Bamako
Note moyenne
2,6
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66 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 avril 2009
Bruit sourd et lucide de la conscience africaine face aux géants de la mondialisation et ses outils de destruction que sont le FMI et la banque mondiale.
A entendre. A voir. Un incontournable en ces jours de crise.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2006
Ce film m'a émue: entre docu, vie quotidienne et procès du dérisoire, du désarroi et des multi-puissances.
Le microcosme représenté met en scène des femmes qui semblent tenir à bout de bras leurs familles et l'Afrique, qui espèrent et rêvent tout en montant au front de la dénonciation des abus. Les hommes, quant à eux, semblent absents, quant ils ne sont pas malades ou "indifférents" aux paroles diffusées par le haut-parleur; mais parfois l'un d'entre eux se lève: ses mots viennent du fond des âges et font échos, même à nos oreilles européennes qui pourtant n'en comprennent pas la langue.
Tout a lieu sous le regard de tous, les joies comme les peines, les rages comme les appels. Tout a lieu dans cette cour où les mouvements de la communauté se poursuivent au sein-même du tribunal qui range ses bancs chaque soir.
Il y a ses avocats qui peuvent tout à la fois faire jeu de mauvaise foi et défendre l'indéfendable ou pousser le cri de l'humain contre l'ignominie et les infamies. Il y a la belle langue de ces gens d'Afrique qui parlent bine autre chose que le "petit nègre" et devant lesquels on ne peut que s'incliner parce qu'ils s'inscrivent dans présent et futur et ils les revendiquent.
Planques Y
Planques Y

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2,5
Publiée le 18 novembre 2006
Pour bousculer les consciences, comme par exemple le film LE CAUCHEMAR DE DARWIN de Hubert Sauper (2003), il aurait fallu être plus percutant en montrant l'esclavage, les déchets dangereux importés, les sectes qui profitent du désarrois des gens, les enfants volés, les hommes (blancs)d'affaires véreux qui profitent de l’incrédulité des gens, les contrefaçons de médicaments qui tuent, et les dirigeants africains qui sont corrompus et mettre l’argent des aides dans les banques Suisses…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 novembre 2006
Tout simplement jubilatoire, les discours font mouche, malheureusement pas un pavé dans la mare on comprend mieux ce qu'on avait un peu entendu, A savoir que la suppression de la dette ne résoudra rien. Le mérite de ce film et de ne pas s'attarder sur le "procès" et de raconter aussi la vie des habitants, le réquisitoir final et d'une importance fondamentale il est la thèse de ce qui veulent un retour à une Afrique libre et libérée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mai 2007
Il est vrai que le film Bamako présente quelque longeurs, 2h c'est long. Mais le film est si fort et si original, la l'on a pas tous une troupe d'expert, de politicien qui accuse mais belle et bien le peuple africain. Qui mieux que l'immigré pour parler de l'horreur du voyage ainsi qui mieux que l'africain pour nous parler de sa faim et de son désarois. La réalisatrice a sue par se procès donner la parole au peuple pour qu'il s'exprime et faire parler l'la magistrature pour nous l'expliquer et y donner sa force. Le cadre est réel comme la situation et les plaidoirie alarmente comme l'état des conséquences de nos actes.
Bravo un film magnifique
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 novembre 2006
Que peuvent les pays africains contre les effets négatifs de la mondialisation ? Si l'eau de leurs fleuves et de leurs rivières, berceaux de leurs contes et de leur histoire collective, est privatisée par les grandes multinationales. Le film Bamako, en plus des longs plaidoyers pour que ces pays retrouvent leur dignité, s'attarde sur les visages de personnes simples partagées entre soumission et révolte. Style très personnel même si le film a une certaine lenteur peut-être justifiée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 octobre 2006
C'est ennuyant, incompréhensible pour grande partie et sans scénario construit...
