Plutôt troublant mais surprenant, racontant l'amour et le sexe de façon très crue sans quasiment ni tabou ni censure, d'une manière originale ! Étrangement, on ne s'ennuie pas, on se prends même d’affection pour les personnages, et arrive parfois à y voir quelque chose de beau et touchant !
Nouvel étendard d'un cinéma indé typiquement NYC, J. C. Mitchell signait là un film volontairement provocateur avec scènes de sexe non-simulées, hétéros ou gays. Avec ses acteurs amateurs, ce dernier nous raconte une histoire d'émancipation sexuelle avec des personnages assez attachants pour qu'on s'intéresse à eux. C'est parfois assez drôle mais après un début prometteur, le film s’essouffle un peu. Son ouverture est par contre géniale et sa façon de passer d'un personnage à l'autre est particulièrement réussie. Le film contient aussi tous les stéréotypes du genre qui amoindrissent quelque peu sa portée. A réserver aux amateurs du genre et à un public averti. D'autres critiques sur
Un film intéressant qui parle de sexe et ose des scènes assez hard. Mais ce n'est pas de la pornographie, il y a une intention et un scénario derrière cette chronique de la vie sexuelle dans tous ses états. Un petit voyage bien sympa dans un petit monde ou le sexe est abordé sans entraves et dans toutes les positions aussi...
En matière d'évocation directe des choses du sexe, on se souvient du film de Soderbergh, Sexe, mensonges et vidéo. En voici une variante moins psychologique, plus pornographique, parfois plus drôle. Il ne faut pas manquer le début : une scène d'autofellation qui défie les lois de la souplesse... Mais passé la surprise des scènes sexuelles très crues, non simulées, et d'une liberté de ton décomplexée, on a l'impression que le scénario tourne à vide, additionnant des épisodes insolites sans approfondir vraiment les personnages ou décrypter leur évolution. À partir d'un constat social un peu déprimant, l'auteur esquisse une utopie où le sexe en groupe apparaît comme la voie de l'épanouissement personnel. Une nostalgie post-hippie, adaptée au goût du jour ? C'est audacieux, mais pas totalement convaincant.
L’apocalypse du sexe ! Une belle ode à la liberté des corps et esprits. Malgré ces scènes osées (limite pornographiques), un fascinant et passionnant voyage dans les méandres sexuels de personnes comme tout le monde… Incontournable !
En présentant le sexe et les pratiques libertines d'une façon si belle et décomplexée... Je me rend compte que DSK n'est plus un porc, mais un "poète".
Plutot hard et ironique, le film commence fort et dépoussière un peu le cinema, cependant on retombe finalement sur du "conventionnel" avec des personnages qui au fond n'ont pas beaucoup de soucis.
Venant du réalisateur de l’excellent "Hedwig and the angry inch", il ne va pas sans dire que j’ai été surpris. Autant ce premier reste visuellement sobre, autant ce deuxième est plus qu’explicite puisque la différence avec un film pornographique ne réside que dans ses qualités de réalisation, de jeux d’acteurs et de scénario. Sinon pour le reste… une interdiction au moins de 18 ans n’aurait pas été injustifiée puisque l’on assiste à des scènes où tous les sexes se mélangent et qu’elles n’ont rien de simulées. Et si au final John Cameron Mitchell parvient à susciter de l’intérêt, on en arrive quand même à se demander quel est le véritable sens de tout ceci tant le message et la « morale » restent flous.
ce film, qui décrit quelques personnages en mal de vivre, laisse un goût amer (qui a dit qu'il était drôle?). On y voit de jolies images traitées avec poésie mais le fond reste triste. Ces personnes qui auraient besoin d'amour compensent par le sexe mais on sent bien que ce n'est pas la solution. Et comme tout ça reste assez vain, par moment on s'ennuie un peu.
Shortbus ou le principe de jouir sans entrave. Le problème est que finalement, faire un film entièrement sur le sexe ne doit pas être simple. Si les situations assez originales s'enchainent (une sexologue qui ne connait pas l'orgasme, un couple homo qui cherche un troisième partenaire...), le film oscille pourtant entre la poésie de couloir et les scènes assez ennuyeuses. On finit le film sur un sentiment d'inachevé, de manque pourrait-on dire et ça c'est un comble!
Entierement d'accord avec la critique de Darkcouscous qui est parfaitement sentie. J'ajoute juste que le genre trash des années 2000 est une trahison totale du genre trash des années 60/70. Malgré des formes qui semblent converger (sexualité explicite, pointes d'humour plus ou moins réussies), le fond est radicalement opposé ; shortbus est tout à fait compatible avec le projet de société qui nous est destiné et pas du tout en opposition. Ce serait presque un film de propagande !
Je suis pas complètement convaincu par ce film mais je note l'originalité de l'œuvre. C'est pas parfait mais un film qui parle de sexe comme ça, je trouve que c'est vraiment une bonne idée. Il sort du lot dans le paysage audiovisuel classique. C'est pas moralisateur ni rien (encore heureux vous allez me dire). J'ai pas adoré parce que parfois le film cherche trop à surprendre tout le temps je trouve. Il en perd du coup un peu de sa pertinence. Globalement j'ai quand même bien aimé et c'est vraiment un film qui sort du lot pour la façon dont il traite son sujet.
Ce film est basé sur le sexe, les relations sexuelles et le plaisir qu'on peut en retirer. D'où les scènes pornographiques. Ces scènes s'inscrivent sans difficulté dans le film, et aussi étrange que cela puisse paraître, elles ne sont pas vulgaires : de ce point de vue, rien de choquant ; par ailleurs, si vous cherchez un porno, ce film ne vous satisfera pas. En effet, il comporte de vrais acteurs, qui savent jouer, qui savent même bien jouer, en effet, chacun est plutôt convaincant dans son rôle. Alors, pourquoi une note aussi moyenne ? Eh bien, parce que les personnages ne sont pas soutenus par un scénario original ou même intéressant. Il comportait de bons éléments dans les situations initiales, qui n'ont pas suffisamment été exploités au vu du potentiel qu'ils laissaient entrevoir, notamment dans le couple gay dont l'histoire a du mal à atteindre le spectateur. De même, on y retrouve pas mal de lieux communs ou de clichés. C'est un univers étranger, dans lequel on a du mal à rentrer... Ce film est certes divertissant, je ne l'ai pas trouvé aussi plat que certains commentateurs (assez véhéments, par ailleurs), mais il est loin d'être indispensable.
Rarement film n'aura parlé de sexualité de manière aussi crue, mais de manière aussi vaine également. Loin d'égaler une série comme "Sex and the City", car prenant le sujet trop au sérieux, on s'ennuie très ferme devant cette espèce de chose pseudo-dramatique, qui ravira les bobos adeptes de sous-culture cinématographique. L'avalanche d'éloges de la part de la presse est injustifié et injustifiable. On sort de ce film avec la nausée, espérant qu'il tombera vite dans les oubliettes du 7° art.