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@placeoflucas
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2,5
Publiée le 10 septembre 2023
Un film poignant sur la papier mais, placé entre les mains encore faibles de Maïwenn et ajouté à une direction d'acteur incertaine, le sujet est partiellement décomposé.
J'ai trouvé l'ensemble trop frontal à mon goût, avec le risque de se fâcher avec le parent et/ou l'éducateur imparfait qui vit en chacun de nous. Soit, cette caméra invasive était nécessaire à Maïwenn : tous les battus, violés (et également toutes les femmes engrossées) par leur père, et qui n'ont pas pu le dire enfants, devraient lui en être reconnaissants. Mais il manque le pourquoi de cette violence paternelle sur cette enfant-là précisément, tout comme des explications sur la nymphomanie maternelle, ça reste biberonnant, renvendicateur d'amour en paroles et finalement assez comme il faut pour que, tant que le bébé est petit, les apparences soient sauves !
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Maïwenn s'offre "Son festen" dont elle reprend les grands principes. Dans ce déballage dramatico-cradingue sur la famille et ses dégâts, Maïwenn pointe du doigts les dysfonctionnements des liens du sang et règle très probablement ses comptes personnels au passage. Une entreprise honnête, sincère quoique trop conceptuelle et trop référencée. Alors oui, cette image sale, cette galerie de coupable qui crève l'écran (Pascal Greggory en tête, ce côté cinéma-guérilla et tous ces climax ne sont pas inintéressants, mais encore une fois, le cinéma français a été et est capable de bien mieux.
un film qui se veut authentique avec des personnages qui ne sont absolument pas! c'est mal joué, surjoué... ça crie, ça pleure, ça rote (désolé, mais oui...). Tout le cinéma bobo que je déteste, fait de voyeurisme, de clichés...je reconnais la bonne volonté de Maïwenn, mais je n'ai absolument pas accroché.
Dans son premier film, Maïwenn parle de son douloureux passé et règle ses comptes avec sa famille, afin de pouvoir avoir une vie à peu près normale. Elle réussit le tour de force de nous raconter son histoire sans tomber dans lautobiographie mégalo et simpliste : dans Pardonnez-moi, la réalisatrice ne veut pas quon sapitoie sur son sort. Elle réussit à nous intéresser avec une histoire a priori personnelle car elle introduit une part de fiction dans son récit. Ainsi, on ne saura discerner le vrai du faux, mais à la limite, cela na pas dimportance : Pardonnez-moi est un film fictif. Cest lhistoire de Violette, enceinte de plusieurs mois et qui veut faire éclater la vérité dans sa famille, afin que son bébé naisse dans de bonnes conditions. Elle sen va donc acheter une caméra pour recueillir les témoignages des acteurs de sa vie. Le côté autobiographique nest que suggéré par certains détails, comme le métier de Violette, ou comme cette caméra, qui est lun des personnages clé du film. La réalisatrice incère judicieusement des images darchive et des images filmées par Violette caméra à lépaule à son film, et impose ainsi son style. Pardonnez-moi propose également des séquences dune force incroyable, limite insoutenables. Deux retiendront particulièrement notre attention. Dabord celle avec la poupée, dans laquelle Violette veut montrer à son père ce quelle a subi. La seconde séquence qui nous marque dans Pardonnez-moi, cest celle du repas, première scène du film dans laquelle Maïwenn sattaque à sa famille avec sa caméra. On pense bien sûr à lexcellent Festen, mais le film ne souffre à aucun moment de la comparaison. On reprochera seulement au film davoir parfois tendance à justifier son existence, comme si Maïwenn avait peur quon lui reproche sa démarche Mais son film, qui bénéficie dune bande originale de qualité, est maîtrisé dun bout à lautre. Pour un coup dessai, cest un coup de maître.
Tendu d'un bout à l'autre par un désir d'abordage, le couteau entre les dents, cette vrai-fausse confession révèle en Maïwenn une vrai cinéaste, sachant maîtriser impeccablement sa narration, haute manipulatrice, ci ce n'est de ses acteurs ou de sa famille, du moins du spectateur dont elle se joue avec délectation. Un art de l'ambiguïté entre réel et fiction poussé parfois à un haut degré de perversité. Quant à la comparaison que certains critiques ont déjà fait avec FESTEN, il est évident pour moi que rapprocher ces deux films relève d'une lecture superficielle, voire grossière : autant le film de Vinterberg ne vise qu'à provoquer l'artificiel adhésion d'une communauté bien pensante par la dénonciation de la bête immonde (mon père, ce nazi...), réflexe somme toute familier à nos intellectuels hexagonaux, autant le film de Maïwenn ne parle lui que de la destruction de l'identité, par la famille et la figure paternelle même. Un propos autrement plus ambitieux, et parfaitement abouti. Abordage réussi.
