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Nicolas S
55 abonnés
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4,0
Publiée le 9 juillet 2025
Avec The Host, Bong propose une relecture sud-coréenne du mythe de Godzilla. C'est un film haletant du début jusqu'à la fin, qui réussit avec une grande fluidité son mélange des genres, s'autorisant jusqu'à des scènes de comédie un peu grotesques même quand sa tonalité vire au tragique. Mais c'est encore plus son caractère allégorique que l'on retient de The Host, qui apparaît comme une dénonciation féroce de l'ingérence américaine - alors en pleine guerre d'Irak - et de l'incompétence du gouvernement sud-coréen, ainsi peut-être que comme une fable écologique ou une réflexion sur la parentalité. À la fois simple dans son scénario et complexe dans les thématiques qu'il aborde, The Host apparaît en cela comme un film fantastique efficace et réussi, à la pertinence toujours aussi vivace vingt ans après sa sortie.
Loufoque à souhait, Bong Joon Ho dans toute sa splendeur. Plongée dans son univers et dans la Corée populaire. On rit, on ne s’ennuie pas une seconde. On se demande parfois ce qu’on fait là, ou plutôt ce que ce film fait là, mais c’est ça qu’on aime chez ce réalisateur non ?
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0,5
Publiée le 12 octobre 2020
Après une attaque à la lumière du jour si inaugurale par un monstre créé par quoi d'autre des produits chimiques déversés par des scientifiques paresseux. The Host ne va absolument nulle part et y va lentement fondamentalement et incroyablement une fille est accrochée par le monstre et sa famille semi-comique passe une heure et demie à la traquer dans les égouts entourant la rivière Han. Leur recherche manque de suspense et au moment où ils la trouvent vous réalisez que tout cela était inutile. En dehors de cela une grande partie du film est engagée dans une quarantaine gouvernementale qui se termine par une scène amusante impliquant un gars crachant dans une gouttière devant un arrêt de bus bondé. Bien avant Parasites notre ami réalisateur coréen prouvait son amour pour l'improbable et le miraculeux. Vous voulez voir un film de monstres louez Deep Rising au moins vous économiserez 2 heures de votre vie...
L'entrée en matière du film annonce la couleur : Dans un laboratoire, un scientifique fait remarquer à son subordonné que les flacons de formol sont sales et lui demande de tous les vider dans l'évier. Celui-ci fait remarquer qu'il s'agit de matières toxiques. Puis il finit par les vider dans l'évier (Il y a une bonne centaine de flacons !). Le tout se déversant à l'air libre finit dans la rivière Han et quelques années plus tard, les gens qui vivent au bord de cette rivière découvrent une grosse bestiole qui plonge dans l'eau. Intrigués, ils veulent la faire ressortir en lui jetant des pierres. Celle-ci sort et s'offre un bon petit déj devant ces idiots qui s'agglutinent de curiosité. La scène où l'on voit la bestiole sortir de l'eau et faire son petit carnage offre, selon moi, le véritable intérêt du film. Autrement, c'est moyen.
Sorti du premier film de Bong Joon Ho oblige, on ressort un de ses succès de 2006 avec The host...bon que dire que j'ai pas été super transcender du fait des cabotinages des personnages. Je les aient trouvé très caricaturaux dans l'ensemble même. Après cela reste un bon divertissement malgré les effets spéciaux qui ont pris une petite claque.
Se présentant comme une série B qui pasticherait le cinéma américain des 90's, "The Host" ne va pas tarder à exploser toutes les idées préconçues, toutes les attentes, sans gêne aucune, ni le moindre complexe! Débridé, intelligent et satirique, le film de Bong Joon-ho est, de surcroît, traversé d'images et de fulgurances cinématographiques qui impriment durablement l'esprit et la rétine. Le mélange des genres peut s'avérer indigeste pour certains - les mêmes qui ne sont déjà pas très réceptifs à l'habituel guignolesque asiatique - mais, pour d'autres, l'inventivité de l'ensemble sera terriblement impressionnante! 17 ans après, il s'avère que le film ne s'est pas contenté d'avoir bien vieilli, il s'est bonifié!
