Touchez pas au grisbi
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

95 abonnés 4 380 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2023
Le film de Jacques Becker se distingue des films noirs français de l'époque par son refus d'une certaine esbroufe et des clichés sur le milieu des truands. Les portraits des personnages sont brefs mais les quelques indices qui éclairent le caractère de chacun nous les font paraître pour vrais. Au long de cette histoire dans le milieu de la pègre, où le truand Max (Gabin) est menacé de se faire dépouiller de son dernier larcin par le gangster plus malhonnête et moins scrupuleux Angelo (Ventura), sa rigueur et son observation juste des moeurs des truands - qu'on devine dès les premières scènes du film dans un night-club parisien- détournent Becker de l'artifice dramatique et de l'action rocambolesque. La simplicité et la sincérité exigées par Becker se retrouvent dans le statut des personnages qui ne sont, pour les "bons", ni d'invulnérables héros ou modèles, ni, pour les "méchants", des brutes épaisses.
La justesse du ton et des dialogues (en dépit de la désuétude, charmante, de l'argot de Paname) constitue la singularité de cette néanmoins classique histoire de mauvais garçons. Jean Gabin, sobre et humain, n'en était pas encore à ses monolithiques compositions de truand patriarche.
marc sillard
marc sillard

11 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2023
Gabin a 49 ans. Il est svelte, pas de ventre. Pas de cheveux blancs non plus. Sept ans avant il a joué "Miroir", le prototype des films policiers qui feront la réputation de sa seconde carrière. Ici c'est Jeanne Moreau, 24 ans, qui tremble devant Max alors que la fois d'avant c'était Martine Carol, 27 ans. Max est un tombeur, les filles lui tombent dans les bras. "Comment tu fais, Max" lui demandent ses copains de bistrot. La fusillade finale est assez sommaire. C'est le boitillant Frankeur, ni sportif ni guerrier, qui règle son compte à coups de fusil mitrailleur au méchant Lino Ventura. A noter que ledit Ventura au générique est écrit en plus petit que Dary, Frankeur, ou Jeanne Moreau. Alors pourquoi cela a t-il marché cette fois-ci ? Plusieurs explications. La simplicité de l'histoire, le style cinématographique propre et net, la musique bien connue à l'harmonica qui revient comme un leitmotiv au juke box, les acteurs secondaires dont Ventura excellents, et peut-être surtout les dialogues à la Simonin en argot parisien littéraire qui collent complètement à la personnalité de Gabin. Pourtant il y a des longueurs dont la scène de lavage de dents, mais cela passe parce que c'est Gabin dit Max. Je me demande tout de même s'il ne faut pas avoir connu le Paris des années cinquante, ses bistrots à la bonne franquette, ses dancings ringards, ses tractions avant noires, ses rues mal éclairées, ses téléphones à cadran, pour apprécier ce film. Bon souvenir pour les vieux cinéphiles.
Marcelo_Di_Palermo
Marcelo_Di_Palermo

15 abonnés 168 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2023
un film qui a vieilli et qu'il faut regarder d'un point de vue "historique". Noter que la version restaurée en DVD est superbe. Cela dit, et contrairement à beaucoup, je n'aime pas trop Jean Gabin car il ne sait jouer qu'un seul personnage et toujours de la même façon : prenant toujours les mêmes poses, bourru, quasi antipathique mais aimé (et je me demande bien pourquoi). Mais bon, oublions Gabin. Le scénario est original et intéressant: un polard, mais sans policier, et une sorte de tranche de vie de truands, où on se beurre la biscotte et on se lave les dents en pyjama. On n'échappe malheureusement pas aux clichés : Gabin qui tombe des filles (dont il pourrait être le père), les femmes vouées aux rôles de secretaires ou de riche veuve esseulée... A voir malgré tout comme un témoignage des années 50.
Michael78420
Michael78420

67 abonnés 1 946 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2023
Attention, plongée dans les années 1950. Les vraies, avec des hommes virils et des femmes à leur place (oui cette phrase choque la morale de 2023, mais c'était comme ça que ça se passait à l'époque). Jean Gabin est somptueux, respecté, craint. Sa voix profonde se dégage entre toutes. Son personnage a aussi ce petit côté coquin des hommes de son temps et qui ne déplait pas aux femmes, comme par exemple lorsqu'il caresse la poitrine d'une de ses maîtresses : "Dis-donc ça te fatigue pas trop de porter tout ça ? Je pourrais te donner un petit coup de main !" Ou encore, contemplant le décolleté d'une autre : "Ça fait plaisir de retrouver ses petits amis en bonne forme." On pourra sourire aussi de voir dans un bar des Toilettes-Téléphone. Ils avaient déjà tout compris ! Aujourd'hui on fait pareil avec nos smartphones lorsqu'on va aux WC ! À noter la première apparition de Lino Ventura dans un film, qui se distingue déjà, préfigurant sa superbe carrière.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 871 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2023
« Des clients comme ça, il en faudrait beaucoup. »

