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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 avril 2007
La presse japonaise et certains sympathisants de l'animation japonaise ayant descendu ce film, je suis allé dans la salle m'attendant à une catastrophe, catastrophe qui n'aura pas lieu: ce film est une franche réussite pour le premier film de Goro Miyazaki. Certes, l'animation est loin d'être parfaite (parfois saccadée, très souvent pas respectueuse des modèles cheet, on constate de nombreuses déformations malgré un chara design assez simpliste) et les décors sont proches de ceux de Nausicaa, à savoir un style aquarel qui permet d'économiser du temps. En fait, la réalisation fait un peu vieillote dans l'ensemble (un peu mieux que Nausicaa tout de même) malgré l'utilisation d'images de synthèses qui elles savent se rendre utiles et ne jurent pas dans le film. Bienqu'ayant de nombreux défauts visuels, le film ne manque pas de se faire apprécié, notamment par un scénario simple et efficace, une ambiance singulière (bien plus envoutant que n'importe que le Seigneur des Anneaux à mon goût) et une musique qui accompagne le récit sans vouloir s'imposer au spectateur pour lui dicter le comportement à adopter. Bon, il est vrai que la nouvelle politique du producteur Toshio Suzuki visant à rentabiliser un maximum (la chanson chantée par Theru est 37eme au top 100 des ventes 2006 au Japon) laisse un peu perplexe, mais ne boudez pas votre plaisir, ce film constitue un moment agréable à passer.
En regardant ce film, on a l'impression de retrouver ce que faisait Myazaki père dans les années 80, d'être dans la continuité de la série des Conan (plusieurs images et scènes y réfèrent directement) ou de Nausicaa. Les décors sont somptueux et s'ancrent dans la tradition des mondes en déclin (beaucoup de ruines, de façades dégradées etc. Goro Myazaki possède donc une bonne marge de manoeuvre, et le comparer à son père est sans doute réducteur. Il n'empêche que le film est quand même difficile à avaler : la musique, d'abord, est emphatique et rapelle celle des péplums pompeux des années 60. Le scénario est très basique, sans grande complexité et répétitif quand il s'agit d'asséner le message-clé du film : chacun doit accepter de mourir car c'est le sens de la vie. A certains moments, c'est vraiment long, voire lourd. Enfin, pour ceux qui ne sont pas familiers du livre écrit par Le Guin, il faut franchement s'accrocher : Goro Myazaki aurait gagné à faire au moins deux flsah-back visuels : un sur la libération de Ténar hors des tombeaux d'Atuan et un sur l'instant ou Ged et Ranide passent le mur qui sépare les morts des vivants. Point positif : avoir vu le film donne envie de relire la série, mais globalement, c'est décevant d'autant plus qu'on attendait mieux - et peut-être trop ?
Le génie n'étant a priori guère transmissible génétiquement, on pouvait avoir des doutes sur le lancement d'un nouveau film des studios Ghibli signé Goro Miyazaki. De fait, malgré le savoir-faire intact du studio, visible principalement dans la beauté de l'image, rien dans ces "Contes de Terremer" n'est digne de l'intensité émotionnelle ni de l'intelligence aigüe de Miyazaki père : la complexité audacieuse des personnages ne débouche ni sur un enrichissement de l'intrigue - d'une linéarité presque caricaturale - ni sur une mise en perspective morale ou philosophique du récit, tiré d'ailleurs des romans d'Heroic Fantasy d'Ursula Le Guin. Pire encore, on attend en vain le moindre souffle d'émotion, voire de vie, dans ce défilé d'images trop sages et de scènes déjà vues cent fois : on s'ennuie ferme pendant les presque 2 heures du film, dont le seul intérêt est bien de nous confirmer la singularité du talent de Hayao Miyazaki. Quant à Goro, malgré la mise en scène du meurtre du père en introduction de son film, il a encore beaucoup à en apprendre.
Excellent film d'aventure - héroic fantasy ! Pour un premier film, Goro Miyazaki a fait un sacré bon boulot ! De meme les musiques sont excellentes pour un nouveau ciompositeur ! Bref, je ne m'attendais pas à aussi bon, je vous le conseille vivement.
Les contes de terremer a ete réalise par le film mais l'on retrouve des dessins proche du paternel donc un resultat eblouissant cependant une fausse note pour le scenario qui est confus pas assez detaille pour bien saisir le film, donc hayao restera toujours le maitre pour l'instant.
Si le talent de Goro est indéniable, il n'égale pas encore son génie de père. Le dessin est d'une grande beauté, le film est plein de poésie, d'héroïsme, d'écologie et de sagesse, mais le scénario est un peu confus. Cependant l'incompréhension se fait vite oublier, grâce à la magie du film, appuyée par une musique magnifique.
Que dire sur ce film? Pas grand chose à part que j'ai passé un moment inoubliable. l'histoire est tout bonnement parfaite, il y a quelques défaults mais l'ambiance du film nous les fait vite oublier. Hayao Miyazaki qui disait ne pas trouver un héritier pour son savoir-faire doit maintenant savoir que son fils est prêt à prendre le flambeau. Pour un premier film je dis bravo, la musique est comme d'habitude sureprenante et va à merveille avec l'ambiance du film. Merci Goro Miyazaki pour ce film qui fait parti des meilleurs que j'ai vu. J'attends le prochain avec impatience, il en va de même pour le père qui doit sortir son prochain film bientôt. La magie des Miyazakis est toujours là et perdurera encore. Encore une fois, bravo.
Ca y est, le nouveau Miyazaki arrive sur nos écrans. Sauf que cette fois il ne s'agit pas d'Hayao mais de son fils Goro. Malgré ce changement de réalisateur, Les contes de terremer est toujours créé par le studio Ghibli, et on le ressent évidemment. Graphiquement, le film est très proche des films d'Hayao, malgré des traits peut-être un peu plus grossiers. La différence graphique la plus forte est l'utilisation beaucoup plus intensive d'images de synthèse par Goro que par son père. Au niveau du scénario, on est pas dépaysé avec toutes les références culturelles que l'on peut trouver habituellement sur un Miyazaki. Goro n'arrive pas vraiment à se différencier de son père sur les thématiques qu'il présente dans son film. Mais Goro, tout en présentant une histoire très proche de celles de son père, n'arrive pas à y ajouter la magie et la poésie que l'on trouve dans un Porco Rosso, Princesse Mononoké, ou autre chef d'uvre d'Hayao. L'histoire mets beaucoup de temps à démarrer et trop d'éléments parasites vienne gâcher un peu le plaisir. Restant un bon dessin animé, Les contes de terremer souffre en fait beaucoup de la comparaison avec les films d'Hayao, n'arrivant pas aux niveau de ces derniers.