Welcome
Note moyenne
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711 critiques spectateurs

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John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2009
Bien sûr on est bouleversé, bien sûr le film est utile ! Mais le côté trop didactique, trop révélateur sur son projet sacrifie l'intérêt du spectateur sur l'autel de son idéologie !
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2009
L'immigration clandestine en France en 2009. Circulez ! Soit on se drape dans l'étendard tricolore aux côtés des autorités chargées de sévir (peinard !), soit on manifeste trop d'empathie pour l'étranger à la marge (renégat !). Dans un juste milieu, Philippe Lioret offre à réfléchir sur la pulsion d'héberger "l'intrus", l'enjeu étant d'avancer dans son lien à autrui, laisser la peur de côté... Un seul mauvais point, non pas les échanges en anglais sous-titrés, mais les conciliabules du couple français, marmonnés ! Quelques clichés, des amortisseurs nécessaires pour entrer dans le vif du sujet : la limitation d'immigrants quand l'économie chancelle, couplée à l'injustice de la naissance, qui rend enragé... Vincent Lindon (Simon) face à Firat Ayverdi (Bilal), avec la belle Derya Ayverdi (Mina) comme enjeu outre-Manche, tournent bien les sangs... Non qu'il faille absoudre d'office le clandestin en fuite, et qui a faim, envie de transgresser, etc. Mais enfin, le coeur se serre en approchant le sort de ce jeune échappé du Kurdistan, un bien joli pays où, depuis le cauchemar "Saddam", c'est la dèche... Car les nouveaux dirigeants politiques, ex patriotes maquisards, se seraient changés en odieux "bling-bling" locaux, occupés à se partager la manne régionale pétrolière. Ainsi, "l'oasis démocratique" espérée par les électeurs avoisinerait les 500 % d'augmentation du coût de la vie, accès à l'eau courante tous les quatre jours, entre autres joyeusetés ! De quoi bien relativiser ses vues françaises sur les "flux migratoires" !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
"Welcome", cela veut dire bienvenue. Pourtant, chez les ch'tis, les centaines de sans-papiers qui affluent vers Calais pour tenter d'atteindre l'Eldorado supposé de l'autre côté de la Manche, ne sont pas vraiment les bienvenus depuis la fermeture du centre de Sangatte : tabassés par des policiers en maraude, refoulés des supermarchés par des vigiles, expédiés en 30 secondes par des juges méprisants qui enchaînent les décisions répressives en comparution directe.

"Welcome", c'est aussi ce qui est écrit sur le paillasson du voisin de palier de Simon, qui précipite le malheur en dénonçant le maître-nageur, coupable aux yeux de l'article L 622-1 d'aide à personne en situation irrégulière et passible de cinq ans de prison et de 30 000 euros d'amende. Dans cet océan d'indifférence, de lâcheté et d'abus de droit, quelques personnes réagissent en citoyens pour lesquels Liberté, Egalité, Fraternité signifie encore quelque chose. Parmi eux, Marion et l'homme qui l'accompagne, dont on devine qu'il est plus qu'un simple camarade.

Olivier Adam, co-sénariste du film, et auteur du livre "Je vais bien, ne t'en fais pas", avait choisi cet angle d'attaque pour parler de la situation des sans-papiers dans son roman "A l'Abri de rien", le récit d'une mère dépressive qui atterrit par hasard à une distribution de repas, et qui a été adapté à la télévision sous le titre "Maman est folle" avec Isabelle Carré dans le rôle principal (livre que je n'ai pas du tout aimé, mais là n'est pas le propos). Ici encore, c'est le hasard qui amène Simon à découvrir la réalité qui l'entoure et à franchir la ligne de l'illégalité. Le hasard, et la volonté de retrouver grâce aux yeux de Marion.

Ce choix de prendre comme héros un monsieur-tout-le-monde n'a rien de très original ; c'est le principe du "Vieil Homme et l'Enfant", ou de "Monsieur Batignole". Mais il s'avère très efficace, car le spectateur se voit placé dans la situation de n'importe quel citoyen de ce pays, et la découverte du droit d'exception qui frappe les sans-papiers et ceux qui les aident n'en prend que plus de force. Philippe Lioret cite Truffaut quand il disait qu'"il n'y a pas un grand film qui ne soit pas un grand documentaire". Cet aspect est particulièrement réussi, grâce à la précision des informations recueillies et reconstituées : les clandestins qui respirent la tête dans des sacs pour échapper aux détecteurs de CO2, ceux qui passent les frontières accrochés aux essieux des camions, les numéros écrits au marqueur sur les mains de ceux qui ont été arrêtés.

Et puis, il y a le visage donné au sans-papier, habituellement sans identité, juste une silhouette, parfois une nationalité. Ici, celui-ci a une histoire, une fiancée, un rêve d'avenir. Interprêté avec beaucoup de retenue et d'intensité par le jeune Firat Ayverdi, le personnage de Bilal est plus qu'un prétexte à la bonne conscience ; il partage le premier rôle avec Simon, et ce n'est pas un hasard si le film débute avec le coup de téléphone qu'il passe dans la famille de Mina.

