Derniers Avis : J'ai toujours rêvé d'être un gangster - Page 13
J'ai toujours rêvé d'être un gangster
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Starwealther
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4,0
Publiée le 4 mai 2008
Benchetrit rend un véritable hommage aux films de Tarantino et de Jarmusch mais malheureusement son talent n'est pas aussi grand que celui de ces derniers. Son film est un amalgame de tout ce qui se fait de mieux, de ce qui est le plus intéressant, le plus jubilatoire et singulier. En plus des références au cinéma de genre, il retranscrit le cinéma italien des années 60 tel Fellini mais aussi celui de la nouvelle vague notamment Jean Luc Godard. Le film séparé en cinq sketches fait pensée à "Night of Earth" de Jarmusch où on suit la vie de plusieurs taxi-drivers dans différentes mégalopoles du monde. L'arrêt de la musique pendant le dialogue entre Anna Mouglalis et Edouad Baer est une référence aux films de Jean Luc Godard. (D'ailleurs on peut voir à quel point ils sont peu convaincants, tous deux jouent très mals et ne sont pas drôles). Par ailleurs, le comique de situation est présent faisant appel au cinéma muet de Charlie Chaplin. Ce melting pot cinématographique, bien que brouillon, est plutôt intéressant. Je me suis parfaitement reconnu et il faut avoué que Benchetrit a bon goût. Mis à part les sketches avec Anna Mouglalis et Edouard Baer, les autres sont tous intéressants. La palme revenant à celui de l'adolescente suicidaire qui est le plus inventif. Le dialogue entre les vieux gangsters avec notamment Jean Rochefort est vraiment marrant et farfelu aussi. La conversation entre Alain Bashung et Arno est un véritable copier coller de "Coffee and Cigarettes" de Jarmusch mais tous deux jouent parfaitement. De plus, le tout en noir et blanc renforce l'hommage à un cinéma maintenant suranné. Certaines scènes sont vraiment bien vu dans le sketch des vieux gangsters où ils remarquent à quel point le monde change et ils sont nostalgiques d'une époque plus verte et plus respectueuse de l'environnement. J'ai beaucoup aimé cette idée écologique qui est représenté par un plan qui défile sur les immeubles et la nature pleine de déchets.Un film très appréciable et réussi
3 étoiles parce que j'ai bien aimé. Photo noir et blan très belle et grands numéros d'acteurs. Attention, le film peut-être déroutant et ne pas plaire au plus grand nombre. Allez quand même voir le film, il mérite!. Il sort des sentiers battus et a tout pour devenir culte.
La mécanique du temps est une donnée importante de la comédie, elle serait même nécessaire au rire classique. Les grands cinéastes du comique ont su s’approprier cet ingrédient de l’humour. Si nous rions d’un Keaton qui chancèle, c’est du sursis de sa chute, d’un Tati impassible face à la frénésie de son époque c’est de l’absurdité de cette époque face à la douceur d’un temps tatiesque cristallisé. Benchetrit, bien qu’il n’ait rien à voir avec ces grands auteurs, sait également faire usage de la mécanique du temps. «J’ai toujours rêvé d’être un gangster» (France, 2007), son deuxième long-métrage, adopte pour mode temporel celui du décalage. Si ce n’est pas déphasé, ce n’est pas dans le régime du film, c’est étrange, c’est solennel. Tout est dans la marge, dans le retard à l’instant. Benchetrit fait de ce glissement des êtres et des choses l’objet de son pastiche. Le film invite le spectateur cinéphile à jouer aux jeux des devinettes en repérant les œuvres parodiées. On ne notera que le copiage décomplexé du tissage narratif tarantinesque (notamment de «Pulp Fiction»). Quatre épisodes, quatre instants de l’après, quatre postériorités déçues. Que reste-t-il des gangsters de papa sinon leur carcasse bouffone ? L’élégance criminelle est au centre, la lie de leur intention en marge, Benchetrit éclaire cette-dernière. Edouard Baer, habituellement volubile dans ses rôles plus populaires, est confié à la maladresse de ses gestes. Jusqu’au panorama parfois impertinents de la caméra, l’œuvre flotte dans un à-côté subtil, sciemment inconscient de son ridicule. Au comique de ce retard (trop tôt ou trop tard), Benchetrit convie également l’esthétique de l’ancien. Grain type du cinéma indépendant hérité du «Faces» de Cassavetes, l’image se charge de conservatisme, décalant par la même occasion sa présence au régime esthétique actuel. Anna Mouglalis, Anna Karina d’aujourd’hui donc d’après, offre une des meilleures présences du film.
Magnifique. Samuel Benchetrit est un sacré réalisateur, avec un univers qui ne ressemble à aucun autre. On retrouve bien le style du Benchetrit auteur des chroniques de l'asphalte (que je vous recommande si vous avez aimé ce film). L'utilisation de noir et blanc est magistrale. Le duo Arno-Bashung restera dans les annales... déjà rien que pour cette séquence, le film vaut le détour... C'est bien simple, j'aimerais ne pas avoir déjà vu ce film... pour avoir le plaisir de le découvrir.
