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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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3,0
Publiée le 17 août 2026
A peine diplômé, le brillant étudiant Christopher, plaque tout pour l'aventure à travers les Etats-Unis et pour rejoindre le but ultime qu'il s'est fixé : l'Alaska. Comme un vagabond, et dans un dénuement qui fera parfois de lui un SDF consentant. C'est inspiré d'une histoire vraie et ça se passe au début des années 1990. Cette quête de liberté et de vérité est un rêve idéaliste, une utopie sans doute, que même dans la difficulté Chris ne reniera jamais. Au point de mettre sa vie en danger? Sean Penn, au cours du film, ouvre d'ailleurs la perspective d'une issue dramatique. Son film est un poème tout à tour joyeux et grave, une ode à la nature merveilleuse ou hostile. La liberté de son héros, le réalisateur la traduit dans un récit déconstruit et décousu, brouillant la chronologie, avec notamment des flashbacks évoquant la vie quittée de Chris, étouffant sous la tutelle de parents bourgeois conformistes et matérialistes. Le voyage est fait de rencontres et d'expériences solitaires, de difficultés qui nourrissent la réflexion humaniste et libertaire du jeune homme, consignée dans son journal. Le film et son personnage sont attachants par les valeurs, d'authenticité entre autres, qu'ils défendent. Toutefois, hormis son dénouement, l'aventure initiatique manque finalement d'émotion et c'est à se demander si un récit plus classique et linéaire n'aurait pas été plus judicieux que dans cette mise en scène hachée et sinueuse.
L'idée de départ est bien avec ce jeune qui plaque tout, ras-le-bol de la société de consommation. Mais le film aurait été bien meilleur si le héros apportait un vrai truc en plus aux gens qu'il croise, avec une vraie réflexion sur la vie. Malheureusement, c'est très mou et mal rythmé la plupart du temps. Malgré de magnifiques paysages, on s'ennuie c'est dommage.
Dans la veine du "Jeremiah Johnson" de Sidney Pollack, "Into the wild" de Sean Penn est (en partie) un "survival" dans lequel Christopher/Alexander (Emile Hirsch) décide de son plein gré de s'isoler en Alaska, jusqu'à se laisser mourir de faim (contrairement à Robert Redford). On assiste donc quasiment à son suicide (on ne voit pas trop comment il pourrait s'en sortir sans renoncer) à l'issue d'un road trip initiaque dans lequel la nature est magnifiée par la caméra et la mise en scène du réalisateur.
Je vois pas mal de commentaires positifs au sujet de la musique, je ne comprends pas bien, j’avais l’impression d’entendre John, bellâtre, jouer du ukulele en chantonnant sur la plage pour impressionner son auditoire. Rien à côté de la musique envoûtante de Thelma et Louise, qui se déroule dans le même type de paysages. Ce film ne m’a pas fait grand effet. Le personnage n’est pas sympathique ni touchant, on ne parvient pas à rentrer dans son intériorité. Alors on le voit abandonner sa famille sans vraiment comprendre. Cela ne prend pas, même les paysages ne m’ont pas marquée. Allez voir Thelma et Louise.
Le film de Sean Penn est inoubliable : ode à la nature sauvage, loin de la société de consommation. C'est rempli de paysages extraordinaires, plein de poésie , de philosophie, de rencontres bienveillantes. Même s'il y a de la tristesse, cela fait du bien.
