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Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2007
Sommes-nous dépendants du milieu environnant ? Cette question surgit avec intensité à lordre du jour de la réflexion psychologique, des interrogations sur les déterminants de nos comportements à lheure où nos stratèges en météorologie, réchauffements atmosphériques, perturbations thermiques ou barométriques ne cessent de menacer notre destin, notre avenir et celui de notre descendance des pires catastrophes. On ne sait plus sil faut se référer à une Pythie vieillissante qui délirait parfois pour consulter loracle, offrir un sacrifice aux dieux de la cosmologie, rendre les oracles au début du printemps. En tout cas, elle savait vieillir, cultiver son ignorance au contact du dieu, son esprit par la quête de la pauvreté, son corps par le jeûne, pour offrir au monde, à partir de Delphes ses prévisions les plus bruyantes, ses annonces ponctuées des hurlements les plus frénétiques afin que chacun puisse entendre son message. Plus quun message, cétait une divination, une prophétie, peut-être une révélation déjà inscrite sur les livres comme une destinée, une communication avec le surnaturel. Dans le cercle étroit, fermé des divinités ou de leurs proches, les sibylles étaient au nombre de douze comme une préfiguration à celui des 12 apôtres, mais il ny eut quune Cassandre, Troyenne de sang royal qui eut le destin malheureux de na pas être prise au sérieux et qui assista, impuissante, à la guerre de Troie et à son sac, à lentrée du cheval de bois et enfin à la mort dAgamemnon massacré avec sa famille. Quel rapport avec le très intelligent film des Ceylan, cette famille qui sest apparemment vouée au 7è art pour produire une uvre nuancée, savançant avec lenteur vers un destin sans sanction et évitant les chutes brutales vers un bonheur futil ou une fin poussiéreuse. A linstar de la vie lorsquelle nest pas sous-tendu par une raison de vivre plus forte que la vie elle-même ou une transcendance qui tire vers les sommets.
Une merveille... mais ce n'est pas pour tout le monde, certains préfèreront les films d'action ! C'est beau, tendre, fin, captivant et intense.... mais ce n'est pas dans l'action. Le jeu des acteurs est formidable de justesse. Certains l'ont trouvé long, j'ai trouvé trop court... et on ne peut s'en passer d'en parler après. A voir pour un bon moment de sensualité au sujet des êtres qui ne s'aiment plus comme avant, qui pourtant s'aiment toujours. Se retrouvent t-ils ? Moi, je cours voir ses films précédents
Un ennui mortel qui nous a fait regretter de nous être déplacés. Il ne se passe rien d'intéressant et c'est particulièrement long. On aurait pu raconter cette histoire, ni drôle ni triste ni stimulante, en moins de 5 minutes. Cela ne vaut même un court métrage de débutant. A rayer de votre agenda.
Connaissant bien la Turquie nous y sommes allés mon épouse et moi avec un a priori favorable. Or notre déception fut très grande. En effet, le rythme excessivement lent ne correspond pas au tempérament turc et provoque un ennui "mortel" Par ailleurs, l'histoire est sans intérêt. Enfin, je défie les non spécialistes de reconnaitre les lieux présentés et cela est d'autant plus regrettable que la qualité des photos des différents sites est remarquable. Enfin, dans le registre positif le couple d'acteurs vedettes joue très bien.
Le réalisateur de ce film, vient apporter la confirmation, après la reconnaissance obtenue avec Uzak, mesurée puisque n'étant pas du goût du grand public, qu'il possède son propre univers. Un certains parti pris poussera un bon nombre de personnes à ne pas l'avoir vu à cataloguer le film d'intello. Loin de l'être et étant réticent moi-même au départ vis à vis de l'histoire de ce couple déchiré par les aléas de de leurs sentiments (d'où le titre pouvant aussi rebuté mais bien choisi "Les Climats"), il est important de dire que c'est tout simplement du vrai cinéma d'auteur (à défendre d'autant que d'origine turc !), pas accessible au tout venant certes, mais prenant si on essaye de partager les humeurs des protagonistes ( facile puisque le jeu des acteurs est magnifique de justesse mais difficile puisque celui-ci décrivant justement des humeurs changeantes)... bref tout çà pour dire que c'est un film de l'ordre du ressenti faisant appel à la finesse du spectateur (chose rare pour le signaler).
Je ne comprends pas l'engouement des critiques pour ce film. La première réplique est: "Tu t'ennuies" et pendant tout le long de la séance, on a envie de répondre oui. Ce n'est pas un film sur la passion amoureuse finissante mais sur l'ennui qui s'installe dans le couple.
