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Adelme D.Otrante
228 abonnés
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2,5
Publiée le 12 décembre 2017
A la fin des années 50, tensions raciales et mic-mac à l'assurance vie dans une sorte de cité idéale pour "Desperate Housewifes". Clooney et les frères Coen à l'écriture, sur le papier çà donne envie et le résultat est pourtant décevant. Le mélange entre fait sociétal et comédie policière ne prend jamais vraiment, les acteurs cabotinent, Matt Damon traverse le film la mâchoire serrée et le spectateur s'ennuie gentiment. Clooney-réalisateur m'avait bluffé avec son somptueux "Good Night & Good Luck" et depuis...what else? Nothing.
Une bande annonce, qui sert à nous vendre un film remplit d action malheureusement le rythme est lent, les histoires dans ce film n affecte pas les autres . L esthétique globale est franchement réussie de vrai décor style années 60 tout comme les acteurs qui jouent bien leurs rôles mais on ne peut pas s y attacher car leur comportement sont trop dans l absurde .
Un film que je conseille d aller voir mais qui ne restera pas gravé dans ma mémoire comme tout les films de Clooney
Bienvenue dans ce monde de l’Amérique des années 50, bienvenue dans l’humanité si folle et si perverse, bienvenue dans le monde des apparences !!! En un mot, bienvenue à Suburbicon qui synthétise toutes ces dimensions. Un démarrage assez inégal, un Matt Damon plus poker face que jamais et puis l’intrigue démarre et j’ai été charmé et envoûté par le scénario et le savoir faire du narrateur G. Clooney
Clooney dépeins au chaud cola l’humour noir des frères Cohen avec élégance et férocité. Il saigne la dinde familiale avec l’égout et les couleurs d’une Amérique raciste. Sa farce macabre et cruelle se colore glamour et s’écoute rose bonbon. Il déglingue la carte postale de l’American way of life avec jubilation et trie l’heure de la violence jusqu’à ce que satire au flan et dans la tête.
Un échec sanglant aux USA pour un film qui ne l'est pas moins…sanglant. Une critique violente des Etats Unis des années 50/60 et sans doute d'aujourd'hui. A ce petit jeu les frères Cohen sont vraiment des champions et personne n'en réchappe.Réalisé au cordeau par Georges Clooney, le film met en image les publicités des magazines américains des années 50, avec des personnages véritablement arrachés aux pages de ces magazines. D'ailleurs le film débute par une animation de ces publicités et plante le décor de cette Amérique de rêve (?) où tout est fait pour le plaisir de la femme au foyer et de l'homme au bureau. Tout est impeccable dans ce monde, les sourires des personnages, leurs vêtements, leurs voitures, leurs maisons et dans ces maisons, leurs cuisines, leurs meubles, leurs télévisions naissantes. Pas une tâche, pas une faute de goût, pas un faux pli aux uniformes, rien ne dépasse jusqu'à l'arrivée d'une famille de Noirs au milieu de ce meilleur des mondes. Mais naturellement les frères Cohen s'en donnent à cœur joie lorsqu'il commence à faire craquer ce beau vernis et à partir du moment où ça craque pourquoi faire les choses à moitié ? Quand ce monde s'effrite c'est du sérieux, personne n'en réchappe avec une évidence et un enchaînement des situations implacables. Un régal. Tout comme le metteur en scène, les acteurs sont parfaits dans leur composition d'américains moyens. Pas étonnant, finalement, cet échec aux USA, il n'est certainement pas facile de se regarder dans un miroir aussi implacable pendant deux heures et si en France on rit beaucoup devant ces situations, je pnse qu'aux USA le rire a dû leur rester en travers de la gorge.