Pas à fond dans l enthousiasme. Peut être parce que j en ai trop entendu parler ...bref j ai plutôt un sentiment de déception. La photo est très belle et la mise en scène assez fluide mais un je ne sais quoi qui part dans tous les sens . Trop de thèmes entamé pour ne pas aller jusqu'au bout de tous .
Véritable petit succès pour l'époque, "The Host" est probablement le premier projet de Bong Joon Ho à avoir dépassé les frontières de son pays. Vendu comme étant un film de monstre, le long-métrage est finalement plus complexe que cela. S'inspirant d'un réel fait divers qui s'est déroulé en Corée du Sud, l'histoire est clairement là pour nous interroger quant à la signification du monstre. Certes, le début du projet semble nous confronter à une expérience déjà prévisible, via une première séquence où la créature attaque. Mais déjà, au niveau de cette scène, il est difficile de ne pas y reconnaître une véritable maîtrise. Honnêtement, la mise en scène de Bong Joon Ho offre une réelle tension, et la créature apparaît comme étant très convaincante. Via un design reconnaissable, les effets spéciaux sont plutôt de qualité pour cette époque, l'effet marche donc rapidement. On est donc tout de suite dedans, et le film nous promet, avec cette scène, de sacrées sensations. Cependant, comme je l'ai précisé, le scénario cherche bien plus à nous faire réfléchir que nous fournir de l'action à outrance. Face à cette créature, nous sommes réellement questionnés, car le film va rapidement insister sur la véritable définition du monstre. Est-ce vraiment ce monstre, le problème quand on connaît son origine ? Les États-Unis, eux qui sont complètement responsables de sa création, sont-ils moins critiquables que lui ? En effet, on y ressent clairement une critique de l'installation de cette superpuissance en Corée du Sud, mais aussi de ses actions. Quand on va dans ce sens, je trouve notamment que la conclusion réussit parfaitement son coup. Elle est particulièrement violente et elle m'a vraiment surpris dans ce choix d'assumer la radicalité de sa dramaturgie, il n'y aura pas de demi-mesure à ce niveau. Cela dit, je rejoindrai les paroles du réalisateur, car je ne crois pas que le film soit une critique uniquement portée sur les États-Unis. Face à cela, je sens aussi une sorte de dénonciation de la passivité de son pays. Bong Joon Ho déplore cette approche, et autant dire qu'il met surtout le peuple en victime de ses actions. Celui-ci est représenté par nos héros, et, avec tout ce qu'ils vont vivre de vraiment horrible, on comprend bien l'intention du réalisateur. Malgré tout, je dois quand même affirmer que ces personnages sont le point qui m'a empêché de vraiment adorer ce projet. Sur le papier, ils sont les archétypes typiques des films de ce réalisateur, car ils sont valeureux, mais aussi particulièrement sujets à l'humour. Malheureusement, je trouve que ce mélange va un peu loin par instants, au point d'avoir vraiment été interrogé par certaines de leurs actions. J'ai presque eu l'impression que la petite enfant avait plus de réflexion sur ses actions que ses camarades adultes, eux qui enchaînent les absurdités. En bref, je suis donc assez content d'avoir vu ce film, car il représente vraiment quelque chose de fort et de symbolique. Maintenant, je ne sais pas si je le reverrai, les héros ne m'ayant clairement pas convaincu. Pour conclure, une réussite thématique.
Très bizarre, on sait pas toujours où le film veut nous emmener, ce qui offre quelques surprises mais aussi des moments d'ennui... Visuellement c'est moche, certaines scènes sont dures à suivre, et le monstre en images de synthèse est vraiment mal fait, c'est digne d'une série z. Sinon l’histoire de base n'est pas trop mal, ça ressemble de loin à "District 9" par moments, mais ce mélange d'humour décalé, d'action, de drame et d'anti-américanisme surjoué par un casting très moyen n'a pas fonctionné chez moi. Après c'est sur, il faut aimer les films asiatiques... Bref un film pas génial, le voir une fois m'aura largement suffit. (Pas terrible)
pas grand intérêt. Le scénario manque de logique. Et l'acting japonais est too much, clownesque mais dans un film qui oscille entre burlesque, horreur, action, drame. Quelques moments drôles tout de même.
