Scream
Note moyenne
3,7
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1 006 critiques spectateurs

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Vador Mir

308 abonnés 999 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2023
Film complètement nul et sans intérêt dont les succès critiques et populaires sont incompréhensibles. C'est du vu et revu. Juste du marketing.
JB D
JB D

10 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2023
Lorsque Wes craven s’attelle à la réalisation de « Scream » en 1996, c’est fort du succès des « Griffes de la nuit » et de la pleine connaissance d’un classique du genre : « Halloween » de John Carpenter.
Il y a beaucoup de raisons de revoir « Scream », près de trente ans plus tard : on y trouve une multitude de lectures d’une étonnante pertinence sur le régime actuel des images et sur l’art obsessionnel de la cinéphilie.

En cinq minutes, le film pose les bases d’une horreur décantée de toute scorie : on y voit comme le rouge carmin d’un bon vin au fond d’une carafe. La caméra bouge lentement, superpose les surfaces (portes, fenêtres, vitres) et joue sur une frayeur domestique qui est celle, cauchemardesque, d’une middle-class qui cache sous ses jolis draps les pulsions morbides du viol et du meurtre. Ce qui est si fort chez Craven, déjà, c’est cette capacité à faire peur en faisant confiance à l’imaginaire du voyeur-spectateur : une surface réfléchissante derrière un personnage n’induit pas réellement la présence d’un corps étranger. Mais le simple fait que l’on puisse facilement l’imaginer laisse planer une ombre lourde, pesante, totalement angoissante.

C’est aussi parce que Craven va jouer sur les lieux rassurants pour faire pénétrer la peur. Foucaldien en diable, « Scream » prend bien la mesure de ce que les intérieurs normés et institutionnalisés peuvent cacher de diabolique et d’inégalitaire. Wes Craven pénètre les zones de sécurité comme un cinéaste révélateur : ce n’est pas un hasard si la maison (le foyer) est le lieu de toutes les déviances macabres et un coffre à psychanalyse traumatique sous son doux vernis. Tout y passe, du garage à la penderie, du lit à la cuisine et ses ustensiles dont la quotidienneté et la fonctionnalité mènent au trouble : le couteau n’est bel et bien qu’une histoire de contexte. C’est aussi l’institution : le campus, lieu des rencontres amoureuses et funestes qui ni n’éduque ni ne protège, spoiler: et où le proviseur se fera sauvagement assassiner comme un bleu
. Et bien sûr la police - un décorum inactif dont Craven parodie l’inefficacité, avant que les choses ne se gâtent assez vite quelques dix ans plus tard. On voit bien que Craven n’a pas attendu la représentation bouffonne si chère au cinéma sud-coréen des années 2000 : la police est au mieux candide, au pire responsable de n’être qu’une parade, une facade sans dimension.

Et enfin, et c’est là où le film prend une ampleur absolument extraordinaire, c’est la figure du journalisme qui dévore le film d’une teinte faussement cynique et vraiment très drôle. Nouveau panthéon dont le cinéaste marque avec beaucoup d’acuité l’avènement populaire et le coûte-que-coûte. Horreur tapie d’une investigation opportuniste, d’une machine à images qui fait ressurgir le mal derrière la nécessité de tout dire et de tout montrer.

C’est là la force dialectique du film que d’opposer à une cinéphile malade (le tueur citant encyclopédiquement les films d’horreurs) un nouveau régime d’images incarné par la putasserie d’une caméra prête à générer de l’audience, une soif d’image exhibitionniste, un cinéma-vérité qui déréalise au prix d’une manipulation morale et esthétique. Quelle idée de génie que d’anticiper, vingt-cinq ans plus tôt, le décalage entre le réel et le soi-disant ‘live’ que les reportages télévisuels et les années Covid remplies de réunions Zoom ont marqué d’un sceau indélébile : l’impossibilité pour la technologie d’être synchrone avec le réel. spoiler: Posté dans un van pour regarder en direct le meurtre à venir dans la maison, le journaliste filme les personnages à leur insu mais reçoit la réalité avec un délai de 30 secondes
. Jeu vertigineux sur le temps (la moitié d’une minute, sorte de durée trop courte et trop longue à la fois), qui permet à Craven non seulement de dérouler deux regards au spectateur - qui a vu et qui revoit dans deux réalités temporelles - c’est-à-dire une infinie potentialité de tension cinématographique, mais qui aussi permet de créer une Image-Temps absolument, parfaitement Deleuzienne : la réalité a lieu avant que le cinéma ne l’enregistre au même moment.

