage.
Rémi Robert
Rémi Robert

1 abonné 60 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2026
Le Prestige est un film très bien réalisé et très bien filmé. Visuellement, il est maîtrisé, les acteurs jouent juste, les actrices aussi, et même la doublure française fonctionne très bien. On sent que le film est techniquement solide. Cependant, il souffre d’un vrai problème : il est long, parfois même trop long pour ce qu’il veut raconter.

Le film passe énormément de temps à expliquer les tours de magie, surtout le tour final. Cette insistance rend certains passages lourds, comme si le film étirait volontairement ses révélations. Le rythme en pâtit : on avance, mais lentement, et on ressent cette longueur.


spoiler: Ce qui peut frustrer, c’est que le film reste très réaliste pendant une grande partie… puis ajoute soudain une dimension “magique” réelle à la fin. Ce changement de ton surprend, casse un peu la logique installée, et peut laisser une impression étrange. On passe d’un film sur la rivalité, la technique, la mise en scène… à quelque chose de presque surnaturel. Ce n’est pas mauvais, mais c’est déstabilisant.



Visuellement, il y a aussi quelques moments trop sombres au niveau de la luminosité. Certaines scènes manquent de clarté, ce qui peut gêner le visionnage. Rien de dramatique, mais ça se remarque.

Malgré ces défauts, le film reste bien : les acteurs sont excellents, l’ambiance est forte, la mise en scène est soignée, et l’histoire fonctionne. Mais sa longueur, son rythme parfois étiré et son virage “magique” final l’empêchent d’être totalement abouti.
Fandecy
Fandecy

13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2026
Un très bon film égal à lui même tout du long, fait rare pour un Nolan. La photographie et le montage sont au top, le scénario est astucieux. Même le twist arrive en partie à surprendre. Globalement, il manque juste un petit quelque chose, un petit tour de magie pour en faire un chef d’oeuvre.
Gauthier
Gauthier

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2026
Tout simplement une merveille. Retournement de situation sur retournement de situation. Nolan je t'aime
Brillant
Brillant

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2026
Entre mélange de fantastique et de prouesses techniques, Le Prestige nous raconte une histoire passionnante entre deux prestidigitateurs qui, pris par la rivalité, vont être amenés à faire des choix difficiles. Un film parfaitement équilibré et spectaculaire.
JokSix
JokSix

4 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2026
Abracadabrandesque

The Prestige bénéficie d’un très bon jeu d’acteur, notamment grâce à Christian Bale et Hugh Jackman, qui rendent leur rivalité captivante. Le film propose également des revirements de situation comme je les aime, avec une intrigue construite autour du mystère et de la manipulation. Cependant, j’ai trouvé le film assez long, et certains passages ralentissent le rythme. Malgré une fin efficace et des révélations intéressantes, le film ne m’a pas totalement tenu en haleine sur toute sa durée.
Basile D hauthuille
Basile D hauthuille

92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2026
Alors là c’est du Christopher Nolan à son paroxysme : un film bluffant qui mène en bateau du début à la fin ! On plonge dans l'envers du décor de la magie, et chaque explication de tour surprend. On croit avoir capté le truc, et en fait pas du tout.
Le casting est impressionnant : Hugh Jackman et Christian Bale sont incroyables dans leur rivalité, avec Michael Caine toujours aussi juste, sans oublier Scarlett Johansson et Rebecca Hall. Tout le monde joue extrêmement bien, il n'y a rien à redire.
La réalisation est une vraie leçon de cinéma : la gestion de la timeline, les flashbacks et ces scènes de début et de fin qui se répondent... tout est calculé au millimètre ça m’a vraiment impressionné. Avec en plus un super son et un visuel très soigné, c'est un excellent film que je conseille les yeux fermés !
Sherlock.Holmes
Sherlock.Holmes

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4,5
Publiée le 27 juillet 2026
Superbe film, deux grands acteurs ( Batman contre Wolverine ). Un univers particulièrement attirant et un film de Christopher Nolan tellement bien fait (scénario et mise en scène). Un film qu on ne peut pas oublier et que l on peut regarder des milliers de fois tellement il est bien imaginé. INCROYABLEMENT MAGIQUE !!! La fin est assez incroyable et une deuxième vision du film offre une deuxième vision assez incroyable.
P~❥
P~❥

17 abonnés 426 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2026
Ce film de Christopher Nolan ne m’a pas vraiment emballé au premier abord, d’ailleurs je n’avais rien compris à la fin, il a fallu que je parte sur internet pour lire l’explication sur le film pour le trouver plus intéressant
C’est dommage quand même ! Tout n’est pas clair mais le twist de fin est pas mal
Je met la moyenne
Théo F.
Théo F.