Sur le même thème, que ce soit en documentaire ou en fiction, on a vu bien mieux et plus convaincant. A éviter!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 octobre 2006
Effectivement, le film est entièrement financé par le ministère des affaires étrangères français et l'organisation de la francophonie. La publicité en est flagrante dès le générique. Sont donc pointées du doigt le FMI et la banque mondiale. Or, pour quiconque connaît les difficultés de l’Afrique francophone, ou serait passé ne serait-ce qu’une fois dans une librairie cette semaine, apercevrait à mille lieues la supercherie ! En lisant le livre de Xavier Harel 'Afrique, Pillage à huis clos' paru cette semaine, nul doute que les responsabilités directes sont bien plus cyniques, les intérêts privés largement connus (et ici, surtout pas cités, et encore moins si ils sont en Europe...) Ce procès fictif élude donc les principaux accusés. C’est sans nul doute une diversion. Au final, que retient-on, tout au plus quelques chiffres de la dette, et encore... Comme le procès du Beach, c’est à toutes les associations honnêtes et intègres de dénoncer la supercherie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2006
Un film magnifique et poignant, criant de vérité. Superbement filmé, "joué" (entre guillements puisque les témoins sont bien réels) avec une puissance et une vérité hallucinante, le procès mis en scène (on aimerait tellement qu'une instance puisse juger réellement) nous force à ouvrir les yeux sur l'oppression d'un continent par le FMI et la Banque Mondiale. Une injustice que dénonçait Aminata Traoré dans "L'étau" et d'autres de ses bouquins, et l'on a ici le plaisir de la voir en chair et en os plaider sa cause, aux côtés d'hommes et de femmes dont les témoignages prennent aux tripes (mention spéciale à la femme voilée de noir, ainsi qu'au chant du vieil homme dont, en choisissant de ne pas le traduire, le réalisateur nous laisse éprouver la force et l'ampleur d'un désespoir viscéralement lié à la terre). Tout autour se meut l'éternelle vie quotidienne et résolument africaine, son folklore et ses couleurs, ses drames et ses traditions. Ca sent la terre, la sueur, les pagnes teints qui sèchent au soleil et le soleil qui tape sur les fronts. Seul léger bémol, l'introduction de la séquence filmée avec Dany Glover, dont je ne suis pas certain qu'elle présente un intérêt majeur mais nuit plutôt au rythme du film... A mon humble avis, les témoignages suffisaient. Mais bon, ce n'est qu'un détail sur une pellicule maîtrisée de bout en bout, qui assure l'émergence d'un cinéaste africain (on en veut encore plus !). Bamako nous laisse quitter la salle la gorge serrée, la conscience en éveil, et la culpabilité qui taraude... Bravo, à voir d'urgence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 octobre 2006
Coté surréaliste du film qui organise le procès des institutions mondiales dans la cour d’une maison ou les gens vivent, travaillent, et meurent. Quelques longueurs dans certains plans, et un jeu d’acteur qui n’est pas l’intérêt principal du film. C’est plutôt la force des propos, les leçons d’éloquence et de didactisme au service de la dénonciation des effets pervers de la politique des institutions censées améliorer l’organisation de notre planète.
L’Afrique par ce film, qui accuse, mais qui n’est pas par ailleurs indulgente avec elle-même quand elle aborde la corruption. Ce film nous montre aussi une Afrique qui a le droit d’être intelligente, entre autre à travers la prestation de l’avocate sénégalaise Aïssata Tall Fall, véritable juriste dans la vie, entourée d’autres personnalités éminentes du continent. Les grandes institutions ne se sont en effet que trop déchargées sur l’incompréhension supposée des africains sur les mesures proposées.
Le constat du résultat de ces politiques est consternant : le Cameroun consacre 10 fois plus de ressources au remboursement de la dette que pour assurer le minimum requis en matière de santé et d’éducation, idem pour le Ghana qui dois désormais payer l’eau potable, importer aux multinationales le riz qu’il produisait avant, et que les fameux ajustements structurels ont forcé à abandonner pour extraire l’or au profit de ces même multinationales. Que dire alors des résultats en Asie du Sud Est, ou encore en Argentine ?