Fort de ce paradoxe - trouvaille inouïe - Craven fait ce qu’il veut : enfonçant le clou d’un humour macabre, sorte de meta avant l’heure et loin d’une surenchère intellectuelle, spoiler: c’est un poste de télévision qui vient s’écraser sur le visage d’un des tueurs et finit de filer la métaphore.
Grand film spectaculaire et narquois sur la supercherie conceptuelle du réalisme cinématographique, mais aussi grand film d’horreur simplement, taillant dans le quotidien américain la violence souveraine d’un puritanisme mal dégrossi. Autre idée si fine, si discrète et superbe que de ne jamais filmer la maison comme un lieu que l’on pénètre soi-même par l’entrée (on s’y invite notamment par les terrasses ou les fenêtres de l’étage, comme l’amant qui ne voulait pas être vu), mais seulement un lieu dont on peine à sortir : que les portes se referment, que les fenêtres se bloquent, que même le garage finisse par devenir une mécanique de piège à loups, tout mène au dérèglement psychique dont le nid douillet est le symbole érigé, la logique de l’enfermement. La maison américaine moyenne, foyer de toutes les peurs maquillées, est bel et bien le middle-temple de la mort où seul le corps étranger peut faire intrusion, avec une violence démesurée.

Et dans cette sexualité criminelle métaphorisée à chaque plan (comment ne pas penser à une mise en scène du viol, cité de part et d’autres, de haut en bas, de droite à gauche), ou dans cette obsession cinéphilique (pulsion du voyeur), tout n’a qu’une seule finalité, qui est de dire : Oui, les images sont des meurtrières en puissance.
Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2023
franchement rien à dire suspense, prise de rire, et le fait que l'on ne s'ennuie jamais scream reste un film qui fait partie des incontournables !
Ewen Blake
Ewen Blake

192 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2023
spoiler: C'est l'histoire d'un vieux film qui fait du neuf (aujourd'hui vieux) avec du vieux (encore plus donc)


- Cette critique contient des spoilers -

"Do You Like Scary Movies ?"

J'avais probablement vu Scream il y a longtemps mais les seuls souvenirs que j'en gardais provenait de Scary Movie. Et ce slasher qui ne fait pas très peur est beaucoup plus malin que dans mon souvenir.

Wes Craven nous livre un film très didactique dans lequel il nous explique les règles du film d'horreur. "There are certain rules that one must abide by in order to successfully survive a horror movie": pas de sexe, pas d'alcool, pas de drogue et ne surtout pas dire : "je reviens tout de suite". Il défend aussi son genre et nous explique que les films d'horreur ne créent pas le psychopathe, ils le rendent seulement plus créatifs :)
D'autres traits d'humour noir jalonne l'heure trente : quand Tatum s'adresse au tueur "No, Please Don’t Kill Me, Mr. Ghostface, I Wanna Be In The Sequel!" ou lorsque Billy reproche à Sidney de ne pas avoir fait le deuil de sa mère un an après son assassinat. "I'm Sorry If My Traumatized Life Is An Inconvenience To You And Your Perfect Existence!".

Le film s'accompagne d'une critique des médias à travers le personnage de Gale qui n'hésite pas pas à harceler Sidney et se révèle particulièrement auto-centrée : "If I’m Right About This, I Could Save A Man’s Life. Do You Know What That Would Do For My Book Sales?". Critique qui est largement nuancée puisqu'on découvre que Gale a vu juste dans son investigation du meurtrier de la maman de Sidney en plus d'être déterminante dans la tuerie finale.

Les tueurs sont aussi traité avec justesse, outre le fait qu'ils en prennent plein la tronche par leur victime, ils ne sont pas iconisés et apparaissent comme ils sont : des ados stupides et paumés qui s'inquiètent de la réaction de leur parent ou s'apercoivent trop tard des conséquences de leurs actions "I’m Feelin’ A Little Woozy Here!".

