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Un visiteur
0,5
Publiée le 23 juin 2011
Un vrai nanar comme seuls les bobos urbains arty peuvent en concoter. Dans ce film dont le scénario n'a rien à envier à celui d'un film érotique du dimanche soir sur la TNT, le réalisateur alterne les scènes porno gay et les moments de comédie digne d'une série AB production. Mais comme c'est un film de gauche, hype et pseudo-intellectuel qui fait du prosélytisme pour un mode de vie choisit par les journaleux, la presse elle met logiquement 4 étoiles.
Si votre cerveau n'a pas été détruit par la prise massive de métamphétamine et de cocaïne, passez votre chemin : vous serez assez lucide et intelligent pour comprendre que ce film n'a aucun intérêt et vous vous emmerderez complètement à regarder des gens qui s'emmerdent en sens littéral du terme.
Passés le choc et la surprise des premières minutes, le film s'enlise dans un scénario très mal exploité et pas trop réussi sur les déboires sexuels de plusieurs personnes. Et si Paul Dawson est touchant et que la course à l'orgasme de Sook-Yin Lee est très drôle, le reste est trop gnangnan. Dommage car ça promettait !
Plutôt troublant mais surprenant, racontant l'amour et le sexe de façon très crue sans quasiment ni tabou ni censure, d'une manière originale ! Étrangement, on ne s'ennuie pas, on se prends même d’affection pour les personnages, et arrive parfois à y voir quelque chose de beau et touchant !
Aaaaaahhhh liberté quand tu nous tiens!C'est y pas beau tout ça hein? Non mais franchement,quelle démonstration d'audace,de courage,de jusqu'au boutisme!! Si la connerie avait vocation à convaincre les masses,nul doute que les spectateurs de ce shortbus sortiraient de la salle déterminés à bloc! Sincèrement,à ce stade on imagine ce que le réalisateur nous aurait montré s'il avait fait un film sur la nutrition (une succession de scènes avec des gens se rentrant des parts de pizzas par tous les orifices?). Alors quoi? On ne s'émeut pas devant les déboires orgasmico-sentimentaux de tous ces gugus? C'est pas bien tout ça,c'est de la souffrance pourtant! Faut voir ce qu'ils sont prêt à accomplir pour trouver la plénitude ces gens là! Comment ça on s'en fout? C'est pas très gentil voyons! Qui a dit qu'ils ont oublié de mettre des bergers allemands? Inutile comme vous l'aurez compris de tergiverser plus longtemps sur ce film sans queue ni tête (Hou la la je sens le mauvais jeu de mots là!) C'est qu'à force de vouloir démontrer au spectateur à quel point son film est "subversif",on fini par se demander si en ces temps d'accomplissement de soi sur fond de prouesses homo,scato,trio,tantro,zoo,bi,cycletto, la vrai subversion ne se trouverait pas tout simplement du coté de la monogamie hétero basique,avec une personne que l'on aimerait pour sa capacité à nous rendre heureux et à fonder une famille,plutôt que pour son aptitude à se faire une auto fellation! En bref,préférez un bon gros film de cul,au moins on sait pourquoi on le regarde,et pour le coup c'est grosso modo la même chose,la prétention en moins!
Incontestablement réussi esthétiquement parlant, Shortbus accumule de très beaux plans accompagnés de mises en scènes pour le moins étonnantes mais très originales. Ces lumières aux couleurs criardes, ces environnements et décors positivement kitsch dignes de ces films venus de l'espace marquent vraiment l'unicité du film. De plus, les acteurs pourtant presque tous novices, se livrent totalement à leur rôle, jusqu'à se prêter à des scènes sexuelles clairement explicites... Tous extrêmement crédibles, encrés dans des personnages très différents, amènent énormément de réalité psychologique aux comportements qu'ils adoptent, ainsi qu'à leur différentes peurs et questionnements personnels auxquels chacun pourrait quelque part s'identifier. Bien évidemment, Shortbus, c'est aussi l'exaltation trash et libérée de tous les délires sexuels les plus fous. Dans la forme, le film a un côté libertinage certain (peut être même un peu trop mis en avant du style "Ne vous posez plus de questions... vivez, faites l'amour avec qui vous voulez, lâchez-vous..."). Mais le fond a un côté bien plus profond et s'intéresse réellement aux peurs et mal êtres sexuels mais surtout psychologiques du commun des mortels. Ici, chacun des personnages, bien qu'ils soient tous différents ont leurs problèmes personnels, leurs peurs, leurs angoisses qu'ils réussiront à comprendre à leur manière et en communiquant. La scène finale de Sook-Yin Lee est d'une beauté esthétique remarquable et achève le film sur une note très positive. Donc, bien que le message soit quelque fois un peu exprimé maladroitement avec un surplus de sexe un peu inutile, l'intention a pour but de montrer que nous sommes tous vulnérables et que chaque problème, aussi délicat soit-il, se résout en communiquant et en se livrant à coeur ouvert. Un film touchant, intéressant, interprétable de différentes manières selon les personnalités mais qui peut se vanter de faire réfléchir réellement son spectateur.
