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CrackO DingO
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2,0
Publiée le 14 septembre 2014
Oui là c'est moyen. Je veux bien que la police nationale ne soit pas très diplomate mais là sa part loin. Réussir à faire interner un pauvre type pour un motif inexistant, ci ce n'est pour faire avancer le film, c'est vraiment sans plus. Après c'est un film destiné à un certain publique... Ma note perso; 2 petites étoiles. ----Août 2014----
je suis vraiment tombé là sur un film vraiment très particulier ce soir là, avec une histoire irracontable malgré la performance des acteurs qui font de leurs mieux pour sauver "cette ovnis vraiment sortie de nulle part".....
Une histoire kafkaïenne qui ne pouvait trouver meilleurs interprètes que ceux du tandem génial Melki / Kiberlain, deux énormes acteurs au sommet de leur art.
La réalisatrice en profite pour dénoncer les dérives fascisantes et contraires aux droits humains de la police mais également l'enfermement. Intentions manichéennes mais tout à fait louables même si un approfondissement de ces problématiques n'aurait pas été de refus.
Parfois absurde, agaçant, caricatural, caustique, cruel, drôle voire même radical, ce film ne laisse en tout cas personne indifférent!
C est le pot de terre contre le pot de faire ...même si l on a raison des fois il faut se taire sinon on l apprendra à ses dépends il faut la jouer en finesse si on veut pas finir marginal ...
Les institutions ont bon dos... La police et la psychiatrie ont toujours tord. Un peu facile et surtout malhonnête par rapport à la réalité du terrain. Un film propagandiste qui dénonce une fois de plus de mauvaises cibles à dessein. Mention spéciale cependant aux acteurs.
Le battement d'aile du papillon, petites causes... Même s'il est difficile de croire à la possibilité qu'un tel engrenage puisse se produire dans la réalité, il n'en reste pas moins que les acteurs y sont remarquables et que l'ambiance, tant dérangeante qu'intimiste de ce film nous transporte.
L'histoire d'un mec qui n'a pas tout compris à la politique de droite, et qui va le payer chèrement. Plusieurs administrations, ne devrait-on pas dire plusieurs fonctionnaires de quelques administrations, vont faire vivre à un rebelle du dimanche un véritable cauchemar. Melki puis son épouse vont côtoyer un univers kafkaïen pour réussir à sortir d'un engrenage infernal. Tout ce que l'on voit dans ce film, deux faits divers le montrent rien que cette semaine, notamment la mise en garde à vue pour reconduite à la frontière d'une médecin de stature internationale qui avait le défaut d'être un peu trop africaine aux yeux de certains policiers de Roissy. Ce qui est très grave, c'est qu'il ne s'agit pas uniquement d'un fantasme de bobo socialo démago. A force d'engager des jeunes de la cité et autres bac rien dans la police, les hôpitaux et autres administrations, à force de faire des procédures de plus en plus complexes et déshumanisées au possible, les faits divers commencent à regorger de ce type d'hallucinations administratives à la française. C'est grave aussi parce que Sarkozy étant désormais au pouvoir, les incompétents de chaque administrations vont se sentir couverts pour restaurer un état de droit, bavures et corruption comprise. Effectivement, Melki joue un rôle dangereux, l'homme désabusé qui trouve que ses libertés sont bafouées l'une après l'autre au nom de son bien-être. Sauf que pour lui, fumer ou penser qu'on a pas le droit de licencier sans raisons plus cohérente qu'un petit dépassement de notes de frais sont des éléments de sa liberté. Il n'a pas envie de l'abandonner sous prétexte que les temps sont durs ou que l'ordre établi est de plus en plus brutal et liberticide. On arrive donc à une confrontation entre une personne dégoûtée de voir une France américanisée jusqu'au politiquement correct, et des fonctionnaires qui commencent à croire vue leur grande largeur d'esprit que tout leur est permis, notamment le droit de ne pas remettre en cause leurs méthodes et leur sûreté de pensée. On peut crier à la caricature, notamment dans le cas de l'hôpital psychiatrique, mais hélas, des expériences proches me laissent penser que la limite entre le délire et le hors norme est très mince, et les petits d'esprit auront vite fait de ne pas vouloir s'encombrer de scrupules ou de réflexions. Le film est un chef d'oeuvre du genre puisqu'il part de situations « calmes », tout se passe dans la tranquilité. C'est bien plus réaliste que les scènes d'urgences des documentaires sur la police ou la santé. Les protagonistes, en plus de bien jouer, montrent le poids des frustrations quotidiennes, de la force qu'il faut pour se sentir humain et respecté en tant que tel, et d'avoir finalement le courage parfois, dangereux, d'exprimer cette humanité face à des corps de métiers qui, faute de niveau intellectuel suffisant ou faute de moyens ou d'effectifs