Avec des dialogues qui n’ont rien à envier à ceux d’Audiard, avec une réalisation classique mais propre, ce film est le premier volet adapté des aventures de Max le menteur, trilogie d’Albert Simonin qui comprend aussi Le Cave se Rebiffe (Gilles Grangier, 1961, dialogues d’Audiard) et Grisbi or not Grisbi/Les Tontons Flingueurs (Lautner, 1963, dialogues d’Audiard).

Le casting nous met en présence de Gabin, en pleine reconstruction de son personnage de caïd philosophe, une toute jeune Jeanne Moreau, un Paul Frankeur parfait et Lino Ventura dans son tout premier rôle, déjà solide. On regrettera que René Dary et Dora Doll ne soient pas au niveau.

Lent dans sa narration, ce Touchez pas au Grisbi n’en est pas pour autant soporifique, grâce à la souplesse de la caméra et à la fresque du milieu, cette description d’un caïd gentilhomme et protecteur, voire paternaliste, généreux et tombeur, et des autres personnages qui gravitent autour de lui. L’ensemble est soutenu par une musique récurrente qui colle à la perfection au scénario, quelque part entre la Force du Destin de Verdi par Toots Thielemans et Summertime.

Ce Touchez pas au Grisbi est un film de gangsters attachant, très bien équilibré, lent, centré sur les personnages et leurs relations plus que sur l’action elle-même mais ne manque pas de moments plus violents, comme une introduction au cinéma des années ‘70 qui, en France et aux Etats-Unis va venir bouleverser les codes.

Un classique.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2022
A voir et à revoir, ce film en N&B de 1953 démontrant beaucoup de qualités. Un polar à l'ancienne, au scénario solide signé Albert Simonin, une mise en scène sans faille de Jacques Becker, une bande musicale envoûtante avec la musique devenue culte de Jean Albert Wiener. Quant au prestigieux casting, il nous offre pas moins que Mr Jean Gabin, comme toujours impérial, Melle Jeanne Moreau que l'on vois hélas trop peu, et Lino Ventura qui assure parfaitement pour son premier rôle de cinéma.
Sur un émouvant retour dans les années 50, ce drame nous délivre action et suspense, une belle histoire d'amitié nous montrant des personnages attachantes, et des malfrats de classe se disputant pour le grisbi, soit huit barres de joncaille.
ned123
ned123

