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ericAparis
24 abonnés
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Passée la 1ère demi heure de mise en place ratée, le film commence enfin . Se met alors en place une ambiance inquiétante distillée avec bonheur par des comédiennes hors pair et une mise en scène glaciale mais lumineuse. Malgrés une toute fin discutable scénaristiquement, ce film touche au but. Une réussite.
Enfin un peu de soleil dans cet été cinématographique bien grisatre. Je dois avouer que La Tourneuse de Pages m'a réconcilié un peu avec le cinéma "Grand Public", parceque ces derniers temps, c'était franchement pas encourageant. Les images sont très belles, le scénario bien ficelé, et les deux actrices principales, Catherine Frot et Déborah François portent magnifiquement le film.
Je regréte juste un peu de sur-dramatisme pas franchement indispensable à certain moment du film.
Ce nouveau film de Denis Dercourt n'a rien de très original, mais possède tout de même une ambiance destabilisante fort agréable. A partir d'un scénario malheureusement trop linéaire, le cinéaste se concentre sur une vengeance intéressante car elle ne tombe jamais dans le grand-guignol. Assez vraissemblable, le scénario est suffisamment malin pour prendre le spectateur qui se demande sans cesse où la jeune fille veut en venir. Celle-ci est interprétée par une excellente Déborah François, qui domine le film par son charisme indéniable. Elle est soutenue par une Catherine Frot toujours impériale en bourgeoise dont tout l'univers s'écroule en quelques semaines. On regrettera d'autant plus la médiocrité de la mise en scène, marquée par des cadrages désastreux et par une esthétique très "téléfilm". Finalement, ce film est un divertissement sympathique, mais qui n'atteint à aucun moment la profondeur d'un film de Chabrol, dont Dercourt semble s'inspirer ici.
Une histoire de vengeance, dans le monde de la musique, que l'on devine du début à la fin. Rien de bien original de ce côté là. Ce qui est plus intéressant en revanche, c'est la relation entre Déborah François et Catherine Frot (qui portent le film soit dit en passant). Jolie musique, ambiance pesante et décors soignés nous permettent de regarder ce film sans ennui (plutôt court d'ailleurs), mais ce n'est pas le genre de film dont on garde un grand souvenir.
Une ambiance glaciale, des situations parfois ambiguës, un suspense discret mais bel et bien présent et des acteurs très convaincant, dont l'exceptionnelle Catherine Frot, rendent le film intéressant. Quand passion (enrayée) rime avec vengeance on assiste à la prestation d'une musicienne frustrée relayée au statut de tourneuse de pages, souvent troublante, intimement rancunière donc forcément inquiétante quand à chacune de ses paroles, ses moindres faits et gestes, réactions et surtout la plupart de ses silences. Derrière chaque apparence peut se cacher la plus cruelle, impitoyable et machiavélique des personnes aussi insoupçonnable qu’elle soit.
J'ai trouvé que c'est un bon film. En effet,il a été tourné lentement sans aucune violence. Ce qui donne envie de l'admirer avec sérieux du début à la fin. On ne s'ennuit pas du tout.Côté musique aussi ca donnes bien. En effet, cela est d'une douceur remarquable. Donc, si vous êtes d'une nature calme et sereine vous allez apprécier ce film.
Un film froid où il se passe peu mais où beaucoup est suggéré. Servi par un duo d'actrices formidables, le film dépeint une vengeance où se mélangent passion, frustration, admiration, sadisme. Le tout dans un environnement bourgeois à la française qui vacille et qui démontre que la passion d'une chose peut cacher le manque de passion pour un être. Au final la passion détruit de toute façon.
Un film quelque peu maladroit dans son traitement, mais avec des moments intenses et troublants. On n'en sort pas totalement inerte. La froideur de la jeune fille et la fragilité pourtant cachée de Frot sont poignantes. Dommage qu'il ne soit pas aussi fort du début à la fin. Mais le jeu des acteurs pouvait être mieux, surtout pour Greggory, parce que les personnages sont précis!
La piano semble être linstrument de musique qui fait des miracles au cinéma. Après Jacques Audiard et son excellent De battre mon cur sest arrêté lan dernier, cest au tour de Denis Dercourt de se mettre en scène linstrument. Et sil nest pas aussi bon que celui dAudiard, La tourneuse de pages en reste un très bon thriller, une histoire de vengeance et de manipulation extrêmement bien traitée. Cette histoire, cest celle de Mélanie, qui passe une audition mais la rate à cause dune femme, une pianiste Ariane, occupée à signer un autographe pendant la prestation de la gamine. Et cette gamine va lui faire payer, car elle Ariane a gâché sa vie. Cette jeune fille ivre de vengeance, cest Déborah François, que lon a jamais connu si inspirée, nettement meilleure que dans Lenfant. Elle rend son personnage énigmatique, froid et tétanisant. Son comportement est un mystère pour nous tout au long du film. Sa prestation est brillante, et pourrait bien lui valoir une nomination aux prochains César. Face à elle, Catherine Frot, dont la composition est excellente également. Forte au début, elle devient de plus en plus fragile, faible et vulnérable au fur et à mesure que cette tourneuse de pages entre dans sa vie. Les relations entre les deux femmes sont également très bien dépeintes. On hésite toujours entre amitié, amour et rivalité. Ces dernières sont parfois exagérées mais ont le mérite de sonner juste. A côté, les seconds rôles sont malheureusement trop superficiels. Mais, dans La tourneuse de pages, le réalisateur parvient à créer une atmosphère pesante, angoissante, stressante, grâce à des silences mais aussi grâce à la musique, omniprésente et qui saccorde à la perfection avec les images. On regrettera alors un petit peu la fin, qui semble expédiée et semble exagérée. Enfin, La tourneuse de pages est extrêmement bien rythmée, sans temps morts. Une très bonne surprise dont on pourrait bien entendre parler à nouveau en février 2007.
