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Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mars 2008
Ratage absolu. Ozon cherchait à retrouver l'émotion des grands mélodrames des années 50 (on pense à Minelli ou Douglas Sirk) mais la citation est complètement à contresens. En effet, le genre repose sur l'empathie que le spectateur doit ressentir à l'égard des personnages et de leurs tourments or ici c'est impossible car le personnage principal est très vite antipathique et vulgaire au possible. Visuellement, la citation est également artificielle, il ne suffit pas d'un décor et de costumes impressionnants pour retrouver la puissance formelle des grands metterus en scène cités. On pourra revoir avec davantage de plaisir Loin du Paradis de Todd haynes qui cite aussi mais avec bonheur les même mélos flamboyants des années 50.
Oh là là là là, je pense avoir trouvé le film le plus catastrophique de l'histoire du cinéma, une daube sans nom, un calvaire pour le spectateur, une actrice principale qui mérite des baffes, un scénario autant palpitant qu'une théière. A ne ragerder sous aucun prétexte!!!
Vu avec beaucoup de retard ce mélo flamboyant d'Ozon: Osons le dire, c'est kitch, et Romola Garai y est éblouissante et lumineuse. On pense à Jane Eyre et autres drames évoquant le passage du 19è au 20è siècle , mettant l'accent sur des personnalités rebelles qui veulent secouer leur époque. C'est du cinéma hollywoodien et on marche à fond. Ozon est un cinéaste qui a décidément plusieurs facettes, mais dont le dénominateur commun reste le talent. Un de nos plus grands réalisateurs.
Ozon est réalisateur que j'adore. Mais Angel est tout simplement belle, garce. Les filles selont Ozon. Mais ce film est magnifique, dommage que ce film soit passé inaperçu en salles
Il ne suffit pas de faire endosser à ses acteurs des costumes d'époque pour prétendre réaliser un film à la fois sentimental et subtil. La preuve en est avec cet "Angel" qui, deux heures durant, aligne clichés sur clichés, si loin de la subtilité justement des fresques anglaises que d'autres réalisateurs plus doués que François Ozon ont mis en scène avant lui. Et que dire encore de l'interprétation grotesque des acteurs, tous moins concernés les uns que les autres. Bref, un film à oublier.
Un seul mot m'est venu à l 'esprit lorsque le mot fin s'est (enfin!) affiché sur l'écran: inintéressant et presque barbant! je n'ai ressenti aucune émotion pour cette pimbèche mal élevée, fantasque et égocentrique. On ne croit pas un seul instant à son ascension fulgurante. J'ai presque trouvé normal que son mari la trompe.
J'ai mis une étoile à cause de la beauté des toilettes et décors... et je ne comprends pas les critiques dythirambiques pour ce film à l'eau de rose
Dire que ce film ne m'a pas interessé est en dessous de la verté ! je me suis ennuyé comme rarement et quitté la salle aprés 75 minutes . Mal joué sur un scenario banal et aprés 10 minutes on voit déja comment tout ça va finir . trés déçu car j'avais adoré le précedent Ozon.
on regarde 30ans de la vie d'une femme remarquable en moins de 2h14 , nous transportants de la joie, à la tristesse, à la mort, à l'amour sans aucuns reproches ni aucuns bémols. Rare et appliqué, ce film est une petite merveille.
ah!je croyais qu'on était obligé de cocher au moins une étoile ; chouette on peut n'en mettre aucune !Vite les amis, saisissez cette chance de contrebalancer la trentaine d'avis exaltés des spectateurs qui se sont coulés dessus,détrempés par le sirop aigre de ce ratage mémorable ! à lire ces critiques surréalistes, je me suis dit qu'il fallait sprinter vers l'hôpital psychiatrique le plus proche : il ne faisait aucun doute que je m'étais caché à moi même le fait d'être un dérangé calfeutré ! Heureusement pour ma santé mentale, j'ai vite décelé les avis sensés (et néanmoins trop souvent polis et très bien élevés) à 1 seule étoile et le coup de la boule-à-neige m'a ravi ! J'ai attendu tout le long de ce cas d'école de l'Arlequin-Cinématographe que soit révélé avec brio quelque troisième degré décisif, croustillant, voire brillament initiatique... Ce devait être un optimisme déraisonable et (oh joie !) un retour à une candeur comment dire... Angel hic !
A l'heure de la Star Academy, Angel est plus que jamais de nôtre temps, bien que daté début 20ème siècle. De l'anonymat total, Angel devient célèbre dans toute l'Angleterre car elle a ce "pouvoir" de décrire les choses alors même qu'elle ne les a jamais vues, goutées ou entendues. Passé ce cap, on attend de François Ozon qu'il injecte une petite touche personelle pour ne pas se cantonner à quelque chose de déjà vu sur les films d'époque. Malheureusement notre attente est vaine car rien ne vient et au fil du film, on devine facilement la fin. De plus, même si Romola Gairai est très douée, le fait qu'elle soit doublée par Ludivine Sagnier nous empêche de la découvrir totalement car on a l'impression de voir l'actrice française tout le long du film.
