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JSCooper
11 abonnés
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3,5
Publiée le 13 juillet 2026
Avec son troisième long-métrage, James Gray confirme son statut d'orfèvre du néo-noir américain en signant un polar sombre et mélancolique d'une indéniable beauté plastique. ""La Nuit nous appartient"" transcende les codes habituels du film de gangsters pour livrer une œuvre hantée par la culpabilité, le sacrifice et le poids inexorable de la filiation. Une réussite indéniable, même si quelques choix narratifs l'empêchent de se hisser au rang de chef-d'œuvre absolu.
Le point fort du film réside dans la profondeur de sa tragédie familiale, digne des plus grands récits grecs ou shakespeariens. Le cinéaste y décortique avec une finesse captivante le dilemme d'un homme écartelé entre sa famille de flics et le monde nocturne de la pègre. Pour incarner ce conflit moral, Gray s'appuie sur une distribution impériale. Joaquin Phoenix livre une performance viscérale et habitée en écorché vif, idéalement soutenu par un Mark Wahlberg tout en retenue, un Robert Duvall d'une autorité écrasante et une Eva Mendes étonnamment touchante et juste. Sur le plan formel, le film est d'une beauté foudroyante : la photographie en clairs-obscurs sublime l'atmosphère poisseuse du New York des années 80, tandis que des séquences d'action bien exécutées — comme la poursuite en voiture sous la pluie, reconnue pour sa maîtrise technique — maintiennent une vraie tension. Le tout est magnifié par un souffle lyrique envoûtant, naviguant entre la partition habitée de Wojciech Kilar et des morceaux d'époque iconiques.
Malheureusement, le long-métrage n'évite pas certains écueils du genre. Si son classicisme fait sa force, il l'enferme parfois dans des archétypes un peu usés, notamment à travers une mafia russe caricaturale et très stéréotypée. Sur le plan narratif, l'évolution du personnage principal pose question aux trois quarts du récit : sa transition soudaine du monde de la nuit vers l'insigne de policier s'effectue de manière extrêmement abrupte, un basculement moral forcé qui écorche la fluidité de son parcours. Ce choix précipité s'accompagne d'une baisse de rythme notable dans la seconde partie, l'intrigue piétinant un peu après la bonne dynamique du premier acte. Enfin, le dénouement s'avère frustrant, manquant du climax dramatique d'envergure que laissaient espérer les scènes précédentes.
En définitive, ""La Nuit nous appartient"" reste un polar d'une puissance tragique et esthétique rare. Si sa seconde moitié accuse le coup et souffre de quelques facilités d'écriture, l'intensité de son interprétation et sa mise en scène somptueuse en font un film marquant, indispensable pour tout amateur de drame crépusculaire.
je corrige l'impression de 2022. Gray s'attache aux personnes et aux ambiances plus qu'à l'action pure. la poursuite inévitable (!) en voiture est marginale dans le film. Elle réinvente le genre à contre-courant de French connexion. Revu avec plaisir. ce film. streaming juillet 26
On se croirait un peu dans Le parrain ou Casino, avec de grandes scènes spectaculaires de boite de nuit, et portrait de parrain russe mafieux avec une vie de famille et emmenant sesevu avec plai petits-enfants à l'école… A ses côtés, des sbires patibulaires animés par une profonde haine des non-caucasiens. En parallèle, Gray dresse l'histoire d'une famille de flics, le père Robert Duvall, les enfants joués par J. Phoenix et son frère Whalberg, tous excellents à interpréter les hésitations individuelles entre deux "familles". J. Gray avait un beau-frère flic dans le Bronx…. Quel contraste entre la petite célébration policière, assiette en cartons et tartes maisons, beaucoup de noms à consonnance polonaise, et les soirées de débauche dans les boites de nuit du Bronx. Des réserves personnelles sur la poursuite automobile, que le montage ne rend pas clairement compréhensible. Au final ce portrait pas réjouissant du NY des années 80, est un opéra lent superbement mis en scène. Festival Lumière è octobre 2022 è en présence de J. Gray
James Gray filme la nuit new-yorkaise comme un territoire moralement poisseux où chaque loyauté semble condamnée d’avance, mais La Nuit nous appartient peine parfois à transcender son classicisme très appliqué. Joaquin Phoenix apporte une fragilité trouble à Bobby Green, personnage constamment déchiré entre l’illusion de liberté et le poids héréditaire du sang, tandis que Mark Wahlberg reste plus monolithique dans son rôle de frère modèle. La mise en scène impressionne surtout dans les séquences de tension pure — notamment la poursuite sous la pluie, d’une maîtrise sensorielle remarquable — où Gray retrouve la densité tragique de ses meilleurs films. Pourtant, derrière son élégance crépusculaire et son amour évident du polar des années 70, le film donne parfois l’impression de recycler des archétypes sans leur insuffler une véritable ampleur émotionnelle. Un polar sombre et habité, techniquement irréprochable, mais dont la gravité très consciente d’elle-même finit par limiter l’impact durable.
