Bamako
Note moyenne
2,6
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66 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 décembre 2006
J'ai été obligé de voir le film avec mon Lycée, je précise car je n'y serai jamais allé seul. Déja on peu comprendre que le propos puisse être important mais mon dieu qu'est ce qu'on SE FAIT CHIER ! On dirait les documentaires qui passent sur Arté, sauf que la c'est 2 heures d'ennuis. Ils auraient pu faire un truc mieux quand même. Le pire étant les critique qui se sentent obligés d'aimer sous couvert pseudo humaniste ou intellectuel du genre "ouais mais tu vois tu peux pas comprendre toi, c'est ca le nouveau cinéma humaniste bla bla bla" Un véritable merde, à aucun moment on est interessé par les propos, aussi graves et interessants puissent ils etre.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 décembre 2006
Qu’avez vous fait cette année pour l’Afrique ?
J’ai été voir Bamako, le film-procès du FMI. C’était assez chiant, mais j’ai fait du style dans ma critique, j’ai dit que c’était magnifique, astucieux, bref j’ai recommandé parce que quand même l’Afrique…, Le FMI, tout ça , j’y connais rien, mais c’est scandaleux, …

Avant de faire des choses, il y a peut-être des choses à ne pas faire pour l’Afrique. Les subventions aux exportations occidentales ? Au fait, dans quelle mesure le FMI a-t-il influencé certains pays pour abaisser leurs barrières douanières ? On aimerait en savoir plus sur ces sujets, entendre des arguments, on voudrait voir un procès du FMI didactique, marquant, accessible. De bons arguments, bien exposés, une démonstration distrayante qui fasse parler d’elle.
Comme pour l’écologie et ‘les indigènes’, on voudrait voir les types qui s’en foutent commencer à se poser des questions … Mais là, Bamako, c’est une occasion manquée, et même pire, si on se rend compte que ça peut que renforcer la majorité des gens dans leur idée afrique = inertie, lenteur, corruption, et plainte, plainte, plainte.

Vraiment un peu de bonne foi …, il y a vraiment très très peu d’arguments, un tout petit peu sur la dette et c’est tout. Dire ‘le FMI ne sers pas l’intérêt général, il a détruit les services publics’, ce n’est pas un argument. Comment a-t-il détruit les services publics ? Lesquels ? Dans quels pays ? Qui sont ‘Le FMI’, qui sont leurs interlocuteurs ? Combien d’enfants étaient scolarisés au Bénin en 1985, en 95, en 2005 ? Il y a sûrement un contenu énorme à décrire. Un paysan se plaint de ne plus pouvoir vivre de ses cultures, (moment émouvant dans le film, peut-être aurait-il fallu faire traduire le passage en même temps par l’avocate ?) Quel lien avec le FMI ? Pour les sujets graves, c’est vraiment du gâchis de faire un clin d’œil aux connaisseurs et convaincus. Et donc le film reste une complainte au lieu d'un vrai réquisitoire. Une bonne idée de départ,...
fredhiver
fredhiver

33 abonnés 152 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2006
A. Sissako a tourné ce film dans la maison de son père. Le procès symbolique qui est fait est celui du F.M.I. Il est imaginé, mais les avocats, le procureur, les juges, sont de véritables juristes, les témoins, de « vraies gens », à l’image de Tiècoura Traoré licencié pour « acte déloyal », et les débats sont enregistrés dans les conditions du direct. Comme dans un prétoire, les métaphores, l’emphase mais aussi la sévérité, la rigueur et la précision sont présentes. Le sentiment d’authenticité est réel et cela permet d’accepter quelques longueurs. On a affaire à un film militant qui par le procédé narratif de l’alternance entre scènes juridiques et scènes de vie quotidienne apporte de la diversion et fait mieux passer le message car la vie, dans cette cour familiale est scénarisée et une deuxième intrigue s’y déroule. Le but didactique est de faire comprendre que l’Afrique est étranglée par la dette (pour simplifier, le Mali dans le film doit passer sous les fourches caudines du FMI et de la Banque Mondiale qui exigent des privatisations). Les témoins, émouvants, poignants, sont des personnes qui ont souffert de manière concrète des conséquences de la politique d’ajustement structurel. Dans les intermèdes, beaucoup d’humour : les fils du haut-parleur débranchés, l’enfant que sa mère ne pourra perdre d’oreille grâce à ?? Beaucoup de poésie aussi : couleurs des tissus teints par les femmes, beauté somptueuse et élégance de celles-ci. On prend le temps de les admirer. De l’émotion, avec la jeune chanteuse. Des symboles : scène très dure du western spaghetti. Du tragique enfin avec l' histoire du revolver volé. Ce sont les femmes qui ont le beau rôle dans ce film, parmi elles, Aminata Traoré dont le propos est incisif : l’Afrique est victime de ses richesses. Je mettrai toutefois un tout petit bémol au sujet de l’explication qui concerne l’origine de la corruption. Ce film est à voir absolument par tous, car nous sommes tous concernés!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2006
Ce film nous donne une leçon ! Bien que ce ne soit pas un chef-d'oeuvre je donne 4 étoiles pour l'originalité et la spontanéité du message.