Visuellement une merveille. Kitsch oui, mais grand respect pour l'époque. Très bien joué par les protagonistes principaux,l'histoire de l'ambition d'une jeune femme rêveuse mais pas sans talent est une de les plus faciles à suivre du cinéma moderne ! Seule b-mol, je trouvais un petit lenteur à partir de la deuxième partie.
Avec « Angel », Ozon se fait plaisir et rend hommage aux grands mélos des années 50. Il réaffirme son goût du kitsch, déjà exprimé dans « Huit Femmes ». Mais là, il se lâche pour de bon : il fait le choix plutôt gonflé de faire un grand film à costumes, à contre courant des productions actuelles. La démarche séduit car révèle une réelle indépendance artistique chez le réalisateur. Un choix si singulier, à première vue, ne peut que réjouir. Seulement, « Angel » laisse un peu perplexe : le réalisateur fait un film d’époque « à la manière de », joue avec les clichés propres au genre, mais sans laisser sa touche personnelle. On est alors davantage dans l’imitation ; on en sort un peu déconcerté, cherchant à comprendre la démarche du réalisateur. Le traitement est classique, mais l’ironie est omniprésente, ce qui donne un côté plutôt savoureux au film : certaines scènes sont d’ailleurs assez drôles. Cependant le film n’est pas pour autant parodique, Ozon est loin de sa moquer de son sujet. D’ailleurs, « Angel » évolue de façon assez sombre, et au dénouement assez pessimiste (on est tous tôt ou tard rattrapé par la réalité). Romola Garai est irrésistible en Angel: à la fois séduisante, arriviste et égoïste, l'actrice la rend drôle mais jamais ridicule. Le réalisateur fait un vrai mélo, mais c’est son regard distant, amusé qui donne de l’intérêt au film, autant qu’il déconcerte le spectateur. De plus, Ozon brouille les cartes, entremêlant idéal et réalité : certaines scènes paraissent totalement fantasmées par l’héroïne (le baiser sous la pluie, bien filmé d’ailleurs). Le romanesque assumée du film prend alors sens : le ‘Paradise’ devient un refuge, un lieu où les idéaux s’expriment et la réalité n’existe pas. En résumé, Ozon séduit par ses choix radicaux et assumés, mais on reste malgré tout un peu réservé face à ce film, ne sachant pas vraiment comment l’appréhender.
Un peu long et bien moins réussi que ses autres films (à Francois Ozon). Mais on a le droit à quelques bons moments et, sur la totalité, ce film se révèle plutôt agréable à regarder..
Film très attendu, Angel raconte l'histoire d'une jeune romancière anglaise au début du XXe siècle qui, après avoir connu une gloire et vécu la plus grande partie de sa vie dans l'illusion , retourne à l'anonymat et sombre progressivement dans la déchéance. Ozon s'est toujours plu dans le pastiche ironique, se refusant toutefois à de coupables facilités. Depuis le début de sa carrière, l'amour et la mort ont été ses thèmes de prédilection, au point que ceux-ci reviennent de manière récurrente dans son univers singulier. Pour adapter cette oeuvre romanesque, il s'est assuré la collaboration du dramaturge britannique Martin Crimp. La précision historique est donc respectée, mais parfois reléguée au second plan par une surcharge un peu vaine et le faste des somptueux décors et costumes. On retrouve, chez le Ozon de la première partie du film, baroque et foisonnante, la magnificence du Ophuls de Lola Montès. Passé le temps de gloire, où la jeune femme dépense sans compter, Ozon dépouille sa mise en scène et ralentit le tempo, si bien que l'espace se rétrécit et que l'on voit l'héroïne se replier sur les blessures que la vie ne va plus cesser de lui infliger. Tout est donc voué à se perdre ? La caméra du cinéaste change de registre, fouaille les abîmes intérieurs d'une femme confrontée soudain aux doutes et à la souffrance. Le manège s'est arrêté de tourner dans l'euphorie et les rires, tout se délabre et nous voyons cet Icare féminin se briser les ailes sous le regard impitoyable et scrutateur de la caméra. Il y a beaucoup de cruauté dans cette vision ambiguë d'une Angel tantôt princesse en représentation, monstre d'égocentrisme et de vacuité, artificielle et exaspérante et, soudain, cette femme prenant chair sous l'effet de la douleur. C'est là tout l'art d'Ozon qui, subjugué par le pire, ne peut se satisfaire d'un conventionnel trop redoutable à ses yeux, et entend nous entraîner au coeur d'un cyclone psychologique qui se révèle être une tragédie personnelle.