4343 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
799 critiques spectateurs
5
54 critiques
4
147 critiques
3
165 critiques
2
230 critiques
1
115 critiques
0
88 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Neyv
8 abonnés
114 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 31 janvier 2023
Mouais. Bien que trop de pas assez.. pas assez approfondi les perso, pas assez glauque la photo, pas assez subtile l'histoire, pas assez convaincant les acteurs, ...
C'est une modernisation du mythe du loup garou, proche du classique de Georges Wagner -le loup garou(1941)- Même s’il comporte des similitudes avec son illustre prédécesseur (l’intrigue, les personnages, les sites…) il ne s’agit pas d’une copie conforme, d’un remake au sens habituel du terme, mais d’une adaptation plus en adéquation avec les attentes du spectateur d’aujourd’hui .c’est dans le scénario et l’ajout de ressorts dramatiques que s’opère parfaitement cette modernisation. Tourné en majeure partie en studio ,pour mieux restituer la couleur et les détails des décors qui firent la particularité des films de monstres de la HAMMER dans les années 40 et 50 (on pense aux Dracula , Frankenstein ,la momie…),nous voila plongés dans une Angleterre victorienne stupéfiante de réalisme .benicio del toro y reprend le rôle culte du non moins culte Lon Chaney (1941)accompagné par un Anthony Hopkins « hannibalien » (lol) ! Rajoutez Rick Baker (hurlements, le loup garou de Londres, King Kong…)! On a tous un petit loup garou qui rode en nous, tapi dans notre conscience…
Contrairement à ce qu'il aurait pu être, le bestiaire est timidement au rendez-vous. Jouant sur une parabole que le cinéma hollywoodien avait presque délaissé pour des usages qui faisaient table rase du classicisme dont elle était porteuse : il optait pour une relecture moderne du genre qui allait passer pour de bon dans les canaux du blockbuster au budget colossal, et allait (comme on pourrait le constater) pas tarder à accentuer une suivie toujours aussi divertissante du bestiaire reformulé par le succès fracassant (dans la scène cinématographique) de la saga "Underworld" qui continue jusqu'à aujourd'hui d'attirer l'attention d'un jeune public soif de loup garou et de vampires un peu trop stylés à mon goût. Hélas The Wolfman avait tout pour plaire (aussi bien dans le fond que dans la forme) si l'on considère qu'il est mené par un groupe de comédiens talentueux dont certains n'allaient pas tarder à se hisser au rang d'étoiles montantes dans la scène hollywoodienne : on pense à Emily Blunt. The Wolfman au premier abord, et grâce au choix de l'époque dans lequel l'histoire se déroule, allait rendre ses lettres de noblesse au classique, à une époque où la vision auteurisante du genre allait vite ! être éclipsée par un tout autre choix conceptuel qui confond invention et création. La vision contemporaine allait vite se noyer dans les effets numériques dont l'extravagance est accompagnée au fond d'une absence de profondeur (de cœur) qui mise plutôt pour le spectaculaire, que ! pour le spectaculaire, afin de satisfaire l'œil du grand public des nouveaux joujoux que dispose l'industrie : un Van Helsing en est l'exemple parfait. Dès les premières minutes on a droit à un prologue somme tout convenu, rapidement expédié qui, pour ma part va sacrifier tout le reste. Car ce qui allait servir de prétexte (si cela été bien pensé) pour aller dans la direction d'une enquête mystérieuse d'un crime abominable, en prenant par là les traits d'un thriller horrifiques qui allait explorer les traces d'une éventuelle existence d'un Jack l'Éventreur érigé comme postulat de base : aurait même agrémenté tout ce qui va suivre. The Wolfman en plus d'avoir dévoilé prématurément sa carte maîtresse (comme il est rare de voir des cas aussi similaires à celui-ci), prolonge son métabolisme