À la fin des années 1980, Bobby Green dirige une boîte de nuit fréquentée par la mafia russe. Pour préserver cette existence confortable, il cache soigneusement qu'il est le fils et le frère de deux hauts responsables de la police new-yorkaise. Mais lorsque la violence explose entre les deux camps, il se retrouve contraint de choisir entre sa famille et le monde qu'il s'est construit. Derrière son apparente histoire de mafia et de guerre contre le trafic de drogue, "La Nuit nous appartient" est avant tout un récit sur l'héritage, les liens du sang et les choix qui façonnent une vie. Joaquin Phoenix est exceptionnel. Il incarne avec une grande finesse cet homme constamment partagé entre deux univers qui finissent par le déchirer. Son évolution est progressive, crédible et profondément touchante. Face à lui, Mark Wahlberg compose un frère rigide, presque austère, dont les convictions contrastent parfaitement avec les hésitations de Bobby. James Gray confirme son immense maîtrise de la mise en scène. Chaque plan semble baigner dans une atmosphère crépusculaire où la fatalité rôde en permanence. Comme dans "The Yards", ce sont finalement les personnages qui priment sur l'intrigue policière. La lutte contre la mafia russe n'est qu'un décor pour raconter la difficulté d'échapper à son histoire familiale. "La Nuit nous appartient" est un grand film noir, où l'action ne prend jamais le pas sur les émotions.
Emballée puis perdue en court de route. Le décor est bien posé, les acteurs plutôt bons et les rebondissements innattendus m'ont tout d'abord convaincue. Puis au fur et à mesure, le scénario s'embourbe jusqu'à ce que la résolution supposée être surprenante ne m'intéresse même plus.
Porté par la performance impeccable de Joaquin Phoenix et sublimé par une photographie au top, ce polar est construit, comme les modèles du genre, sur une mécanique de tragédie. Cela induit un côté prévisible, compensé par un souffle et une élégance indéniables. Petit regret : le personnage d'Eva Mendes, aurait pu être davantage creusé.
Chacun ses goûts,et malgré beaucoup de bonnes critiques je ne me suis pas particulièrement passionné pour cette histoire. Joaquin Phoenix surtout et Robert Duvall sont irréprochables mais je n'ai pas trouvé Mark Wahlberg très bons et ça manque de punch,de scènes plus spectaculaires et il n'y a pas vraiment de suspense.
James Gray n'est plus à présenter. Souvent scénariste de ses propres films, il signe ici une œuvre qui confirme tout son talent. Avec ce polar consacré à la police new-yorkaise, il ne cherche pas seulement à raconter une enquête, mais à installer une atmosphère sombre et profondément humaine. Ici, la police est avant tout une affaire de famille. R. Duvall incarne le patriarche, un policier respecté dont l'aîné, interprété par M. Wahlberg, a naturellement suivi les traces. Le cadet, joué par J. Phoenix, a choisi une toute autre voie: gérant d'une boîte de nuit, il fréquente davantage les voyous que les forces de l'ordre. Mais une série d'événements dramatiques va bouleverser cet équilibre fragile. Le film s'attache à offrir une vision crédible du monde policier, tout en mettant l'accent sur les relations familiales. Derrière l'intrigue policière se cache surtout le portrait d'une famille déchirée, où le père tente tant bien que mal de maintenir le lien entre ses deux fils, aux trajectoires opposées. C'est aussi un film sur le doute et le désespoir. Le personnage incarné par J. Phoenix apparaît comme le plus fragile des trois, malgré l'assurance qu'il affiche et sa réussite apparente. Confronté à des épreuves qui le dépassent, il va peu à peu se transformer, trouver le courage de faire les bons choix et, finalement, regagner l'estime et l'affection de son frère. Un polar solide, porté par une mise en scène élégante et un excellent trio d'acteurs, où les liens du sang comptent finalement autant que l'action.