L'image est très travaillée, les sons, l'ambiance, l'histoire est intéressante et traitée avec réalisme mais cela n'empêche malheureusement pas l'ennui profond que ce film inspire : trop peu de paroles, qui ne sont pas d'ailleurs d'une grande utilité,des personnages pas si profonds que ça, une lenteur incroyable... J'ai eu l'impression de voir un film de deux heures, alors que l'histoire n'a pas vraiment avancé et ne semble même pas finie.Une déception un peu compensée par l'esthétique irréprochable.
J'ai passé près de la moitié du film à regretter de ne pas être resté à la maison pour faire mon repassage. Et Dieu sait si je n'aime pas ça. Mais au moins, quand je repasse, je met la musque que je veux.
Un tempo extrêmement lent. Une histoire de pas grand chose. Des personnages auxquels on ne s'attache pas tellement ils ne se dévoilent pas.
Ah, si quand, même : il y a quelques très beaux paysages en Turquie. Et même de la neige en hiver.
On pourrait le faire à la sauce Télérama-Le Monde-Libé et Cie, en louant cet héritier dAntonioni et de Bergman, lorgnant également vers Tarkovski : splendeur visuelle, à la lenteur étudiée, installant une ambiance désenchantée, dune beauté intemporelle avec ses longs plans-séquences, et encore et encore, à croire que tous les critiques ont recopié le dossier de presse, à moins quils naient tous rédigé leurs articles ensemble... On peut aussi se mettre dans la peau dun égaré, un quidam nallant au cinéma quune ou deux fois par an, et en labsence cette année dun Mission Impossible, se soit fourvoyé devant ces Climats : immonde daube où il ne se passe rien, avec des acteurs laids et pas drôles, incroyable quon puisse appeler cette bouse un film. Difficile de nêtre ni admirateur béat, ni mangeur de pop-corn en colère. Il y a bien des qualités formelles, netteté de limage, beauté de la composition des plans, structure quasi mathématique du scénario, travail étonnant sur le son... Mais tout cela paraît vain, sans signification. Ces deux êtres qui se déchirent nont pas de passé, il est bien difficile de sattacher à eux, de sidentifier. Leurs échanges ne nous apprennent rien sur eux, les personnages deviennent inconsistants à force de mystères et de non-dits. Elle, ne sexprime quen pleurant, et lon peut se demander ce qui la rattache à cette sombre brute, nexistant quau travers dactes violents, certains à la limite du soutenable (la scène avec lautre femme, décrite comme scène damour par quelques critiques, est un viol dune brutalité même pas suggérée...) La technique choisie (numérique haute définition), bien loin dentraîner le spectateur dans lémotion, maintient une distance, une froideur, comme un regard clinique sur ces êtres : on pourrait compter les cheveux un à un, distinguer les pores de la peau, voir le reflet du regard de lautre dans les gouttelettes de transpiration, faire un cours de sciences naturelles sur la forme des flocons de
Une longue traversée du désert pour un homme entre deux âges, qui a perdu ses repères affectifs. Au début du film, c'est lui qui demande la séparation, alors qu'il est avec une femme jeune et belle. Il le fait au terme d'une scène, au début du film, où le réalisateur nous fait habilement comprendre, sans un mots, seulement avec des plans, le vide qui s'est installé au sein de ce couple. S'ensuit des errements majestueux, dignes d'Homère (homme erre), en ville où il engage une relation plutôt animale avec une ancienne connaissance, puis dans le froid glacé du nord de la Turquie, où il se met en quête de son ancien amour. Mais en vain, le temps est implacable. Ceylan nous fait ressentir les différents états d'âme de cet homme grâce à une réalisation qui sait capter les moments importants, appréhende les sentiments sans sentimentalisme. A ce titre la scène où il va revoir son ancienne connaissance, et ce qui s'ensuit, est un chef d'oeuvre. Entre contemplation et profondeur des sentiments, un très beau film.
La nouvelle beauté cinématographique, un hymne au temps suspendu, au proche et au lointain, symboliques subtiles et belles, sensibles et désenchantées. Superbe.
si vous avez des problèmes d'insomnie, courez voir ce film.....pas de scénario, des plans interminables, aucune surprise, on s'ennuie à mourir en plus c'est triste, aucun interêt.......... vraiment trés décue
quel ennui!on cherche de l'émotion ,on attend traces de sentiments,on aimerait se poser des questions sur ces personnages mais rien ne passe,grosse déception mais bon somnifère!
Ce film est un vrai desert. Ce couple s'ennuie et ne communique pas et le film fait de même. La mise en scéne se résume à une succésion de gros plan sur les visage des protagonistes (parfois trés loin ...) qui deviennent systématique et finissent par nous ennuyer aussi.
non rien à faire , tout ça reste bien plat et loin des critiques qui l'ont encensé