Sur un scénario qui peut paraitre de prime abord classique, le réalisateur James Gray parvient à tirer la quintessence du film noir en bâtissant une mise en scène brillante sur une histoire reposant sur ses personnages construits de façon intelligence et surtout interprétés avec justesse par une distribution au firmament avec entre autre un Mark Wahlberg plein de sobriété face à un Joaquin Phoenix incandescent. Le récit prolonge les thèmes déjà présents dans les œuvres précédentes du cinéaste avec des protagonistes torturés face à des choix cornéliens. La précision de la réalisation, son esthétisme raffiné et discret confirme l’arrivée à maturité du cinéaste avec ce troisième long-métrage.
Il faudrait m expliquer en quoi je devrai modérer cette critique. Elle reflète mon point de vue et je ne peux rien y changer. votre position est un peu facile, vous êtes exempté de justifier vos refus je ne sais pas quels sont vos critères ou si in logiciel tout simplement en est à l'origine. Nous sommes tenus en haleine tout au long de ce film, un peu schématique dans sa morale. Le cheminement des deux frères n'est pas analysé avec subtilité et les évènements qui le parcourent s quelque peu imposés pour justifier le propos. De ce fait la pourriture du milieu manque de netteté.
Même si on n'est pas transcendé, La nuit nous appartient est un film qui fait très bien son travail. Une intrigue solide et des personnages intéressants dont l'évolution est tout aussi intéressante. Assez peu de fioritures et de complexités inutiles, le film est assez direct, sur sa lancée et ça fait du bien de pas passer par mille chemins. Joaquin Phoenix est bon, Mark Wahlberg assure quand il ne joue pas dans de piètres comédies et le rythme est bien soutenu. Les promesses sont tenues.
Après « The Yards » on retrouve un James Gray encore meilleur qui transcende par son savoir-faire cette tragédie familiale qui se développe au cœur d’une guerre entre police et mafia russe, entre incorruptibles et pourris - qui ne sont pas tous chez les gangsters ! C’est grec, cornélien, shakespearien, comme on veut, mais c’est surtout magnifiquement réalisé - avec quelques séquences d’action grandioses -, très bien rythmé, formidablement interprété, avec les deux mêmes acteurs principaux - Wahlberg et Phoenix. C’est sombre et brillant !
James Gray nous plonge dans un film sombre sur le crime organisé à Brooklyn , quartier new-yorkais avec Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Eva Mendes et Robert Duvall.