de dégradation par des allusions qui titillent la bonne conscience intellectuelle de l'époque, des considérations mis en suspension (au sujet en question) pour renforcer sa proposition de départ. Ce faisant il relève dans le même parallèle le contraste qui s'est créé d'une époque à une autre, choisissant pour les évènements qui s'y déroulent la fin de l'époque victorienne où la psychiatrie était à ses balbutiements. C'est là que le film entend marquer son point fort en confrontant le cartésianisme effervescent de l'époque à la légende (en question) dont l'essence et la réalité aurait été soit occulté, soit oublié par un esprit trop soucieux du progrès, du dépassement, un esprit récalcitrant ?... Réussissant un tour de force magistrale en identifiant la lycanthropie à des symptômes psychiatriques qui lui sont souvent assimilés : Joe Johnston donne une dimension psychologique au mythe, en jouant sur la sensibilité de son personnage hanté par un passé (refoulé, obscurci par le temps et l'expérimentation) qui, subrepticement fait éruption dans sa conscience. Malheureusement là où tout ceci ne fonctionne pas assez, est que le scénario ne donne pas l'impression d'aller au delà du personnage et préfère nous maintenir dans l'échéance lorsque plusieurs preuves (pour le spectateur) viennent confirmer que Lawrence Talbot ne souffre pas de lycanthropie, mais qu'il était d'une part responsable des meurtres. Contournant ce nœud dramatique avec une facilité assez cocasse, le scénario jette son dévolu pour une tournure plus sombre qui donnera lieu à une confrontation plus spectaculaire (aux yeux de l'aristocratie bourgeoise de Blackwood) pour ajouter plus d'ampleur aux effets : on aurait préféré qu'ils soient amenés autrement que par le chemin insidieux qu'il propose. Son antagoniste principal campé par un Anthony Hopkins à la ramasse, plombe l'atmosphère par ses idées toujours aussi distrayantes, tant tôt empruntées à la Bible, tant tôt à la métaphysique : donnera souvent l'illusion d'une poésie caverneuse. Son personnage John Talbot est plus confus que jamais ! Tellement on se demande : où est ce qu'il voulait en venir pour faire ce qu'il fait ? Son niveau de contradiction se place à un niveau tel que le nanar n'aura jamais fini d'épuiser. Lorgnant prudemment sur la romance du belle et la bête (comme c'est devenu à la mode pour les œuvres dignes de ce genre (recoucou Van Helsing)) qu'il n'aura pas le temps de développer : Gwen et Lawrence se laisseront distancer par le temps qui se chargera de noyer leur petite relation amoureuse. Si malgré toutes ses imperfections le film n'arrivera jamais à rehausser sa promesse de film d'horreur fantastique, seule Emily Blunt arrive à tirer son épingle du jeu et offre avec sa sensibilité à fleur de peau un brin attachant à l'ensemble. On regrettera beaucoup la performance de Benicio Del Toro monolithique jusqu'à ses dernières volontés : il reste inexpressif... ban... enfin presque ! pendant toute la durée du film. Et malgré le calvaire, Hugo Weaving dans ses quelques apparitions (même si on se demande bien ce qu'il peut bien faire dans ce petit rôle) arrive quelque fois à donner un brin sérieux à ce qui reste : sa présence seule réussi à donner le film une certaine allure. The Wolfman aura été ce genre de film d'horreur le c** coincé entre deux chaises, car voulant à la fois s'affirmer comme cinéma d'auteur et blockbuster d'un yes-man qui voulait trop en faire. Il s'achève par un cri de loup garou déchirant l'obscurité de la forêt de Blackwood pour de potentielles suites qui, heureusement ne verront jamais le jour.
Film très moyen, pourtant un casting 3 étoiles mais mal exploité, même le jeu d'acteur est déplorable, les effets spéciaux sont pas si mal mais c'est trop, le scénario est aussi faible. Ce film est à voir une fois et à oublier aussi vite.
