Milieu des années 80, Manu (Johan Libéreau) débarque à Paris pour rejoindre sa soeur (Julie Depardieu). Il fera la rencontre d'un médecin quinquagénaire homosexuel (Michel Blanc) et d'un jeune couple, dont le compagnon est flic (Sami Bouajila) et elle, écrivain (Emmanuelle Béart). Le jeune homme fraîchement débarqué sur Paname ne va pas tarder à bouleverser la vie de tous ceux qui se trouveront sur son chemin. De sa liaison amicale avec le médecin en passant par une relation plutôt sérieuse avec le policier devenu un jeune père quelques jours auparavant. Manu est jeune, beau et accumule les conquêtes comme on collectionne les timbres. Les Témoins, comme son titre l'indique, concerne les quatre protagonistes qui le seront involontairement. Un drame qui va venir tout chambouler dans leurs petites vies bien tranquilles. Pas une seule fois on ne prononcera le nom du fléau qui en est la cause, pourtant on devine assez vite qu'il s'agit du virus du Sida. Ce fléau apparu au début des années 60, commence à prendre de l'ampleur au niveau mondiale dans les années 80. C'est de cela qu'il est question, une histoire d'amour, des relation homosexuels dans un contexte difficile. Voilà le pari complexe que s'est livré André Téchiné (Les Egarés - 2003 & Les Temps qui changent - 2004). Des acteurs touchants et émouvants, dans un film qui, sans le moindre doute, est l'un des meilleurs de la carrière du réalisateur !
Ca promettait d'être joli, j'ai suivi les critiques, grave erreur ! Le scénario était parfait. Mais d'abord, il y a Emmanuelle Béart, et là, j'aurais dû m'abstenir... Va-t'elle continuer longtemps à jouer les jeunettes ?? Son couple avec Sami Bouajila est juste grotesque. Michel Blanc est énervant, on ne comprend vraiment pas le lien qui le lie au jeune Manu. Si seulement il y avait de l'émotion !! La mort de Manu passe à la trappe en moins de deux... Bref, un film inutile, parlant trop et pour ne rien dire. De la pellicule gâchée.
Très bon film, à voir. D'un film léger sur l'insouciance de la jeunesse et la soif de vivre, on passe à un film qui évoque la douloureuse réalité, celle du sida qui apparaît dans les années 80 comme un fléau contre lequel rien n'est possible.
Je m'attendais à un beau film de Téchiné, mais quelle déception ! Les acteurs ne sont pas dans leur personnage, les anachronismes sont trop flagrants, le scénario inexistant, bref je me suis ennuyée, et je n'avais qu'une envie ... sortir de la salle.
Les témoins,c'est à la fois les acteurs de ce somptueux film, excellement bien mis en scène, avec des images sur l'eau dignes d'une super8 (Ah nostalgie), et nous-mêmes, témoins des années sida, maladie que nous passons sous silence et que Techiné vient nous rappeller avec simplicité, lucidité et en gagement, jusqu'à travers des anachronismes, évidemment présents pour confondre les deux époques (les années 80 - l'apparition de la maladie- et les années 2000- où les problèmes sont les mêmes, mais la stigmatisation déportée vers un individualisme lénifiant. Sommes-nous dans une société désincarnée, schïzoide?
Un film sur la vie et la maladie, l'angoisse et l'incertitude au moment de la découverte du SIDA. J'ai malheureusement l'impression qu'à l'heure actuelle, plus personne n'angoisse alors que le virus est toujours là... Les comédiens sont bons à commencer par Michel Blanc. Juste un petit détail. Le film se passe dans les années 80... Quand Johan Libéreau se retrouve à l'hôpital, les draps sont brodés 2006... Mais que fait la police ???
Un sujet fort qui n'est pas traité de manière démonstrative, avec grands chiffres et leçon de morale. Au contraire, il est vu de l'intérieur, à travers le caléidoscope de quatres regards, quatres vies fortes, un peu bancales. Certes, non communes et parfois à la limite du crédible, mais le cinéma doit-il servir à photocopier le monde ? Le sourire de Manu, sa fébrilité à vivre. Et puis, le sida comme une coupure, une chute, une intrusion. Certains ont pris le temps de noter tous les anachronismes, ce n'était pas nécessaire. La petite voix des témoins vous poursuit. Elle vous chante à l'oreille la vie, la liberté et malgrès tout, un peu d'espoir.
Un très beau film sur la vie, l'amour et l'amitié, perturbé par l'apparation d'une maladie inconnue à l'époque qui frappe d'abord des populations fragiles et qui fait peur.
