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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2018
Tout y est parfait ! Les acteurs, le scénario, mais plus encore les personnages en qui chacun se retrouve ! Et la fragilité de chacun d’eux est une ode à la tolérance à son mal être dans sa peau ! A la vie ! Ne pas se retenir : pleurer !
La petite Abigail Breslin est sidérante de talent et de naturel. Tous les protagonistes de la famille sont magnifiquement dépeints et, en quelques touches précises, les personnalités et les caractères de chacun nous apparaissent parfaitement. Sauf la mère, ils font face à des difficultés personnelles qui les font parfois s'affronter mais qui, au bout de la route, les unira indéfectiblement. Les rapports entre eux sont très bien rendus et le spectateur comprend très vite tous les ressorts relationnels qui animent, opposent ou rapprochent les uns et les autres. Le parcours est tour à tour tendre, émouvant, dramatique et même parfois carrément burlesque. Ce burlesque est le seul reproche que je ferais au film. Deux moments sont, à mon avis, vraiment trop en décalage par rapport à l'histoire et au climat de ce road movie familial par ailleurs attachant: spoiler: l'enlèvement du grand-père mort à la clinique et le numéro de la petite Olive lors du concours qui termine l'aventure , je trouve que c'est trop gros. Le final est pour moi une clownerie bouffonne qui m'a beaucoup déçu. Je pensais à un bon 4,5 sur 5 puis il y a eu ces foutues dix dernières minutes.
Au départ, c'est une famille d'américains moyens tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Ils se gavent de poulet frit et de glaces. Le fils traverse sa crise d'adolescence. Sa sœur se prend pour une mannequin avant l'heure. On se croirait un peu dans une sitcom. J'avais du mal à comprendre l'engouement autour de Little Miss Sunshine. Quand le voyage est entamé, ça devient de suite plus intéressant. On les découvre chacun avec leurs qualités et leurs défauts. Le grand-père libidineux. Le père coach mental mais incapable de faire publier son bouquin. Le beau-frère suicidaire. La mère de famille effacée. Ils s'énervent, pleurent, rient. Puis se réconcilient aussi sec. C'est ce qui les rend attachants et émouvants car ils ont tous des rêves qu'ils n'arrivent pas à atteindre malgré toute la meilleure volonté du monde. Little Miss Sunshine contient quelques moments hilarants. Assez peu mais mémorables comme la rencontre avec le policier et les revues pornos ou le klaxon défaillant. Et surtout, cette famille, on voit qu'elle reste unie malgré les coups du sort ou quand elle fait des bêtises. Une famille hétéroclite aux sensibilités différentes à laquelle on aimerait appartenir car il y a de l'amour entre eux, du dialogue, de la solidarité. Et ça, j'aime.
A l'étagère des comédies aussi drôles qu'intelligentes, "Little Miss Sunshine" mérite sans conteste de trôner parmi les meilleures. Le premier long-métrage du couple formé par Valérie Faris et Jonathan Dayton est une réelle bouffée d'oxygène, offrant certainement ce que le petit cinéma indépendant aux Etats-Unis a de mieux. Car oui, pour ceux qui en doutaient encore, il y a bien une différence (que dis-je, un fossé), entre le cinéma hollywoodien et le cinéma américain, "Little Miss Sunshine" faisant partie intégrante de la seconde catégorie. On prend place avec grand plaisir devant les tribulations de cette famille d'américains moyens qui traverse le pays, afin que la petite dernière puisse participer à un concours de beauté pour fillettes. L'histoire nous pousse donc à assister à un road movie jubilatoire et délirant, parfois même émouvant, sorte de voyage initiatique pour chacun des membres de la petite famille Hoover, tous parfaitement croqués par le scénario et mis en valeur par une mise en scène subtile et des acteurs très justes. Car de la jeune Abigail Breslin, véritable révélation du film par sa gouaille et son naturel sidérants, à Greg Kinnear, idéal dans le rôle d'un père tellement obsédé par les façons de ne pas devenir un loser, qu'il ne peut s'empêcher d'en devenir un, de Steve Carell, d'ordinaire plus habitué à des rôles dans des comédies potaches made in USA, au jeune et très prometteur Paul Dano, vu également face à Daniel Day-Lewis dans le gigantesque "There will be blood" de P.T. Anderson, en passant par Alan Arkin, excellent en grand-père bougon à l'esprit rock'n'roll, ils livrent tous de savoureuses interprétations de leurs personnages, et deviennent les meilleurs atout de cette sympathique production. Production qui au passage prend le malin plaisir de se moquer d'une classe sociale américaine en constante obsession de la réussite à n'importe quel prix, et des concours de beauté pour petites pestes en herbe, véritables bêtes de concours dans des corps de gamines, surmontés de si mignonnes têtes à claques. Tout cela pour nous amener à un final génialement hilarant, à un tel point qu'on se lèverait presque pour l'applaudir ! Certes la réalisation est sobre et très classique, on ne cherche pas à impressionner ou à révolutionner quoi que ce soit ici, c'est juste un bon moment de divertissement et de détente, jamais mièvre, prétentieux ou moralisateur. C'est exactement le genre de cinéma qu'il faut montrer aux producteurs de grosses machines sans âmes censées être comiques, mais qui prennent pour des imbéciles une large partie du public. Pas une grande leçon de cinéma, mais un très bon film quand même !