Si "Wolfman" n'est certes pas un chef d'oeuvre, il est probablement un des meilleurs films de Joe Johnston, un réalisateur qui n'a jamais réellement marqué le 7e art. Il est vrai que cette nouvelle version du mythe du loup-garou ne révolutionnera pas le genre fantastique, mais elle remplie largement son contrat avec des effets spéciaux réussis, des scènes d'action assez effrayantes et un univers visuel de toute beauté. S'ils incarnent des personnages stéréotypés, les comédiens principaux captent l'intérêt du spectateur grâce à de bonnes performances, Benicio Del Toro en tête, dont l'animalité à l'écran est parfois stupéfiante. En bref, "Wolfman" est une série B de luxe, un hommage au cinéma fantastique d'antan fait avec les moyens d'aujourd'hui. Plus qu'honnête!!
6 233 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 2 juin 2020
Les belles compositions de Danny Elfman, les décors ou l'ambiance que Joe Johnston a créée, et bien sûr les superbes performances d'Emily Blunt et Hugo Weaving, comment commencer ? Nous vivons dans un monde rempli de remakes et c'est de pire en pire. Le film était émotif par moments, sanglant et effrayant au besoin. Les tueries étaient très impressionnantes et il y avait des jumscares de bonne qualité et très bien ajoutées ici et la. Les décors et accessoires étaient superbes. Londres était bien ajustée à 1891, les armes, les costumes, la langue des gens et l'atmosphère. The Wolfman est un grand remake avec de grands acteurs et de grandes performances...
un bon film d'horreur, des acteurs connus comme emily blunt. Des scènes impressionnantes. Pas mal de suspens.Ca ressemble à crimson peak.Une histoire émouvante et pas mal d'action spectaculaires
C'est nul ! Musique insupportable, d'un classicisme désespérant. Le manoir, la pleine lune, les forêts sombres, les balles en argent, Londres... Les images léchées. Très bien mais mettez un peu de folie dans tout ça, idiots d'Hollywood ! Suppôts du rire commercial et de l'effet facile ! D'autant plus que vous disposez d'un trio d'acteurs épatants, Emily Blunt en tête, la seule à nous faire éprouver un peu d'empathie malgré le peu de place que les scénaristes lui ont laissé. Cinq étoiles tout de même pour le gore qui fait bien plaisir, le plan des doigts qui tachent de sang les touches du piano et le combat final bien fichu et sanglant. Et je ne me suis pas ennuyé... Mais je suis bon public alors faites gaffe la prochaine fois !
Un film froid, sans âme, et que l'on oublie dés le générique de fin. Pourtant Benicio Del Toro est un acteur immense mais là il ne peut, à lui seul, faire des miracles et sauver les meubles. Le résultat est franchement médiocre, quant à Hopkins lui, il ne fait aucun effort et n''est là que pour toucher son cachet.
Esthétiquement dans la norme, et c'est bien leu seul point positif que l'on pourra trouver à ce mauvais remake. Une coquille vide au scénario sans relief, avec de acteurs "inhabités" par leurs rôles dont on se demande ce qu'ils sont allé faire ans cette galère. Les métamorphoses sont de pâles fac-similés numérique de celles du Loup Garou de Londres de John Landis. Un conseil, passez votre chemin, et louez plutôt l'original avec Lon Chaney qui s'il ne brille pas par l'originalité du scénario (non plus) a au moins le mérite de cette noirceur romantique et au jeu outrancier -amusantd aujourd'hui- des film de monstres des années 40 !
Cette version 2010 de « The Wolfman » bénéficie d’une superbe photographie dans des décors naturels dont la beauté et pleinement saisie et magnifiée par la réalisation de Joe Johnston (ça devient assez rare pour le souligner). Si les moments d’action sont inégaux, les scènes plus intimistes sont très bien maîtrisées et soutenue par une distribution solide, et un excellent montage, tant au niveau de l’image que du son. Nous retrouvons également, avec plaisir, Anthony Hopkins dans un rôle sombre. Genre qui lui donna ses lettres de noblesse, et auquel ce grand acteur le lui rend bien, via une interprétation impeccable d’un aristocrate britannique frappé par une malédiction lycanthrophile lors d’un voyage aux Indes lors de ses jeunes années, et qui, par la suite, transmets cette damnation au fil des générations, jusqu’à un dénouement final digne d’une tragédie grecque ...