vont tout bâcler pour en arriver à une catastrophe. C'est un film qui fait froid dans le dos, car on est en plein dedans. Il suffit souvent qu'un peu de mauvaise foi du côté de la victime fasse que tout se passe mal, mais entre la mauvaise foi et l'accident ou la fatigue, la frontière peut être très floue. Gaffe dehors ! La force du script réside dans la fin, et comme tous les critiques avant moi, j'aurais l'élégance de ne pas la dévoiler. Car elle résume assez bien la société dans laquelle on vit depuis une dizaine d'année. Sachez seulement qu'après avoir cassé du sucre sur nos administrations les plus importantes, la réalisatrice a décidé de régler son compte à cette incroyable hypocrisie qu'est le marché du travail. Ce n'est pas le sujet principal comme dans « Le couperet », mais ça vaut son pesant d'or quand même. Au niveau des problèmes, on a une vision très aléatoire de Paris, puisque lorsque l'on sort de la station « Porte des Lilas », on se retrouve devant le MK2 Bibliothèque avenue de France, chacun sait qu'il s'agit de la station Chevaleret. Comme c'est un film qui ne fera pas long feu en province, c'est un peu dommage que le manque de budget fasse des situations aussi invraisemblables, les autres scènes n'ayant d'ailleurs aucune cohérence géographiques (le bar à Bel Air, et autres bistrot manifestement dans le 18 ou le 14ème) et un peu de banlieue pour couronner le tout. Je me demande même si l'appart du couple n'est pas celui dans le film « Le pressentiment » de Darroussin. Un film d'actualité comme « Le candidat », mais qui critique ouvertement le système visible et non les hommes de l'ombre. Allez, tout n'est pas perdu, dans chaque administration, il y a des fonctionnaires formidables, des bacs 3 qui savent ce que la souplesse et l'intelligence veut dire, et ce film montre en fait les extrêmes qui arrivent quand plusieurs paramètres se mettent en place en même temps.
Alex comptable, marié à Béatrice, est un cadre sans histoire. Pourtant il ne va pas très fort et supporte de plus en plus mal les faux semblants qui polluent nos vies quotidiennes, principalement dans le cadre du travail. Quand son collègue et ami , Landier , se fait licencier pour une anodine surévaluation de ses frais de transports, quelque chose se fêle en lui. Il a désormais envie d’en découdre avec cette société qui ne tolère plus le moindre écart pour les petits alors que les oligarchies s’octroient tous les privilèges mêmes les plus indus. Il profite d’un banal contrôle de police pour tester l’absurdité impitoyable du système quand celui-ci rencontre un grain de sable sur sa route. Observer sans rien dire les choses se dérouler peut suffire à vous emmener très loin dans le système de remise au pas des classés réfractaires à la vie en société. Alex se laisse porter par cet engrenage qui s’il vous broie vous permet en échange une prise en charge totale par le retrait de votre autonomie. Béatrice son épouse lutte de toutes ses forces bienveillantes pour empêcher la chute progressive d’Alex aux abords de la folie, synonyme d’une exclusion sans retour. Heureusement l’idée proposée par le fidèle Landier de prendre le système pervers des apparences à son propre jeu permettra à Alex de repartir sans doute plus armé qu’avant. Ce lointain cousin du « Papillon sur l’épaule » de Jacques Deray s’avère être un film captivant porté par deux acteurs magnifiques à leur meilleur, surtout Sandrine Kiberlain confondante de naturel et d’étonnement face à l’incroyable aventure de son compagnon dont elle prend la défense jusqu’au sursaut final. Une épreuve un peu provoquée mais sans doute nécessaire pour un homme se sentant pris au piège par les convenances.
Ce film ne va pas réconcilier les detracteurs du cinéma français tant cette oeuvre apparait souvent d'un ennui profond malgré la qualité de ses interprétés.La cinéaste aborde le sujet délicat de la psychiatrie en décrivant l'existence d'un homme qui bascule suite a un banal controle d'identité ,l'on sombre alors dans un univers Kafkaïen a souhait aussi absurde qu'angoissant dans lequel Melki se montre particulierement a l'aise.La seconde partie plus sociale (la recherche d'emploi) se révèle nettement plus ordinaire mais laisse quelques scénettes (celles dans le taxi ou la leçon d'anglais) pleines d'humour en partie grâce a l'abattage de la toujours excellente Kiberlain au caractère bien trempé.Dommage que la réalisation nous servent souvent de grands moments de vide aussi bien d'un point de vue des dialogues que de l'action a l’écran ,il est également très difficile de croire a un internement si rapide et si long (1 mois !) ,le tout se terminant sur une scène quelconque bof !!!
Pour moi il y a eu très clairement un avant et un après pour ce film... Le nombre de films qui m'ont réellement marqué se compte sur les doigts d'une main, celui-ci en faisant parti. Film exceptionnellement angoissant, pesant... Brillant tout simplement