La représentation d'une famille dysfunctionelle est drôle est realiste en même temps.Steve Carell et Abigail Breslin sont fantastiques particulièrement .Un film insoleil. Très bien pour regarder toute la famille.
Très agréable comédie de moeurs, ce film nous dépeint une certaine image de l'Amérique. Une Amérique à la fois désagréable mais aussi touchante dans ses travers. Une Amérique pleine de contradictions comme le sont tous les membres de cette famille complètement déjantée (le père notamment avec sa formule pour être un gagnant alors qu'il est le plus grand des loosers). Un exercice salutaire de démistification et de remise en question qui a l'élégance de ne pas forcer le trait (si on excepte l'attaque amplement justifiée sur les concours de "beauté"), ce qui nous permet de nous attacher aux personnages et à ne pas tomber dans un antiaméricanisme primaire. Un autre grand atout du film en est l'interprétation avec une mention spéciale pour Steve Carrel qui prouve enfin qu'il est autre chose qu'un croisement entre Jim Carrey et Ben Stiller. Un bon divertissement plus profond et intelligent qu'il n'y paraît.
Cette sorte de road movie (plus de 1000 kms) avec un objectif final et des considérations sur la façon de vivre des américains est caractéristique de ce cinéma non Hollywoodien indépendant et souvent très intéressant. Le succès fut au rendez vous y compris en France. J’avoue pour ma part ne pas avoir été touché, ni par la démarche, ni par le jeu des acteurs en dehors de la performance d’Abigaïl Breslin, 10 ans à l’époque, qui a elle seule apporte de la fraicheur à ce film. J’ai trouvé le reste très lourd et en plus, souvent vulgaire. Pour arriver en forme à la séquence finale douloureuse, le spectateur doit être capable de prendre du plaisir durant les 70 premières minutes afin de ressortir satisfait de ‘’Little Miss Sunshine’. Ce ne fut pas mon cas et il est logique que ma critique en souffre. Mon sens de l’humour devant un scénario basé sur la bêtise d’une famille et celle doublée de méchanceté de presque tous les protagonistes de la scène finale s’est bloqué devant le frère de la maman triste à en mourir, devant son fils ainé obsédé par Nietzsche au point d’en perdre la voix, devant le grand père déjanté et toxicomane et surtout devant l’immense stupidité du père. Le policier libidineux et l’enlèvement du cadavre m’ayant achevé. Les deux étoiles étant pour Abigaïl.
Acclamé à sa sortie et continuant de l'être, ce « Little Miss Sunshine » m'a quand même laissé indifférent malgré la sympathie et la fraîcheur s'en échappant. Si le divertissement est assuré, il n'empêche qu'il est finalement très calibré, même s'il n'en donnait pas forcément l'impression au départ. Le concept de road movie, moi j'aime bien ça, mais ici, cela a clairement du mal à tenir la distance. Ça s'étiole sérieusement aprèsspoiler: la mort du grand-père (personnage grossier et foutrement sympathique). Peu de moments réellement marrants à signaler, si ce n'est la danse limite lascive de la gamine devant un public spoiler: ridé du trou de balle à l'extrême . D'accord, c'est frais, assez dynamique, interprété par des acteurs à leur avantage (notamment Steve Carell), mais ça ne mène jamais bien loin.
Un tres tres tres bon film qui nous embarque et nous fait voyager avec cette petite famille adorable. Les personnages sont atypiques, et c"est grace a cette difference la qu'on les adores. Un beau message familial !
Little miss sunshine vous marquera par sa simplicité et sa facilité à vous faire passer du rire aux larmes. C'est l'histoire d'un road movie d une famille de classe moyenne américaine qui part en voyage pour emmener la petite dernière à son concours de miss. Scénario simple mais rempli de petit moment de bonheur marqué par des très bons acteurs malgré des personnages assez banal. Le film est à voir en particulier pour Steve Carell, un grand comique américain qui nous montre de vrais talents d acteur !
Joyeux, drôle et original, "Little Miss Sunshine" m'a bien diverti et me laisse un bon souvenir malgré ses défauts. Le sujet est assez original, certaines situations comiques sont vraiment superbes, les acteurs sont convaincants et s'investissent à 100%. Le film communique une bonne humeur et une joie de vivre très plaisante qui embarquent le spectateur. Toutefois le film a la mauvaise idée de mélanger la comédie et le drame ce qui alourdit le métrage. Le film permet tout de meme un moment d'évasion léger et me laisse un souvenir sympathique.