excellent film d'évasion, film quasi documentaire sur les prisons à la sortie de la seconde guerre mondiale avec une scène ahurissante sur le contrôle des colis. Film avec une connotation homosexuelle assez présente et forte pour l'époque (1960), on est pris par le suspense avec une évasion qui semble en temps quasi réel. Un film à découvrir avec notamment un des acteurs qui est un des protagonistes de la réelle évasion et qui joue fort bien, avec une vrai gueule d'acteur (pourtant et malheureusement c'est le seul film de sa carrière).
Objectivement, il s'agit probablement du meilleur film de prison de l'histoire du Cinéma ! En plus de ça, il s'agit d'un film français ! Chef d'oeuvresque par sa tension, sa mise en scène et son histoire maîtrisé de bout en bout ! Les personnages sont si bien ficelés, qui nous donne l'impression de voir un "vrai" film, voir Documentaire ! A voir absolument !
"Le trou" est un très bon film d'évasion, énormément de suspense et de tension parcourent le film. On a envie que ces prisonniers s'en sortent et on a tellement peur qu'ils se fassent prendre. Créer autant de suspense avec si peu de moyens et aucune musique relèvent d'un réalisateur très talentueux. Bravo Jacques Becker.
Malgré certains acteurs un peu moins bons, ou peut-être dû à certains dialogues paraissant trop écrits, l'ambiance est immédiatement là, pour un film à l'atmosphère unique, opressant tout en sobriété.
Dans leur cellule de la Santé, cinq co-détenus travaillent jours et nuits à leur évasion. Jacques Becker fait du sujet (de José Giovanni) un récit extrèmement rigoureux, décrivant avec minutie le forage d'un tunnel jusqu'aux égouts de la prison, décrivant le fonctionnement-même de la prison. C'est carrément à un exposé technique de l'évasion, tant sont détaillées les opérations, auquel se livre le réalisateur dans ce film palpitant et forcémént non dépourvu de suspens quant à la réussite ou non de l'entreprise, toujours menacée d'être découverte. Le sujet en soi n'est pas réellemment original au cinéma. Mais le ton du film, le sobre réalisme dont Becker ne se détache pas un instant, autant que la précision de sa mise en scène singularisent le film. Dépourvu d'artifices psychologiques (jusqu'à ignorer les contingences de l'enfermement et de la promiscuité) et d'effets spectaculaires ou dramatiques injustifiés, "Le trou" atteint une simplicité et un dépouillement exemplaires, à l'image de personnages toujours justes et modestement au service de l'action qu'ils entreprennent et de la composition d'un univers carcéral qui parait vrai.
« ça va te sembler étrange mais c’est la première fois de ma vie que je me sens bien dans ma peau. Je te jure que c’est vrai, c’est merveilleux d’être avec des gens comme vous. »
Introduit par le prisonnier ayant vécu cette histoire, adaptée du roman de José Giovanni qui était son compagnon de cellule et complice, ce « Trou » capte immédiatement notre attention par son réalisme total, prélude à la Nouvelle Vague (« Le trou » fut encensé conjointement par Truffaut et par Melville, fait rarissime). Dernier film de Jacques Becker, c’est aussi le premier de Michel Constantin. Les autres acteurs, à l’exception de Philippe Leroy-Beaulieu (le papa de Philippine), n’ont pas connu une carrière extraordinaire mais leur jeu, naturel, les rend particulièrement attachants.
C’est d’ailleurs le terme qui convient le mieux à cette fresque carcérale en huis clos, ce film au titre en forme d’abyme lexicale : attachant. La principale qualité en est la solidarité. La solidarité et l’intelligence. Et pourtant, sans scènes de violence (à l’exception de deux paires de baffes échangées), de bagarre, de pétages de plomb, sans rebondissements hors action principale, ce genre de film est quasiment impossible à regarder sans tomber dans le sommeil profond. Rien de tout cela ici, tant la précision du scénario (rappelons-le, une histoire vraie, écrite par un de ses protagonistes et jouée par un autre) et de la réalisation, en plans fixes, courts, coupés, en plans séquences, est redoutable d’intelligence et tient en haleine, porte en elle-même la tension propre à l’histoire. Notre regard reste constamment scotché à l’écran et notre cerveau ne peut que suivre les détails de l’image. C’est grandiose !
