Là on touche le fond ! C’est du vu et du re-revu ! La scène d’intro est reprise de ‘Piranha 1’ qui lui-même est repris de ‘Jaws’ c’est-à-dire qu’un clanpin de base joué par Richard Dreyfuss qui est tombé bien bas (mais il n’est pas le seul) se fait bouffé en moins de deux, le coup du ‘j’arrive pas à démarrer mon moteur de bateau’ est pitoyable et encore pire quand on nous refait le coup 1h15 plus tard. Par-dessus, on rajoute une histoire bidon de faille sismique impliquant des soit disant scientifiques aussi idiots et peu convaincants que dans l’original. Cependant, cool le vieux caméo moisi : ‘Je m’occuperai des Gremlins’ en hommage à Joe Dante, réal du premier ‘Piranha’ ! Côté distribution, les ‘meilleurs’ sont les guest stars même si cela fait vraiment mal au cœur de les voir dans ce genre de situation et obligés de faire cela pour récolter de jolies sommes d’argent. Au programme, Elisabeth Sue (en quête depuis ‘Hollow man’, 10 ans déjà, ah ‘Leaving Las Vegas’!), Adam Scott (merci à ‘Aviator’ au fait), Ving Rhames (décidément), même Christopher Lloyd (c’est trop ! Il reprend le rôle du savant fou dans le premier opus). En outre, le petit-fils de l’immense Steve McQueen prénommé Steven R. ne fait pas du tout honneur à son grand-père en acceptant cette bouse ni en jouant de la sorte. Mais qu’est-ce que les ‘acteurs’ peuvent jouer mal ! C’est incroyable, et je ne parlerai même pas de la partie avec ‘Le Duo des fleurs’ en fond sonore tellement c’est révoltant, un véritable affront pour la noblesse de la musique classique ! Le film fait en sorte que la version horrifique du film passe après les nanas qui dansent sur des musiques techno affreuses alors que les mecs se bourrent la gueule à la tequila frappée, il n’empêche, il faut reconnaître que c’est sanglant –pas de quoi effrayer les amateurs du genre non plus, loin de là ! C’est donc bien sanglant mais après 53 minutes de film, en gros on s’ennuie ferme jusqu’au troisième acte. Au moins avec l’original il y avait une petite recherche de style dans la série B qui essaie de se renouveler, là c’est tout le contraire, on prend tout ce qui fait vendre et on le décline tout du long. De plus, le message antimilitariste de ‘Piranha 1’ est absent et remplacé justement par des valeurs bien américaines (argent, fiesta, apparence, alcool). Bref, encore une belle merde (je m’emporte rarement mais là c’est totalement nécessaire) que les producteurs nous infligent et en plus dans une technologie 3D inutile. La seule valeur qui semble être respectée est la suivante : let’s make money !