Le mal etre de Violette à cause de son passé qui refait toujours surface dans sa vie, les vérités qu elle souhaite creuser, la violence intra familiale, les soufrances physiques et morales ... tout cela révèle un sujet intéressant à traiter tout en étant tres délicat. C est un thème qui mérite d être travailler et re travailler jusqu au bout pour avoir "la touche" juste. Hors le souhait de maiween etait d improviser au maximum, pour avoir un résultat sans doute plus naturel... C est un choix qui plait ... ou pas .. Pour ma part cela m a dérangé , je N ai pas réussi à me plonger dans ce film.. Dommage
Dans son premier film, Pardonnez-moi, Maïwenn parle de son douloureux passé et règle ses comptes avec sa famille, afin de pouvoir avoir une vie à peu près normale. Elle réussit le tour de force de nous raconter son histoire sans tomber dans lautobiographie mégalo et simpliste. Ainsi, on ne saura discerner le vrai du faux, mais à la limite, cela na pas dimportance. La réalisatrice incère judicieusement des images darchive et des images filmées par Violette caméra à lépaule à son film, et impose ainsi son style. Se livrant toutes tripes à l'air face à des acteurs aux jeux d'une puissance incroyablement maîtrisée (Pascal Greggory, froid comme la pierre, Hélène de Fougerolles et Marie-France Pisier excellentes), Maïwenn les confronte à l'improvisation pour une interprétation des plus naturelle et un film, certes un peu brouillon mais véritable thérapie.
Même si le film prétend, et non sans tort, pouvoir toucher luniversel à travers une histoire personnelle, le propos souffre néanmoins dun nombrilisme assez pesant. C'est assez dommage aux vues de la démarche en tout point remarquable. Au final un film agréable aux qualités indéniables, mais qui pourtant ne parviendra pas forcément à convaincre pleinement tout le monde.
Un vrai coup de point ! Rien à redire ! Mais ce qui m'impressionne le plus c'est la performance des acteurs. Il faut savoir que tout est en improvisation ! Encore bravo et surtout merci !!!
Maiween est agaçante ! Le problème, c’est qu’elle le sait parfaitement et parvient à en jouer dans un film passionnant sur la famille et le mensonge. Les cris, les pleurs, les délires s’enchaînent et sont délectables pour le spectateur averti. Seul hic : on oublie de souffrir.
Un film pour le moins atypique. Une mise en abyme du cinéma comme thérapie, une réflexion très intéressante sur le rôle de la caméra, les rapports humains, familiaux, les secrets de famille. Une utilisation judicieuse des images de différente source. Bien plus écrit et ficelé qu'il n'y paraît, ce film raconte les choses d'une manière hyper réaliste. On croirait que les scènes n'ont eu lieu qu'une seule fois et qu'il y avait des caméras partout pour tout filmer. De très rares faux raccords cassent un peu la réalité, tout comme un "effet spécial" récurrent complètement raté, dommage. Les acteurs sont excellents, les rebondissements forts. Une quête d'identité si intense qu'on se demande par moments si elle est fictive ou réelle. Des scènes chocantes de temps en temps, drôles à d'autres instants, une intensité dramatique maximale renforcée par la musique et la tension ambiante régnant dans l'atmosphère du film. On est happé avec Maïwenn dans l'histoire de son personnage. On voudrait presque ne jamais la quitter.
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1,0
Publiée le 29 juin 2021
Pardonnez-moi de Maïwenn est une œuvre déroutante dans le meilleur des cas mais dans le pire des cas c'est du nombrilisme et du je-m'en-foutisme avec un monde dans lequel l'héroïne oublie que les autres vivent aussi. L'héroïne achète une caméra pas une grosse parce que je ne veux pas qu'ils prennent ça au sérieux je veux qu'ils agissent naturellement et elle commence à filmer ses proches pour leur présenter son futur film. Certaines scènes sont impressionnantes Violette qui bat à mort une poupée rappelant à son père son sadisme lorsqu'elle était petite fille la fête d'anniversaire et l'invité inattendu. Les plans en noir et blanc filmés par l'héroïne sont un truc trop souvent utilisé ces derniers temps peuvent sembler lassants à la longue. Certaines scènes sont tout a fait inintéressantes. Comme la fin heureuse et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps qui n'est pas très convaincante. Pardonnez-moi est un film nombriliste et égocentrique ou Mademoiselle Maïwenn croit que son petit monde peut intéresser les autres mais ce n'est malheureusement pas le cas pour elle...
"... Peut-on faire du cinéma qui intéresse tout le monde avec des histoires qui ne regardent que soi et ses proches... je répondrais spontanément que les histoires personnelles sont les histoires de tout le monde... donc OUI". Très belle oeuvre.