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Nicolas Métrich
41 abonnés
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4,0
Publiée le 24 juillet 2023
Un bon film dramatique , d'aprés une histoire vraie , d'un homme alcoolique , qui essaye de se faire soigner , en rentrant dans une clinique de desintoxication . Beaucoup d'émotions intenses . François Cluzet est excellent , dans ce film .
Vraiment un très beau film sur le sujet délicat de l’alcoolisme traité de manière subtile sans trop de clichés ou de mélodrame à outrance mais avec énormément de dignité et de pudeur. Les acteurs sont très profonds et très justes : François Cluzet est absolument magistral de sincérité et d’authenticité, Michel Vuillermoz est également très touchant et Mélanie Thierry (que j’apprécie toujours autant) apporte une touche de fraicheur et de complexité au casting. Le scénario, tiré d’une histoire vraie (et d’un livre éponyme), est fait de manière à ne pas laisser le spectateur juger ni chercher d’excuses aux dépendants mais à se concentrer sur le long chemin pour s’en sortir. La souffrance est montrée devant et derrière le miroir, car s’il est évident que les alcooliques font du mal autour d’eux (la scène où Cluzet demande à sa femme d’éteindre pour ne pas qu’elle le voit dans cet état est très forte), il est plus rare qu’un film s’attarde sur leur mal être et montre une part de leur intimité. De ce point de vue, Le dernier pour la route devrait dérouter les plus « purs et parfaits » d’entre nous pour qui toute transgression n’est pas acceptable (alcool, clope, mcdo…rien ne vaut le sport et l’eau !!!) et susciter un minimum de compréhension ou tout du moins de compassion pour ces personnes. La phrase : « je ne buvais plus pour être bien, je buvais pour être moins être mal » est très lourde de sens et donne à réfléchir, tout comme le film dans son ensemble qui s’interroge sur la reconstruction, l’entourage, le soutien, la volonté… Enfin, la bande son signée monsieur Jean-Louis Aubert ajoute une réelle puissance au film et nous transporte dans une ambiance chargée d’émotion et de mélancolie et ce, jusqu’au générique final et la chanson « Jette une pierre » qui laissera le spectateur immobile et pensif quelques instants avant que les lumières ne se rallument. Bref un film vraiment très réussi et touchant qui ne ressemble pas à un spot du Ministère de la Santé contrairement à ce que certains pseudo-critiques ont écrit mais délivre un vrai message en sachant conserver une belle pudeur et une interprétation transcendante de François Cluzet. Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
Un film très émouvant dont on ne sort pas tout à fait indemne, en nous interrogeant sur toutes nos addictions et la façon dont nous gérons tant bien que mal. Ce film nous renvoie des images que nous rejetons au quotidien. Le jeu des acteurs est troublant de sincérité et de finesse. La photographie, les lieux, les lumières, la façon de filmer, tout est dans le bon ton pour faire de ce film un très grand film.
Un film très représentatif des "amitiés" qui peuvent se nouer entre personnes touchées par cette maladie "honteuse" et encore tabou qu'est la dépendance à l'alcool. Je fus longtemps aide-soignante en clinique d'addictologie, et ai beaucoup apprécié la pudeur, la justesse et le réalisme avec lesquels ce sujet grave a été abordé. Les "éthanolo-dépendants" (terme médical de "alcoolique") sont, pour la plupart, des êtres qui ont été profondément blessés par la vie et ingurgitent de fortes doses d'alcool afin de taire leur angoisse, alléger leur peine, et regagner un peu de confiance en eux. Bien souvent ils sont sensibles, fragiles et introvertis, car en plus, ils doivent subir le regard réprobateur, voire le rejet de la société bien-pensante, parfois même de leurs proches et sont seuls pour combattre leur démon et leur culpabilité!. Il faudrait considérer cette maladie comme le "cancer de l'âme" et non comme un "vice" ou même un manque de volonté. J'espère que ce film saura sensibiliser la population, et suscitera un peu plus de tolérance chez tous les moralistes qui-ne-boivent-que-de-l'eau, n'ont-jamais-fumé, mangent-équilibré, et font-beaucoup-de-sport ect ect.. Pour terminer, il faut souligner la transcendance de François Cluzet, entré dans le cercle des grands acteurs depuis longtemps!. Un seul reproche à ce film : quelques lenteurs qui auraient pu être évitées, mais vite compensées par de très belles scènes intimistes.
Une interprétation magistrale de François Cluzet, un film qui parle - entre autres - aux quadras chics et stressés qui, sans le réaliser, peuvent un jour franchir la ligne qui sépare la consommation par plaisir de l'addiction.