Si le film peut avoir de prime abord un air de Série B, il s’en distingue par de multiples qualités. Sur la forme, par la convocation de plusieurs genres cinématographiques, et une mise en scène rythmée et inventive qui tient constamment le spectateur en haleine ; une sorte de répit étant donné par des traits d’humour aussi jouissifs que décalés. Sur le fond, le film fait monter différentes angoisses qui sont autant de métaphores ou de représentations du monde. En premier lieu le monstre, qui, comme dans la meilleure tradition fantastique est le produit d’une action humaine (ici cette dimension est particulièrement pertinente car inspirée d’un fait divers réel, la pollution de la rivière par un acte humain insensé). Ensuite le virus, qui génère la double angoisse de l’inconnu immaitrisable et de la mort de l’humanité (l’expérience ultérieure du Covid lui donne une résonnance particulière). Enfin, les divers pouvoirs, Coréen et Américain, qui prennent des dimensions autoritaires er répressives, allant jusqu’au mensonge d’Etat manipulateur (qui rappelle celui des armes de destructions massives « justifiant » l’intervention Américaine en Irak quelques années auparavant).
Une implacable et saisissante métaphore environnementale. Et en plus de proposer ces 2 lectures le film est très agréable et original dans les 2. Un petit bijou donc.
Ce film, réalisé par Bong Joon-ho et sorti en 2006, n'est pas mal du tout ! Enfin, je dois dire que, comme avec la majorité des films du réalisateurs d'ailleurs, j'en ressors un peu surpris ! Le film arrive en effet à surprendre son spectateur car je m'attendais personnellement à un film de monstre classique et je me retrouve finalement devant, certes un film de monstre, mais également un film à l'aspect politique et social très marqué. Ce n'est pourtant pas un secret, ce sont les thèmes de prédilection du réalisateur, que tout le monde connait évidemment surtout depuis le très connu "Parasite" (qui n'est pourtant pas son meilleur mais ça ne reste qu'un avis personnel). Enfin bref, c'est donc ici l'histoire d'une famille qui recherche la petite fille de l'un d'entre eux après avoir été enlevée par un monstre. Monstre par ailleurs créer par les humains, suite à la diffusion de déchets toxiques dans la rivière Han. Alors, tout d'abord, en plus de reprendre le schéma classique des films de monstres des séries B des années cinquante, le film nous pose une problématique dès la première scène du film, celle de l'impact écologique que cause l'Homme sur la nature, mais également politique puisque c'est l'armée américaine qui jette ces produits et notamment à cause d'un docteur maniaque qui voulait avoir des bouteilles sans poussière (c'est tellement énorme et absurde qu'on ne peut pas passer à côté !). Et puis petit à petit, le film va devenir de plus en plus politisé, notamment en ce qui concerne toute la manipulation gouvernementale à propos du fameux virus et puis tout simplement de l'occupation de l'armée américaine sur le sol Sud-Coréen ; le film insistant bien sur les informations télévisées ne parlant que de soldats américains morts. Tout cela donne bien-sûr une couche intéressante au film de monstre, le monstre n'étant par ailleurs ici finalement presque qu'un prétexte au discours social et politique. Et puis, nous avons en plus cet humour noir, quasi-absurde par moment, propre également au réalisateur, qui déroute par moments, surtout lorsque nous n'y sommes pas habitué, mais qui vient déconstruire certain codes du genre, notamment la scène des funérailles ou alors lorsque le père parle de son fils à ses deux autres enfants, qui finissent par s'endormir. La mise en scène est quant à elle très bonne et regorge de bonnes idées. Je regretterai peut-être cependant que le film soit quelques fois un peu brouillon dans sa trame principale. Nous avons en effet quelques ellipses qui peuvent perdre le spectateur si nous ne sommes pas bien concentrés. Mais sinon, "The Host" reste donc un film intéressant, tout simplement !