18 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2026
Le Prestige est un thriller fascinant où Christopher Nolan mêle illusion, obsession et rivalité avec une maîtrise remarquable. Porté par un casting exceptionnel et une mise en scène d’une précision redoutable, le film captive jusqu’à son dénouement aussi surprenant que mémorable. Une œuvre brillante qui se révèle encore plus riche à chaque revisionnage.
Cadreum
Cadreum

79 abonnés 832 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2026
The Prestige (2006) sort dans la petite fenêtre entre Batman Begins et The Dark Knight, où Nolan, encore auteur avant d'être franchise à lui tout seul, raconte la rivalité mortifère de deux magiciens victoriens, Robert Angier (Hugh Jackman) et Alfred Borden (Christian Bale), dont l'amitié initiale se brise le jour où la femme d'Angier meurt noyée sur scène lors d'un tour d'évasion — un nœud, croit Angier, dont Borden serait responsable. S'ensuit une décennie d'espionnage réciproque, de sabotage, et d'obsession autour d'un seul tour, « l'Homme Transporté », dont Borden semble détenir un secret qu'Angier est prêt à tout sacrifier pour percer.

Avec son frère Jonathan, il adapte le roman de Christopher Priest et emprunte la structure du tour de magie qu'il met en scène : le Pledge, qui installe une réalité crédible ; le Turn, qui la fait basculer dans l'extraordinaire ; le Prestige, qui restaure l'ordre par un dévoilement final. On pourrait applaudir des deux mains cette coïncidence totale entre le contenant et le contenu — sauf qu'un tour de magie a une règle d'or que le film, lui, finit par transgresser allègrement : la femme sciée en deux doit revenir entière à la fin. Or la « femme » qu'on nous ramène n'est pas tout à fait celle qu'on avait vue disparaître au début. Nolan triche sur son propre postulat formel. Cette tricherie assumée se love d'ailleurs dans la structure narrative, construite en cadres emboîtés : on lit le journal d'Angier, qui lui-même transcrit le carnet codé de Borden, si bien qu'on ne reçoit jamais l'histoire directement mais toujours filtrée par un narrateur qui recopie un autre narrateur. On ne regarde jamais vraiment Angier ni Borden — on regarde ce que l'un a bien voulu écrire sur l'autre, ce qui devrait nous rendre a minima aussi méfiants envers le film que ses personnages le sont l'un envers l'autre.

Et cette méfiance trouve sa confirmation la plus retorse dans le twist des jumeaux Borden : deux frères identiques, alternant l'identité de « Borden » toute leur vie, au prix de doigts sectionnés et d'un mariage sacrifié sur l'autel du secret professionnel. C'est le genre de révélation qui, la première fois, vous scie effectivement en deux — mais qui, à la réflexion, retourne contre le film son propre discours sur le sacrifice artistique. Borden professe, dès le premier acte, que la grande magie exige qu'on s'y donne corps et âme ; le twist révèle que ce sacrifice héroïque n'a jamais été qu'une fraude à deux, une souffrance soigneusement répartie entre deux corps identiques pendant que Sarah, l'épouse, encaissait seule et sans partage la facture émotionnelle de cette comédie conjugale à quatre mains. Le grand numéro de dévouement artistique de Borden, à bien y regarder, n'était jamais qu'un partage de tâches ménagères déguisé en martyre.

Wally Pfister, à la photographie, prend d'ailleurs bien soin de nous prévenir de cette gémellité thématique avant même que l'intrigue ne daigne nous l'avouer : Angier et Borden sont filmés à plusieurs reprises dans des compositions rigoureusement symétriques, un miroir purement grammatical qui nous souffle, sans un mot de dialogue, que ces deux hommes ne s'affrontent pas comme un bourreau et sa victime mais comme deux variantes d'une même obsession suicidaire. C'est un des rares moments où le film fait confiance à notre œil plutôt qu'à notre patience de lecteur de sous-titres.