Sous la direction des frères Coen, dont on reconnait très vite l'apport au scénario, Bienvenue à Suburbicon aurait peut-être atteint les sommets mais rien n'est moins sûr car il leur est arrivé aussi de faire des films moyens. La mise en scène de Clooney est ici relativement pâle et se contente d'illustrer une histoire qui se donne des airs de film noir, saturé d'un humour de la même teinte, sans qu'il s'en dégage une véritable atmosphère. Les violences racistes qui ont lieu dans cette banlieue tranquille en apparence servent de toile de fond mais ne sont rien d'autre et sont là pour rappeler, si tant est qu'il en soit besoin, que l'Amérique a un lourd passif en la matière. Le film pousse assez loin le curseur dans la cruauté mais quand les cadavres s'accumulent, il en perd un peu de sa crédibilité pour s'enfoncer dans un jeu de massacre macabre pas totalement maîtrisé dans le dosage tragédie/comédie, moins en tous cas que dans certains célèbres films britanniques (avec Alec Guinness) qui pourraient faire office de modèle dans l'amoralité la plus décomplexée. Ceci posé, il faut reconnaître à Clooney, et ce n'est pas nouveau, l'excellence de sa direction d'acteurs. Matt Damon et Oscar Isaac sont parfaits mais le mot est faible pour qualifier la prestation de Julianne Moore. Elle aurait un Oscar d'interprétation chaque année que cela n'apparaitrait absolument pas comme une hérésie.
Du Cohen au début et ça finit en tarentino. Le parallèle entre le famille noir sans problème mais à qui on adjuge tout les problèmes et la famille blanche est caricatural mais agréable. Un bon moment de ciné
J'ai vu le film samedi, je trouve que les critiques sont beaucoup trop sévères, la photographie est excellente avec un grand soin apporté aux détails. Un événement qui s'est produit dans les années 50 sert de fil rouge, la trame principale se déroule en parallèle sans que ce fil rouge vienne parasiter le récit. L'histoire policière, très noire, est présenté avec la patte des frères Coen et le style décontracté de Clooney. J'ai vraiment apprécié et je recommande fortement.
J'ai failli passer à côté de cet excellent polar, démoli par les critiques allociné presse et spectateurs. Curieusement , la note remonte ces jours ci, grâce aux courageux cinémas qui ne l'ont pas déprogrammé d'office (merci au le Mk2 Quai de Loire) et des cinéphiles curieux comme moi qui se sont étonnés quand même qu'un trio Clooney-Cohen-Damon puisse accoucher d'un bide. Et qui avaient raison d'écouter leur valeurs : on trouve bien dans ce film un excellent polar, sensible, noir, drôle, subtil, cruel et plein d'images et de personnages emblématiques de l'Amérique profonde...
Et j’ai adoré. Scénario bien construit, humour noir, situation loufoque, monter en puissance dans le WTF, et malgré tout un regard incisif sur les Etats-Unis et le problème racial. George Cloney s’est inspiré d’une histoire vraie, celle de William et Daisy Meyers, un couple de noirs qui s’est installé 1957 à Levittown. Ils ont été harcelé comme cela est décrit dans le film. Au départ on ne comprend pas pourquoi cette famille dont on ne sait jamais grand chose est mise en parallèle avec la vie de leur voisin d’en face.
spoiler: Le film bascule quand on comprend que les manifestants qui ont si peur d’une famille juste à cause de leur couleur de peau, feraient mieux de s’inquiéter de leur voisin blanc si peu fréquentable.
C’est bien vu, et c’est dommage que certains spectateurs n’aient pas compris l’enjeu et le discours du film de Cloney. Ce n’est certes pas la façon la plus simple de parler de ce sujet, mais j’ai au contraire trouvé que c’était plutôt bien vu. Sans doute trop en dehors des clous pour le spectateur, il ravira les amateurs des frères Cohen et de leur histoire loufoque et jubilatoire.
Matt Damon et Julianne Moore sont lisse au premier regard, mais petit à petit ils se dévoilent et ce n’est pas beau à voir. Petit coup de cœur Oscar Isaac dans le rôle de l’assureur. Je n’en dirais pas plus.
Bienvenue à Suburbicon est un film jubilatoire, où l’humour noir côtoie le pire de l’humanité. George Cloney signe un film incisif et drôle, complètement à part. Certes cela ne plaira pas à tout le monde, mais j’aime ce genre de prise de risque. Ce film pourrait bien devenir culte.
