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Un visiteur
3,5
Publiée le 6 octobre 2015
Projet ambitieux pour Sean Penn que de projeter sur grand écran l'histoire de Christopher McCandless. Bien qu'enjolivée, l'histoire semble proche de la réalité portée par un acteur de talent (Emile Hirsch) au sommet de son art (la transformation physique pour le rôle est impressionnante). On est embarqué dans cette folle quête pour l'Alaska (plus que l'endroit c'est la plénitude de l'âme qu'il recherche) que projette Christopher afin de fuir la société de consommation personnifiée notamment par le matérialisme de ses parents. Plus qu'un désir inné c'est surtout son enfance et le rapport qu'entretenaient ses parents avec lui et sa soeur qui ont poussé ce jeune homme à entreprendre un voyage spirituel nécessitant par l'abandon de soi et l'abandon de sa vie passée. Christopher va alors vivre librement dans la nature et le bref retour à la "civilisation" qu'il vivra sera un échec, il sera considéré comme un vagabond; critique de la société jugeant sur l'apparence et où le statut social d'ordinaire si important dans nos société s'avère disparaitre dans la nature. La scène où il se fait tabassé alors qu'il est "illégalement" assis dans un train montre bien ici encore l'importance accordée au statut dans la société et finalement la société "civilisée" s'avère être plus sauvage que la nature espérée.
Les diverses rencontres sur la route apportent réellement un plus à l'histoire (les seconds rôles sont très convainquant) et même si Christopher ne souhaite pas s'attacher, conservant son objectif (quoi que plus une obsession) de vivre en pleine nature, la morale spoiler: fatale qu'il tiendra de son périple sera que le bonheur n'est réel que quand il est partagé. Ainsi son obsession de rompre avec la société consumériste l'a également poussé vers un repli de soi-même refusant le lien social notamment avec sa soeur à qui il n'écrira jamais. On retiendra qu'à plusieurs reprises les rencontres avaient un symbolisme affirmé comme le couple de hippies qui avaient perdu leur fils et qui le retrouvait en Christopher, ou encore le vétéran de la guerre qui a vu en lui le fils qu'il n'a jamais eu allant jusqu'à lui proposer de l'adopter. Ces rencontres qui ont marqué son voyage auraient pu changé également sa vie et son destin, de même que la jeune guitariste qu'il croise qui, selon moi, lui rappelle sa soeur de par son âge et son physique d'où un amour impossible, le repas avec les hippies et cette jeune femme étant pour moi l'image de la famille idéalisée pour Chris. Malgré toutes ces opportunités, Christopher persévérera à aller en Alaska suscitant l'incompréhension bien souvent des gens qu'il croise.
L'homme qui voulait vivre dans la nature a fini par être pris au piège de celle-ci. Cruelle ironie pour cet homme qui a tout quitté pour elle mais celle-ci ne lui rendra presque rien. La catharsis sera effective quand Christopher succombera, pris au piège mais en paix avec lui-même. Into The Wild est assurément un bon film rempli d'allusions cachées, les paysages sont somptueux et on s'incline pendant presque 2h30 devant ce message social et devant cette nature sauvage mais tellement grandiose.
Un pur chef d'œuvre, porté par un grand réalisateur, un acteur de grand classe. Le tout superbement mis en musique par un Eddie Vedder au sommet de son art . La grande classe.
"Into the wild" nous plonge dès le début dans le monde sauvage, avec ses paysages à couper le souffle. Sa musique nous berce tout le long du voyage de Chris McCandless dit "Alexander SuperTramp", excellemment joué par Emile Hirsch, de manière légère et naturelle. Mais il n'y a pas que les paysages qui font la beauté du film, les personnes rencontrées sont aussi exceptionnelles, en passant des hippies à un vieil homme ayant perdu toute sa famille (Hal Holbrook), homme impossible à oublier [spoiler] notamment avec sa demande d'adoption [spoiler]... On passe un très bon moment, un bol d'air frais, avec une morale ("Happiness only real when shared") écrite des mains de ce jeune intrépide qui marquera nos esprits et nous donnera peut-être envie de sortir de chez nous, et partir à l'aventure, pour rencontrer de nouveaux visages, into the wild.
