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Un visiteur
2,5
Publiée le 12 décembre 2007
Bonitzer confirme être le cinéaste de l’angoisse domestique ; même s’il marche souvent sous des allures vaudevillesques « Je pense à vous » creuse le sillon du personnage principal brillant mais persécuté . Le vrai sujet du film est les fantômes, les figures du passé amoureux et leur implication dans le désir présent même si au bout du compte on ne les rencontre et les laisse au cimetière des illusions perdues ; tout dans le personnage de Anne appelle le spectre, le Nosferatu avançant au devant de ses victimes drapés dans sa morgue . Savoir faire cohabiter le contexte « prise de tête parisien estampillé cinéma auteur français » avec cette forme d’inquiétude presque fantastique confirme la singularité et le talent de Bonitzer.
Voilà un film antipathique au possible qui déroule tous les clichés du nombrilisme des bourgeois parisiens.On regarde avec désinteret ce spectacle de marionnettes indigne du cinéma d'auteur français.Il en ressort une certaine misogynie et une confrontation d'egos détestable.Les mouvements et répliques des personnages sonnent faux.Seule la délicate Géraldine Pailhas surnage.
A l'instar de "ce soir je dors chez toi", ce film est fort peu réaliste sur la nature humaine et le sens d'une relation... Contrairement à celui-ci, le pôle comique n'est pas là pour équilibrer la balance...
assez mou, redondant, ce film est une mauvaise farce:les "chassés croisés amoureux" sont traités à la va vite, et l'histoire se déroule, presque comme une tragédie, quasiment en un jour; pour le drame de 4 vies, c'est court...
Grosse déception, et pourtant je suis assez client des films de Bonitzer. J'avais adoré "rien sur Robert". Mais là...déjà le point de départ du film tient sur un timbre poste, mais par la suite, les dialogues censés être droles tournent le plus souvent autour des envies ou non de faire pipi ou caca des personnages. Super. Ah, par contre ce leitmotiv où les personnages s'accusent mutuellement sans raison particulière d'être antisémites est plutôt drole, mais bon, ça fait peu. Du coup, on en arrive effectivement à se demander si les nombreuses scènes où les comédiennes sont nues ou en petite tenue (G. Pailhas est vraiment superbe) ne sont pas là que pour maintenir notre intéret un peu malsain....
Pas grand chose dans ce film. Il n'a ni queue, ni tête et très très peu entre les deux. Les personnages sont tristement banals pour être interprétés avec brio. On s'ennuie du début à la fin en silence.
Histoires d'adultères tournées de façon peu communes où les scènes ont un dénouement inattendu. A mi-chemin entre la comédie et la tragédie, on est quand même séduit par le jeu des acteurs et le cadre "bobo" parisien.
Les acteurs masculins de ce film jouent bien, ce qui n'est pas forcément le cas des femmes, avec des personnages bien trop bizzares. Les scènes passent vite, et c'est bien là l'un des grands mérite de ce film! La fin est assez grotesque. Mais bon, Baer et Berling sont assez bons dans leur rôles, bien que ça aurait pu être bien plus drôle avec une meilleur scénariste.
« Je Pense A Vous » révèle l’état de suffisance dans laquelle se complait le cinéma français depuis des décennies. Un raffinement dans l’intellectualisme bobo. S’affichant publiquement très à gauche, chevauchant des chevaux de bataille très politiquement corrects (anti-conformisme sexuel, anti-racisme etc…), Bonitzer, ancien maoïste, incarne bien ce cinéma qui n’a jamais cessé en fait de s’inscrire dans une tradition fondamentalement bourgeoise et snobinarde. Peu de situations sont ancrées dans un vécu « des masses ». Contradiction à laquelle n’échappaient pas les maîtres filmeux Godard, Rivette, et Rohmer and Co. Dans ce film, nous partageons les (més)aventures drolatiques d’écrivains à succès, d’éditeurs, de médecins psychiatres, se mouvant dans un Paris aseptisé, qui ont le temps de s’emmerder, avec leurs compagnes névrosées. Le paradoxe est que les partisans de ce cinéma français sont les premiers à critiquer le « libéralisme », le « hollywoodianisme » du cinéma anglo-saxon et américain. Sans s’afficher publiquement à gauche, les Britanniques montrent plus d’ancrage dans le vécu populaire, le quotidien ordinaire en faisant Full Mounty, The Navigators, Loin de chez eux, ou Trainspotting. Les américains en faisant Bubble, Monster, The Woodsman, ou The Machinist. Même les espagnols ont depuis longtemps pris un ascendant sur nous de ce point de vue. Les Lundi Au Soleil, ou La Mala Educacion ne sont pas des cas isolés. De plus, en France où pourtant règnent toutes les mesures protégeant l’indépendance de la culture, on dénonce peu l’establishment. Chez nous, seul Chabrol, et de manière timide et ambiguë fait dans la dénonciation des scandales politico-financier. Mais L’Ivresse Du Pouvoir, dénonce bien moins l’Establishment véreux que ne le font Traffic, Syriana, The Constant Gardener, ou Blood Diamond, pourtant produits par Hollywood, la « machine Libérale » par excellence. Et dire que ce sont les Français qui accusent les Italiens d’en dire plus qu’ils n’en font.
