Par où commencer… Si vous comptez regarder l’histoire d’une petite fille qui passe un concours de beauté, passez votre chemin. Le film consacre tout au plus 10 minutes au concours des “Little Miss Sunshine”, en même temps ce n’est pas le sujet du film. Le sujet, c'est la famille Hoover qui, pour faire plaisir à la fille cadette Olive, parcourt les États-Unis dans un van pourri afin de participer à un concours de beauté pour petite fille. Mais surtout la dynamique d’une famille américaine typique en plein dans l’auto-destruction. Un grand-père qui prend de la cocaïne, un père et une mère au bord du divorce à chaque discussion, un oncle suicidaire, un fils qui a fait vœux de silence et enfin une petite fille à qui on ne peut reprocher grand-chose si ce n’est de ne pas avoir le physique du concours de “Little Miss Sunshine”. Une famille donc qui semble ne pouvoir que s’autodétruire, mais dont l’idée de rejeter les perdants, ceux qui n’essayent même pas, mène sur la route tout au long du film. Route qu’ils feront dans ce vieux van jaune qui, en plus de rendre magnifique à l’image, devient un personnage à part entière spoiler: jusqu’à en conclure le film. Bien sûr, le film est parfois drôle et parfois touchant, mais on sait reconnaître le cinéma avec un grand C quand la mise en scène vient tout magnifier. Et en ce qui concerne la réalisation, Jonathan Dayton et Valerie Faris ont amplement réussi leur mission. spoiler: Je n’ai pas eu les larmes aux yeux à la mort du grand-père, ou quand Dwayne a appris qu’il était Daltonien et qu’il devait renoncer à son rêve, mais j’ai eu les larmes aux yeux à la fin du film quand la famille, après s’être retrouvé face au drap du grand-père vide le rendant pour la première fois réellement absent du voyage, s’est mis à pousser à nouveau ce Van. spoiler: L’image était belle, la symbolique l’était encore plus. Le van finit par prendre une telle importance qu’il se pourrait que “Little Miss Sunshine” soit l’histoire d’un Van qui transporte une famille entière à travers les États-Unis. Et au fur à mesure que le Van se dégrade, la famille se reconstruit. Comme un symbole, tout le monde pousse le Van, peu importe son état, car le voyage se fait ensemble. Pour conclure ce film, c'est une belle histoire, bien mise en scène et magnifiquement interprété, beau dans ces moindres détails jusqu'à l’affiche, c’est devenu l’un de mes classiques.
Mariés à la ville, Jonathan Dayton et Valerie Faris signent une agréable comédie mettant en scène les péripéties d’une famille complètement dysfonctionnelle. Ce road trip détonnant (ayant notamment obtenu le César du meilleur film étranger en 2007) fait cohabiter des personnages farfelus unis par un seul objectif : la participation à un concours de beauté de la plus jeune d’entre eux. Il ne s’agit aucunement d’une critique de la classe moyenne américaine mais d’un regard tendre et amusé sur des individus en marge de la normalité. Ce cinéma indépendant, doté d’un modeste budget, permet de révéler au grand public Abigail Breslin et Paul Dano, alors tout juste débutants. Bref, un divertissement frais, énergisant et profondément humain.
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui nous montre qu'il faut être plusieurs pour faire avancer un van, et sa vie.
- Cette critique contient des spoilers -
Un film qui rend jaloux Hollywood et son obsession de la famille américaine parfaite. Dans Little Miss Sunshine, elle est aussi dysfonctionnelle que désirable. C'est aussi un road-movie délicat, jubilatoire et émouvant, un voyage d'apprentissage pour chacun des membres de la petite famille Hoover.
Les acteurs sont tous incroyablement justes, aux services de personnages nuancés qui sont le scénario. Le papa a tout du parfait cannord de droite "si on veut on peut", mais Michael Arndt nous montre aussi son amour sincère pour sa fille, sa douleur de voir ses "9 steps" rejetées. C'est lui qui prend le risque de voler le corps de son père, s'agenouille pour inscrire sa fille et se ridiculise sur scène pour transformer son humiliation solitaire en fête familiale. L'explosion de Paul Dano lorsqu'il apprend son daltonisme m'a étreint, l'échange au bord de mer et sa vision du monde est d'un simplisme très adolescent. Le grand-père donne des conseils de merde "fuck a lot of women" mais aussi la plus importante à son fils qui vient de se voir signifier la fin de son projet : même s'il a échoué, il est fier de lui d'avoir au moins essayé. Steve Carell initialement très passif, a perdu le goût de vivre mais retrouve du sens progressivement, en aidant les autres, particulièrement Olive: d'abord des injonctions toxiques de son père puis alors qu'il a débuté, amorphe dans son fauteuil d'hôpital, c'est lui qui bondit hors du van pour aller l'inscrire à ce concours qu'il méprise déjà. La mère est la plus en retrait mais c'est elle qui prend toutes les bonnes décisions : laisser le temps à son fils, mettre le stop au projet raté de son mari, laisser sa fille concourir. Bref ce film est grand parce qu'en 1H40 ramassée il parvient à donner vie à des personnages qui sont vrais, touchants, humains. Parce qu'ils se rendent compte qu'ils ont besoin des uns et des autres et parce qu'ils comprennent que perdre, "être un looser" peut être bien plus jubilatoire que gagner.
Le film est pleins de ces petits détails qui le rendent si spécial : le joie simple mais collective d'avoir poussé et sauter dans la van, le "Linda" hurlé à travers la pièce qui montre bien, derrière le discours de compassion, le processus foncièrement industriel de gestion des morts dans un hôpital, le retour arrière cassette d'Olive et son mimétisme au moment du couronnement de la reine de beauté.
