Into the Wild nous présente l’aventure de Christopher, interprété par Émile Hirsch, un étudiant brillant venant d’être diplômé, faisant la fierté de ses parents. Cependant, il en a marre de la pression sur les études et rejette toutes les valeurs consuméristes et capitalistes de ses parents. Il refuse donc le rêve américain qui s’offre à lui pour préférer la liberté. Il plaque absolument tout sans donner de nouvelles pour vivre tel un vagabond et partir en voyage à travers une nature d’une grande beauté. En effet, les paysages qu’il traverse sont vastes et variés, nous montrant la diversité du sol américain. On découvre peu à peu ses traumatismes durant son enfance avec ses parents, ce qui explique sa haine et son manque de compassion par rapport à la souffrance de son départ, même s’il entretient une bonne relation avec sa sœur. Christopher reste un être sociable et, au fil du récit, il accumule les bonnes rencontres et les histoires d’amitié mais, aveuglé par son but de rejoindre l’Alaska, il y met un terme pour s’isoler au maximum de la société. Mais cet isolement va lui causer sa perte et c’est montré dès le départ avec une construction particulière, avec des chapitrages, le début et la fin entremêlés. En effet, il se rend compte à ses dépens que la nature est hostile et injuste. D’abord avec l’épisode de l’élan, lui rappelant que les ressources sont rares et les conditions de vie difficiles.
Il se retrouve prisonnier de cette nature lorsqu’il ingurgite un poison et sa solitude l’empêche de recevoir toute aide. Nous ressentons sa mort lente et douloureuse à travers la caméra, dans le même état que lui. Durant cet état de souffrance, il prend conscience tardivement de son auto destruction, des erreurs qu’il a faites, qu’il aurait dû accepter les autres. Il a cherché le bonheur dans la solitude toute sa vie pour découvrir que le bonheur n’est vrai que partagé, citation lourde de sens suite à son histoire qui clôt le film.