Non sérieusement, si vous avez envie de voir un film en famille, "Shortbus" est à éviter à tout prix. Les premières minutes donnent de toute façon le ton. Entre un jeune gay déluré qui parvient à s'auto-faire une gâterie. Et un couple qui copule dans des positions acrobatiques. Le tout sans trucage, les pénétrations étant réelles. "Shortbus" fait donc partie de la famille des films dont le sexe n'est pas simulé, sans pour autant relever de pornographie. D'ailleurs il ne cherche jamais vraiment à érotiser la chose ou exciter son spectateur. On y parle couple, orgasme, plaisir, et les images servent de réflexion. C'est également un projet typiquement indépendant. John Cameron Mitchell a travaillé pendant plusieurs années avec un groupe d'acteurs recrutés pour le film. Au fur et à mesure de sessions d'improvisations, il a construit avec eux des scènes qui ont permis de construire le scénario du film. Le réalisateur a également injecté sa propre expérience des clubs libertins. Offrant une vision très décomplexée et bienveillante de ce milieu underground new-yorkais. De bonnes idées, des méthodes originales... pour un film qui apparait un peu nombriliste ou répétitif par moment. Ou du moins qui manque de rigueur dans son écriture. Ceci dit, les personnages atypiques sont amusants sur le papier. Dont une dominatrice en manque de sentiments, et une sexologue qui n'a jamais connu l'orgasme (!). Et il y a tout de même quelques jolies scènes.
Comédie romantique où les scènes de sexe ne sont pas dissimulées. Le réal filme les scènes sexuelles sans voyeurisme et sans maladresse et c'est bien là la qualité du film. Les acteurs sont justes mais le scénario patine un peu et le rythme souvent s'essouffle souvent.
Les actes sexuels non simulés font partie intégrante du film et je pense que sans ceux-ci le propos du film serait moins fort. Certains jugent les images superflues mais sans celles ci je pense que le film perdrait de sa force et son message sur la recherche de l'orgasme aurait été amoindri. Les scènes de sexe sont toutes positives, avec des sourires (pour l'anecdote il s'agit de performeurs ou de personnes véritablement en couple). Ce film est un "documentaire" sur le début des années 2000 car 15 ans plus tard avec l'explosion des applications de rencontres et des réseaux sociaux cette histoire sur la recherche du plaisir ne serait plus du tout raconter de la même façon.
Je suis pas complètement convaincu par ce film mais je note l'originalité de l'œuvre. C'est pas parfait mais un film qui parle de sexe comme ça, je trouve que c'est vraiment une bonne idée. Il sort du lot dans le paysage audiovisuel classique. C'est pas moralisateur ni rien (encore heureux vous allez me dire). J'ai pas adoré parce que parfois le film cherche trop à surprendre tout le temps je trouve. Il en perd du coup un peu de sa pertinence. Globalement j'ai quand même bien aimé et c'est vraiment un film qui sort du lot pour la façon dont il traite son sujet.
Plutot hard et ironique, le film commence fort et dépoussière un peu le cinema, cependant on retombe finalement sur du "conventionnel" avec des personnages qui au fond n'ont pas beaucoup de soucis.
Il est clair que c'est comme on dit un film "pour public averti". Comme "La grande bouffe" ou "L'Empire des sens" en leur temps, il provoque des réactions violentes et contradictoires. La preuve de sa réussite ? Gustave Courbet et son Origine du Monde ont ainsi choqué et choquent toujours en nous montrant ce que l'on n'a pas envie de voir. Mais l'art c'est aussi cela, nous confronter à une autre vision du monde.
Dès le départ, le ton est donné: le sexe, ou du moins son évocation et sa représentation de but en blanc, sera le fil conducteur du film. Bien qu'il aborde toutes les formes de sexualités possibles, et ce de manière 'frontale' et peut-être un peu trop 'flamboyante' (si l'on parle du Shortbus lui-même), à aucun moment le film ne tombe dans la vulgarité car les-dites scènes de sexe sont filmées avec une certaine sobriété et s'intègrent à un ensemble structuré et cohérent; le scénario n'étant pas seulement un prétexte, mais une réflexion générale sur la place du sexe dans le couple (même si certains pourront regretter le fait que chacun des couples présents ait besoin de passer pas un/des tiers pour se retrouver). Ayant vu au préalable Hedwig and the Angry Inch, on pourrait effectivement qualifier Mitchell de cinéaste 'excessif', mais c'est justement en donnant un coup de pied dans la fourmilière, en abordant sans détours ni tabous la question de l'identité sexuelle et la place prépondérante qu'elle occupe dans la vie de tout un chacun qu'il arrive à mettre les choses à plat, faisant finalement de ce(s) film(s) quelque chose de plutôt sain.
d'un début intérréssant, ce film pose des problèmes qui me concernent peu, bien qu’agissant sur ma curiosité . Mais n'y répond pas . Le sexe reste un passe temps plus ou moins attirant après ce film .
Homosexualité, sadomasochisme ou à la recherche de l'orgasme, tout semble se passer pour le mieux pour cette tripoter d'acteurs que je mets en tête dans l'appréciation de ce film. Car en plus de leurs performances intimes devant la caméra, ils se montrent impressionnants à interpréter ce très bon scénario qui aborde davantage la face cachée de la sexualité avec humour mais beaucoup de sérieux. La réalisation est superbe et originale avec plein de bonnes idées colorées pour illustrer cette réflexion nécessaire sur cette pratique commune à toute l'humanité. Bonne surprise!
un film absolument étonnant : un film porno qui évite toute vulgarité, et dont le sujet est traité de manière intelligente, en évitant tous les clichés et toute hypocrisie. on peut regretter que le message fasse un peu l'apologie d'un sexualité en marge de la tradition, mais après tout chacun est libre d'exposer une idée si c'est fait de manière intelligente, et là vraiment j'ai été bluffé. c'est sexuel, choquant, dérangeant, outrancier certaines fois, mais maîtrisé et très réussi. un film qui ne peut pas laisser indifférent, que l'on hait ou que l'on aime. donc interessant. à voir !
Le nouveau film de John Cameron Mitchell risque d'en choquer plus d'un. Voici effectivement plusieurs années que l'on n'a pas vu un film clairement pornographique au cinéma. Il est même étonnant que le film ne soit interdit qu'aux moins de 16 ans. Le public devrait être averti puisque bon nombre de gens quittent la salle après le générique du début, très très hot. Il faut également avoir une grande ouverture d'esprit puisque le cinéaste montre des accouplements entre hétéros, mais aussi entre homosexuels et quelques petites partouzes entre amis. Rien de finalement bien choquant, d'autant que le sexe est souvent drôle et festif. Le cinéaste décrit des personnages finalement très seuls et perdus dans l'immensité d'une mégalopole impersonnelle. Si il arrive sans problème à poser ses personnages, il a bien du mal à conclure de manière convaincante un film qui reste finalement bancal. Un ensemble très agréable à regarder, totalement décomplexé et "détendu du gland" comme dirait Depardieu dans "les valseuses".
J'ai un peu de mal à comprendre toutes les critiques négatives sur ce film. Jamais ce film ne m'a fait penser à un film pornographique. Un film réjouissant, qui s'assume plutôt bien je trouve.