213 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2022
J'ai vu un film... un grand classique, un excellent classique, une magnifique prestation de Jean Gabin, the King, et un face-à-face avec Lino Ventura, le Boss... Ce film est une histoire d'amitié et d'honneur dans ce monde fantasmé des truands, autour desquels gravitent des "p'tites pépées" au touché soyeux et aux épaules dénudées... Ce film montre comment un truand vieillissant (Jean Gabin) va être engagé, après un coup fumant de vol de lingots d'or, à perdre son "grisbi" pour préserver une amitié, avec son complice embarqué par un rival. Le film est très noir, intense et la réalisation de Jean Becker est intense. Les dialogues contribuent à faire de ce film une une réussite totale ! Une certaine nostalgie fleure bon les années 50, le banditisme à la papa, les règlements de compte à la sulfateuses, les décapotables ouvertes au vent et aux balles... Un grand film...
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2024
« Touchez-pas au grisbi » tient un peu du miracle, qui aura réuni pour une seule et unique fois Jacques Becker et Jean Gabin. Jacques Becker vient d’essuyer deux échecs au box-office avec « Casque d’or » et « Rue de l’estrapade », il cherche alors avidement un sujet pouvant plaire au public. En lisant « Touchez pas au grisbi », le premier roman d’Albert Simonin paru en 1953, il est certain qu’il peut entrer à nouveau dans le jeu.
Pour le premier rôle, Jean Gabin n’est pas le premier choix de Becker qui pense tout d’abord à Daniel Gélin qu’il connaît bien pour l’avoir dirigé trois fois. L’acteur alors jeune premier en vogue, refuse. François Périer un temps envisagé est finalement jugé trop jeune pour le rôle. Le producteur/éditeur Gino Del Luca avec qui Gabin est sous contrat, le propose à Becker qui est tout d’abord réticent, pensant qu’il représente un cinéma révolu. Effectivement, depuis son retour d’Hollywood en 1946, Jean Gabin a tourné dans quatorze films qui ne lui ont pas permis de se replacer au premier rang, son image étant brouillée en partie à cause d’un vieillissement prématuré.
Le réalisateur finit tout de même par se dire qu’il peut tirer profit de ce qui a été jusqu’alors un handicap pour l’acteur effectuant son retour. Le roman de Simonin qui participe avec Jacques Becker à l’écriture du scénario, s’intéresse à un tandem de truands sur le retour aux tempéraments opposés qui vont devoir faire face durement à une fin de carrière qui ne se passera pas du tout comme Max (Jean Gabin), le leader du duo, l’avait organisée. Un refus du déclin, ajouté à une faiblesse de caractère amènent Riton que Max surnomme amicalement « ma petite tête de hérisson » à trop parler sur ce qui devait être leur « dernier coup » à une jeune cover girl pour laquelle il en pince (Jeanne Moreau). Les deux hommes vont devoir affronter un jeune loup de la nouvelle garde qui ne s’embarrasse pas de grands principes ou d’un soi-disant « code d’honneur », en la personne d’Angelo (Lino Ventura dans son premier rôle à l’écran).
L’intrigue classique, parfaitement menée, sert essentiellement de support à l’intérêt que porte Becker à la relation des deux malfrats qui comme les cow-boys de Sam Peckinpah un peu plus tard, refuseront de renoncer au mode de vie d’un Ouest finissant, niant pour l’un que les ans doivent lui dicter leur impitoyable loi, écartant pour l’autre l'idée de tirer le rideau en abandonnant celui qu’il a toujours tiré par la manche. Jean Gabin en interprétant Max dit le menteur (en raison de ses talents de séducteur) avec toute l’humanité et le talent qu’il porte en lui, s’ouvre une porte royale pour les deux décennies à venir où il sera jusqu'à son dernier souffle « le parrain » du cinéma français.
Il faut le voir trimballer gaillardement sa silhouette légèrement alourdie et ses traits marqués par les nuits sans sommeil pour donner encore le change avec dans le fond de ses yeux humides, la petite étincelle qui vacille mais lutte encore pour rester allumée. Acteur grandiose dirigé par l'un des plus grands cinéastes de l’après-guerre, le résultat ne pouvait qu’être au rendez-vous. Le spectateur n’est pas déçu, soixante ans après sa sortie le film n’a pas pris une ride, dévoilant imperceptiblement une noirceur que la lumière des bars, restaurants et cabarets où ces malfrats d'un autre temps déambulent, ne parvient pas à masquer.
René Dary qui avait tenu les rôles dévolus à Gabin pendant son séjour à Hollywood et conseillé à Becker par ses soins, est lui aussi prodigieux avec un regard inquiet et désespéré qui ne le quitte jamais. Lino Ventura débutant, plante sa fourchette dans le plat comme s’il avait toujours été assis à côté de Gabin. Paul Frankeur, juste comme une horloge suisse, s’affirme comme le parfait pendant de Gabin qui ne cessera de l’imposer par la suite à ses côtés. Jeanne Moreau, Dora Doll, Gaby Basset (la première femme de Jean Gabin), Denise Clair dans des rôles un peu mineurs au sein de ce que l’on peut sans trop se tromper nommer un film d’hommes, renvoient parfaitement la balle. Jean Gabin le plus grand acteur français de tous les temps ? Comment ne pas répondre par l’affirmative ? De la musique de Jean Wiéner, on retiendra la célèbre rengaine à l’harmonica qui si elle n’occupe qu’une place minime comme toujours dans les films de Jacques Becker, donne sa marque de fabrique au « Grisbi ».
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2021
Agréable à regarder. C'est assez lent mais dans un sens mélioratif. On sent le poids de la société décrite, les personnages sont très concrets et c'est du bon vieux cinéma français. Même si des fois je trouve tout ça un peu trop propre et manquant de relief.
je n'irai pas dire que c'est un film qui me marquera à vie en tous cas. Franchement j'ai déjà oublié une bonne partie du film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juin 2021
Ce que j'aime ses costumes élégants d'époque, qui dans un noir et blanc de toute beauté, rend une atmosphère nocturne tout à fait singulière. Le film se jour sur un faux rythme qui lui donne tout son charme et malgré une intrique de gangster très classique, on se prend à suivre l'histoire de ce malfrat distingué et fatigué, lassé de vivre mille fois les mêmes scènes et qui va se révéler un Homme par son amitié indéfectible. On aurait aimé rester auprès de Jean Gabin, bien longtemps encore, ce film indémodable, entre autres, nous le rend si proche.
Café Mocha
Café Mocha