Deux heures durant, on suit ainsi le laborieux cheminement de cinq détenus unis par une sorte de solidarité humaine et virile, osons le mot, en forme de quête initiatrice pour chacun d’eux : Geo le costaud qui pense à sa mère ; Roland, le cerveau qui anticipe minutieusement le moindre détail ; Manu le bourru, la forte tête ; Vosselin, Monseigneur toujours le mot pour rire et Claude Gaspard le petit bourgeois qui trouve, à vivre parmi les quatre autres, une colonne vertébrale, comme un but à sa vie, un sens existentiel. Chacun à sa manière, chacun avec son style, les cinq acteurs sont excellents de naturel et Philippe Leroy-Beaulieu tout simplement prodigieux.
Le trou ou une plongée dans la prison de la santé à l’aube des années 60. Si bien sûr la tentative d’évasion est la trame du film (et l’aspect ou j’ai trouvé quelques longueurs), il vaut surtout pour ses différents personnages et leur vie commune les uns sur les autres, sur le fait qu’ils s’épient autant sinon plus que les matons ne le font et sur la liberté qu’ils veulent retrouver. Bien interprété, le film vaut aussi pour le suspens instauré et on ne sait que dans les toutes dernières minutes si l’évasion va réussir ou non. Dans le genre film de prison, « le trou » est à voir.
Un chef d'œuvre absolu de mise en scène et de rythme. Il ne se passe pas grand chose mais on vit avec ces prisonnier, on stresse avec eux, on suit leurs efforts dans la poussière et le désir de liberté. Pas une seule seconde d'ennui. un pur chef d'œuvre trop méconnu.
« Le trou » désigne à la fois la prison, en argot populaire, et le passage que les prisonniers vont creuser pour s’évader. Et ce sont bien les deux aspects du film. D’une part, une immersion réaliste et réussie dans l’univers carcéral, en l’occurrence celui de la prison de la santé dans les années 50. D’autre part, une histoire d’évasion racontée avec minutie et talent, chaque étape du préparatif générant un vrai suspense. Dans ce huis clos étouffant (il n’y a dans le film que trois brefs plans d’extérieur), les différents personnages, dont nous ne connaitrons pas le passé et les raisons de leur incarcération (hormis Gaspard) sont regardés avec humanité, et Becker parvient à faire ressentir une véritable empathie à leur égard. Le thème de la trahison, guidée par l’intérêt personnel mais paradoxalement compréhensible, n’en prendra qu’une dimension plus noire et tragique.
Mis à part la reconstitution sensationnelle de l'évasion et la prestation d'acteurs débutants à l'époque les dialogues entre détenus prêtent à sourire,. On se croirait presque dans une chambrée de colonie de vacance. Le percement de la dalle semble aussi irréaliste vu le vacarme produit. Mais si telle est l'histoire, chapeau...
Hier j’ai eu le plaisir de découvrir ce film. Le dernier de Jacques Becker , peut être son meilleur . Cette histoire vraie d’une tentative d’évasion de 5 complices à la prison de la santé . Un film qui sent la vérité pure . Pas d’artifices , des conditions de tournages difficiles , pas de musiques mais une histoire qui nous happe au fur et à mesure que le plan se met en place .
le trou c'est l'histoire de mon oncle Roland Barbat, tout est réel dans le film , sauf que le traître n'est jamais descendu , Becker voulait romancer un peu,Roland à menacé de se retirer , et ça a donné ce chef d'oeuvre
Evasion façon longue leçon de bricolage Leroy Merlin (creusement de tunnel, sciage de barreaux, serrurerie, re creusement de tunnel etc. ). Vaut plus pour l'ambiance de La Santé et pour les relations humaines dans une cellule de 5 - sauf le personnage du traître trop maniéré- que pour la crédibilité de la chose. Fait aussi penser par moment à l'Evadé d'Alcatraz avec Eastwood qui a pu s'en inspirer. Très daté cependant bien que bien filmé et sans musique.