Ce film plaira à la gauche bien pensante Le gentil immigré qui en prend plein la gueule chaque jour pour mal finir Le pire c’est que ça existe réellement Caricatural et manichéen, j’ai quand même bien aimé, car les acteurs sont bons notamment Vincent Lindon
Ce film a voulut balancer encore une fois un message de la part du réalisateur en vers les clandestins... Bref un message qui me sue de plus en plus... Mais Dieu sait que ce film est touchant, crédible et terriblement bien joué !
fait de société particulièrement intéressant et malheureusempent d'actualité ( celui de l'accueil et de la survie de miliers de clandestins ainsi que des rapports houleux qu'ils entretiennent avec les autorités et les liens amicaux, de solidarité qui se nouent avec les populations locales) que ce film traite de façon maladroite avec une sensiblerie excessive où l'envie malsaine de nous faire venir les larmes (utilisation de grosses ficelles émotionnelles, rupture du couple, violence policière, déracinement, mariage forcé, etc...) en devient génante. De plus, faut-il être absolument malheureux dans sa vie privée pour avoir envie d'aider les autres? la question reste ouverte!!!et ce film semble utiliser ce prétexte douloureux de la question des clandestins pour rejouer une trame narrative usée depuis longtemps déjà et pas des plus passionnante, reviendra t-elle sa petite femme? suspens............................
Curieux que "Welcome" soit classé comme un Drame. En réalité c'est un film de Science-Fiction; il dépeint une France où l'immigration est sévèrement proscrite, où la peur du gendarme règne, où se cache derrière tout immigré un policier et où surtout tout individu venant en aide à ces malheureux est mis en garde à vue et à de sérieux problèmes avec la justice. Une production de propagande, racoleuse et éminement insidieuse puisque le film fait passer son scénario comme étant la réalité et s'érige comme vérité révélée (une semaine aprés la sortie du film, le réalisateur faisait d'ailleurs sa promo dans une manifestation de soutien aux sans-papiers). Le film baigne dans une atmosphère froide et humide sur fond de musique déprimante, car le but premier de ce film d'anticipation est évidemment d'émouvoir le spectateur par le mensonge en lui faisant croire que c'est le quotidien des sans-papiers et de ceux qui leur servent la soupe. Bref un grand moment de cinéma politique orienté à gauche par un réalisateur dont on sent la toute admiration pour les oeuvres cinématographique de l'ex-URSS dont il use à merveille les procédés.
Un très beau film qui précipite le romanesque dans le quotidien et sa terne banalité pour nous en faire percevoir tous les aspects émotionnels enfouis; toutes ces choses, tous ces sentiments que nous avons tendance à ne plus voir, auxquelles on ne prête plus attention pour mille bonnes et mauvaises raisons. Il nous fait rencontrer des gens, des anonymes, et plus sûrement encore nous même et ce que nous avons en commun avec les autres.
L'accueil des migrants est un sujet compliqué. Costa-Gavras s'y était cassé les dents avec Eden à l'ouest. Philippe Lioret, avec sa délicatesse, son humanité, parvient à la fois à nous toucher et à nous faire réfléchir sur le destin de ces hommes quittant tout ce qu'ils ont (donc pas de gaieté de cœur) à la recherche d'un avenir meilleur. Loin de ceux qui pillent, qui violent et qui décapitent. La France, qui n'est qu'un lieu de passage, n'est pas réputée pour son accueil. Parqués dans des centres de rétention, dans le froid, la faim, la saleté, persécutés par les policiers, ce n'est pas un tableau très reluisant brossé par Philippe Lioret. Comme je le disais, c'est un sujet compliqué et il ne faut pas faire de langue de bois non plus ni donner de leçon. Personne n'accueille de réfugiés dans son salon et pour cause : c'est interdit en raison du risque d'appel d'air. Merkel en sait quelque chose. Surtout, on tourne la tête gêné par tant de misère, honteux de notre propre indifférence à leur égard. A sa manière, cet entraîneur de natation est un résistant. Il n'a rien à perdre. Sa carrière sportive et son mariage sont derrière lui. Quand je parle de résistance, ce ne sera d'ailleurs pas la seule référence à cette partie-là de l'histoire. Il y a les collabos (le voisin), ceux qui s'en fichent, les forces de l'ordre particulièrement dures même si elles se contentent de suivre les ordres venus d'en haut. Tiens, qui était au pouvoir à cette époque en 2009 ?
Avec dix nominations aux César de 2010, ce long-métrage de Philippe Lioret constitue un drame social très poignant. L’auteur nous plonge dans la jungle de Calais et ses migrants sans papiers. L’histoire met surtout en avant un Français (Vincent Lindon) portant assistance à un jeune Kurde pour l’aider à traverser la Manche à la nage. Leur relation se fonde au mépris des lois et des réactions hostiles du voisinage. Avec beaucoup de sobriété et un misérabilisme contrôlé, le récit invite à la réflexion, soufflant un vent chaud sur l’humanisme au détriment de la xénophobie. Bref, du cinéma militant sous forme de témoignage d’un phénomène qui ne cesse de s’amplifier.
Celui qui a tendu l’oreille ici ou là avant d’aller voir ce "Welcome" saura à quel point le nouveau film de Philippe Lioret fait polémique tant il se rattache à une réalité politiquement et socialement sensible. Forcément, on rentre dans le film en y voyant là l’œuvre d’un réalisateur engagé, mais très vite cette impression s’estompe au profit d’une sensation bien plus prenante : le simple sentiment humain. Car oui, c’est bien la force de ce "Welcome" que de focaliser avant tout sur les Hommes, sur les sentiments et sur les liens qui se tissent entre les personnages. Ainsi, l’histoire n’est pas qu’un prétexte pour diffuser un message, elle est au contraire ce que devrait être toute œuvre de cinéma : un regard. Voilà pourquoi le dernier Lioret est – encore une fois – hautement recommandable : il transmet un regard, une vision, un sentiment, et nous laisse seul maître de notre jugement. Merci M. Lioret.
Somptueux ! "Welcome" est une leçon de cinéma. L'écriture, les acteurs, l'éclairage, tout concourt à faire de ce film parfaitement maîtrisé une oeuvre majeure du cinéma français. On se rapproche des chroniques sociales et politiques de Ken Loach, et le film nous parle car il s'inscrit dans une réalité poignante et dérangeante. Mais la grande force de "Welcome" est qu'il ne se limite pas - et de loin - à une critique amère de notre société, mais qu'il développe de très belle manière deux histoires d'amour et une histoire d'amitié. Sans cela il ne serait qu'un témoignage trop lié à l'actualité qui vieillirait sans doute mal, grâce à cela il restera une oeuvre belle et généreuse.
Très beau film sur le sens de la vie : que faire face à l'injustice, que sommes nous prêts à faire par amour ? Simon est un héros des temps modernes, qui parce qu'il n'a pas réussi à reconquérir sa femme, redonne un sens à sa vie en aidant un clandestin, qui lui est prêt à traverser la Manche à la nage pour aller rejoindre sa belle. L'histoire aurait pu être belle, mais elle est aussi teintée des problèmes réels des clandestins et de ceux qui les aident. Lioret, aidé ici par un bon casting, signe ici un très beau film social, qui pourra peut-être faire évoluer les consciences.