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    Antoine et Antoinette
    note moyenne
    3,8
    87 notes dont 22 critiques
    répartition des 22 critiques par note
    3 critiques
    9 critiques
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    Votre avis sur Antoine et Antoinette ?

    22 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 4 mai 2015
    Ouh... je suis partagé, mais vraiment parce que je crois que j'ai détesté autant que j'ai adoré... Alors le film n'est pas mauvais, c'est juste que le début du film était vraiment parfait, et il l'est à d'autres moments... principalement lorsque Antoine et Antoinette sont ensemble... pour une fois dans un film on a un couple déjà formé, mignon comme tout, mais qui a des problème de vrai couple, la femme qui râle parce que le type ne fait pas attention lorsqu'il se lave les mains et en fout partout... parce que la fille se fait courtiser et du coup forcément le Antoine est un peu jaloux, mais la femme est aimante et n'envisage pas une seule seconde de le tromper et tente de calmer le jeu sans pour autant vexer la personne en face...

    Bref la vie quoi...

    Et je trouvais ça juste formidable de voir ce couple a l'écran, sans intrigue, sans rien... Alors je suspectais le début d'une intrigue avec les inserts qu'on se tape sur un billet de loterie... et je pense que c'est de là que vient le problème du film, parce que non seulement je n'y crois pas une seule seconde, ça n'arrive qu'au cinéma ça... mais en plus c'est terriblement stressant... et pire encore... je n'ai pas envie qu'ils gagnent à la loterie, j'aimais ce petit couple qui vit plus que modestement et qui s'aime... Le reste mais je m'en fous... Virez-moi cette intrigue, laissez moi cette vie de quartier, ce couple, les voisins, les copains...

    Je trouve que la mise en scène fonctionne très bien pour induire le "stress" et je déteste ça... (bon elle est un peu outrancière par moment, je pense à un maxizoom sur le visage d'Antoine). Je déteste qu'elle fonctionne parce que je n'ai pas envie de m'intéresser à cette histoire de loterie, ce qui m'intéresse c'est les personnages et je n'ai pas envie qu'ils soient sacrifiés sur une intrigue aussi bateau et dont les mécaniques sont aussi grossières.

    Du coup lorsque Antoinette regarde son mari dans le café, fait comme si de rien n'était et lui sourit... je trouve le film fabuleux... Il y a une scène quasiment simiaire dans Monsters, le type a perdu ses papiers et la fille ne lui en tient pas rigueur... Et c'est ça qui est beau, voir deux êtres, principalement ici à l'initiative de la femme, réussir à se pardonner... parce que le mal est fait et que de toute façon... ben tant pis... ça ne sert à rien d'en rajouter.

    Je trouve également l'idée très belle d'avoir un couple Antoine/Antoinette... J'aimerai une Antoinette, malheureusement les filles préfèrent s'appeler Kimberline-Cindy...
    Nelly M.
    Nelly M.

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    3,5
    Publiée le 29 décembre 2012
    Gagner gros à la loterie en 1947et perdre le billet, faut-il être ballot ! L'occasion, pour Jacques Becker, de dépeindre les foules urbaines de l'après-guerre, marchands et consommateurs en pleine possession de leurs moyens. Des attentions les uns pour les autres, inclus travers et coups de sang. C'est de parti pris pour les petites gens. Contre le patronat rapace peu ou prou... A travers le portrait du petit couple uni entre métro et home sweet home, on sent pointer les générations futures, confort des Trente Glorieuses, la possibilité de tirer son épingle du jeu sans se ruiner en déplacements et psychotropes. Plaisant à regarder et utile pour comparer avec la période post 2000, quand trouver l'emploi pérenne devient parcours du combattant. Seul le frétillant Roland (Noël Roquevert) à l'oeil fixé sur tout jupon potentiel, semble caricature à peine exagérée des nantis contemporains.
    Estonius
    Estonius

