Caligula et Messaline
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Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2023
Souhaitant surfer sur la vague du "Caligula" de Tinto Brass, sorti 3 ans plus tôt, Passalia et Mattei proposent une sorte de reboot en se concentrant moins sur Caligula que sur Messaline.


En effet, le personnage principal est davantage l'impératrice que l'empereur. Mais la patte visuelle du "Caligula" est bien présente, y compris dans le choix de l'acteur principal qui m'a fait étrangement penser à Malcolm McDowell dans sa façon de se comporter à l'écran ou dans son physique.


Le film est toutefois plus cheap. On sent que le budget n'est pas le même. Pourtant, il n'est pas très difficile de tenir 1h30 devant son écran.


En effet, si vous acceptez de le prendre au 2nd degré, vous aurez affaire à un film assez fun, complétement marqué par son époque et qui détonne aujourd'hui. Cette décomplexion totale sur le kitsch fait un bien fou.


Parfois, vous tiquerez sûrement sur des phrases qui aujourd'hui auraient fait hurler plus d'une personne (sur les personnes de petite taille, sur les minorités ethniques, etc ...) mais cela fait partie du charme du voyage dans le temps. On assiste à quelque chose qui ne pourrait plus se faire aujourd'hui.


Attention toutefois, vous n'avez pas à faire à un bon film : c'est surjoué, la musique est omniprésente et agaçante, les dialogues sont souvent nuls et certains plans sont douteux (les plans sur les saillies des chevaux ou des ânes par exemple).


Néanmoins, il y a de quoi se marrer et passer un bon moment.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2025
Nettement moins sulfureux, provocateur et surtout, moins porno que son prédécesseur, cette suite directe au cast nettement différent, à la direction nettement différente et au ton général hautement différent reste pour la plupart passable. spoiler: Un récit quasi identique sur la forme, mais politiquement moins présent ou Caligula est nettement moins sadique, moins pervers (ou presque), moins clash. Vladimir Brajovic joue bien plus la discrétion que la perversion, le banal au politique, sa camarade première, Françoise Blanchard, joue si bien la gentille timidité séductrice mais réussie nettement l’érotisme « angélique » comme sa prédécesseur. Betty Roland enfin incarne la fameuse croqueuse d’homme, la prédatrice et manipulatrice sous le jupon forcer de sa mère qui l’aura clairement éduqué au sexe. Il est intéressant de découvrir cela car ça apporte un développement inconnu du premier film tout en étant complètement lunaire. Visuellement on à pas changer la beauté globale des décors et le respect de l’ambiance y est parfaitement présent. Petit « gros » + sur cette sculpture de chevaux blanc marbré servant d’observateur et même de symbole masculiniste XXL pour les scènes de sexe, choix animal curieux non ?
Une suite efficace sur certains aspects, légèrement moins sur d’autres avec évidence mais globalement, on aurai pu avoir bien pire.
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