Un splendide concert de louanges... auquel je ne contribuerai pas. Désolé, mais moi, je n'aime pas ce que j'ai vu. Entre cette histoire cliché sur pattes (encore un vilain coup des vilains russes...), des personnages auxquels on ne croit pas une seconde, des temps morts à foison, des scènes d'action mal torchées (la course-poursuite est une horreur illisible) et des acteurs qui ne brillent pas (Joaquin Phoenix a rarement été aussi quelconque, Mark Wahlberg invisible, Robert Duvall en mode acteur fossilisé et Eva Mendes aussi belle qu'insignifiante), je ne vois vraiment rien de bon ici. J'en viens même à me demander où je trouve la générosité d'accorder une étoile.
Du génie.... De la situation inconfortable, du retournement de situation, de la liberté artistique, le tout dans une histoire rapprochant flic et mafia. En gros j'ai beaucoup aimé.
La scène d'ouverture m'a tout de suite mis mal à l'aise, le côté provoc, sexe, luxure, ne m'a pas mis dans les bonnes conditions pour accueillir ce film. Alors après, il a fallu s'accrocher pour récupérer un peu d'enthousiasme, et c'est la présence de Robert Duvall, qui a contribuée à retrouver un peu d'apaisement et d'intérêt pour cette histoire. Car on a beau dire ce que l'on veut, l'histoire s'est du vu et revu à l'envie, la confrontation entre deux frères, la guerre contre la drogue, la corruption sous jacente, tout cela ne date pas de James Gray, Sydney Lumet l'avait très mis en lumière dans son Serpico des année 70, car la drogue est un fléau à New York, mais un point culminant à été franchi dans ces fameuses années 70. Ensuite, le film est de bonne facture, rien de transcendant non plus, manque un peu de nervosité, la tension est là certes, mais il n'y a pas de malaise qui s'installe, on suit cet anti-héros, ces hauts et ces bas, et heureusement, la scène finale dans les hautes herbes est bien amenée. Un film somme toute très classique, polar urbain pas désagréable, mais pas le chef d'œuvre annoncé, justement peut-être du à une attente un peu trop élevé, et forcément on peut être déçu. Retrouvez d'autres critiques de classique sur ma chaine Youtube: on sefait1toile!
Un puissant voyage dans le banditisme New Yorkais des années 80. La mise en scène bat lentement la mesure sur un rythme fluctuant, comme une rivière calme et massive, sur laquelle flotte un Joaquin Phoenix troublé. Le récit porte un regard ambiguë sur la société New-Yorkaise et sur la nature des relations humaines, dont rien ne se dénoue, excepté l'intrigue. Une fatalité implacable gronde constamment sous les interactions entre les différentes castes de la société, sous les chocs émotionnels entre les personnages, et sous la nature de leur caractère..
Une ambiance 80's très bien retranscrite, les acteurs assurent à l'écran. Joaquin Phoenix nous ébahit, l'une de ses plus belles interprétations. Il extériorise ce que ressent son personnage avec une force remarquable. Eva Mendes est toujours aussi sublime, cependant l'introduction est assez brute, la scène du petit calîn surprend. On sait que l'actrice est à l'aise dans ce genre de scène mais là faut reconnaître qu'à l'écran surtout dès le commencement on ne s'y attend pas. Bref, petit détail, venons-en aux faits. L'histoire commence simplement en nous présentant les protagonistes, Bobby (Joaquin Phoenix) patron d'une boîte de nuit et puis vient le moment où l'on s'aperçoit que la famille de Bobby pourrait lui nuire indirectement. La situation s'envenime très vite, on pense que les choses prennent telle tournure puis vlan, on s'en prend plein la gueule. Les dialogues sont excellents, le récit ne manque pas d'idée et le rythme est soutenu. James Gray signe là un chef d'oeuvre du polar, d'une noirceur envoûtante. La scène du briquet nous dresse le poil, un grand moment de suspense qui aboutit sur une issue impressionnante, un moment assez fort. Nous avons aussi des morceaux de bravoure qui nous envoûtent comme la course poursuite en voiture ou la traque finale qui nous abat froidement, un moment que l'on ne vit que rarement au cinéma. La Nuit Nous Appartient est un film que nous ne nous lassons pas de revoir.