Blablablabla...Blablablabla...Blablablabla...Quand on aime ces ambiances et cet humour décalés, c'est un régal..;Blablablabla...Blablablabla...Blablablabla...
Brillant exercice de style, à la fois une comédie originale et un hommage à quelques grand noms du cinéma américain... quatre sketches enthousiasmants, bien que souffrant parfois de petites baisses de régime... A voir pour... savoir pourquoi Drew Barrymore fait penser à un cheese burger, pour la voix envoutante d'Anna Mouglalis, pour le face à face entre Arno et Bashung, pour ces délicieux papis flingueurs qui tentent de reprendre du service, pour cette scène énorme où deux minables kidnappeurs tentent d'apprendre à leur prisonnière les règles du whist, pour le magnifique noir et blanc, les dialogues ciselés... Du cinéma français qui sort un peu des sentiers battus.
Film génial, tout simplement. On sent que Benchetrit aime le cinéma et qu'il veut lui faire honneur en s'inspirant plus ou moins de tous les films de gangster. Le choix du noir et blanc magnifie le jeu des acteurs et donne un aspect très réaliste à une réalisation se révélant être une des comédies les plus drôles de ce début d'année. Un film à voir, ne serait ce que pour la troisième partie du film, la moins évoquée durant la promotion du film ,(aucun grand non du cinéma dans cette partie) mais clairement la plus drôle et la plus touchante. Un film comme on aimerait en avoir plus souvent
Hommage aux films noirs, aux films de gangsters ou encore au muet, "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" s'impose comme un véritable OVNI dans le paysage cinématographique français. Abreuvé par de multiples références, Samuel Benchetrit livre un film en 4 actes ayant tous pour lieu commun une cafétéria paumée. Déjà, rien que le casting sonne comme du jamais-vu : on y trouve des têtes connues comme Edouard Baer et Jean Rochefort mais aussi des chanteurs (Alain Bashung et Arno) et des acteurs de films ayant inspiré le film de Benchetrit (Venantino Venantini, un des tontons flingueurs, Bouli Lanners, un habitué de Benoît Mariage, une des inspirations directes de Benchetrit avec aussi Jarmusch et Tarantino). Souvent hilarant, parfois très touchant et toujours juste, "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" n'est pas seulement un film sur les braqueurs et autres kidnappeurs, c'est un film sur l'amour du cinéma et sur la vie, d'une adolescence sans lumière à une vieillesse sans avenir auquel il ne reste que les souvenirs en passant par l'âge adulte, celui des choix et des erreurs. En 1h45, Benchetrit nous offre une multitude de personnages drôles, pathétiques et fascinants. Une oeuvre passionante faite par un passioné pour les passionés du cinéma et de la vie.
Plus comédie que polar, proche du film choral, ce film, nostalgique d'un âge d'or du genre, oscille entre toutes les formes de comique (absurde (Arno-Bashung), geste (Baer), situation (Rochefort and co), humour limite noir (Pourquoi veux tu mourir petite)). Le noir et blanc sert à merveille l'hommage au genre, le casting est impeccable, tous les personnages se valent (pas un n'est plus important que l'autre), même si Edouard Baer dans sa Loose Attitude est à tomber (comme dans tout son jeu dans ses partitions). A voir absolument. Génial tout simplement.
Pourquoi suis-je allée voir ce film alors que toute les critiques m'en détournaient? L'affiche, la bande-annonce, le noir et blanc... plusieurs éléments jouaint tout de même en sa faveur... J'y suis donc allée, ET J'AI BIEN FAIT!!! L'acte 1, mon préféré (et non le 2 contrairement à ce que j'ai lu dans les autres critiques) est poétique à souhait et bercé par la magnifique chanson de Kris Kristofferson. L'ensemble du film est amusant et terriblement original! Ce qu'on peut dire c'est que c'est un "gros trip"! et que triper avec Samuel Bentchétrit et tous ses supers acteurs, m'a beaucoup plu!
Conquis par la bande-annonce, ainsi que par les « Chroniques de l’asphalte » de Samuel Benchétrit, je me suis précipité voir ce film particulier en noir et blanc et aux références multiples. Au final, cette suite de quatre courts métrages plus ou moins reliés entre eux est assez réjouissante, bien qu’inégale. Si le premier court, malgré le talent d’Edouard Baer et son côté burlesque, m’a paru longuet, mou et peu convaincant, la suite m’a vraiment plu. Le court le plus réussi est certainement le second, où les deux kidnappeurs, tantôt hilarants, pitoyables ou émouvants, sont aussi attachants que leur jolie victime. Arno, Alain Bashung ou Alain Rochefort viennent ensuite apporter leur touche personnelle à cet exercice de style plutôt réussi.
J'ai toujours rêvé d'être un gangster est un film étonnant, qui tente quelque chose de nouveau avec son format inhabituel et son humour décalé. Tout n'est pas réussi, certes, ma ce genre d'originalité est tellement rare chez les films français de nos jours, que cela nous donne envie d'applaudir l'audace du réalisateur des deux mains.