Après "L'Equipier" et "Je vais bien, ne t'en fais pas", Philippe Lioret confirme sa maîtrise de la tension narrative, et sa capacité à susciter l'émotion sans avoir recours aux grosses ficelles du mélo (les premières notes de musique, du piano, apparaissent au bout d'une demi heure quand Bilal découvre sur la plage la ligne blanche des falaises anglaises). La façon dont il filme la traversée du jeune homme résume cette virtuosité : l'alternance de plans larges en plongée et de gros plans au ras de l'eau, l'opposition entre la fragilité du nageur et la masse du danger représenté par les tankers, le jeu des lumières et des teintes dominantes pour suggérer l'écoulement du temps.

Ma petite réserve ne se situe pas là où la polémique a éclaté, à savoir la comparaison avec la seconde guerre mondiale : elle est juste sous-entendue par certains détails (le marquage des clandestins, la délation, la comparaison implicite avec les Justes), et là réside justement la force du cinéma, suggérer plutôt que démontrer. Elle se trouve plutôt dans la balourdise scénaristique qui accompagne le personnage de Simon, symbolisée pour moi par le jeu autour de la bague, témoin bien voyant de ses errances. Cette insistance ("Pourquoi tu fais ça, Simon ?", demande Marion, des fois qu'on ait pas compris) constitue le seul bémol à un film qui pour le reste correspond bien à la démarche de son auteur, et qu'il résume ainsi : "Raconter des histoires pas bêtes à des spectateurs malins".
http://www.critiquesclunysiennes.com
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2015
Un film somptueux, le point fort du film est que jamais il ne nous donnes des leçons,il ne tombe pas dans le pathos, il pose juste les faits sur la table et on ne peut que être conquis. La réalisation est sobre, la BO discrète mais très efficace dans les moments d'émotions. Après le tour de force de Welcome, c'est le duo Firat Ayverdi et Vincent Lindon, ils sont géniaux, surtout le premier qui nous livre une performance magistral. Bref un film très émouvant, une leçon de vie et de courage, la fin et aussi très émouvante.
PIERRE-QUI-ROULE
PIERRE-QUI-ROULE

94 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2009
Un des films les plus excellents de 2009. Les dix premières minutes donne l’impression de regarder un film irakien. Une fois que le charismatique Lindon entre en scène, le film prend toute son ampleur. Malgré une trame qui traite l’un des problèmes social, le plus actuel, le film ne sombre jamais dans le pathos. Tout est traité d’une manière très sobre, d’une rare qualité.
Un film qui fait croire dans l’humanité des hommes…une qualité que le climat politique actuel semble décidé de s’en débarrasser.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2024
A 17 ans, Bilal, kurde irakien tout juste arrivé à Calais, prétend, après un premier échec, rejoindre l'Angleterre à la nage. Le maître-nageur, c'est Vincent Lindon en bon français grognon, indifférent, comme la plupart, au sort de ces centaines de réfugiés qui errent dans la ville.
Lorsqu'il relate la réalité et le quotidien des migrants, entre précarité et surveillance policière, lorqu'il évoque la répression des autorités et leur inhospitalité, Philippe Lioret témoigne utilement et efficacement. Le registre humain et social du film, son propos humaniste, l'apparentent au cinéma de Ken Loach, en moins rigoureux. Car le réalisateur tend à verser , insensiblement, dans le mélo et les conventions. Je veux bien croire que le jeune et volontaire Bilal a la témérité de traverser la Manche à la nage; j'ai plus de mal à envisager Simon, son prof de natation, p spoiler: ar ailleurs ennuyé par la police pour son soutien à l'adolescent, s'enticher de Bilal comme du fils qu'il n'a pas,
au prétexte, peut-être, de vivre mal sa solitude.
Vincent Lindon est certes irréprochable mais son attachement paternel à Bilal, son altruisme soudain, semblent arriver moins naturellement que comme un artifice scénaristique. La seconde partie du film, moins "documentaire" dans son exposition du problème des migrants, est aussi plus convenue dans le sentimentalisme.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 décembre 2010
Welcome m'a laissé une impression mitigée, je me sens ici incapable de trancher entre un bon film et un navet, donc plus sûrement un film moyen. Philippe Lioret m'a semblé bien moins à son aise que dans son premier film, Tombé du ciel, plus novateur. Le principal défaut de Welcome est son manque d'élipse, sa structure très conventionnelle. Ce n'est pas tant qu'il dégouline de bons sentiments (les réfugiés ne sont pas des saints et le maître nageur joue les sauveteurs à des fins uniquement affectives, déja vu mais bien vu) mais c'est plutôt sa prévisibilité et sa comparaison innaceptable avec le génocide juif qui gêne. Il alourdit en plus son message en exhibant des numéros sur la main du jeune kurde et l'ex femme du héros qui fait allusion à des évenements historiques. Le voisin dénonciateur est assez caricatural. Le cinéma devrait être capable de montrer autre chose. Lioret est assez proche de Ken Loach avec ses qualités et ses défauts. Le film n'est cependant pas désagréable car Lioret montre qu'il connaît, à sa façon, le cinéma et la grande scène de natation dans la Manche est très bien tournée. Vincent Lindon est très bien dans un rôle qui doit lui ressembler, un géant aux pieds d'argile vain rebelle contre le système qui broie les âmes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 août 2011
Bon film dans l'ensemble qui met des visages sur des statistiques forcemment ça interpèle. Le scénario manque un peu de souffle dans la deuxième partie.
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2014
Une grande claque malgré un parti pris pro-immigration un peu trop évident et traité de façon manichéenne. Mais aussi de l'humour, beaucoup de candeur et d'espérance. Ce qui sauve le film, c'est la mise en scène d'une terrible injustice racontée avec pudeur et lucidité. Le jeu sobre et éteint de Vincent Lindon est parfait.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2023
Un film très interessant sur les migrants, et sur le passage de migrants à Calais vers l'Angleterre.Simon est Maitre nageur, il voit tous les jours des personnes qui lui demandent des cours, un jour il tombe sur Bilal, un jeune irakien voulant apprendre à nager. Il accepte deux leçons et paye d'avance. Ce sans papier, n'est pas la pour rien, il a une idée en tête. Vincent Lindon joue un rôle fort !
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2010
Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

