La perfection de la mise en scène, l'intensité dramatique de l'oeuvre, et la justesse de l'interprétation par de jeunes acteurs étonnants et plus que convaincants font de ces "Hauts murs" une réussite totale. Les ressorts dramatiques sont certes rebattus et faciles, dans le contexte d'un "pensionnat", comme on disait alors, plus proche des prisons d'aujourd'hui. L'inhumanité qui règne dans cet endroit prend littéralement aux tripes, jusqu'à un final de toute beauté.
Premier long métrage de Christian Faure, Premier Grand film pour ce réalisateur .. Les Hauts Murs, est un film d'une grande sensibilité, entre fragilité et noirceur, on est captivé par ce que raconte cette histoire, une histoire vraie incroyable bien que classique. Tout les acteurs, sont très convaincants, des jeunes acteurs prometteur ... Mention à Emile Berling qui joue le rôle de Yves Treguier, il est très fort ce petit, jeune acteur à suivre. Les Hauts murs est un film à voir, ce n'est pas surjoué, on s'y croirait vraiment, l'ambiance 30's se fait bien sentir, la froideur des lieux aussi, de même pour les différentes émotions des personnages, entre tristesse, joie et haine. Film qui vaut le coup d'oeil !
Un excellent film qui vous prend aux tripes... Auguste Le Breton raconte son adolescence... et on y croit de bout en bout. Les jeunes comédiens sont convaincants, plus que les acteurs confirmés qui n'ont que de petits rôles...
Les Hauts Murs est une sorte de version masculine de l'excellent The Magdalene Sisters de Peter Mullan. Si le film de Christian Faure est moins radical que ce dernier, il n'en demeure pas moins sans concessions dans son approche d'un sujet peu évoqué au cinéma : les maisons d'internement pour jeunes dans les années 30. Avec une certaine crudité (dont l'impact est accentué à cause du caractère inédit du sujet) le long-métrage utilise tous les codes du film carcéral : amitiés viriles, viol, suicide, passage à tabac et évidemment les vilains matons (bouh !). De fait, cette vision constitue le seul défaut du film parce qu'elle n'est pas exempt de clichés et qu'elle ne surprendra pas ceux qui ont vu le film de Mullan ou encore Midnight Express. C'est grâce à une mise en scène sobre mais efficace (notamment lors des séquences d'émotions) que les Haut Murs parvient à tirer son épingle du jeu mais c'est aussi et surtout grâce à la qualité de son interprétation . Les adultes (qui jouent ici les seconds rôles) sont campés par de solides acteur que ce soit Carole Bouquet, intense en mère éplorée ou encore François Damiens à contre-emploi dans un rôle de salopard. Mais les vrais vedettes du film, se sont incontestablement ses jeunes interprètes qui font tous preuve d'une incroyable maturité dans leur jeu. Enfin, le film distille un message intelligent qui refuse la considération des enfants à problème comme des délinquants en puissance, faisant ainsi furieusement écho aux déclarations de certains hommes politiques. Au final, même si il n'est pas totalement réussi (notamment à cause d'une fin expédiée), les Hauts Murs est une très bonne surprise.
Bon film même s'il a manqué un petit quelque chose, je ne sais quoi... L'ambiance des maisons de correction est bien retranscite (même si je ne l'ai pas vécu), les acteurs jouent relativment bien... Peut-être un peu plus de profondeur dans certains personnages. A voir tout de même !
Un beau film, sur un sujet assez dur, mais malheureusement vrai : les maisons de correction, où on ne dispensait pas une éducation mais un dressage aux enfants. Une histoire prenante, très bien jouée par de jeunes acteurs que l'on aura plaisir à retrouver dans d'autres rôles.
Vraiment un très beau film d'autant plus beau qu'il s'agit en fait d'une histoire vraie. L'atmosphère des sinistres maisons de correction des années 30 est très bien reconstituée et les acteurs tant adultes qu'ados convaincants. Le jeune Emile BERLING est émouvant dans le rôle d'Yves TREGUIER mais Julien BOUANICH dans celui de Fil de fer et Jonathan REYES dans celui du Rat sont eux aussi très crédibles. Cathrine JACOB nous campe là le rôle d'une directrice effacée mais humaine, un rôle à l'opposé de celui de Madame SEIGNELET dans L'île Atlantique. Il en est de même pour Carole BOUQUET en mère qui réalise trop tard dans quel enfer elle a précipité son fils. J'ai évidememnt tout en le regardant enregistré ce très beau film en DVD et je vous conseille d'en faire autant car il se doit d'avoir une place de choix dans toute bonne DVDthèque qui se respecte !
J'avais un peu peur d'aller voir "les Choristes en maison de redressement" et ma crainte n'était pas totalement injustifiée: les jeunes sont idéalisés et on sent bien vite malgré la violence montrée que le réalisateur a échoué dans sa tentative de rendre le climat oppressant, subversif. Ceci dit les acteurs sont assez convaincants et la photographie est soignée, ces deux critères à eux seuls suffiraient à distinguer cette production d'un téléfilm tourné en vitesse. Pour vraiment apprécier, il faut aussi avaler le militantisme ambiant: la dénonciation, aussi justifiée soit elle, manque de nuance comme bien souvent.
Un film français énorme, puissant, extraordinaire ! Mais pourquoi ne l'avez-vous pas médiatisé un peu plus chers journalistes !!! Dur, poignant, prenant, tendu, passionnant, sans longueurs, avec relativement peu de clichés, c'est le film français discret qui mérite les ovations ! Les plus difficiles regretteront une fin un peu trop rapide... moi je dis : beau boulot ! Excellent film ! Et un grand bravo aux jeunes comédiens et au protagoniste principal virtuoses !