John Badham a touché à tout dans sa carrière. Il a fait du coming-of-age (Saturday Night Fever), du film d’horreur (Dracula), de la comédie (Bingo Long Travelling All-Stars). Donc on ne sait jamais où l’attendre.
Quand on le voit donc à la tête d’un drame psychologique avec un Richard Dreyfuss qui assure n’avoir aucun souvenir du tournage de ce film (effet de son addiction à la drogue dans les années 1980), on n’est pas vraiment surpris. C’est ma vie, après tout est un film plutôt réussi par moments, mais qui manque franchement le coche dû à son scénario qui prend réellement trop son temps afin d’entrer dans l’arc scénaristique le plus intéressant du film : le droit de mourir. Après son exposition très efficace (3 minutes de film avant l’accident, vraiment bien filmé), il faut passer une longue heure d’élucubrations pas détestables mais franchement superflues avant d’aborder enfin le sujet controversé pour une petite demi-heure, qui entrave toute implication dans le débat politique que ce film aurait pu engendrer. Richard Dreyfuss est excellent, Christine Lahti & Thomas Carter ne sont pas en reste et globalement, le reste du casting est bon.
Il est alors très dommage que John Badham soit encore retombé dans ses travers, c’est-à-dire un durée de film bien trop importante et un vrai manque d’équilibre dans la dramaturgie.
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3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Une oeuvre poignante qui marque la toute première collaboration entre John Badham et Richard Dreyfuss! L'exercice est particulièrement casse-gueule puisqu'on y parle d'euthanasie, mais le sujet garde aujourd'hui encore sa force à bien des ègards! il fallait de l'audace pour livrer à l'ècran ce drame psychologique tirè d'une pièce de thèatre à succès du rèpertoire new-yorkais! il en fallait aussi pour faire jouer à un acteur sous l'emprise de la drogue à l'èpoque, le rôle d'un tètraplègique qui n'a plus envie de continuer à vivre! Dreyfuss, comèdien hors-pair dont on oublie souvent de citer sa palette dramatique, trouve ici l'un de ses plus grands rôles! Sous les menaces des foudres de la loi, John Cassavetes se montre ègalement remarquable en toubib! Dans le genre, "Whose Life Is It Anyway ?" (1981) s'avère donc une rèussite dont l'humour et l'èmotion nous touchent d'autant plus quarante cinq ans après son èclosion! A quand une rèhabilitation du sous-estimè John Badham ?
Tiré d'une pièce de théatre, ce film en retrouve les qualités et les défauts. C'est brillamment écrit et de plus interprété par un génial Richard Dreyfuss, facétieux patient auquel on goute les saillies verbales mais hélas le film, en plus de ne pas faire ressentir la douleur physique, finit par prendre le tour d'un grand débat autour du choix de fin de vie. Et le discours de prendre le pas sur le ressenti, d'ou un film mi-figue mi-raisin.
Un mélo un brin démago (avec son héros plus que parfait dans l’épreuve), mais dont on ne peut nier l’efficacité dramatique. Cela vient autant de l’écriture, assez alerte, que du duo Dreyfuss/Cassavetes qui fait des étincelles. Les excès de lyrisme de la mise en scène sont plus regrettables...
Vu il y a plus de 20 ans lors d'un "dossier de l'écran", jamais retrouvé depuis !! Existe-il en vidéo ?? Une vraie plaidoirie pour le droit à la mort en toute dignité, une performance d'acteur !!