La réalisation est excellente tout comme les acteurs qui ne versent jamais dans le pathos. Johan Libéreau incarne à merveille un jeune homme innocent, un peu naïf, qui débarque à Paris et qui peut librement vivre sa sexualité.
Ce film nous rappelle que le sida c'est la guerre. On en a malheureusement besoin.
ce film est indescent, completement inutile c'est odieux, ecoeurant, pauvre michel Blanc il etait deja tres mauvais dans les bronzes 3 film plus que nul mais ici il joue tres bien dans un film immoral pauvre France!
Ainsi que le dit M BLANC: <c'est la guerre> cette guerre ou l'ennemi avance masqué . ce film restitue bien ces premières années de l'épidémie et la mobilisation médicale . Manu est poignant en particulier dans la scène ou il effectue sa dernière sortie. Le rythme est soutenu , la performance des acteurs est égale , je suis incapable de déterminer la hiérarchie des rôles. une mention très spéciale pour le directeur de la photo , c'est magnifique. allez voir ce film
Le Sida tue, et plus particulièrement ceux qui aiment la vie. Cest une évidence, et comme tous les films traitant de ce fléau, celui-ci névite pas les clichés. Malgré quelques dialogues qui tentent de renouveler la vision quon peut avoir des malades et de la façon dont ils vivent leur douleur physique et morale, malgré leffort évident pour montrer toutes les classes sociales, malgré le message volontairement optimiste (non pas sur lévolution de la maladie, mais sur la volonté de vivre), le film a tendance à enfoncer des portes ouvertes, et diffère finalement assez peu des Nuits fauves, de Cyril Collard, ou de Jeanne et le garçon formidable. Doù vient alors lémotion réelle qui étreint le spectateur ? Probablement des personnages, bouffeurs de vie, très humains, avec leurs qualités et leurs faiblesses, leurs certitudes et leurs peurs, pas figés, interprétés finement par des acteurs qui font oublier quils sont célèbres. Lhistoire ou plutôt les histoires damour et damitié qui les font se croiser, saffronter, se détester, saimer, ces histoires nont rien de transcendant, mais rendent les personnages dautant plus crédibles et touchants.
Dommage de vouloir faire un film sur les années 80 avec un tel manque de rigueur ! Pour la petite histoire, j'ai relevé un certain nombres d'incohérences: 1. Le pass navigo n'existait pas ! 2. En 1984 on pouvait fumer dans le métro ! 3. Il y a un long plan de Manu à l'hôpital où on lit clairement sur les draps "Hôpitaux de Paris 2006" 4. Les voitures Clio2 et la Velsatis n'étaient pas sorties d'usines... A part ça, c'est surjoué, Emmanuelle Béart fait peur et Michel Blanc est loin de sa prestation dans "Je vous trouve très beau".
Si "les Témoins" ne restera pas à mon avis parmi les meilleurs films de Téchiné - mais la concurrence est impressionnante -, il nous régale néanmoins suffisamment en scènes émotionnellement enflammées pour nous réconcilier - au moins temporairement - avec un cinéma français globalement décérébré, sinon tout simplement nul. Alors, on excusera le didactisme - volontaire - avec lequel Téchiné témoigne de l'explosion du SIDA en France, voire l'abattement qui peut nous saisir avant que le Vie reprenne son cours à la fin du film (magnifique fin ouverte...). Car, chez Téchiné, on peut encore voir des grands acteurs (Blanc, magnifique, et Bouajila, complexe) qui ne font pas de numéro, mais "habitent" de manière viscérale des personnages crédibles. Chez Téchiné, on peut encore s'émerveiller devant une vraie mise en scène, sensuelle et sensible, constamment inventive quand à la manière de conter une histoire riche et intense. Chez Téchiné, on peut encore voir du Cinéma, qui désire, qui jouit, qui aime.
Une flash-back dans les années 80, où l'irresponsabilité de nos têtes pensantes du milieu médical, mélée à l'insouciance des années "sans risque"...! Ont envoyé à la mort, nombre d'amants sans mise en garde...!! Ce magnifique film nous embarque dans la fougue amoureuse et simplement belle, d'un jeune éphèbe & son néo-homo, pourtant flic émérite dans une brigade des moeurs...! Ce film dérange peut-être par sa franchise dans "l'image"...Mais ils s'aiment, dangeuresement, mais que s'est beau et interprété si génialement... A ne pas manquer...!
C'est intense. C'est de plus trés bien joué. Un sujet grave qui arrive simplement et sans qu'on y prenne garde. Les journées Sidaction commencent. C'est parfois léger alors que la gravité reste forte à chaque seconde. Des acteurs qui sont à la hauteur du sujet et qui reste toujours trés juste. La vie continue néanmoins.