Tout est là! L'amour, l'humour, l'indécence, l'esprit de village, l'émotion, la pitié… le tout magnifiquement interprété par cette femme intense et attachante. Une caméra qui arrache la vérité de ses personnages et de cette histoire triste et humaine à la fois. Cependant, une touche d'humour vient donner le sourire à cette vie glauque d'Irina Sans oublier la pudeur troublante de l'amour entre cet homme et cette femme. C'est dans les regards, dans l'attention discrète que nait cet amour inédit et pourtant si beau!
Un bon film dans la mouvance des Loach, Frears ou autres bons cinéastes sociaux. Je ne mets pas 4* car regrette un peu l'excuse facile du petit-fils mourant. En effet, on a tous besoin d'argent. Il me semble que le film aurait été encore plus fort si Maggy avait fait ça pour elle et non uniquement par sacrifice pour Olly. Mis à part ce bémol, le film est à voir si vous voulez passez un bon moment au cinéma.
Quand j'ai lu le scénario, je me suis dit "ouh la la". En fait, avec un sujet scabreux (une grand mère ne trouve un travail que dans un sex shop, et quel travail, pour payer un voyage à son petit fils atteint d'une maladie rare afin qu'il puisse se faire soigner en Australie), le réalisateur anglais nous concocte un petit bijou de sensibilité, avec une Marianne Faithfull épatante. Beaucoup d'humour aussi: la scène où on voit des hommes faire la queue (sans mauvais jeu de mots) pour avoir droit à une branlette faite par "Irina"alors que sa collègue pourtant une belle jeune femme reste inoccupée est désopilante. Heureusement que ces hommes ne voient pas la professionnelle qui se cache derrière une cloison trouée simplement pour laisser passer leur engin... Aucune vulgarité pourtant, bien au contraire, et l'émotion est bien présente. Un film humain, tout simplement.
une merveille!!! le debut semblait un peu lent , et puis on l'aime, on la comprend, on est ému et on apprecie de voir le chemin de ce bout de femme! c'est très bien joué, on ne tombe pas dans des clichés faciles! bravo!
Mariane Faithful est hallucinante dans ce film social à la lisière d'un Ken Loach perdu dans les méandres d'un univers triste et glaucque, un film en demi-teinte , pudique et sulfureux, la musique de Ghinzu met en relief cette mélancolie filmée en clair obscur, c'est assez simple par moment mais le film surprend car au dela du classique mélodrame se cache le portrait complexe d'une femme perdue dans un univers trouble auquel elle finit par adhérer.Une oeuvre à découvrir...
Une vision dédramatisée de la sexualité dite "tarifiée". Réalisation classique et sans prétention, sobre et légère malgré le drame en jeu. De l'humour et un zeste de "femmes au foyer despérées". (les secrets de quartier). Lors des scènes "sexo-poisseuses", c'était amusant d'entendre dans la salle beaucoup de rires mais uniquement féminin. A voir pour l'originalité du sujet et pour le casting évidemment.
Trouble mélodrame un poil scabreux, vague-à-l'âme et croustillant. Sans être fameux fameux, ça reste un film qui, pour son sujet, s'avère très bien traité. Dans la salle, quelques spectateurs (3-4) sont partis en cours, offusqués (ou ennuyés?)... Il en faut peu (ou alors ça ne leur parle pas). Cette justesse de ton, ce rythme lent et sensible m'ont touché; je me suis délecté du jeu tout en douceur -comme ses mains! lol- de Marianne Faithful. On navigue entre fatalisme et espérance, tristesse et humour(au moins intérieur), cynisme et bienveillance, poésie et consternation, crudité et sensualité... Je trouve dommage qu'un certain flou entoure la nature de la maladie de l'enfant; pour le reste, l'issue est laissée à l'imagination du spectateur. La confrontation à l'esprit bigot sinon étriqué des "commères" du bourg de banlieue pèse sont lot de drôlerie. Pour un sujet a priori ressassé, voilà une réussite certaine .
Très beau film. Cette grand mère au grand cœur qui a était jusqu’à quasiment se prostituer pour réunir suffisamment d'argent pour envoyer son petit fils atteint d'une grave maladie se faire opérer en Australie est vraiment très touchant. Marianne Faithfull est crédible et poignante dans ce rôle.