Un excellent film dans la veine des Fargo et autres... L'epoque est bien rendue. Les images rappellent celles des pubs d'époque. Ça sent bon le formica, les mises en plis, les gros V8 et l'american way of life de l'immédiat apres-guerre, avec ses turpitudes aussi... C'est du Coen mais pas exactement... manque un je ne sais quoi, cette dérision, ce second degré, notamment dans les scènes un peu dures. Mais bon, good job quand même, Mr Clooney !
Suburbicon est un film vraiment très étrange. Avec George Clooney aux commandes et les frères Cohen au scénario je ne m'attendais pas du tout à ça. La faute je pense à une promotion ratée faisant passer le film pour une comédie décalée. Le film souffre surtout de son scénario: identités des coupables prévisibles au possible, une double narration assez étrange sur une famille "de blancs" et en arrière plan une famille de noire qui vient de s'installer dans la banlieue, un humour peu percutant, une fin très très longue.
Aussi je ne comprends toujours pas l'objectif du film: Clooney voulait-il rendre hommage à Hitchcock en signant une pâle copie de film policier? Ou dénoncer le rêve américain dans une société raciste des années 60s. Par ailleurs je trouve le timing de sortie de ce film assez troublant (Cf: USA aujourd'hui) et la morale étrange: les films sur la ségrégation ou le racisme aux Etats Unis il y en à la pelle ! Et cette vision hollywoodienne voire "blanche" de l'Amérique des années 60s ne nous apprend rien et ne sert pas la narration principale !
Seul Oscar Isaac tire son épingle du jeu, à éviter.
je ne vais pas être sévère avec ce film, car il est vrai qu'il met beaucoup de temps à démarrer et que j'ai vu des gens partir au bout de 15, voire une demi heure de film, eh oui! le film semble au début être un nième film sur le racisme mais sans queue ni tête car finalement on apprend rien sur ce couple de personne de couleur. un autre scénario va arriver mais faut être hyper patient, certaines petites étapes arrivent jusqu'à vous dévoiler un truc incroyable , à la fois violent et très machiavélique, qui vous oblighe à vous poser des questions, et même à la fin du film, on a pas la réponse. Matt Damon n'est en rien un héro et lui aussi renvoie une forme de mystère. Le ponpon revient à Julia Moore mais surtout à Mister Clooney est largement meilleur en réalisateur qu'en acteur avec une belle touche "hitchkokienne" et de très belles couleurs dans le film. Ceux qui parlent de racisme pur, vous vous trompez , si vous analysez bien, one ne voit jamais le couple malmené, ni sur la femme ni sur l'homme mais seulement des clichés par çi par là, la caméra est bien sur le couple Matt damon-Julia Moore. Le synopsis est très trompeur, en cachant bien un truc déjanté et incroyable, était ce voulu?
Le film manque de rythme et pêche souvent par une tentative de formalisme vain. On retrouve effectivement l'esprit des frères Cohen, qui commence toutefois à lasser, en particulier quand il faut attendre 50 minutes pour que le film démarre lentement.
« Bienvenue à Suburbicon » est un régal bien que le rythme soit inégal. En effet, l'histoire met du temps à démarrer et on commence à trouver cela long. Mais quand la machine est enfin mise en place, on s'embarque dans un délire complet, un thriller avec de l'humour noir et décalé, rappelant bien évidemment la patte des frères Coen. Véritable satire du rêve américain des années 1950, il y a aussi un contraste fort et absurde entre ce que cette charmante ville en apparence veut nous vendre, et entre l'extrême rejet face à l'installation d'une famille noire. Les acteurs sont tous bons, en particulier Oscar Isaac avec sans doute le rôle le plus dingue de l'histoire, c'est à partir de son personnage que tout part en vrille. Le nouveau film de George Clooney est vraiment fun et macabre à la fois, malgré un début inégal. Si vous aimez ce genre de style comme moi, je vous le conseille.