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Cricriiiiiiii
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2,5
Publiée le 2 janvier 2013
Si les situations de Dan et Drey offrent de belles analogies où la drogue est l'élément central, le scénario manque globalement de consistance et de seconds rôles beaucoup plus présents et développés. Le récit ne parvient à captiver que par intermittence, le rythme particulièrement lent n'arrangeant rien, et ne transmet que peu d'émotions ce qui est rédhibitoire pour un drame. Gosling quant à lui est encore une fois quasi parfait dans un rôle dramatique un peu effacé, mais aucune alchimie ne ressort réellement de son association avec Shareeka Epps, qui elle n'est pas exceptionnelle. A noter également une belle photographie et une réalisation intimiste réussie.
Jamais l'enseignement n'a été mis en scène de cette façon et quel bonheur! Loin des clichés, le film est interprété par des acteurs parfaits... Mon interview de Ryan Fleck sur Ciné'Milie: http://cinemilie.blogspot.fr/2012/08/interview-de-ryan-fleck.html Mon article sur Ryan Fleck: http://cinemilie.blogspot.fr/2012/08/ryan-fleck.html
La rencontre entre un professeur paumé et cette jeune fille est très touchante et doit beaucoup au duo Ryan Gosling, Shareeka Epps. On regrettera que le scénario soit si mince... malgré une réalisation maitrisée.
Au sortir de la salle, une question s’est imposée à moi : qu’est-ce que les auteurs ont voulu raconter ? La lecture hâtive de résumés du film m’avait fait craindre un énième film sur un gentil prof aux méthodes non conventionnelles réussissant à mater les fauves et à chasser les méchants voyous du bahut, style "Esprits Rebelles" ou "Le Proviseur". La séquence inaugurale, où Ryan Gosling tire les vers du nez des élèves endormis pour leur faire réinventer la dialectique pouvait laisser croire qu’on allait bien dans cette direction, mais assez vite les jugements des élèves pas dupes pour un sou ("Il se la joue cool, mais il fait pitié") et son absence de foi réelle dans ce qu’il fait (Quand une collègue lui demande d’où vient sa méthode, il répond "Oh, un vieux souvenir de fac") infirment cette piste. C’est juste la relation avec les élèves qui le fait survivre, parce que c’est la dernière relation continue qu’il entretient avec des humains, et non la croyance en un quelconque credo pédagogique.
Sa relation avec Drey peut apparaître comme la colonne vertébrale de l’histoire : la rencontre de deux solitudes, avec la recherche de la rédemption pour lui et le rejet de la tentation pour elle, une sorte de miroir inversé où la drogue joue le rôle principal. Mais le réalisateur a choisi un procédé narratif aussi délabré que la personnalité du héros, et les scènes se succèdent sans liens logiques, avec des ellipses appuyées, comme l’entrevue avec la directrice du collège, dont on ne voit que les premières secondes, sans qu’on sache ce qu’elle lui a finalement annoncé, et il est donc bien difficile de trouver une cohérence dans tout ça.
C’est donc sans doute le portrait de cet homme à la dérive qui a intéressé les auteurs, et enthousiasmé les festivaliers de Deauville et de Sundance. Moi pas, car Dan Dunne n’est pas attachant, comme le fait remarquer Frank qui dit à Drey que comme tous les fumeurs de crack, il n’a pas d’ami. Incohérent avec Drey, démago avec ses élèves, odieux avec sa copine momentanée, il est d’autant plus insupportable que la composition de Ryan Gosling donne du crédit à ce type-là. L’acteur, nominé pour l’oscar, s’est composé la tête de Julien de la Nouvelle Star, la barrette en moins (un comble pour un addict !), et il réussit à jouer à la fois la transformation en zombie de son personnage, et le peu de vitalité qui lui reste.
Dans le langage de la lutte, un Half Nelson est une prise par laquelle on immobilise l'adversaire et dont il impossible de se dépétrer. C'est bien la position de Dan, mais aussi progressivement celle du spectateur qui ressent la pesanteur et l'étouffement, renforcés par les choix de réalisation : caméra à l'épaule et mise au point approximative, gros grain et couleurs délavées, transitions syncopées. Jean-Christophe Ferrarri dans Positif parle du "plus beau film jamais réalisé sur l'enseignement" ; je n'y ai vu que des situations convenues d'une mauvais épisode d'"Urgences", le rythme en moins.