Il m'a tellement marqué que j'en ai fait un sujet pour mon blog. Lire:
http://croa33.blogspot.com/2006/11/lapocalypse-ne-sera-pas-pour-demain-n.html#links

Bonsoir
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 novembre 2006
Un excellent sujet, des tirades soignées, des accusations finement argumentées. On ne peut qu'être d'accord avec ces africains (pas seulement maliens) qui s'en prennent à la banque mondiale et au monde occidental. Mais hélas ! Pourquoi avoir rajouté une histoire sans queue ni tête autour de ce procès ? Quelle est l'utilité de ce couple "qui se déchire", alors que le propos est autrement plus grave ? Et quite à choisir de montrer la réalité quotidienne du Mali, pourquoi ne pas l'avoir fait avec soin et en profondeur ? Pourquoi se contenter de plans de coupe montrant de manière superficielle et répétitive ces hommes inactifs et ces femmes en train de laver des pièces de tissus ? On en ressort avec l'impression qu'on a gaché de la pellicule, qu'il aurait été plus profitable de faire un livre ou une émission de radio de cette urgence à trouver une solution pour le continent africain. Et avec la désagréable impression qu'une fois de plus, on n'a pas consacré les moyens nécessaires à l'Afrique, en faisant un film qui brille par son coté amateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 novembre 2006
Tout simplement jubilatoire, les discours font mouche, malheureusement pas un pavé dans la mare on comprend mieux ce qu'on avait un peu entendu, A savoir que la suppression de la dette ne résoudra rien. Le mérite de ce film et de ne pas s'attarder sur le "procès" et de raconter aussi la vie des habitants, le réquisitoir final et d'une importance fondamentale il est la thèse de ce qui veulent un retour à une Afrique libre et libérée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2006
Ce film m'a émue: entre docu, vie quotidienne et procès du dérisoire, du désarroi et des multi-puissances.
Le microcosme représenté met en scène des femmes qui semblent tenir à bout de bras leurs familles et l'Afrique, qui espèrent et rêvent tout en montant au front de la dénonciation des abus. Les hommes, quant à eux, semblent absents, quant ils ne sont pas malades ou "indifférents" aux paroles diffusées par le haut-parleur; mais parfois l'un d'entre eux se lève: ses mots viennent du fond des âges et font échos, même à nos oreilles européennes qui pourtant n'en comprennent pas la langue.
Tout a lieu sous le regard de tous, les joies comme les peines, les rages comme les appels. Tout a lieu dans cette cour où les mouvements de la communauté se poursuivent au sein-même du tribunal qui range ses bancs chaque soir.
Il y a ses avocats qui peuvent tout à la fois faire jeu de mauvaise foi et défendre l'indéfendable ou pousser le cri de l'humain contre l'ignominie et les infamies. Il y a la belle langue de ces gens d'Afrique qui parlent bine autre chose que le "petit nègre" et devant lesquels on ne peut que s'incliner parce qu'ils s'inscrivent dans présent et futur et ils les revendiquent.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 novembre 2006
Que peuvent les pays africains contre les effets négatifs de la mondialisation ? Si l'eau de leurs fleuves et de leurs rivières, berceaux de leurs contes et de leur histoire collective, est privatisée par les grandes multinationales. Le film Bamako, en plus des longs plaidoyers pour que ces pays retrouvent leur dignité, s'attarde sur les visages de personnes simples partagées entre soumission et révolte. Style très personnel même si le film a une certaine lenteur peut-être justifiée.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 novembre 2006
C'est un bon film mais faut s'accrocher. Si le sujet vous intéresse , vous serez comblez : de beaux discours sincères, une ouverture d'esprit lorsque l'on sort de la salle. Sinon, laisser tomber. le seul intéret de ce film et son message ne vous y lançait pas les yeux fermés!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2006
Trop bon ! Seul le scenario est un peu décevant. Ah, si on avait laissé le sujet à un réalisateur californien ou même italien, on aurait été plus à l'aise pour apprécier cette admirable critique et cette bande son géniale. Il n'y aurait pas eu ces longueurs un peu soporifiques. On aurait peut-être même vu le coupable se repentir ou crever à la fin. Oui... mais ce film est africain, même si son réalisateur vit à Paris. Et si nous sommes mal à l'aise, n'est-ce pas parce qu'il l'est, avec ses lenteurs et son apparente nonchalance ? Incontournable donc et pourtant trop souvent limité aux salles de second rang et pour un nombre restreint de séances.
L'étoile manquante à ma critique, c'est celle que j'aurais décernée naturellement si j'étais moins occidental ! Ce n'est pas la faute au film !
Planques Y
Planques Y