Très belle surprise de cet été. Sans être un pur chef d'oeuvre, c'est loin d'être la daube que le cinéma français nous gratifie régulièrement. Si ce n'est la prestation de Catherine Frot qui ne change en rien son jeu du'un film à un autre, il en est tout à fait différemment de Déborah François. Jolie et talentueuse, elle sait imprimer à son personnage ce mystère et cette force froide et déterminée, alors qu'elle avait offert une autre facette de son talent dans "l'enfant". De même Julie Richalet, à suivre de près...
Le monde des musiciens professionnels nest pas quharmonie, Denis Dercourt, qui enseigne lalto, doit le savoir mieux quaucun autre réalisateur. Il sait parfaitement ce quil fait lorsquil nous plonge dans cet univers apparemment feutré, courtois, mais où lamitié nest parfois quune façade. Ainsi le sentiment de malaise éprouvé dès les premières notes égrenées par le trio sexplique-t-il. La pianiste, qui devrait être en osmose avec les instruments à cordes, est terriblement seule : les deux autres musiciens lui tournent le dos. Mise en scène habile qui interdit le contact visuel, et souligne la fragilité dAriane livrée à elle-même. Dès lors tout est dit et le drame peut se jouer, on sait quAriane na aucune aide à attendre de ses collègues. Les fausses notes dont elle se rend coupable, elle qui pourtant est excellente technicienne, arrivent comme par un mécanisme inéluctable que va déclencher Mélanie. Chaque péripétie arrive à son heure pour tisser la toile où linsecte se prendra. Le violoncelliste lubrique sera malgré lui une pièce passive de léchiquier, pris à son propre piège. Dans cette scène dérangeante, en rupture avec le tranquille déroulement de laction, le réalisateur met toute son ironie et fait pressentir le tragique. Lhabileté de Mélanie est de faire en sorte quAriane ne puisse sen prendre quà elle-même à chaque nouvelle déconvenue. Sous le suspense psychologique mené par une Catherine Frot superbe et une Déborah François qui réussit parfaitement à nous inquiéter, perce lantagonisme de classe ou lon peut trouver une explication du choix de Mélanie de ne pas sobstiner : après un premier échec, le rattrapage est difficile quand on nest pas « de ce monde-là » et le manque de respect dun membre du jury nen est que plus terriblement ressenti. Ariane sera punie par où elle a péché. Si vous jouez dun instrument vous vivrez les affres du trac et la crainte du désastre avec ces personnages si vrais. Ce film est une merveille.
Une enfant rate un concours de piano, par la faute d'un membre du jury, une pianiste célèbre. Sa vie en est bouleversée. Des années plus tard, l'enfant devenue jeune femme se retrouve en présence de la pianiste. Va-t-elle se venger ? De quelle façon ? La pianiste va-t-elle apprendre qui est la jeune femme ? Celle-ci éprouve-t-elle de la fascination ou de la répulsion vis à vis de la musicienne ? On a le temps de se poser toutes ces questions, l'action est lente et laisse habilement s'installer une ambiance inquiétante. La fin décevra sans doute certains mais qu'importe, l'intérêt du film réside surtout dans la performance des deux actrices, Catherine Frot enfin dans un rôle purement dramatique montre qu'elle n'a pas besoin de faire rire pour imposer sa présence, énorme. Mais celle qui fascine, qui hypnotise, qui terrorise avec sa douce raideur, c'est Déborah François, dans un emploi aux antipodes de son personnage dans "l'enfant", des frères Dardenne. Dans la mise en scène de Denis Dercourt, il y a un petit quelque chose de Chabrol, avec un manque de mystère, une narration très linéaire. Un peu trop classique, le film reste donc en deçà de lambiguïté que le sujet aurait pu créer. Mais c'est à voir tout de même, pour les actrices.
Avec la tourneuse de pages, Denis Dercourtn signe u n bon petit film français à l’ambiance dérangeante. Il nous raconte la rencontre entre une jeune femme et une pianiste renommée. Sauf que cette dernière avait auditionné la jeune fille quelques années plutôt, et c’était permis de signer un autographe pendant qu’elle jouait. Suite à cet affront, cette jeune femme instable psychologiquement va chercher à se venger. On assiste à un véritable face à face entre Catherine Frot et Déborah François toutes deux saisissantes dans leur interprétation. Le scénario est bien ficelé jusqu’au dénouement final très bien trouvé. La mise en scène donne la part belle à de jolis morceaux de pianos qui contrastent avec la froideur qui se dégage de la réalisation. Un bon thriller !
un assez bon film un peu longuet malheureusement, l'interet ici reside surtout dans le jeu de la magnifique deborah françois (qui a enfin pu confirmer cette année avec un cesar pour le premier jour du reste de ta vie) et aussi catherine frot que j'apprecie beaucoup. mais faut tout de meme s'accrocher si l'on est pas fan d'une des deux! ^^ c'est la seconde fois que je le vois et j'avoue que je l'avais presque oublié, je pense pas qu'il restera longtemps dans ma petite memoire -_-