Dans la série des projets qui n’auraient jamais du dépasser le statut de simple blague lâchée entre le fromage et le dessert, voici “Les Randonneurs à St-Tropez”. Soit la suite d’une sympathique comédie de 1997 aux accents de “Bronzés”, qui parvient à faire pire que le troisième épisode des aventures de la bande du Splendid, ce qui relève presque de l’exploit. Pourtant, et malgré les doutes qu’il était possible d’avoir, un tel ratage était quasiment impossible à prévoir, au vu des forces en présence, aussi bien derrière que devant la caméra. Car vu que, selon la formule consacrée, on ne change pas une équipe qui gagne, ce sont les mêmes qui rempilent, direction la Côte-d’Azur. Parce que pour Cora, Nadine, Mathieu et Louis, la randonnée en Corse, c’est bien d’y avoir pensé, mais non, surtout que le quatuor compte passer des vacances paisibles, sans le moindre incident. C’était sans compter sur leur rencontre fortuite avec Eric, leur ex-guide qu’ils s’étaient jurés de ne plus jamais fréquenter, mais qui sait les convaincre de le suivre, grâce à des arguments de poids tels que des liasses de billets, des yachts, ou des entrées dans les boîtes les plus selects du coin. De quoi frimer à mort, mais encore faut-il en avoir les moyens, ce qui vaut autant pour les personnages que pour le film lui-même. Car, comme beaucoup de vacanciers, ces “Randonneurs” ont dans leurs valises des tas de choses qui ne font qu’alourdir le tout, et dont on se serait bien passés : rythme, écriture et montage indigents, stéréotypes en guise de personnages (râleur de la bande, Philippe Harel ne décroche pas un seul sourire du séjour), humour ultra-prévisible, et acteurs majoritairement sous-exploités (Elbaz et Pailhas surtout) pendant que Benoît Poelvoorde rame comme quinze pour tenter de sauver ce qui peut l’être, mais ne parvient qu’à nous arracher un ou deux vagues sourires, et échoue à empêcher les “Randonneurs” de sombrer dans le port de St-Tropez.
Beaucoup reprocheront à ce film son manque de rythme, mais je trouve que justement ce faux rythme nous laisse apprécier le comique ou le ridicule de certaines situations. Mention particulière à Karine Viard qu'on n'avait jamais vu aussi drôle et Vincent Elbaz dans son rôle de "gros lourd" qui lui va comme un gant. Le bémol vient de la fin où l'on devine trop facilement les gags qui vont arriver.
Si le plaisir de retrouver 10 ans après les 4 randonneurs et leur guide est bien là, il est un peu gâché par un scénario un brin faiblard qui n'exploite pas à fond certaines pistes comme le trafic de fausses montres ou l'amourette de Louis. Heureusement, les numéros de Benoît Poelvoorde en arnaqueur grande gueule ou de Karin Viard en "desperate housewife" qui vire nymphomane assurent le spectacle!
J'avais déjà adoré le premier volet des randonneurs (10 ans déjà !!!) et c'est avec délice que j'ai retrouvé ces chers personnages dans une comédie au scénario certes simple, mais tellement efficace !!!
Les randonneurs version 1997 ne m'avait déjà pas spécialement emballé et je ne vois donc pas l'intérêt de cette suite. Et puis St Tropez c'est un peu has-been non ? Philippe Harel alterne vraiment le bon et le pire dans ses réalisations. Ici que dire si ce n'est qu'il n'y a pas de scénario, que rien ne se passe, que l'on s'ennuie ferme, que les seuls sourires qui nous sont arrachés sont dus à Karine Viard mais que cela ne sauve rien, que l'interprétation est au raz des pâquerettes et que la mise en scène est encore en-dessous. Non vraiment je ne trouve pas une seule qualité à cette comédie au rabais. Une de plus.
Fan du premier opus, je suis très déçu par cette suite. Je ne mets pas 0 étoile parce que les acteurs sont vraiment sympas. Par contre les situations sont très classiques et pas passionnantes du tout! Dommage. Les meilleurs moments du film sont entre la 60ème et la 80ème minutes. Un peu tard!!!
La productrice Adeline Lécallier nous gratifie avec ses fumeux "Randonneurs à St Tropez" d'un sous Max Pécas ! Habituée sur 15 ans à pondre des daubes, celle-ci dépasse néanmoins toutes les autres ! Cette oeuvre est d'un ridicule et d'un pathétique hors norme ! En espèrant que dans dix ans, un troisième opus situé à Pornic, la maison de retraite, ne vienne pas obscurcir nos salles avec cette "bande de cons" non renouvelée, s'pa Joyce ?