Into the Wild nous présente l’aventure de Christopher, interprété par Émile Hirsch, un étudiant brillant venant d’être diplômé, faisant la fierté de ses parents. Cependant, il en a marre de la pression sur les études et rejette toutes les valeurs consuméristes et capitalistes de ses parents. Il refuse donc le rêve américain qui s’offre à lui pour préférer la liberté. Il plaque absolument tout sans donner de nouvelles pour vivre tel un vagabond et partir en voyage à travers une nature d’une grande beauté. En effet, les paysages qu’il traverse sont vastes et variés, nous montrant la diversité du sol américain. On découvre peu à peu ses traumatismes durant son enfance avec ses parents, ce qui explique sa haine et son manque de compassion par rapport à la souffrance de son départ, même s’il entretient une bonne relation avec sa sœur. Christopher reste un être sociable et, au fil du récit, il accumule les bonnes rencontres et les histoires d’amitié mais, aveuglé par son but de rejoindre l’Alaska, il y met un terme pour s’isoler au maximum de la société. Mais cet isolement va lui causer sa perte et c’est montré dès le départ avec une construction particulière, avec des chapitrages, le début et la fin entremêlés. En effet, il se rend compte à ses dépens que la nature est hostile et injuste. D’abord avec l’épisode de l’élan, lui rappelant que les ressources sont rares et les conditions de vie difficiles. spoiler: Il se retrouve prisonnier de cette nature lorsqu’il ingurgite un poison et sa solitude l’empêche de recevoir toute aide. Nous ressentons sa mort lente et douloureuse à travers la caméra, dans le même état que lui. Durant cet état de souffrance, il prend conscience tardivement de son auto destruction, des erreurs qu’il a faites, qu’il aurait dû accepter les autres. Il a cherché le bonheur dans la solitude toute sa vie pour découvrir que le bonheur n’est vrai que partagé, citation lourde de sens suite à son histoire qui clôt le film.
Chef-d'œuvre de sincérité et d'immersion, Into the Wild est un film qui ne se contente pas d'être beau : il est habité. Sean Penn réussit l'exploit de transformer un fait divers tragique en un hymne à la vie d'une intensité rare, porté par une performance qui ne s'oublie pas.
Une mise en scène organique : Le film refuse tout compromis. La caméra de Penn saisit la grandeur des paysages sans jamais tomber dans le clip touristique. On sent la poussière, l'eau glacée et la solitude. C'est une réalisation qui a du poids, du relief, et qui laisse le temps à l'émotion de s'installer sans jamais forcer le trait.
L'abandon total d'Emile Hirsch : L'acteur ne joue pas McCandless, il le devient. Sa métamorphose physique est un pilier du film, mais c'est son regard qui porte le récit. Il incarne cette soif de liberté avec une telle force qu'il rend l'issue fatale du voyage absolument déchirante.
Un béton philosophique : Contrairement à beaucoup de "road movies" superficiels, le scénario explore les failles de son héros. Son idéalisme est confronté à la dureté du réel et aux cicatrices familiales. Les rencontres (notamment avec le vieux Ron Franz) sont d'une humanité bouleversante, rappelant que la quête de soi passe inévitablement par les autres.
En résumé : Un voyage absolu. Into the Wild est une œuvre majeure qui secoue par sa beauté et sa cruauté. Un film qui nous rappelle que la liberté a un prix, et que le partage est la seule destination qui compte vraiment.
Très beau film réalisé par Sean Penn sur la vie de Christopher McCandless qui décide de rejeter les principes de la société moderne et également cl’un des meilleurs Road Movie jamais réalisé
Une histoire d’indépendance et un retour à l’état sauvage. Un jeune homme, à qui tout est promis, doué dans ses études et soutenu par sa famille dans cet espoir carriériste. Il décide, après l’obtention de son diplôme, de tout quitter pour s’éloigner de la société consumériste qui l’indiffère. Dans cette reconnexion avec la nature, l’humain et lui-même, il nous enseigne le fondamental du pourquoi de vivre.
Revoir ce film ne l'a pas avantagé. Quand à l'époque on y voyait un jeune plein de fougue partir à l'aventure anti-capitaliste comme on en rêverait "tous", on y voit maintenant un gamin un peu pompeux et très inconscient qui a laissé la mort comme héritage à qui voudrait le suivre. Ça reste un classique à juger par soi-même.
J’ai adoré ce film, ( sauvage brutal amitiés relationnel solitude minimalisme une aventure a voir ce film fait réellement réfléchir sur le monde actuel