Excellent film noir, tout autant tragédie familiale qu'étude sociologique de trois milieux qui vont se confronter par la force des choses ( police, milieu de la nuit, mafia russe). Le film aurait été complètement abouti, sans les facilités d'un scénario qui aurait gagné à être mieux tenu, au risque de tomber dans l'invraisemblance, tel l'ancien patron d'une boîte de nuit, nageant dans des eaux interlopes, qui se mue en flic de choc, par piété filiale. C'est là, à mon avis, la faiblesse du film, tout comme le personnage d'Eva Mendes, qui n'apporte rien à l'histoire. Côté masculin, c'est du solide : Robert Duvall, Mark Wahlberg - même si son personnage est un peu moins étoffé que les deux autres-, et Joaquin Phoenix, qui compense par l'introspection et l'intensité de son jeu, l'épaisseur d'une silhouette un peu empâtée.
Un Thriller intéressant basé sur une famille dont le père et le fils cadet sont des flics de New-York et le fils ainé tenancier d'une grosse boite de nuit, mateur de jolies femmes, un peu rebelle et en rupture avec sa famille.... tout se complique quand il se voit proposer une promotion par le propriétaire russe de la boite et que simultanément son frère flic, fait une descente dans sa boite à la recherche de drogue, ce qui lui vaudra une vengeance le mafia russe et un basculent dans la vie de chacun. On l'aura compris, on se retrouve dans la tragédie grecque, l'image du père, le fils prodigue et le fil fidèle... il s'en suit une progression dramatique, émaillée de courses poursuite, de face à face , de morts, de justice, de droiture et de choix douloureux. C'est prenant, bien rythmé, de facture assez classique ,avec une fin bien américaine
Joli casting (dont Eva Mandes, toujours un plaisir pour les yeux), une histoire intéressante, pas de temps morts, des cas de conscience … Bref, c’est un quasi sans faute ! Pourquoi « seulement » 4 étoiles - : Parce que j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça plusieurs fois, que la fin est juste moyenne et que le tout est vraiment très (trop ?!) sombre.
J’en ai profité pour rattraper un grand classique.
Je ne suis généralement pas un grand fan des films de mafieux, mais je dois reconnaître que celui-ci m’a beaucoup plu.
On y retrouve tous les ingrédients du genre : drogue, amour, armes et trahisons. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la performance incroyable de Joaquin Phoenix, dans le rôle d’un gérant de boîte de nuit contraint de choisir entre réussir dans un milieu où la délinquance est omniprésente ou préserver sa famille.
Ce film de James Gray (2007) aborde le sujet flic à New-York autour d’un trafic de drogue perpétré dans une boite de nuit « El Caribe ». Bobby fils ainé d’un père commandant à la retraite (Robert Duvall 1941 – 2026 / 95 ans) en est le gérant tandis que son frère Joseph (Mark Wahlberg) prend les rênes d’une brigade anti-stupéfiants. Bobby va devoir choisir son camp entre le propriétaire russe pas franc du collier et la police ; Nous ne sommes pas loin d’un thème digne d’une dramaturgie de William shakespeare (1564 – 1616 / 52 ans) ou du fils repenti de retour qui se pardonne en intégrant la maison Poulaga. Moralité convenue et sauve face à une liberté mal engagée. Eva Mendes en Amada sexy assure la petite note glamour et tout le monde sera satisfait non sans faire quelques victimes.
Petit bijou de James Gray avec pléthore de grands acteurs et scénario bien ficelé. Il continue après the Yard et Little odessa dans son étude du crime organisé. Il se perdra un peu ensuite en changeant de style (Ad Astra ou two lovers) où il sera moins à son aise.
Un film très américain, en particulier dans les relations familiales assez peu crédibles, où père et frère policiers se heurtent au petit dernier mouillé dans un trafic de drogue... mais celui-ci rédempté finira aux côtés des siens, engagé d’office dans les forces de l’ordre ( ?)... Si la scène d’ouverture assez chaude est plutôt réussie, la scène finale de traque dans les hautes herbes faisant référence à d’autres monuments du cinéma frise le ridicule.
Un excellent film de gangsters de James Gray qui nous tient en haleine de bout en bout malgré quelques invraisemblances. Joaquim Phœnix crève l’écran parfaitement secondé par un Robert Duvall tout en maîtrise.