Institutions mondiales, vous êtes complices de pillage internationaux, coupables de dogmatisme aveugle, de destruction sociale et économique et, au final, de la plus grande inhumanité. Film et jugement trop manichéens me direz vous ? Les faits sont là, jugez par vous même...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 octobre 2006
Un film-documentaire qui donne une leçon sur l'Afrique mais qui tend à égarer le spectateur dans des interminables plaidoieries...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 octobre 2006
Devant la violence d'une dette qu'impose le FMI et la banque mondiale c'est toute une Afrique qui se bat pour dénoncer l'oeuvre terrifiante de ces grandes organisations qui ont apporté pauvreté famine et analphabétisme. Un regard sur ce procés qui determinera en quelques sorte l'avenir de ce continent. Sissako traite avec soin toute la complexité d'une situation critique avec ce chef d'oeuvre plus que réussi. Je n'ai qu'une chose à dire il faut punir sévérement les actes du FMI et de la banque mondiale qui ne sont à mes yeux un bal d'hypocrisie et de cynisme.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 janvier 2008
Ce film est non seulement une horreur cinématographique, mais en plus une véritable honte, un scandale. Je ne me dis pas intellectuel, mais je n'ai absolument rien appris d'UTILE dans ce film. A quoi ca sert de nous répéter cinq fois les chiffres de la dette des Etats-Unis dans le film, si on peut appeler ça un film. On connait tous l'oppression que subit l'Afrique par rapport aux Etats-Unis. Mais comme si on n’avait pas compris, on nous rabâche ces mêmes chiffres pendant toute la projection. Et puis désolé, mais pour moi, ce n'est pas du cinéma. Le cinéma, c'est une histoire, des personnages qui évoluent et surtout, une intrigue. On ne fait pas d'une conférence digne du palais des congrès un film. Si on veut faire un film sur les malheurs de l'Afrique, on invente un scénario, on fait vivre des personnages avec en arrière plan cette Afrique misérable, et on est ému. Même sur ce sujet particulièrement difficile(Les relations économiques entre les Etats-Unis et l'Afrique), on peut faire un film correct. D'ailleurs, même le sujet est mal choisi, car on ne nous montre pas la misère de l'Afrique, on nous montre les problèmes économiques des gens hauts placés, et ça, on s'en contrefiche! Qu'est ce que ça peut nous faire que les Etats unis doivent 1 trilliard de dollars à l'Afrique (si les Etats unis payaient tout, ça n'irait même pas aux pauvres gens du peuple), que le FMI prend l'Afrique en otage. Non, les véritables problèmes sont masqués par les affaires des gens haut placés. Et puis, messieurs ministères des affaires étrangères et organisation de la francophonie, quand on fait un meeting (je ne parle plus de film) sur l'Afrique, on est complet et on parle de tous les préjudices qu'elle a endurés, y compris ceux dont la France sont responsables. Non, je suis sûr que vous ne l'avez pas fait exprès, que vous avez oublié, mais la prochaine fois, pensez y au moins, et pour étaler votre propagande, faites au moins un vrai film, plus de gens y croiront.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2006
On peut voir ce film sous deux angles : procès des remèdes infligés par les instances mondiales à l'Afrique sub-saharienne sur fond de vie quotidienne au Mali ou alors exactement le contraire.
Bamako est un film touffu et elliptique où l'image coupe souvent la parole. La trame de fond est quand même basée sur des convictions alter-mondialismes et comme tel il pourfend le libéralisme financier. Ici est développé le mal des ajustements structurels de la banque mondiale qui sont un exercice imposé depuis trente ans avec un insuccès universellement reconnu, de l'aveu même de ses promoteurs. Échec, auquel s'ajoute une dette qui dévore les budgets et dont la valeur locative ne se mesure absolument pas à l'aulne des progrès qu'elle n'a pas permis.
Alors qu'il se joue du côté des instances (banque mondiale, FMI) des ajustages d'ajustements, réflexions et adaptations impliquant surtout les acteurs subsahariens, alors que les humains redeviennent peut-être l'enjeu des politiques bien intentionnées, gageons que ce film interpellera. J'y ai vu gêne, sous-rires à contre temps et silence dans la salle. Aucun des thèmes des maux du continent rouge qui n'y ait été à un moment évoqué. Je me garderai de les déflorer ici. Les causes exogènes à ces maux s'inscrivent ici dans un déficit global du progrès humain. Il me semble que les âmes d'africains et d'africaines de la trempe de Aminata Troaré sont convoquées ici à participer et à contribuer à ce "tous comptes faits" planétaire.
Film sur la parole et ses limites, n'oublions qu'il est traversé de personnes et d'images force. Pour qui est curieux de ne pas tout comprendre, pour qui aime se nourrir des temps forts et faibles du débat contradictoire. Pour qui aime bruns; ocres et vermillons où s'installe cette cour dans la cour du quotidien.
Photographies, clairs obscurs, par exemple sur la beauté vibrante d'Aïssa Maïga qui traverse ces effets de manche avec une indifférence tout au de ces volutes quotidiennes en plans fixes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 octobre 2006
Un film qui fait du bien à notre humanité, touchant,
qui appuie avec pertinence sur la responsabilité de l occident dans le drame du continent africain.
Certes rien de nouveau sous le soleil depuis René Dumont et son livre prophétique : "L'afrique noire est mal partie" si ce n'est que nous vivons un moment privilégié car l'occident prend conscience (comme dénoncé par Al Gore dans une vérité qui dérange) de sa responsabilité dans les problèmes de la planète. Peut-être raterons nous ce rendez-vous, ce ne serait pas la première fois, mais les hommes de bonne volonté auront fait leur travail.
Une initiative en tous cas à encourager en allant voir ce film
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