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2021
Un plongeon dans les années cinquante qui fait un bien fou. On y parle un français sans aucun anglicisme. On y est viril mais galant. On s'y tire dessus et on mange du pâté sur des biscottes, mais on le fait toujours en costume-cravate impeccable. D'ailleurs, on en change toujours pour un rendez-vous galant. Et quand on découche dans la garçonnière de son ami, on se met en pyjama, et les draps dans le placard sont toujours impeccablement pliés. Ce qui frappe finalement dans le film, c'est toute la classe qui nous manque aujourd'hui.
Audrey L

820 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2021
Touchez pas au grisbi est un véritable test d'âge. Soit votre vocabulaire s'est bonifié comme un grand vin avec votre âge, soit vous vous sentirez trop jeune pour comprendre la moitié des dialogues, en argot "que même papy n'avait plus entendu depuis son adolescence". Subjectivement plutôt partie prenante de la seconde catégorie, on s'est souvent demandé ce que racontaient les personnages, où allait untel quand il voulait "aller au pageot" (premier regard vers papy : "c'est au lit" - "aaaah."), "flube" (deuxième regard : "peur" - "aaaah."), "Et tous les crevards que je gave pour qu'ils se tiennent tranquilles, pour qu'ils n'aient pas le temps de devenir curieux, c'est toi qui vas les arroser à ma place?" ("oh tant pis, je vais regarder les images..."). Pas facile de décrocher suffisamment de l'argot des dialogues pour se concentrer sur l'intrigue, surtout quand la plupart des actions sont racontées (untel a enlevé untel, l'autre a piqué l'argent, etc...) sans qu'on ne les voit en images. C'est aussi un assez grand problème de Touchez pas au grisbi : hormis la dernière ligne droite avec le règlement de compte, il ne se passe pas grand-chose (très bavard). On s'est un peu ennuyé pendant la première partie, constituée de beaucoup de texte (dont on comprenait environ 70%). Heureusement que la seconde partie change la donne, et rentre tête baissée dans l'action avec la sulfateuse au poignet, la guimbarde lancée à toute berzingue, et le grisbi qui se fait la malle (ça y est, on s'y met). On aime assez le duo antagoniste entre Jean Gabin (qui s'énerve moins que d'habitude, ça lui va bien) et Lino Ventura comme toujours très à l'aise avec ce genre de rôle. Sans s'être passionné pour ce film, on a passé un bon moment lors de la seconde partie et du final très convaincant, qui nous consolent d'avoir enchaîné les "Kékidit ?!" jusque-là.
Patjob
Patjob

44 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2021
Un classique du polar Français, dans toutes les acceptions du terme : bien fait et très représentatif d’un style mais manquant d’originalité. Sur un scénario banal et sans surprise, Jacques Becker parvient à créer une ambiance, dans le Paris nocturne des « caïds » de l’époque. Les dialogues signés Albert Simonin sont très bons, empruntant savoureusement à l’argot du milieu. Le tout génère un agréable moment avec cette histoire qui se révèle être avant tout une histoire d’amitié. Ce sont d’ailleurs les scènes entre les deux potes Max et Riton qui sont le mieux réussies, quand, dans des situations du quotidien (comme la belle scène du casse-croute avec des biscottes), les reproches sont exprimés avec regret, empathie et affection.
Pierre Augustin
Pierre Augustin

23 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2021
Vu en 2021 pour la 1ère fois, c'est assez excellent de voir de vieux films comme ça en noir et blanc avec une façon de vivre et des habitudes qu'on ne connaît plus. Gabin et Ventura fidèles à eux-même comme d'habitude, assez incroyable de les voir si jeunes! Scénario classique, 1ère partie assez lente pour finir en apothéose, par contre assez compliqué de comprendre les dialogues entre l'argot désué et la prononciation.
FMParis
FMParis

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2021
Film policier, film noir, mais surtout film sur l'amitié. Un chef d'œuvre.
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