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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 juin 2012
Que dire de ce film sortit en 2006 par la petite porte et qui a eu un parcours des plus extraordinaires auprès des festivals et du public partout à travers le monde ? Road movie émouvant, chronique comique d’une famille dysfonctionnelle, portrait réaliste au vitriol d’une Amérique paumée, je manque de superlatif pour qualifier cette pépite du cinéma indépendant américain tellement ce film est bon à tout point de vue ! L’histoire est juste sublime, je ne me lasse pas de revoir encore et encore ce film et de découvrir toute la finesse de ce récit, cette famille qui va vivre un voyage chaotique et loufoque vers la Californie pour que la benjamine puisse participer au fameux concours Little Miss Sunshine ! Tout le monde pourra (se) reconnaitre un membre de sa famille ou de ses amis dans ces personnages touchants, fous et tellement vrais à la fois, dans ses disputes familiales comme dans ces moments de réconciliations ! L’histoire alterne entre le tragique et comique pendant toute la durée du film, nous faisant passer au ¼ de secondes de francs éclats de rires à des moments profondément émouvant et triste ! Le grand final du film est d’ailleurs magnifique avec une belle morale et un bras d’honneur aux fameux « concours de beauté » (dans les deux sens du terme, vous comprendrez en voyant le film). De nombreux travers de l’Amérique passe à la moulinette dans ce film qui n’hésite pas à critiquer cette course au toujours plus en passant par la bureaucratie stupide ! Tout cela sans réel happy end et sans belle famille américaine proprette comme on peut en voir si souvent, autant dire que le scénario est vraiment magique ! Pour interpréter cette famille, il fallait un casting à la hauteur de ces personnages et ce casting réussit l’exploit de les transcender ! Alan Arkin y est juste parfait en grand père ronchon, toxico au grand cœur quand Steve Carrel trouve le rôle de sa vie dans cet oncle gay suicidaire expert n°1 de Proust ! Toni Collette, en mère courage tentant le tout pour le tout pour maintenir sa famille en dehors de l’implosion est bouleversante, Greg Kinnear en looser obsédé de la gagne joue une partition très subtile et Paul Danno, adolescent en pleine crise existentielle explose (dans tous les sens du terme) dans son rôle. Quand à Abigail Breslin, elle est la révélation du film ! Je n’oublie pas bien évidemment le 7ème personnage du film, à savoir le minibus Volkswagen jaune inimitable qu’il faut pousser pour le faire démarrer, véritable scène de tout le film et membre à part entière de cette famille ! Parlons de la BO cinq minutes car elle y est pour beaucoup dans le succès du film : laisser les clés au groupe Devotchka et au génial Sufjan Stevens est une des très bonnes (et nombreuses) idées du film, signant une partition très folk et mélancolique collant parfaitement à la situation de cette famille et aux routes de l’Amérique. Amateur de beau paysage et de motel dans la grande tradition américaine qui comme moi fantasme encore un peu cette Amérique de la route, vous serez servis ! Bref, de belles images, une histoire par comme les autres, du rire, des émotions tout cela dans un film très intelligent et bien mis en scène, que dire de plus à part : « Qu’est-ce que vous attendez pour le voir ? »
Ah, enfin un film qui montre une vraie famille, avec ces malheurs, ces problèmes, ces folies, ces douleurs! C'est tellemont bon de voir une famille humaine et normale comme la notre! Ce film est une vraie bouffée d'air, c'est tellement bon! La petite Abigail Breslin est géniale, un p'tit rayon de soleil, avec des lunettes et ses dents de lapin elle est tout simplement adorable. L'histoire est belle, c'est la la vie de famille de nos jours, avec les emmerdes, les vrais. C'est touchant, la folie de cette famille finie par nous emouvoir, vraiment très beau..
Un film délirant, excentrique, profondément joyeux. On se laisse entrainer dans ce monde de fous et on n'a pas l'occasion de s'ennuyer. Une merveille du genre.