Ce premier film ne dépasse guère le niveau d'un télé film - mise en scène minimum, scénario pesant, même l'interprétation laisse à désirer, Michel Vuillermoz excepté (Cluzet n'est pas convaincant, comme souvent). Le meilleur sort qu'on peut imaginer pour cet exercice sans attrait est une première partie de soirée sur le thème "Les ravages de l'alcool", prétexte à un débat bien pensant et à visée prophylactique.
Très académique dans sa forme, l'intrigue suit l'histoire vraie de la cure de sevrage d'un alcoolique confronté à la réalité de son addiction ainsi qu'à l'humanité qui l'attend dans les groupes de paroles alors constitués. Bénéficiant d'un sobre casting convaincant, le film ne réserve nulle surprise mais se laisse suivre plaisamment, fournissant, au-delà d'un réquisitoire contre les dangers de la dépendance, un joli récit de vie empli d'espoir et de ténacité.
Bon film sur l'addiction , en particulier l'alcool qui fait tant de mal . Beaucoup de clichés mais le thème est juste . François Cluzet est très convaincant. La scène dans la discothèque est très réussite .
"Le Dernier pour la Route" est un film assez séduisant dans sa façon de dépeindre divers portraits d'alcooliques spoiler: (celui qui est dans le deni, celui qui rechute, celle qui s'autodétruit, celle qui boit avant ses règles, etc...) engagés dans une thérapie avec ses bonsspoiler: (la notion de collectif, la parole, pouvoir partager son histoire sans jugement, la psychologie) et ses mauvais côtés spoiler: (la religion, le docteur qui énumère les conséquences de l'alcool) . Chacun des personnages a son moment et il faut saluer la richesse du casting pour donner vie aux protagonistes: Melanie Thierry, Michel Vuillermoz, Raphaëline Goupilleau ou encore Lionnel Astier sont très bons, dans des compositions bien différentes. Concernant Hervé, le scénario déroule progressivement des séquences intéressantes spoiler: (sa vie de couple brisée relatée par sa femme, son fils qui l'a vu bourré, ses pires moments de beuverie, la visite de son fils) , portées par un François Cluzet parfait. Il est alors dommageable que la réalisation de Philippe Godeau manque de rythme et de souffle et que l'ensemble soit ironiquement trop sobre sur certains moments à plus forte densité émotionnelle spoiler: (la mort tragique et horrible de Martin notamment) et que Magali ne soit pas exploitée toujours au mieux spoiler: (la bonne idée du réconfort animal contraste avec la pseudo-amourette non nécessaire entre elle et Hervé) . À l'arrivée, "Le Dernier pour la route" a une belle sensibilité et offre un traitement varié sur la thème de l'alcoolisme, mais perd de son impact à cause d'une mise en scène peu audacieuse.
François Cluzet dans un rôle encore très sombre et mystérieux fait l'affaire dans ce film. Mais, finalement, c'est trop alignée, et le film avance de façon la plus monotone possible. On s'ennuie presque entre les différentes séances ou les problèmes d'alcool du personnage et de ses amis, sans véritablement sortir quelque chose de troublant, émouvant. La chute n'arrivera jamais. Le dernier pour la route est trop limité comme film.
Un sujet grave et douloureux traité avec beaucoup de pudeur et de retenue, sans pour autant transformer le spectateur en voyeur. A l'aide de flash-backs courts mais intenses, nous comprenons pourquoi Hervé part en cure de désintoxication pendant 5 semaines. Outre la présentation des conséquences (familiales, financières et médicales) de cette addiction à l'alcool, le film rend aussi hommage aux soignants de tous ces centres. Il est difficile de rester insensible face aux réactions lors des réunions de groupe. Les dialogues sont courts et incisifs, soulignés par une magnifique musique. Les situations décrites sont effectivement d'un réalisme déroutant. Est-il encore utile de préciser la remarquable interprétation de François Cluzet et des seconds rôles de Bernard Campan, Anne Consigny, Maryline Canto, Mélanie Thierry et Michel Vuillermoz? Ce film m'a donné envie de découvrir le livre. Un des plus beaux films de cette année 2009 pour moi!
Ce n'est pas vraiment un grand film mais il est très bon dans la manière de raconter les problèmes qu'engendre l'alcoolisme et la vie tortueuse d'un alcoolique en pleine cure, qui ressemble à celles organisées en hôpital psychiatrique. Les acteurs, dont Cluzet et Astier, sont les vrais conteurs du film et ainsi de la triste vie des personnages, qui ne sont pas caricaturaux, au contraire sont très humains. L'histoire est adaptée des mémoires d'un ancien alcoolique, donc elle est purement authentique et irréprochable.