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    4,0
    Publiée le 25 mars 2017
    Il y a deux choses remarquables dans ce film la façon dont Becker film des petits riens de la vie quotidienne en rendant le film "vrai, l'autre est la façon avec laquelle il filme les femmes, et dans ce film Claude Maffei est superbe, mais Annette Poivre n'est pas mal non plus. Le film est lent à démarrer mais on ne s'ennuie pas ensuite tout est téléphoné mais ça n'a aucune importance, on se régale. Quelques défauts cependant, si on peut faire avec la caricature sociale trop manichéiste et la naïveté finale, il est cependant difficile d'adhérer à ce combat de boxe ridicule et bien trop long. Mais cela reste un très bon film !
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 24 décembre 2010
    Les meilleures comèdies françaises d'après la guerre, même si elles restent traditionnellement nationales, et peut-être justement pour cela, ressemblent comme des soeurs aux comèdies amèricaines! Pour ne prendre qu'un exemple parmi tant d'autres, Jacques Becker se mit à faire des films qui pourraient avoir ètè inspirès par Capra ou Mc Carey! C'est le cas avec le très beau "Antoine et Antoinette" qui prèsente la vie d'un couple de travailleurs français en proie à des difficultès d'argent et qu'un providentiel billet de loterie, perdu et retrouvè, allait sortir de l'ornière! Par là, il rejoint, sans l'avoir recherchè, une correspondance avec un certain cinèma amèricain "social". C'est charmant, souvent poètique, et le couple Roger Pigaut-Claire Maffei est vraiment inoubliable! Par le ressort narratif de son intrigue, Becker signe un succès profondèment populaire avec une intrigue à multiples dètails qui donne lieu à l'exploration mi-rèaliste, mi-poètique d'un quartier de Paris et de ses habitants les plus anonymes...
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 15 mars 2013
    Jacques Becker aime bien les gens des milieux populaires et nous fait partager avec une grande justesse cet amour. On a aucun mal à s'attacher au jeune couple (Claire Mafféi est adorable !!!), protagonistes de l'histoire, et au petit monde qui les entoure. Et en plus, c'est un témoignage de la vie des français moyens de l'immédiat Après-guerre donc encore plus bon à prendre. La première moitié qui se contente de tranches de vie est réjouissante. Après le truc du billet de loterie égaré utilisé déjà auparavant des centaines de fois n'était pas forcément nécessaire pour donner un regain d'intérêt à une oeuvre déjà intéressante sans cela, et la bagarre avec l'épicier est franchement de trop. Quelques belles séquences surnagent quand même de cette deuxième moitié plus conventionnelle et moins réussie à l'instar de celles dans le bureau de loterie, rendues surréalistes par le pianiste aveugle et l'air placide de Gaston Modot. Et pour l'anecdote, on peut voir dans un très petit rôle de garçon épicier un jeune Louis de Funès chevelu dans une de ses premières apparitions au cinéma.
    champignac
    champignac

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    4,5
    Publiée le 13 mars 2016
    Un film résolument moderne, qui s'affranchit de tous les canons de l'écriture scénaristique en cours dans l'immédiat après guerre. Devenu banal (voire indigeste ) depuis les années 1970, la simple chronique d'une vie quotidienne (içi d'un jeune couple parisien) n'existait tout simplement pas en 1947. Le cinéma , dans un résumé assez grossier, oscillait alors entre le mélo et la comédie de boulevard.

    Or ici, au bout de 50 minutes, aucun élément dramatique, aucun ressort particulier, simplement un couples de jeunes qui s'aiment, dans un petit logement, l'évocation de leur travail et de leurs amis. Un tableau très vivant et tout à fait contemporain, avec l'odeur du rationnement et du retour à la vie.

    Surgit une intrigue assez banale, celle du billet gagnant égaré, prétexte à un aller retour aux rêves et à la déception de gens peu fortunés , avec l'image forte des désirs inscrits à la craie, effacés le lendemain