Un bon film très bien interprété par Vincent Lindon mais il lui manquait certainement encore quelque chose pour en faire un grand film.
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2016
Le cinéma de Philippe Lioret et de Vincent Lindon est plein de films sociaux, celui-là fait sûrement partie des meilleurs, malgré des défauts. La vraie force de Welcome est de permettre au spectateur de s'identifier à Simon, un gars sans histoire qui n'a jamais pris parti et osé le militantisme politique (à l'inverse de sa femme qui l'a quitté) et qui va se laisser aller à son humanité, sans arrière-pensées et sans autre profit que faire ce qui lui semble juste. À côté de cela, en préambule, le scénario réserve 30 premières minutes assez saisissantes sur la situation de ses migrants: Comment ils viennent? Comment ils tentent d'échapper à la police? Comment les tribunaux traitent leur cas (à la chaîne)? Dans quelles conditions ils vivent et l'idiotie de les empêcher d'aller en Angleterre tout en les persécutant en France. Cette facette politique forte est à peine gâchée par le piège de l'extrémisme, que ce soit le voisin tendance facho ou bien l'ex-femme gaucho. Par la suite, une fois que Bilal se prépare en pratiquant la natation, c'est dommage que le film bascule vers quelque chose de plus mou, lent et moins percutant, où le scénario s'enlise dans l'opposition entre Simon et les flics et une trame prévisible et très lourde. Côté distribution, Vincent Lindon est comme à son habitude excellent, tout comme la révélation Firat Ayverdi. Audrey Dana est moins convaincante et son rôle n'est pas exceptionnel. Au final, spoiler: à l'image de Bilal
, le film ne tient pas la distance et n'évite pas quelques écueils, mais se révèle brillant pendant une bonne heure et porté par un duo d'acteur à fleur de peau.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2012
« Si vous l’aidez d’autres viendront »

Difficile de rester objectif dans cette suite d’images accablantes faites de thèses et d’antithèses que cette phrase d’ouverture résume parfaitement.

La synthèse se situe au niveau du cœur élément indépendant de tout un organigramme d’indifférences, de dénonciations et de répressions s’acharnant sur une génération perdue chassée par la guerre dans l’incapacité de construire quelque chose de concret sur ses terres

L’investissement ne peut être qu’individuel dans une montée chromatique des sens permettant à un intégré non concerné d’être soumis à l’épreuve devant l’insoutenable douleur des autres et de sa récupération par l'image de la réussite individuelle sur une contrée saturée uniquement visible par temps clair.

La perception des différences dans un premier temps ignorée permet à un homme accablé par la rupture de se révéler en assumant jusqu'à son terme ses propres convictions loin de ceux qui ne font que mépriser ou servir.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2013
Meilleur sur le fond que sur la forme, "Welcome" malgré un excellent Vincent Lindon et un tout bon jeu d'acteurs en général, souffre d'un scénario un peu lourd, trop de répétitions, on a souvent l'impression d'assister à une scène vue 10 minutes auparavant. Pour ce qui est de la mise en scène elle est sobre (un peu trop) et sans véritable surprise, toutefois le sujet traité ainsi que certaines scènes poussent à la réflexion, ce n'est déjà pas si mal et rien que pour cela s'attarder sur cette réalisation n'est pas une perte de temps.
gregOL69
gregOL69

40 abonnés 507 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2014
Tout sonne vrai dans ce film. Simplicité, sobriété, sincérité. Un sujet difficile, un bon film.
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