J'aime également les films qui me donnent tord quand j'identifie des incohérences (le tueur est partout !) et à ce titre le final est à la fois difficilement anticipable et particulièrement satisfaisant.
Dik ap Prale

304 abonnés 3 107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2022
Les codes du film d'horreur, les règles à respecter, l'embobinage trouve sa définition dans Scream et en 96, je vous pris de croire qu'on se tapait des barres dans la salle.
Les thèmes musicaux sont autant cultes que le binôme Williamson/ Craven.
Diabloxrt
Diabloxrt

92 abonnés 1 969 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2026
"Scream" est un film d'horreur qui avait pris tout un genre à contre-pied lors de sa sortie. Les slasheurs sont des longs-métrages qui peuvent très rapidement s'avérer assez basiques dans le fond, mais aussi dans la forme. Tout l'objectif de ce projet était donc de jouer avec ces codes, de les assumer, sans en faire une parodie pour autant. Ici, on va donc mélanger l'horreur et l'humour. Pourtant, les gags ne seront pas amenés de manière bête ou irréfléchie, tout le but est justement de jouer avec les codes de l'horreur. Par exemple, au niveau des personnages, on nous met immédiatement face à une héroïne clichée du genre : la vierge. Mais le film l'assume, et en rigole. Cela va donc être de même pour certaines séquences très classiques, reprises des gros clichés du genre. Je prends comme exemple la scène où un personnage va littéralement regarder un film d'horreur et le commenter en sachant tout à l'avance, alors que la même chose se passe derrière lui. Et c'est aussi la force de ce film, les personnages étant des fans absolus de longs-métrages d'horreur. On aura donc des références à beaucoup d'œuvres du genre, allant du film "Hallowen", jusqu'à "Massacre à la tronçonneuse", ce qui renforce le côté "méta". Mais ce qui fait également sa force, c'est que nous ne sommes pas uniquement devant une parodie non plus, car le film essaye quand même de développer une histoire et de mettre du suspense. Cela se concrétise notamment via la mise en scène de Wes Craven, un des maîtres du genre. Il réussit à alterner parfaitement entre les séquences humoristiques et plus sérieuses, grâce à une bonne gestion du montage et du rythme. Alors, au final, si vous êtes connaisseur de ce style, vous allez forcément reconnaître les clichés avec lesquels le film joue. Et si vous ne l'êtes pas, vous allez les découvrir au travers d'un projet qui sait les exploiter. Le tout est donc très efficace, très intéressant et est un moment vraiment agréable à visionner. Cela manque peut-être un peu de véritables gros moments horrifiques, hormis la scène d'introduction, mais je dois dire que je ne regarde pas vraiment ce film pour cela. Je pense qu'il est bien plus intéressant pour le concept qu'il représente, que pour le simple fait d'être un film d'horreur. Donc, honnêtement, je vous recommande ce projet. Que vous soyez familier ou non avec le genre, il est une porte d'entrée légère et très appréciable. Pour conclure, un très bon film dans un délire méta assumé.
TwentyEight
TwentyEight

8 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2022
Excellent film qui introduit le style "horreur" avec tout les codes du genre.

Le proviseur qui a peur de son propre reflet est hilarant .
Philippe C
Philippe C

128 abonnés 1 195 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2022
Je ne suis pas grand amateur des films d'horreur ou gore, mais là je me suis régalé. Le film est un modèle du genre, avec du sang, de l'angoisse, des sursauts des cris, des hurlements, des personnages que l'on croit morts et qui reviennent et surtout, surtout, et c'est là le sel du film, une forme de parodie du genre puisqu'il est question dans ce film, de films d'horreurs et les plus célèbres sont cités, d'exposés sur comment ça fonctionne avant de l'illustrer dans le scèanrio, et tout cela avec de l'humour souvent, de l'autodérision parfois, puisque le réalisateur apparait comme homme de ménage dans une brève scène et se plait même à citer ses propres films précédents comme références dans la bouche des ados qui se repaissent du genre.
Le rythme est rapide, la première séquence époustouflante, tout comme la dernière d'ailleurs et entre les deux, des fausses pistes, des rebondissements, avec des personnages certes typés, mais finalement pas toujours aussi binaires qu'il y parait et une musique adaptée.
Le titre du film est dû au tableau éponyme Scream d'Edward Munch, et se justifie parce que tueur en série porte un masque à l'effigie du personnage de tableau
Noah N
Noah N

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2022
Un très bon film d'horreur. Wes Craven nous a offert un film bien flippant qui "parodie" les codes des films d'horreur classiques. Les meurtres sont bien gores et ils osent vraiment tout montrer décidément. Les jumps scares sont parfois prenants et on sursaute bien et, en tant qu'étudiant, on peut s'identifier aux personnages principaux. D'ailleurs, c'est hyper réaliste, surtout avec la présence des journalistes.
Juste dommage que certains éléments sont prévisibles et que les victimes sont connes ; spoiler: pour la mort de Tatum, par exemple, quand même con de s'échapper par ... une chatière
.

