Je m'attendais à un film d'arts martiaux assez sale sous la pluie, dans la nuit de Tokyo, la ville qui ne dort jamais. En fait, c'est une simple enquête policière où deux flics un peu louches vont devoir faire équipe pour faire tomber un mafieux. Ce que l'on perd en chorégraphies, on le gagne en romantisme. Même si ces policiers avouent eux-même ne pas faire honneur à leur métier, même si le méchant est...un méchant, tous possèdent un cœur, une famille, des enfants. Ça ne les rend pas attachants mais humains. Ça permet d'offrir, dans leur combat, une pause, une évasion, une respiration bien méritée. Heureusement, les vingt dernières minutes méritent d'attendre un peu. Là, on a un vrai polar asiatique à base de bastons bien senties, de sang qui gicle, de mises à mort gores. Même le méchant, fort enveloppé de sa personne, se bat de façon bien plus convaincante que Steven Seagal. Ce qu'il n'a pas en rapidité, il l'a clairement en force. Et il sait faire preuve d'émotion. Avec un rythme moins en dents de scie, moins de lyrisme et plus d'humour (encore que là, chacun ses goûts, moi, par exemple, j'aime quand ça se vanne gentiment), Kill Zone aurait été encore plus percutant.