Un premier film puissant au scénario en or signé Costa Gavras et Jean-Claude Grimberg. L'interprétation est magistrale : Olivier Gourmet est formidable, Cécile de France touchante et Robinson Stevenin très convaincant. Tout comme la belle brochette de seconds rôles : Charles Aznavour, Guillaume Gallienne, Bruno Solo, Eric Caravaca, Bruno Lochet ou Wladimir Yordanoff. Deux époques juxtaposées dans un suspens haletant et poignant à 40 ans d'intervalle. Une belle réussite.
un bon film qui nous montre et nous fait plonger dans le contexte de la Guerre d'Algérie..Le point plus que positif de ce film c'est qu'il n'y a pas de point de vue de la part du réalisateur..un film neutre et poignant par la même occasion.
L’Algérie. Peu en parlent, peu en font des films. Mais ici, c’est le cas et c’est grotesque. D’une austérité renfrognée, ce premier film est incalculable tant il est insipide, déplaisant et inexpressif.
c'est une bonne peinture plutot objective de la guerre d'Algérie, qui plus est avec une pleiade d'acteurs de talent dont cécile de france très a l'aise. Sans tomber dans le mélodrame, les scènes d'actions réelles ne sont ni trop longues pour s'attarder sur les horreurs commises, nii trop courtes pour ne pas occulter une partie de l'histoire. L'éccent est donc mis sur la réflexion, silence de mort dasn la salle après le film, je pense que cela donne le bon de ce film boulversant.
J'aime les films de ce genre, quand on le voit on repense l'honneur d'un capitaine de Schoendorffer. Là le drame est la disparition d'un officier appelé en Algérie. Une évocation des opérations de maintien de l'ordre qui me parait assez juste, la réalisation tient bien la route, on est porté dans l'escalade de la violence avec le journal de l'appelé. je pense que ce film est à rapprocher de La trahison de Philippe Faucon, deux façons de voir la guerre d'algérie ce qui permet aux plus jeunes de se forger une idée sur ce douloureux conflit. On est loin des Centurions...
Mon Colonel est un film sur la guerre d'Algérie mais un peu différent des autres avec cette enquête dans les années 90 du meurtre du colonel et les évènements en Algérie vus à travers le journal. Biensûr le réalisateur à plus penché pour l'Algérie que pour l'enquête policière mais le film reste bon monté et mis en scène. De plus, il y a un très bon casting.
Un film très interessant pour comprendre quelques faits sur la guerre d'Algérie, particulièrement à propos de la torture... De plus ce film ne nous donne aucun avis, c'est à nous de nous forger notre propre opinion sur les faits qu'il relate! j'avoue même avoir pleuré tellement s'était bien joué et raconté! Je vous le conseille...
Bon film ! i évoque l'algérie d'une façon inédite et non répétitive à l'actualité c'est ce qui en fait un film très bon. Très bon jeu d'acteur entre passé présent
Un film qui semble (je ne suis pas aller vérifier) bien retracer une horrible réalité et erreur de la France des années 50. Le point noir : ce film est à la hauteur d'un téléfilm (mauvaise réalisation) !
Un film qui prend aux tripes, qui casse toute l'image que la France a voulu se donner pendant tout ce temps, qui montre la verité... Quelques scènes, notamment celles de torture, sont assez dures à supporter surtout si on se dit que cela a vraiment existé !
Le thème de la guerre d'Algérie sort peu à peu des tabous. Un des atouts majeur du film est de ne jamais être partisant et ainsi, au contraire,de plutôt rendre hommage aux différents artisants de ces épisodes douloureux de l'Histoire, sans fausse pudeur, sans hypocrisie.
