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nicothieb
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5,0
Publiée le 23 janvier 2008
Une ENORME claque au cinéma français! Ce film évite les clichés habituels du film d'horreur (la blonde criarde, un côté fantastique...) et est beaucoup plus réussi que les derniers The Grudge ou Silent Hill. Et pourquoi ? Tout simplement parce que Xaviens Gens est un amoureux du genre, un passionné. Et il le montre à travers les différentes références (la famille de psychopathes ---) Massacre à la tronçonneuse). Quand aux acteurs, ils jouent très bien, ni moins ni plus que ce qu'il ne faut ce qui évite une ambiance trop sadique ou malsaine. Le gore également n'est pas exagéré ou montré à tout bout de temps, et, attention, CONTRAIREMENT A CE QUE DIT L'AFFICHE, LE FILM N'ACCUMULE PAS DES SCENES DE BOUCHERIE... C'est ridicule! Dernier point, les situations et personnages sont tous très biens exploités et restes crédibles, malgré la situation de départ (l'extrême droite qui gagne les élections, ah ah ah). Sinon, la presse n'aimera sûrement pas ce film, d'ailleurs Télérama n'a même pris la peine d'en faire la critique. Elle ne l'aimera pas parce que c'est un film d'horreur, un film français et un film innovant. Décrochez un peu des films longs et politiques comme La Vie des Autres ou La Guerre selon Charlie Wilson, et interessez-vous plutôt aux films d'auteurs français.
Nul nul nul nul! Je suis désolée mais Xavier Gens n'est vraiment pas doué, j'ai vu Hitman et c'est également une belle daube! Ces deux films ne sont surtout pas à regarder!
Frontière(s) relève le niveau des films Français du genre. Crédible et angoissant du début à la fin, on est entrainé avec les personnages durant tout le film. Malgrè un début plutôt long et pas vraiment utile pour la suite, le réalisateur réussi à entretenir une ambiance troublante et effrayante, tout cela maintenu par une histoire crédible. Les acteurs sont très bon, chacun dans leur rôle, que ce soit les tueurs sauvages, ou la petite fille mystérieuse. L'horreur y est constante, mais pas dans le gore pathétique, même si certaines scènes paraissent peu réelles, elles ne gâchent en rien le film. L'histoire, profonde et déroutante apporte un réel sentiment de Folie au film, qui en devient encore meilleur. Une fin triste mais à la hauteur du film, sans en faire trop.
« Une accumulation de scènes particulièrement éprouvantes et d’un réalisme insoutenable », autant dire que le ton est donner depuis sa sortie y à de ça 20 ans, mais était-ce vraiment le cas ? Le premier film fr à inscrire une telle phrase sur son affiche avec en petit, une des femmes secondaires qui se révèlera assez intéressante sur le plan morale et un climat visuel parfaitement penser. Juger -16 et faisant donc partie des affiches horreur tricolore donnant donc le ton, je m’attendais tellement à cette boucherie à la « Saw » tout en ayant longuement hésiter à franchir le pas, mais quand on a « survécu » à la saga citée juste avant, découvert l’antre « Hostel » ou affranchi l’ «Evil Dead », on peut survivre à n’importe quel récit d’épouvante gore trancher. spoiler: Et à ma grande surprise, ce n’est pas Estelle Lefébure qui sera victime mais bien l’auteur (en partie) des actes barbares, les victimes étant cette jeunesse fuyant un Paris en proie à l’instabilité politique de l’antre 2 tour présidentielle voyant l’extrême droite en haut du classement. Un récit socio-politique donc qui se veut une alerte contre les mouvements fachistes d’antan ou modernes, un récit qui veut nous montrer quel serait le résultat d’une telle victoire non voulu par la population (évidement depuis, les choses ont quelque peu évoluées). Un récit ou l’on suit donc ces jeunes, brillement incarner par Karina Testa, Chems Dahmani, Adel Bencherif, David Saracino & Aurélien Wiik en banlieusard désabuser. Un doute se transformant vite en peur viscérale face à cette auberge n’ayant rien d’accueillante et ayant surtout la particularité d’être habitée par un descendant direct Nazis. C’est la première bonne originalité pouvant confirmer la tension sociale extérieur. Autre point fort, le jeu de nos « futur » ennemis, d’abord Estelle en déesse rock aussi séduisante directe dans son charactère que son parler, le mannequin sort littéralement de sa zone pailletée avec percussion. Amélie Daure elle aussi joue la rockeuse mais contrairement à sa camarade, se renfermée et restant moyennement discrète là freine dans son élan, réellement dommage car quel régale aurait pu être ses scènes par inversement. On devine tellement facilement la tempête qu’elle aurait pu devenir. Samuel Le Bihan & Patrick Ligardes forment le duo masculin instable et tyrannique, leur jeu et regard en dise long tout du long et leur morale haineuse des différents genres se fait sentir avec une telle sincérité, dommage que leurs scènes colériques soient si exagérées car la satire prend vite le dessus et leur hystérie collective (surtout pour Le Bihan) devient lourde. Quant au patriarche Jean-Pierre Jorris, son incarnation nazis fut d’une absolue folie morale et d’un parfait parler, certes on le déteste d’entrée de jeu et son ambition est clairement identifiée. Son sadisme offre une nouvelle facette que l’on ne connaissait pas des nazis, mais là est quant l’incohérence, jamais les nazis ou presque ne torturaient comme lui le fait et encore, je n’appelle pas cette scène une « torture » à proprement parler. Quant aux 2 plus réserver, Maud Forget & Joël Lefrançois sont le duo qu’on n’attendait pas ou presque. Certes le sadisme est présent chez l’un mais la curieuse sensation