N'empêche que c'est un très bon divertissement qu'on peut voir entre potes pour Halloween.
Hotinhere

808 abonnés 5 535 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2022
Signée Wes Craven, une comédie d’horreur culte (et notamment sa scène d’ouverture), à la fois divertissante et un peu angoissante, même si ça s’étire un peu trop à la fin.
Sébastien Frédéric Granger
Sébastien Frédéric Granger

3 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2022
Casey Becker, une belle adolescente, est seule dans la maison familiale. Elle s'apprête à regarder un film d'horreur, mais le téléphone sonne. Au bout du fil, un serial killer la malmène, et la force à jouer à un jeu terrible : si elle répond mal à ses questions portant sur les films d'horreur, celui-ci tuera son copain...
Sidney Prescott sait qu'elle est l'une des victimes potentielles du tueur de Woodsboro. Celle-ci ne sait plus à qui faire confiance. Entre Billy, son petit ami, sa meilleure amie Tatum et son frère Dewey, ses copains de classe Stuart et Randy, la journaliste arriviste Gale Weathers et son caméraman Kenny qui traînent tout le temps dans les parages et son père toujours absent, qui se cache derrière le masque du tueur ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2022
Scream, de Wes Craven est un vrai bon film, bien mené et vraiment redoutable.

Le film suit Sydney, une adolescente qui va voir sa vie bouleversée quand un mystérieux tueur s’en prend à elle (et qui, un peu avant, avait tué Casey Baker et son copain..).
Efficace, violent, impressionnant, stressant, improbable, surprenant, voilà ce qui résume pour moi Scream.

J’ai trouvé intéressant le fait que les ados utilise leur savoir en matière de films d’horreur pour essayer de survivre.

Un très bon film du genre.
le-filmateur-a-gage
le-filmateur-a-gage

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2023
LE FILM MA FAIT HURLER. J'ai vraiment eu très très peur. Les personnages féminins très développé . Le tueur a un très GROS COUTEAU, très très DUR. Il tue ses victimes avec tant de POIGNE
spoiler: Pas recommander au jeune et - de 21ans

-fin de la critique
Signé 퓛퓮 퓯퓲퓵퓶퓪퓽퓮퓾퓻 퓪 퓰퓪퓰퓮 퓭퓮 gros couteaux
Cyril Bureau
Cyril Bureau

16 abonnés 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2022
Premier volet d'une cèlèbre trilogie, "Scream" de Wes Craven n'est pas un film de psychokiller ordinaire! Les victimes y sont des amateurs de films d'horreur qui comptent sur leur connaissance des lois du genre pour s'en sortir! Sauf que l'assassin (qu'on ne dèvoilera pas ici) en sait encore plus qu'eux, comme le prouve la scène d'ouverture terrifiante où Drew Barrymore joue sa vie et celle de son copain dans une meurtrière partie de Monsieur Cinèma! De clins d'oeil cinèphiliques en dèchaînements gore, le papa de Freddy Krueger fait passer sans transition du rire à la panique! Le succès du film - dont le masque du sèrial killer est devenu mondialement cèlèbre et incontournable pour les soirèes déguisèes - a propulsè ses acteurs au rang de stars, en particulier Neve Campbell, David Arquette et Courteney Cox! Dèjà culte. Rèvisez vos règles de survie et tenez vous prêt...
kieran_h3ld
kieran_h3ld

39 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2022
J'avais complètement oublié le côté méta sur la figure du film d'horreur, il y a un véritable film dans le film, les références sont bien placées et cohérentes, elles me parlent particulièrement (Halloween étant mon second film préféré), c'est aussi vachement bien écrit, et Wes Craven déroule tout son génie derrière la caméra à la perfection, dans sa mythique intro notamment. Il faut quand même avouer qu'il y a des facilités dans les scènes avec Ghostface, qui lui même est parfois assez con (scènes qui sont quand même géniales pour la plupart). C'est vraiment un putain de slasher.
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