On a toujours dit que le cul attire. Et c'est sur ça que ce film s'est basé pour se faire un public! Parce qu'à côté de ça, il n'avance pas vraiment. On voit tout genre de nudité, de sexualité, de position mais une fois sorti de la salle, les images restent, mais le sens s'évapore aussitôt. Pourquoi ce film? Comment ce film? Où va ce film?... Aucune réponse à ces questions, à part le plaisir du sexe et la tourmente à la mode de la sexualité des couples de nos jours.
"Shortbus" est un film qui fait beaucoup de bien : car le vrai culot de James Cameron Mitchell, ce n'est pas de filmer frontalement des scènes de sexe non simulé (solo, hétéro et homo, puis tout mélangé) - sans aucun des complexes qui conduisent généralement au désastre -, mais d'en faire un traité de notre désespoir, qui n'en finit jamais de transpirer derrière chaque plaisanterie, caresse ou geste de tendresse. Le chaos du monde (on est dans le New York qui souffre de l'après 9-11) a fini par pénétrer corps et âme la jeunesse, qui en est réduite à baiser ou à se suicider : mieux vaut faire la fête, que cela soit en dansant sur des musiques sublimes (quelle bande-son, signée Yo La Tengo !) ou en partouzant avec générosité entre travestis, transsexuels et dominatrix. On peut toujours espérer qu'un premier orgasme rallume le monde plongé dans le blackout. On peut en tout cas se délecter de l'énergie de la scène underground New-Yorkaise, magnifiquement chantée ici dans sa résistance "perméable" à l'obscurantisme.
A quelque chose près on peut parler de pornographie ! Seulement c'est un film en soit donc il n'est pas classifié dans cette catégorie. Tous les acteurs sont amateurs, et finalement c'est pas plus mal, ils sont très bons. On traite d'un des sujets les plus connus de tout les temps...le sexe. On est plongé dans le paradoxe puisqu'une sexologue n'arrive pas à trouver l'orgasme, et l'on suit le périple de plusieurs personnes qui vont se rencontrer et ...je vous laisserai découvir la suite. Il est certain qu'encore une fois le public sera réduit. Bon film !
Jamais vu ça de ma vie dans un film ! Si vous pouvez tout voir et que vous n'avez aucun tabou sexuel, que ça vous intéresse et que les ambiances libérées vous plaisent, allez-y, il n y a rien d'autre !
C'est un bon film du genre,les personnages sont très attachants.Le film possède une vraie âme qui fait qu'aucun n'autre film ne lui ressemble,à noter aussi des acteurs touchants,et un humour unique,surtout dans ce genre de film.
A vouloir beaucoup dire et beaucoup montré, Shortbus en fait trop! c'est fouilli, décousu, parfois drôle, souvent intelligent et également souvent voyeur. Une oeuvre originale et moderne qui mérite le coup d'oeil.
Enfin un film qui parle de sexe et qui filme du sexe de manière à la fois drôle, décomplexée, et sans cette insupportable pudibonderie à laquelle on est habitué. Il nest évidemment pas possible de filmer toujours de manière aussi crue, mais cela fait au moins du bien de savoir que cest possible. Sur le fond, Shortbus est un savoureux fouillis des destins qui se croisent, de sujets graves et moins graves, abordés souvent avec drôlerie, de personnages plus ou moins loufoques, déjantés, décalés, marginaux. Le message est évidemment un peu angélique : « résous tes problèmes en baisant au Shortbus », mais le réalisateur nest pas dupe de sa superficialité, et place son action dans un New York onirique en carton. Il nessaye pas de faire croire à une rédemption par le sexe, mais experimente simplement un cinéma qui se lache mais qui sassume. Le film sachève en fanfare sur un final kitsch et flan qui laisse le spectateur euphorique.
En matière d'évocation directe des choses du sexe, on se souvient du film de Soderbergh, Sexe, mensonges et vidéo. En voici une variante moins psychologique, plus pornographique, parfois plus drôle. Il ne faut pas manquer le début : une scène d'autofellation qui défie les lois de la souplesse... Mais passé la surprise des scènes sexuelles très crues, non simulées, et d'une liberté de ton décomplexée, on a l'impression que le scénario tourne à vide, additionnant des épisodes insolites sans approfondir vraiment les personnages ou décrypter leur évolution. À partir d'un constat social un peu déprimant, l'auteur esquisse une utopie où le sexe en groupe apparaît comme la voie de l'épanouissement personnel. Une nostalgie post-hippie, adaptée au goût du jour ? C'est audacieux, mais pas totalement convaincant.
Pour certains panégyrique de la vie estudiantine avec ses partouzes sans heurts et les "parties" sans fin de ses communautés; ce film représente pour d'autres le triomphe de la pensée unique plutôt fade. En tout cas à voir.
Une comédie érotique aux scènes sexuelles vraiment vraiment explicites. Contrairement à un film pornographique, les acteurs apportent de l'épaisseur à leurs personnages et on éprouve une grande sympathie pour ces handicapés affectifs qui ont tant besoin d'amour. Certaines scènes sont hilarantes: l'oeuf vibrant commandé à distance, l'hymne américain chantonné dans une partie intime... Après le 11 septembre 2001, les new-yorkais avaient besoin de se rapprocher les uns des autres. Et pourquoi pas par le sexe?