    Si ce film m'est si cher, c'est qu'ils montrent des gens sans le sou et sans confort heureux, et pourquoi ne le seraient-ils pas étant jeunes , en bonne santé, amoureux et pleins d'amis? Aujourd’hui la pauvreté est considéré comme le fléau ou la disgrâce majeur , au delà de la maladie de l'isolement ou du manque d'amour et le cinéma français la montre ainsi, comme si l'argent était la valeur supréme

    un très joli film
    traversay1
    traversay1

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    4,5
    Publiée le 2 août 2016
    Une petite heure et demie de bonheur simple autour de l'histoire d'un petit couple parisien de l'immédiat après guerre pour qui l'existence se résumerait à la trilogie Métro, boulot, loto...s'il n'y avait l'amour et ses aléas. Quelle grâce dans la mise en scène de Becker, quelle fluidité dans son récit, quel amour des comédiens tous très justes (y compris un Roquevert amoureux, si !). Tout donne l'impression d'être facile et de couler de source, c'est cela le génie de Becker.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 30 décembre 2012
    Quand il tourne « Antoine et Antoinette » en 1946, Jacques Becker est encore un jeune réalisateur, n’ayant que trois longs métrages à son actif dont « Goupi mains rouges » qui lui a donné un début de notoriété. Cette chronique sociale écrite par Becker avec l’aide de Maurice Griffe et de Françoise Giroud sur fond d’intrigue rocambolesque très années 30 est l’illustration parfaite de la capacité du réalisateur à faire exister sur grand écran les petites gens trop souvent oubliées des scénaristes. L’intrigue centrale du film liée à la perte d’un billet gagnant de la Loterie Nationale ne prend corps qu’après la moitié du film. Avant Becker s’est contenté de nous montrer la vie d’un quartier parisien rythmé par la pratique des métiers. On y retrouve, l’ouvreuse du métro, l’imprimeur, la vendeuse de grand magasin et le patron d’un commerce de primeurs. Les petites anecdotes amusantes livrées avec un montage très serré soutiennent en permanence l’intérêt du récit. C’est ici qu’il faut parler du langage cinématographique de Becker, essentiellement axé sur le jeu des acteurs qu’il met en valeur par l’alternance de gros plans sur les visages et d'autres plus larges intégrant plusieurs personnages. Chaque portrait est finement ciselé et s’évertue à rendre l’humanité de chacun. Même le commerçant libidineux joué par l’inénarrable Noël Roquevert conserve jusqu’au bout une gouaille qui nous le présente davantage comme un pauvre bougre mal dégrossi que comme un véritable harceleur pervers. Mais c’est aussi l’histoire d’amour entre les deux jeunes héros qui intéresse Becker et le pousse à nous dresser à travers le visage lumineux de Claire Maffei un joli portrait de femme comme il n’était pas courant de le faire à cette époque. « Antoine et Antoinette » récompensé à Cannes par une palme d’or en 1947 constitue un formidable témoignage sur la période de l’après-guerre à Paris où malgré les difficultés liées à la reconstruction, l’optimisme dominait. On est loin en effet des drames ouvriers de Carné qui marquaient la désillusion qui suivit le Front Populaire et se firent l’écho des menaces qui grondaient au-dessus de la vieille Europe. A noter la présence du tout jeune Louis De Funès qui panouille à ses débuts dans de très courtes apparitions, ici tenant deux rôles pour le prix d’un. On voit aussi passer sur l’écran
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 4 octobre 2008
    Charmant, le jeu des acteurs très naturel, le dynamisme de la réalisation donne du relief à cette petite histoire et montre un peu la vie d'un quartier populaire de l'après guerre à paris. A noter l'excellent noël Rocquevert et 2 roles de figuration pour De funes.
    destouchesfan
    destouchesfan