Bien que Ryan Gosling nous sorte une prestation correcte, ça ne suffit pas à sauver ce film de l'absence de personnages secondaires de qualité, d'une mise en scène médiocre et d'un scénario qui tient sur une page... Une déception, heureusement rapidement oubliée.
Un film magnifique de part son scénario et la complicité entre une élève et son professeur qui s'établit plus profondément au fur et à mesure que le film avance. Ryan Gosling qui nous livre une prestation remarquable de prof toxico mais néanmoins qui tente de reprendre le contrôle de sa vie. Il aurait vraiment mérité son oscar mais bon, avec le talent qu'il a, il aura surement d'autres occasions. Le réalisateur pourtant pas si célèbre que ça réussi a faire un film d'une ampleur presque phénoménale, on adhère très facilement même si certains passage son assez malsains. Un film à ne pas manquer, pour son casting ainsi que son scénario exceptionnel même si la mise en scène n'a rien de grandiose.
Film bâclé par un scénario pas assez profond qui n’a jamais su m’émouvoir. La réalisation est tout juste correct et même si Ryan Gosling est encore super dans un rôle de paumé, la jeune Shareeka Epps ne m’a pas du tout convaincus tout comme la relation entre leurs deux personnages. Je n’ai pas du tout trouvé la gravité du drame qui se joue dans ce film. A aucun moment je n’ai été touché et c’est vraiment rédhibitoire pour un film ce de genre. Half Nelson m’a déçu et je ne peux pas le conseiller, sortez Gosling du film et il ne reste rien.
Je ne lui mettrais même pas la moyenne car c'est juste vraiment trop simple comme scénario. Un professeur drogué qui s'enfonce au fur et à mesure et qui va se nouer, contre toute attentes, d'amitié avec une élève. Scénario bateau en milieu scolaire, qui peut passer le temps, mais qui ne se démarque toujours pas. Rien d'intéressant, toujours le même plat à la sauce légèrement différente. Rien à dire sur le jeu des acteurs ou la réalisation qui reste classique.
Les acteurs sont bons, l'histoire est mignonne, mais à part ça, quel est le message du film ? La fin est décevante; tellement que quand le générique de fin est apparu je me suis dit "c'est tout?". Pleins de questions restent en suspens et j'ai l'horrible impression de m'être fait menée en bateau.. Peut etre un jour trouverais-je une réponse à mes questions..
"Half NELSON" constitue une véritable déception. Pourtant, l'idée de départ était très alléchante. Si le film est mauvais, c'est avant tout à cause de la maladresse de Ryan FLECK. Sa mise en scène est vraiment d'un goût très douteux. Tous les personnages sont sans âme (à part, peut-être, celui interprété par Ryan GOSLING). Mais même la relation amicale entretenue entre le professeur d'Histoire et sa jeune élève est dépourvue d'intérêt. Le spectateur attend, impuissant, que le film commence enfin à décoller... C'est peine perdu. C'est mou du début à la fin. Il ne se passe strictement rien. Même les dialogues sont très plats. Au final, il n'y a rien de profond et humain dans "Half NELSON".
Un bon film, qui s'en sort honorablement sur un sujet maintes fois porté à l'écran. Ryan Gosling n'est pas étranger à la qualité de l'ensemble, car il livre une très bonne performance. La petite Shareeka Epps est encore plus touchante, petite fille mignonne un peu perdue dans un monde difficile et contraignant!
Descente aux enfers d'un prof solitaire à cause de la drogue, très bien joué par Ryan Gosling qui passe d'un mec avenant à un camé complètement à l'ouest. Le rythme lent donne cette sensation de ne pas avancer et de faire du sur place, d'être bloqué entre deux univers, comme dans le film, le monde réel et celui de la défonce. Ce n'est pas le meilleur du genre mais ça vaut le coup d'oeil.