La France semble prendre exemple sur les Etats-Unis en assumant de plus en plus son passé colonialiste. Il aura fallu attendre pour voir apparaître en France un regard critique et juste sur divers éléments historiques pas franchement assumés. Mon colonel nous ouvre les yeux sur les tortures pratiquées pendant la guerre dAlgérie. Certes, le propos est intéressant et audacieux, et le film tente de remettre les pendules à lheure, mais Mon colonel ne parvient pas à convaincre totalement. Sa narration est dabord trop répétitive : larmée dans les années 90 reçoit une lettre anonyme, Cécile de France commence à la lire, passage au noir et blanc, Robinson Stevenin poursuit la narration et cest reparti pour un tour. Et puis, utiliser la couleur pour le présent et le noir et blanc pour le passé est une idée vieille comme le monde vue et revue au cinéma. Même si la photo reste belle, ny avait-il pas plus subtil et plus original pour mettre en scène ces retours en arrière? De plus, Mon Colonel est un film que lon trouve un peu trop bavard. Si la musique reste en retrait durant tout le film, les dialogues sont trop nombreux, et plombent le film de Laurent Herbiet, qui en devient trop didactique. Le réalisateur met des mots là où des silences auraient permis à Mon colonel de gagner en intensité. Même les scènes de torture restent trop fades : le spectateur nest jamais horrifié devant les actes de barbaries commis sous ses yeux. Reste un lot de consolation : le casting. Le film vaut surtout le détour pour lexcellente prestation dOlivier Gourmet. Dans le rôle du Colonel en question, il le personnage le mieux construit du film, un salaud prêt à tout pour honorer le pays qu'il sert. Et la géniale Cécile de France, qui incarne ici une militaire passionnée par lhistoire quelle découvre. On aurait aimé éprouver cette même passion en regardant Mon Colonel.
Les films ayant la guerre dAlgérie pour décor et sujet sont particulièrement rares, aussi ne peut-on quêtre intéressé par une tentative romanesque de mettre en scène les événements, comme on a longtemps appelé cette guerre, où la torture était quotidienne, conseillée par nos politiques, appliquée par nos militaires, et acceptée par la plupart, puisque nécessaire... De telles horreurs nont plus cours, bien sûr. Et larmée est une colonie danges innocents, et nos élus sont tous honnêtes et ne cachent rien. Bien sûr. Le film expose la rapide dérive vers lemploi de la torture, sans complaisance ni concessions. Cest sobre, presque froid. Les personnages algériens (indigènes, comme il est dit !) ne sont que des faire-valoir. Lessentiel de lintrigue repose sur lopposition entre un colonel et un lieutenant (si vous êtes comme moi, à ne rien connaître des degrés de hiérarchie dans larmée, un colonel est plus chef quun lieutenant, mais moins quun général) à propos de la collecte des renseignements, qui sous-entend des méthodes tenant de la terreur. Cette opposition tend peu à peu vers la tragédie. Elle est montrée de façon un peu trop théorique, avec des dialogues très écrits, au travers de situations symboliques et un peu trop démonstratives. La respiration vient dune jeune femme, employée au ministère de larmée, qui, de nos jours, doit enquêter sur les deux personnages. Elle semble posée là pour nous rassurer, pour shorrifier et sindigner à notre place. Elle apporte peut-être un peu trop de confort au spectateur, tissant sur le film comme un voile, pour ne pas avoir à tout montrer. Du coup, lensemble devient un peu trop doux, perd de sa force à vouloir être subtil.
La démarche de Mon Colonel est louable: dénoncer les agissements de l'armée, les tortures, le silence des politiques pendant la guerre d'Algérie. Alors que l'on s'attendait à un film coup de poing, dur et engagé, le film de Laurent Herbiet est au final bien trop sage. Les allers et venues dans le temps ne sont pas si judicieux que cela, la partie concernant le présent ne servant pas à grand chose. Cécile De France y lit la lettre envoyée par ce jeune soldat, interprété avec conviction et nuance par Robinson Stévenin et la police mène son enquête. Point barre. La partie qui se situe dans le passé, filmée en noir et blanc, offre parfois de jolis passages de mise en scène (les faces caméras, la caméra à l'épaule) mais dans l'ensemble, la réalisation et le scénario ferment étrangement les yeux sur beaucoup de choses: pourquoi les scènes de tortures ne sont pas suggérées à la hauteur de leur horreur psychologique et physique? Pourquoi on élude volontairement l'explication finale concernant le colonel? L'ensemble, plutôt tiède, manque de souffle et l'académisme du film l'empêche de s'imposer comme un véritable film choc, ce qu'il aurait du être au vu de son sujet.