Ce film nous transporte durant 2h30 dans une multitude de paysages tous plus beaux les uns que les autres. Cette immersion dans la nature nous laisser espérer voir un grand film dépaysant et à terme réfléchir sur notre façon de vivre et pourtant il n'en est rien... On ressort de ce film endormi déjà car il faut dire qu'il est très long plus de 2h30 mais également frustré. Peu d'émotion se dégage de ce film et ses paysages ; la faute peut être à une musique souvent mal choisie et une réalisation qui ne laisse pas suffisamment naitre les émotions. Sean Penn est donc bien meilleur acteur que réalisateur. Notons tout de même des séquences émouvantes, comme la demande d'adoption du papy et des paysages sublimes. Dommage tout de même que ce film nous laisse sur notre faim (sans mauvais jeu de mots).
Il aura fallu que l'on attende son quatrième long-métrage pour que Sean Penn nous offre un chef-d'oeuvre après pourtant 3 bons films. "Into the wild" c'est donc une véritable ode à la vie, au partage, à l'aventure et à la liberté totale sans contraintes. Formidable, aussi bien Emile Hirsch que les acteurs secondaires, mais aussi la superbe bande-son et la sublime photographie magnifiant les paysages naturels. Du grand art, merci Monsieur Penn !
Qui n'a pas eu envie de tout abandonner pour aller vivre loin de la société de consommation? C'est la concrétisation du rêve d'Alexandre Supertramp que nous propose d'appréhender ce film. Le rêve se transforme vite en dure réalité... Sachant que c'est tiré d'une histoire vraie.. La cruauté et la dureté de la nature ont vite fait de reprendre le dessus sur notre existence dépourvue de toutes les évolutions de nos civilisations. La morale du film est :"Le bonheur n'existe que si il est partagé par tous.". N'est-ce pas plutôt : "la vie est-elle possible si elle n'est pas partagée ?" Au delà de ces questions que pose ce film, Sean Penn nous fait partager des paysages fantastiques à couper le souffle, le tout sur une musique très prenante.
Un film sans prétention, la manière dont c'est filmé, la présentation de chaque étape de son périple, où se mêle les rencontres qu'il fait durant le trajet vers l'Alaska en parallèle avec sa vie solitaire arrivée à destination, le récit de sa sœur sur sa famille ou l'on comprend ce qui l'a fait partir. Un film bouleversant qui nous fait ressentir chaque étape de sa vie, son envie, ses joies, ses peurs ...
Sean Penn a très bien exploité son idée de retour à la nature, cependant la mise en scène est déroutante, il y a beaucoup de flash back, de voix off, de retours ... Ceci étant dit, cela reste un très beau film, les paysages sont somptueux, il y a une véritable réflexion philosophique sur l'Homme qui fuit la société pour vivre au naturel et être plus heureux ! On voit que le début se passe bien pour Alex, mais il est vite rattrapé par les événements, sans rien en poche il ne peut pas faire grand chose (par exemple passer une frontière). La moral nous dit alors que l'Homme peut être heureux en dehors de la société, mais le bonheur n'est véritable que s'il se partage ...
Qui que vous soyez, si vous vous posez des questions sur les véritables valeurs de l'existence, regardez ce film. Il ne contient pas forcément LA réponse, mais on peut se rendre compte que le bonheur ne se tient qu'à peu de choses, tout dépend de vous. Les scènes et les plans, quoique parfois confus et bizarres, contiennent de magnifiques images. Il y a une émotion particulière qui se dégage de ce film malgré son côté qui semblerait vide de relations humaines. On peut toujours trouver des relations, il faut surtout chercher en soi... Magnifique film, vous vous sentirez poussez une âme philosophe.
C'est un film qui ne se voit qu'une seule fois. Un jeune diplômé part à l'aventure en Alaska loin de tout. On suit ses aventures et ses rencontres. Bien que romancé, c'est bourré de signes sur les nombreuses vies de bohème et autres que le jeune aurait pu vivre. Je trouve son rêve utopique et égoïste, personnellement. Même si je le comprends. Vivre en ermite n'est pas donné à tout le monde. Une bonne fin avec une véritable morale humaine, selon moi.
presque dans la meme ligné du génial the motocycle diaries, ce Road Movie accompagné de la superbe musique Grunge d'Eddie veder- est une condamnation en régle de la civilisation matérialiste, s'inspirant de thoreau et tolstoie, certainement l'un des grands films oubliés de la cérémonie des Oscars mais qui reste Culte
J'ai un peu honte de ne l'avoir vu pour la première fois que hier soir. Les paysages et l'histoire sont magnifiques. Les acteurs sont excellents. On se met à la place d' Alexander Supertramp et on l'envie de vivre tout ce qu'il vit
J'ai adoré! Ce film nous montre que le bonheur peut-être partout tant qu'il est partagé ! Et mon dieu qu'est-ce que j'ai pleuré à la fin... Le personnage est si attachant !!!