La première chose que je dois dire sur ce film, c’est que je ne m’attendais pas du tout à ça. Donc assez surpris. Sinon le film est sympathique mais pas exceptionnel : il ne se passe tout de même pas grand-chose dans la première partie du film. Alors oui, il y a un scénario plutôt recherché, quelques péripéties, des aventures qui font qu’on ne s’ennuie pas pour autant, maintenant ça reste quand même faiblard. Heureusement la fin est vraiment super. La fin du concours est assez énorme et plutôt drôle, ce qui permet de finir sur une fin vraiment correcte.
Un film à voir. Vraiment drôle, un road-movie initiatique doublé d'une succulente réflexion caustique sur l'obnubilation américaine de la réussite sociale à tout prix. Et cette fin! Jubilatoire...
Excellente comédie comico-tragique accompagné par une superbe réalisation et des supers acteurs. Steve Carrell extraordinaire en gay essayant de se suicider, et je passe tout le monde comme sa, Alan Arkin, Toni Colette, Greg Kinnear... Et la petite, elle est extraordinaire, elle est toute mignonne, elle est devenue une actrice qui est pour moi bourrée de talents, et j'ai adoré aussi le rôle que joue Paul Dano, qui voulait devenir pilote spoiler: mais qui va vivre un destin tragique , il est daltonien, et Alan Arkin, qui finit mort dans sa chambre . Je ne comprends pas pourquoi les réalisateur ont foirés leurs coups avec "Elle s'appelle Ruby" ou on retrouve d'ailleurs Paul Dano. En tout cas, cette histoire de famille est extrêmement touchante mais en même temps comique, avec des personnages hauts en couleur qu'on ne voit plus trop comme sa aujourd'hui, qu'on voit en héros avec des gros muscles qui pètent la gueule à des caïds. Je pense qu'on entendra encore longtemps parler de ce film car il est tout simplement "extraordinaire".
Sympathique, mais pas plus que ça au vu de toute les critiques positives je m'attendais à beaucoup mieux. Les personnages sont loin d'être attachant, et l'histoire reste bien simplette. Pas merveilleux, mais sympa à regarder.
Ce film peine au milieu mais malgré tous on a un film pétillant et joyeux. Le coté second degrés des personnages et de l'histoire donne une identité propre au film. Le scénario malgré cette longueur répétitive au milieu est rond chaque personnage conclue son histoire le début et la fin du film est bon. La bo est intéressante sans être envahissante. Les acteurs sont bons mention a Steve Carel et Abigail Breslin. La réalisation est classique avec des plans intéréssants. La mise en scène est bonne.
« Un vainqueur n'attend que d'être réveillé, soyez les acteurs de ce monde ».
Ces quelques mots ne sont que l'auto satisfaction d'une locomotive verbale transcendée par sa propre voix ne déclenchant que de rares applaudissements dans une classe plus que clairsemée.
A la maison se côtoie période Nietzsche sur vœu de silence agrémenté d'un visage Proustien aux bras tailladés servant de paravent à une snifette sexagénaire.
Sur la route une éducation sexuelle est distillée à la grosse à l'intérieur d'un Minibus à l'agonie au klaxon révolté n'en finissant pas de s'éteindre.
Cette famille épuisée par la cartographie interne d'un monde non exécutable se propulse sur le ruban du renouveau.
Quelques confessions sont repositionnées sur une parole vomissante retrouvée. Cette transpiration de plus de mille kilomètres fabrique une asphyxie familiale salutaire, on souffre la disette en groupe en regardant droit devant soi. La finalité de cette escapade se situe dans une liberté gestuelle bannissant les contraintes de petits corps martyrisés par les parfums et les mises en plis.
La vie n'est qu'un concours de beauté permanent, un célèbre écrivain Français looser perpétuel voyage incognito dans cette pétoire surréaliste, la décision d'un équilibre repose sur l'acceptation de ses différences morales et corporelles en y incluant la perception d'être un génie pratiquement que pour soi-même environné d'un auditoire restreint mais conquis, qu'importe la multitude si celle-ci n'est qu'un troupeau conditionné en orbite autour d'une fausse lumière.