Superbe. Marianne Faithfull interprète magnifiquement le personnage qui est très attachant et drôle. L'histoire est excellente, comme quoi les choses simples font parfois les meilleurs films. L'ensemble est parfait.
L'histoire d'une grand mère aux mains douces. Je n'avais pas fait le rapprochement avec le « Tango des Rashewski » et suis allé voir un film sur un sujet qui m'amusait avant même de franchir la porte du Mk2 Beaugrenelle (signez la pétition, j'y vais souvent, merci pour lui !). Et si le film n'a aucun rapport, la patte d'un grand réalisateur est elle bien présente. Tout est doux, subtil, simple, vivant et fleure bon la vraisemblance d'une petite contrée d'Angleterre. On visite aussi Londres, mais pas de violence, pas de scabreux, le réalisateur reste sur la voie comédie douce amère. Le scénario est parfait, on ne sait pas forcément à l'avance comment ça va finir, et quelques surprises de rythme agrémentent l'ensemble. Sans parler de l'excellente musique, et de la photo techniquement très au point vu les différences d'ambiances. Ce qui impressionne vraiment, c'est Marianne, a force de travail sur la subtilité de son jeu, elle perfore littéralement l'écran, elle est une grand-mère anglaise avec tout ce qu'il y a de politiquement correct dans son comportement jusqu'à la fin malgré ce qu'elle décide de faire. Sûr qu'elle aura un prix dans un quelconque festival, elle est plus que parfaite, presque belle à force d'humilité. Un régal qui n'a rien à voir avec le sérieux de son précédent film, mais partage le même talent à raconter des histoires intelligentes et sensibles.
Bel exemple d'amitié entre les pays de l'union européenne (attendez, il est quand même cofinancé par le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, de quoi rendre jaloux les frères Dardennes), Irina Palm est aussi un modèle en terme de sujet traité sur le ton juste. Bien qu'elle soit souvent à la traîne sur le tempo, cette comédie dramatique arrive à défendre sa cause sans tabou (sauf dans la dissimulation constante de l'objet de travail du personnage capital). Parmi les bons points de Garbarski, on peut contempler la façon qu'il a d'afficher les différences entre le monde maussade de Maggie et sa banlieue pavillonnaire et l'univers électrique de Mikky et sa Game Boy dans les bas fonds de Soho. On ne peut pas reprocher au cinéaste d'être cliché sur le milieu qu'il filme : il ne fait que le survoler, oubliant de détailler ce qui se passe entre l'entrée en matière d'Irina P. et les bousculades au portillon, préférant s'attarder sur ce qui se passe "en coulisse" en prenant un peu trop son temps. Porté par la belle partition (vaguement répétitive au bout d'un certain temps) de Ghinzu, les acteurs parviennent à donner profondeur et charme à leur personnage, confirmant au passage le talent de kevin Bishop, déja excellent en frère turbulent chez Klapisch. Le réalisateur français a la faculté de ne pas faire de son héroïne une personne faible et pauvre mais une femme dans une impasse (sans donner à son scénario un aspect mélo). C'est quand il veut traité la dignité qu'il n'atteint pas forcément son but. Seulement, le film devient un peu rébarbatif passé le problème initiale (l'opération chirurgicale). Au moins, on se réjouit que l'histoire, terne à son commencement, se termine sur une note d'espoir opportune.
Le sujet est scabreux, mais traité de façon très sage. Le scénario est original, mais il accouche finalement d'un mélodrame social assez classique et prévisible. Irina Palm est un film plus tendre que sulfureux. Parfois un peu lourd dans ses bonnes intentions. Pour autant, on se laisse piquer par la curiosité et certaines scènes ne manquent pas de drôlerie. Notamment l'apprentissage de Maggie, qui va oeuvrer avec sa blouse et ses mains douces, telle un ouvrière appliquée, dans un milieu où elle est complètement décalée. Dans ce rôle, Marianne Faithfull est étonnante.
Par amour, on peut aller au delà de tous ses principes,cette grand mère va le faire pour son petit fils. Au pied du mur une famille doit réagir... un scénario original qui pourrai choquer mais qui émeut par l'intention et par l'amour donné.