1 abonné 85 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 novembre 2006
Pour bousculer les consciences, comme par exemple le film LE CAUCHEMAR DE DARWIN de Hubert Sauper (2003), il aurait fallu être plus percutant en montrant l'esclavage, les déchets dangereux importés, les sectes qui profitent du désarrois des gens, les enfants volés, les hommes (blancs)d'affaires véreux qui profitent de l’incrédulité des gens, les contrefaçons de médicaments qui tuent, et les dirigeants africains qui sont corrompus et mettre l’argent des aides dans les banques Suisses…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 novembre 2006
absolument soporifique. Sorti de ça pas grande qualité. Les questions posées seraient moins ennuyeuses à lire qu'à voir. Bref, aucun intéret. L'Afrique et la vie dans les cours méritent mieux que ce machin pseudo intellectuel.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 novembre 2006
Comment ce terrifiant consensus entre tous les critiques de presse respectables a-t-il été possible ? Ils n'ont pas assez de superlatifs pour clamer la grandeur de ce film qui est, mais ne le dites à personne, ... d'une médiocrité rarement égalée.
Tout est relégué en cinquième division dans ce bricolage d'étudiant prétentieux se prenant pour un maître du septième art. La mise en scène est inexistante. Les personnages ne sont jamais développés. On attend, on attend, indéfiniment le démarrage du film qui n'arrivera jamais. Et on patiente tout de même durant ... 2 heures !!! Quel supplice. Car le propos, évidemment, n'avance pas lui non plus d'un iota, à l'exception d'un largage abrupte dans les cinq dernières minutes d'une "récitation scolaire" pour la cause défendue. A cet instant on se pose plus que fortement la question suivante : s'agirait-il en réalité d'une tentative volontaire de film le plus raté de l'histoire du cinéma ?
Vous allez me dire que je n'ai pas encore évoqué le sujet abordé. Il est intéressant et c'est bien cela qui est navrant : ce film est au total à l'image de l'Afrique et de son incapacité à se faire entendre. Et j'apprends dans d'autres critiques qu'il serait subventionné par des fonds français. Tout s'explique : pourquoi se fatiguer à se mettre à la place du spectateur lorsque ce n'est pas nécessaire pour se financer ? Quelle misère.
Le résultat est donc une pitoyable glose et autosatisfaction entre intellos et critiques parigos dont tout le monde se fout.
Aucun de vous donc, messieurs les experts es ciné, n'a eu le courage de donner un avis objectif sur cette fumisterie. Même un seul eût été intéressant ...
Allez, pour terminer, je propose un petit exercice à ceux qui ont vu le film (je sais ils sont très rares). Relisez les critiques du Nouvel Obs, Libé, Télérama, Le Monde. Vous allez bien vous marrer.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 novembre 2006
Quelle déception ! Je m'attendais à ce que "Bamako" dénonce et explique les agissements néfastes du FMI et de l'OMC sur l'Afrique, il n'en est rien. Quelques approximations avec des phrases toutes faites qui ont peut-être un sens pour le réalisateur mais pas pour le spectateur moyen. Quant à la partie fictionnelle, les personnages sont bâclés et épais comme du papier à cigarette.
Le manque de moyens financiers pour faire le film n'expliquent pas ce fiasco car on peut faire un bon film avec peu de moyens si on s'en donne la peine ( voir "La petite vendeuse de Soleil" qui est une vraie réussite).
Maxime P.
Maxime P.

75 abonnés 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2006
Bamako est au même titre qu'Indigènes un film indispensable. Le film repose sur un procès en plein air qui a pour but de nous mettre face à la détresse de l'Afrique , la soumission qui lui est exercé par le reste du monde , bref l'indifférence générale de tous les pays en développement. Au coeur de ce film documentaire particulièrement poignant et plein de vérité , de soif de justice dans les différents témoignages et dans les plaidoiries finales des deux avocats se profile une histoire mystérieuse avec au centre Aissa Maiga aussi belle et bouleversante que dans Paris je t'aime .Le film est non dénué d'humour et nous montre avec amusement la sagesse africaine et leur bon sens au détriment des règles d'un tribunal bien trop protocolaires. Seul la scène avec Danny Glover est un petit peu incongrue et mériterait peut-être mieux des justifications. Bamako doit être vu car il sera sans doute un film de mémoire collective sur la détresse , la pauvreté , le manque de vivres que l'Afrique connaît encore et peut-être pour de nombreuses années à venir.
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