D’un parisianisme abject, « Je pense à vous » est vraiment un film froid, voire morbide, en tous cas frigide : ni caustique ni dramatique, seulement pénible. Dans ces horribles décors austères, Edouard Baer ne peut briller.
C'est ce que j'appelle un film qui se veut "intello". On se réfugie derrière une lenteur calculée, des décors chics, qui ne sont que le reflet d'un film bourgeois qui dépeint une bourgeoisie engoncée et perdue dans des valeurs qui ne lui vont pas.
On a ajouté une pincée de bohême "histoire de", avec un libertinage qui n'a rien a faire là. L'intrigue est plate mais le pire reste ces non dits certainement placés pour faire preuve de subtilité mais qui se révèlent être d'une pesanteur frolant la grossièreté tant ils sont inutiles. La psychologie de comptoir est elle aussi bien présente, l'héroïne aime être caressée donc a un penchant lesbien, raisonnement typiquement masculin...
Heureusement que les acteurs sont là. Tout le film repose sur eux(à défaut d'autre chose), interpréter des personnages ambigus voir incohérents a dû être un exercice difficile. Encore une fois, Edouard Baer nous prouve son talent, on sent son attrait pour ce genre de personnage torturé et pour le milieu littéraire, merci ça sauve le film.
On note aussi, le message du film, pas très délicat. En gros, les filles si votre mec vous a trompé avec son ex qui réapparaît dans votre vie, pas de panique, pour retrouver paix, sérénité et amour en quelques jous, il suffit de vous venger avec le mari de la fille en question, puis faire un trois avec la dite fille et votre cher et tendre. Bien sûr il faut préciser que la maitresse est psychologiquement instable et que lorsque on se sert d'une personne fragile il y a des chances pour que les conséquences soient dramatiques...
Un film sans surprises, et d'un manque de modestie effarant. Je préfère les films sans prétention au moins on est pas déçus !!
Un film typiquement français! Des dialogues un peu "prout prout", des situations qui se veulent subjugantes, outrageantes, étonnantes, touchantes etc... Mais qui, en définitive, sont lamentablement discréditées par l'idiotie de la mise en scène et les dialogues ridicules! Ce film me fait penser à la parodie des inconnus du film où les héroïnes cassent des vases ou regardent la pluie tomber par la fenêtre... Des films pseudo intellectuels et chiants à mourir sont la panacée de certains auteurs et d'un certains public, moi j'estime que la masturbation intellectuelle est à prendre et à exploiter dans une juste mesure...Pas comme ici! A éviter!!!
Grands Dieux que ce film est naze ! 1 h 15 de scènes graveleuses pseudo cérébrales. Edouard Baer joue bien mais a un rôle de crétin. Berling joue superbement les tetes a claque briseur de couples vicieux. Les deux actrices sont dotées d'un jeu aussi plat qu'une limande. Girardeau est le romantique niais par excellence. Les situations sont tellement téléphonées qu'elles sont prévisibles des le début de la scène. Je pense que les Scénaristes acteurs/réalisateurs ont tenté de faire une "insoutenable légereté de lêtre" mais n'est pas Kundera qui veut. le seul mérite du film est de durer 1 h 15.
Les dialogues surtout emportent l'adhesion pour ce film aux situations étonnantes. Geraldine Pailhas et Charles Berling sont exeptionnels. Mais la mise en scène est un peu faible ainsi que Marina de Van qui joue son role sans nuance. (on l'a dejà vu faire ça dans son premier et tres bon film dont je me souviens malheureusement plus le nom)
Bon, il faut voir le côté positif de ce film. D'une part, on y trouve le gigantesque Edouard Baer qui a ici malheureusement bien des misères (quoique...). D'autre part, le spectateur masculin a le délice de mater quelques filles nues s'embrassant même parfois, ce qui est ma foi une vision tout à fait charmante et croustillante. Mis à part ces petits bonheurs, "Je pense à vous" se révèle bien maigre et inconsistant. C'est un film avant tout parisianiste nous montrant une histoire bien peu intéressante dans un milieu peu intéressant (ou qui n'intéresse que le réalisateur et un certain microcosme). Bref, n'y pensons plus.