d’insupportable vision constante de certaines tortures épate, tout comme sa camarade ne supportant elle-même pas ces visions. Sincèrement ils sont aussi « sensibles » que profondément déranger. Visuellement maintenant, le fait de ne pas voir « Prothésistes maquilleur » au générique étonne profondément pour un récit gore, cela est vrai car la première vraie séquence n’arrive pas avant 30 min voir à peine plus. Lorsqu’elle parvient (le cachot) on, plutôt je me rends compte de la presque faiblesse visuelle, oui le psychologique est totale, les jeux sont impeccables, mais pour une affiche citant « insoutenable boucherie », on en est loin. Le décor de la chambre froide est parfait, tendu et d’un sentiment de dégout imparable avec la première « magnifique » mort vengeresse subliment réalisée par notre héroïne Yasmine qui aura été « savoureuse ». Mais elle n’entre pas dans l’insoutenable car n’étant pas du registre « torture ». A vrai dire ce film ne montre aucune torture puisque tout est déjà fait, attacher à l’envers et partiellement mort, pendu et plastifier puis dans le froid, déjà fait, bref toute scènes gore est déjà faite. La parfaite tension, le parfait démarrage restera le diner en famille ou le « fabuleux discours lyrique » du père déclenchera la détonation de vengeance profonde. Karina devient alors une bestiale guerrière d’une perfection complète ou chaque action futur sera d’un régal. Pour faire simple, tous les morts ennemis qui suivent sont juste une apothéose (sauf la grange mais un maquillage pour Amélie juste dingue) car complètement ficelées et inattendu (Le Bihan « en tête ») . Un récit donc à mi teinte à milles lieux de ce que nous vend l’affiche mais à la morale sociale impeccable, un jeu global géniale bien que trop poussif par instant mais percutant et des vengeances aux « petits oignions » comme je m’en doutai.
Un survival/horreur français, particulièrement sanglant, dans la lignée d'un "Hostel", dans lequel on trouve du bon comme du moins bon. Le scénario, un peu fourre-tout, ne développe pas assez le contexte politique qui pourtant avait l'air intéressant et ne nous épargne pas les gros clichés comme celui du spoiler: vieil allemand par exemple. Il reste toujours Karina Testa et Samuel Le Bihan qui tirent leur épingle du jeu, et les multiples références sont sympas. (Moyen)
Un très bon film Français.A voir absolument.A condition d'aimer le gore bien sur.Car,ce film est vraiment "sang pour sang gore".si vous aimez,il faut le voir.Une bonne histoire,de bons acteurs, installez vous et,profitez du spectacle.Kénavo et, bon film.
Torture-porn éprouvant mais non moins réussi, "Frontière(s)" s'inscrit dans la droite lignée des films de genre à la française peut être à une différence près : tout y est plus extrême qu'ailleurs ! Ici, c'est la boucherie intégrale, une avalanche de scènes ou glauques ou gores, au choix mais en tout cas aucun répit pour le spectateur. Certes il n'est pas à mettre entre toutes les mains mais là où il se différencie d'un "Martyrs" par exemple c'est que malgré toute la cruauté qui est sienne il n'apparaît pas vraiment réaliste. En effet, l'ensemble est tout de même un monceau de clichés en tout genre, du postulat de départ extrêmement "facile" aux personnages hyper caricaturaux. On ne va pas en vouloir à Xavier Gens, faire de la démagogie est à la mode en France et pour le coup ça nous donne un des métrage les plus extrême qu'on ait vu, à ranger aux côtés des "A l'intérieur", "Haute Tension", "Calvaire" etc. Entre les flaques de sang et la crasse, on notera enfin des interprétations assez remarquables pour certains ou au pire étonnantes pour d'autres, en l'occurrence Samuel Le Bihan et Estelle Lefebure pour ne citer qu'eux. Il m'avait durablement marqué au ciné et après me l'être rapidement offert je me le repasse fréquemment car on ne peut pas nier que ça défoule carrément ! En outre la réalisation est tout à fait à la hauteur, un must du genre en somme.
Si Xavier Gens s’est retrouvé propulsé aux commandes de “Hitman”, c’est grâce à “Frontière(s)”, son premier long métrage. Allez savoir pourquoi car rien ne fonctionne dans l’histoire de ces quatre jeunes qui, dans un climat tendu (entre les deux tours d’une élection qui voit l’extrême droite accéder au pouvoir), commettent un braquage et se réfugient dans une auberge proche de la frontière allemande, tenue par cannibales. D’où, forcément, un calvaire proche de celui décrit dans “Massacre à la tronçonneuse”, référence assumée d’un film d’horreur qui porte bien son titre tant il franchit bon nombre de frontières, à commencer par celle qui sépare familiarité et vulgarité, ou celle entre gore et grand-guignol. Décrit comme particulièrement éprouvant sur son affiche, le film évite, certes la complaisance, mais pas le ridicule, malgré deux-trois passages pas mal filmés et un personnages intéressant. La faute à des acteurs peu crédibles (voir le dernier monologue de Samuel Le Bihan, ou le Père, qui parle avec un accent digne de celui de Jacques Villeret dans “Papy fait de la résistance”), des situations attendues, et une lourdeur sans nom dans la métaphore : si l’on peut, à la limite, faire l’impasse sur celle qui compare un des personnages sur le point de mourir aux cochons situés à deux pas de lui, impossible de ne pas rire devant le parallèle “gros sabots” établi entre la montée de l’extrême droite et les néo-nazis dégénérés désireux de montrer à la bande de jeunes une autre façon de se fendre la gueule. Une tentation louable de repousser les limites du film de genre à la française qui tombe à plat, et suscite bien plus le rire que la terreur.