Sa faille la plus intéressante autant que la plus discutable, survient avec la machine de Tesla. Jusque-là, chaque tour a été patiemment démonté, ramené à une mécanique humaine et vérifiable — jumeaux, doubles, trappes. La machine de Tesla, elle, copie un homme, purement et simplement, sans qu'aucune explication scientifique crédible ne vienne jamais combler ce trou béant dans la logique du film. On peut y voir une trahison pure et simple du contrat de genre — un film qui démystifie méthodiquement chaque illusion n'a pas le droit, à la fin, de nous ressortir une vraie magie sans prévenir. Mais on peut aussi y lire un geste plutôt malin : au moment crucial, le film substitue l'artisanat manuel du XIXe siècle à l'émerveillement technologique du XXe naissant, suggérant que la vraie magie moderne ne réside plus dans l'habileté des doigts mais dans une science qu'on ne comprend déjà plus soi-même — un diagnostic qui, avouons-le, n'a fait que s'aggraver depuis, à l'heure où personne dans la salle ne sait vraiment expliquer comment fonctionne son propre téléphone.

Ce que révèle ensuite le sort d'Angier est proprement vertigineux : chaque soir, il noie une copie de lui-même produite par cette machine, pour offrir un tour inégalable au public qui l'acclame sans se douter de ce qu'il applaudit. La validation publique, les rappels, la gloire — tout cela n'est que la face émergée d'un massacre de soi strictement privé, dissimulé sous les applaudissements. C'est une image qui dit quelque chose de très contemporain sur le prix caché de toute reconnaissance obtenue par un perfectionnisme poussé à l'absolu.

Il faut cependant nommer, sans complaisance, ce qui empêche le film d'atteindre la stature de chef-d'œuvre qu'il vise ouvertement. D'abord, le sort réservé aux personnages féminins, qui confine au running gag chez Nolan : Sarah sombre dans la dépression, l'alcool, puis le suicide, traitée en pur développement secondaire de la rivalité masculine centrale ; Olivia, elle, disparaît du récit sans le moindre arc ni la moindre clôture, comme un accessoire de scène qu'on range une fois le tour terminé.

Ensuite, il y a ce montage-souvenir final, ce petit best-of d'indices qu'on nous repasse en accéléré pour nous prouver qu'on aurait dû tout comprendre depuis le début — un procédé pompé sans grande honte sur la martingale popularisée par Usual Suspects en 1995, qu'on pardonne à ce dernier pour son culot pionnier et qu'on pardonne beaucoup moins ici, tant il ressemble à un aveu de méfiance du réalisateur envers son propre public.

Ce qui rend The Prestige inodore, c'est que le film pousse le spectateur dans la position de Sarah découvrant le secret du tour de la balle rebondissante — « une fois qu'on sait, c'est tellement évident », dit-elle avec une déception presque insultante pour le magicien qui vient de tout lui montrer. Regarder The Prestige une deuxième fois, c'est vivre exactement cette scène : le vertige s'évapore, ne reste que l'architecture, superbe mais froide, d'un mécanisme qu'on peut désormais démonter pièce par pièce sans plus jamais retrouver l'ivresse du premier visionnage, si étant qu'il fut un jour présent.
ambroise caillet
ambroise caillet

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2026
Brillant. En sortant de la salle j'étais muet pendant 15 minutes. Un des meilleurs film de l'histoire
Cha
Cha

3 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2026
Un duel fascinant entre deux rivaux prêts à tout pour prouver qu’ils sont les meilleurs. Un film brillant sur l’obsession, l’ego et la reconnaissance.
Jiyu
Jiyu

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2026
Le meilleur film que j'ai vu. À voir au moins 2 fois.) e deuxième visionnage donne une expérience nouvelle.
David Miranda
David Miranda

1 abonné 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
J'adore l'ambiance du film et les échanges entre Christian Bale et Hugh Jackman. Cependant, leurs personnages sont détestables. Désolé, mais Scarlett Johansson ne me passionne pas plus que ça. Je préfère de loin les prestations de Michael Caine ou d'Andy Serkis. 16,5/20.
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