Janvier 2024 : j'avais déjà ce film sans le commenter et ai eu autant de plaisir et d'émotion qu'attendu à le revoir.
"Little Miss Sunshine", réalisé par Jonathan Dayton et Valerie Faris, est une pépite du cinéma indépendant américain, mêlant avec brio comédie et drame dans un road movie familial émouvant et hilarant.spoiler: Le film raconte l'histoire d'Olive, une jeune fille aspirant à remporter le concours de beauté Little Miss Sunshine, et de sa famille dysfonctionnelle qui l'accompagne dans cette aventure à travers les États-Unis.
Le scénario de Michael Arndt est un triomphe d'originalité, offrant une exploration profonde et parfois déchirante des rêves brisés et des aspirations de chaque membre de la famille Hoover. Ce road trip est un voyage initiatique, pas seulement pour Olive mais pour chaque personnage, révélant leurs failles et leurs espoirs avec tendresse et une pointe d'ironie.
La force du film repose également sur ses performances exceptionnelles. Abigail Breslin, en tant qu'Olive, est une révélation, apportant une innocence et une détermination qui forment le cœur émotionnel du film. Greg Kinnear et Toni Collette, en tant que parents d'Olive, offrent des interprétations nuancées et sincères, tandis que Steve Carell, dans un rôle plus sérieux que d'habitude, est brillant en oncle dépressif. Paul Dano, en adolescent mutique, et Alan Arkin, en grand-père grivois et tendre, complètent magnifiquement cette distribution.
La réalisation de Dayton et Faris est équilibrée, alternant avec aisance entre des moments de comédie pure et des scènes poignantes. La musique, composée par Mychael Danna et Devotchka, accentue l'atmosphère à la fois joyeuse et mélancolique du film.
Cependant, "Little Miss Sunshine" n'est pas sans défauts. Certaines sous-intrigues semblent sous-développées et quelques moments paraissent un peu forcés dans leur quête d'émotion. De plus, le film ne parvient pas toujours à équilibrer son ton entre la satire et le drame familial, créant parfois une légère dissonance.
En dépit de ces petites faiblesses, "Little Miss Sunshine" demeure un film profondément touchant et drôle. Il réussit le tour de force de traiter des thèmes comme l'échec, l'ambition, et la définition du succès, tout en restant un divertissement accessible et profondément humain. Ce film est une célébration de l'imperfection et de la beauté des rêves humains, aussi irréalisables soient-ils.
Le film good mood pas excellence. C'est sans conteste la meilleure comédie dramatique que j'ai vu. Le scénario est touchant et (cyniquement) drôle. Le casting est bon. La BO est magnifique. C'est un film de série B indépendant qui a marqué les esprits. A voir et revoir sans hésitation.
Je m'attendais à beaucoup mieux vu l'aura qu'à ce film parmis les retours que j'en ai eu. Les personnages se complètent bien mais manque l'étincelle qui donne envie de partir avec eux. Le scénario est loin d'etre incroyable.... quelques rebondissements mais rien de bien transcendant.... Bref un bon moment devant ce film mais rien de bien fou fou....
Little Miss Sunshine est juste magnifique. Ce film nous montre une famille américaine modeste qui se lance dans un long voyage pour que leur petite fille participe à un concours de beauté. Ce film est particulièrement touchant à travers ces personnages qui sont très bien écrit et un scénario original. Nous retrouvons de tout dans ce film du drame de la comédie etc... Un film d'une grande qualité ou l'ennuie n'existe pas, l'histoire et le caractère de chaque personnage est vraiment le point fort de ce film. Avec une belle brochette d'acteur ce film est une totale réussite. A voir absolument pour l'amour du cinéma !!!
Ce film est l'un de mes préférés, il mélange tout : humour fin, drame, bonne humeur, une intrigue consistante dont on ne perd pas le fil. C'est un film réussi car nous partons en voyage avec cette famille attachante où chaque membre est différent. Un film à voir en famille aussi bien que tout seul. Il mérite largement les 5 étoiles!!
Une jolie idée. Cette histoire de famille qui se fissure et se retrouve après un road trip mémorable est très attachant. Les comédiens convaincant et une mise en scène avec de beaux plans .
Ce film, petit bijou d'insolence, ne mérite pas 5 étoiles, il en mériterait 7. Tout est humour noir et petits tracas familiaux comme on en trouve dans toutes les familles. on rit à chaque réplique, tant les réalisateurs ont visé juste dans leur distribution de poil à gratter. Et chapeau pour le message anti-minimiss de la fin et bravo à la maquilleuse qui a su montrer comment on pouvait sexualiser des gamines au lieu de leur foutre la paix !
C'est rare de voir un film bobo américain. en général c'est plutôt une spécialité française. Cela dit, le plus bobo de tous les personnages est fan de littérature française, alors ça va, on n'est pas si déstabilisé. C'est plat, c'est faussement subversif, ça m'agace. On essaie de faire vaguement dans le déjanté, mais il n'y a aucune prise de risque et on tombe dans une morale sirupeuse sur les valeurs de la famille.
Le film n'est pas parfait, mais certains moments sonnent avec tellement de justesse et de poésie qu'il se démarque dans sa réalisation d'abord simpliste, qu'on apprécie regarder dans ses détails au fond d'une histoire familiale touchante
Je viens de le voir seul mais j'aurai aimé être jeune en regardant ce film. Un classique à regarder en famille, sur grand écran car beaucoup d'émotions.
Mon feel good movie préféré ! Tout est parfait dans ce film, le cast est impec, le scénario et les dialogues sonnent juste etc. quelques scènes d'anthologie, en particulier la fin au concours, que je regarde régulièrement. a voir absolument !