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    2,0
    Publiée le 25 janvier 2012
    Ah le monde en noir et blanc de Becker ! Les bons ouvriers sont de braves gens, ils ont tous le cœur sur la main et les autres, les patrons, les petits chefs, les épiciers, sont tous des salauds, à commencer par le fourbe Roland, avec sa moustache de traitre, ses guêtres d'ancien combattant, son béret de collabo qui corrompt la bonne prolétarienne Antoinette Moulin à coups de boites de sardines qu'il s'est sûrement procurées au marché noir. Car c'est clair qu'il doit faire du marché noir et qu'il a dû fricoter avec les Allemands pendant l'Occupation. Il a bien la tête à ça avec ses manières de pervers pépère satisfait de lui et habitué à acheter les gens à coups de roues de vélo, d'azalées et de marron glacés. D'ailleurs, n'a-t-il pas déjà corrompu sa caissière qui doit coucher pour garder sa place, la malheureuse ? Ça continue avec Barbelot le chef de rayon à Prisunic. Face à ces salauds d'exploiteurs capitalistes, de braves prolétaires certes un peu jaloux qui, ne possédant que leur femme, en sont naturellement bien un peu jaloux. Pensez, leur seule possession ! Quand on a que le café du pauvre, on n'aime pas partager ce café-là ! Alors quoi de surprenant à ce qu'il ne veulent pas que les autres regardent leur femme ? Ils n'ont pas entendu parler de la burqa. Alors de temps à autre, les gifles volent. Que voulez-vous ? Quand on aime sa femme chez les braves prolos, on la bat de temps à autre, il n'y a pas tant de distractions, et puis c'est sûr qu'elles aiment ça, les coups c'est pas pour leur faire peur, les fortes prolétariennes ! Alors quand le brave Antoine fait sa fête au félon de Roland en infligeant une bonne raclée bien populaire à l'épicier accapareur même pas cap' de se battre à la régulière pour lui donner un œil au beurre noir bien mérité, le petit peuple parisien est aux premières loges pour assister au spectacle et veiller au grain. Quand les Moulin sortent enfin blanchis de toutes leurs aventures pour connaitre enfin un bonheur bien mérité, ce n'est pas par l'infâme travail au service des capitalistes ou l'abjecte spéculation du commerce, non ! C'est grâce à un honnête billet de loterie des gueules cassées qui sauve la morale patriotique et prolétarienne dans ce film noir et blanc d'un monde en noir et blanc où les Moulin auront travaillé moins pour gagner plus.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 18 juillet 2015
    Ce film est tout simplement une superbe petite comédie française. L'histoire est très bonne et en même temps romantique, charmante, pleine de rebondissements avec sa petite tragédie. De plus l'auteur sait bien ménager son suspense jusqu'au bout. Excellente interprétation et mention spéciale à Noël Roquevert, parfait dans son rôle de séducteur effréné.
    Eselce
    Eselce

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    3,5
    Publiée le 8 février 2018
    Bon et triste scénario où le ticket de loto gagnant s'égare soudainement par maladresse. Quel nigaud se dit-on ! Et pourtant il est d'un classique navrant de voir les gens oublier leur portefeuille ou leur carte de crédit à la caisse quelque soit l'endroit. Jacques Becker a su dépeindre les gens honnêtes, les petites gens à travers un Paris d'après-guerre. Ces mêmes personnes que l'on retrouve encore aujourd'hui, distraites et pleines d'espoir et de monotonie dans un métro-boulot-dodo logés chichement dans Paris. La réaction du couple est très réaliste concernant le mari, puis la femme aimante. Brillant !
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,0
    Publiée le 28 janvier 2014
    Après un démarrage un peu long, "Antoine et Antoinette" sait se faire intéressant dans sa seconde partie dans laquelle Jacques Becker peut enfin faire montre de son talent de la mise en scène. Dommage cependant que l'aspect sociale développé par le réalisateur soit autant entaché par cette vision manichéenne du bon prolétaire face au méchant patron. Bon petit film tout de même.
    Alain D.
    Alain D.

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    3,5
    Publiée le 26 février 2021
    Une bonne Comédie, coécrite et parfaitement mise en scène par Jacques Becker. Il nous propose des personnages empathiques et de jolies images des Champs Élysées en 1947. Son scénario plutôt attractif nous fournit une histoire simple aux dialogues chaleureux, et au dénouement inattendu.
    Le pitch : Antoine travaille dans un atelier d'imprimerie, Antoinette est vendeuse dans un grand magasin à Paris. Le jeune couple peu fortunés habite un petit appartement sous les toits, en face de chez Mr Roland l'épicier (Noël Roquevert), qui a le béguin pour Antoinette, tout le monde aime Antoinette.
    Newstrum
    Newstrum

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    4,5
    Publiée le 19 avril 2017
    Une merveilleuse chronique d’après-guerre où Jacques Becker fait vivre à l’écran un Paris effervescent, plein de joie de vivre et d'énergie après les souffrances de l’occupation. La tendresse du réalisteur pour ses personnages est palpable. Voir ma critique complète sur mon blog :
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