Des parents attendris par des décennies de rediffusions de navets à l'eau de rose se pâment devant des Shirley Temple mécanisées exécutant des chorégraphies à peine comprises uniquement afin de respecter un catalogue de prestations de concours voyeuriste presque centenaire.
« Little Miss Sunshine » est dans un premier temps la mise en pratique d'une erreur ne menant nulle part, ce cheminement vers cette fausse terre promise californienne se conclue par le plus beau des éveils.
« Allons nous en d'ici »
Phrase prononcée par une famille reconstruite ou chacun en fonction de rêves impossibles se positionnera sur un parcours authentique, une vérité basée loin des stéréotypes ou l'on est soi-même en assumant pleinement un contre courant.
Par rapport à ces rêves les plus fous, l'approche « Famille je te hais » se fabrique d'elle-même « Little Miss Sunshine » montre bien cette cassure heureusement temporaire d'un fils taxant trop rapidement son entourage de ratés.
Chacun montre son amour à l'autre par sa différence dans un langage parfois limité par les disponibilités et les fantasmes de chaque participant unis jusqu'au bout de ce voyage initiatique drôle et émouvant.
« Little Miss Sunshine » est un film merveilleux délivrant le plus beau des diplômes, l'acceptation dans une collectivité constructive de sa propre architecture
Un seul mot, culte. Ce road-movie original est véritablement un chef-d'oeuvre. Il met en valeur les plus beaux aspects de l'esprit de famille, avec une sincérité et une simplicité déroutante. De Paul Dano à Steve Carell, chacun apporte sa pierre à l'édifice. Le résultat est bouleversant et pétillant. Sans oublier la bande-son signée par les brillants DeVotchKa. Un petit film modeste qui provoque de grandes émotions.
Pas mal déçu par ce film qui est déjà rangé dans la liste des films cultes des années 2000. Little Miss Sunshine est certainement une comédie dramatique qui passe très bien et calibrée pour un large public, mais je n'y ai rien trouvé de vraiment innovant ou rafraîchissant comme les critiques le laissaient entendre. Le film est dominé par un ton léger, un peu désinvolte, plus que dramatique, et plus généralement, ça reste assez neutre (c'est à dire qu'il ne se passe pas grand chose) et c'est peut-être cet élémént-là qui a plu. De cette façon, Little Miss Sunshine aurait pu être un film très proche de la réalité mais le problème est que le scénario est trop improbable pour que ça soit considéré comme tel. En fin de compte, on ne peut pas dire que ce long-métrage soit un mauvais film, mais je n'ai pas réussi à accrocher au mélange film très stéréotypé / conventionnel scénario tiré par les cheveux.
Je suis peut être passée à côté du film et de son message, mais je n'ai pas aimé. Je l'ai trouvé extrêmement long, ennuyeux, et les personnages m'ont laissée de marbre. Pas mon style, malgré les nombreuses critiques positives.
Je m'attendais à quelquechose de frais, quelquechose d'enjoué et de gai. C'est ce que j'ai trouvé. Little Miss Sunshine est un de ces films où vous souriez presque constamment et où versez votre petite larme au moment où vous vous y attendez le moins. Un film qui donne la pêche donc, mais qui vous fait peur à la fois. Je me suis surprise les yeux écarquillés devant mon écran, devant l'horreur des stéréotypes miniatures : "fabriquées" dès le plus jeune âge, ça fout les boules..
Je vous conseille vivement ce film, il vous met un bon coup de vent dans les cheveux.
Film drôle, amusant, divertissant, montrant une famille qui s’imagine parmi les meneurs de ce monde mais qui ne compte que des personnes normale, sans rien d’exceptionnel et avec des faiblesse l’empêchant de s’accomplir. Ce film montre aussi toutes les déviances qui peuvent avoir en ce qui concerne les défilés des mini-miss.