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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2012
je suis étonné de voir une aussi mauvaise note, l'ambiance du film est géniale, tout le long plane le mystère, le seul truc nul c'est benoit magimel, ce mec est vraiment un mauvais acteur, il a peut être une gueule a faire du cinoche, comme on dit, mais il est vraiment mauvais en terme de jeu d'acteur. :)
Encore un film injustement maudit, et même qu'on se demande pourquoi ? Une mise en scène extrêmement soignée et maîtrisée de bout en bout, une introduction qui décoiffe (c'est le cas de le dire) une ambiance japonaise bien rendue qui ne tombe pas dans le guide touristique, Benoit Magimel remarquablement dirigé, la japonaise Lika Minamoto resplendissante de grâce, de beauté et de talent, une intrigue très noire et sensuelle qui embrouille volontairement le spectateur, tout cela tient parfaitement la route. La scène de fétichisme du pied est extraordinaire, à en rendre jaloux le fantôme de Buñuel. Au final un excellent polar atypique
Très... « français » que ce film. Bien malheureusement pour lui à dire vrai, mais aussi surtout pour nous ! Les premières images laissent suggérer un léger souci plastique de la part de Barbet Schroeder qui n'est pas pour déplaire. Mais très vite, le style surfait et désuet mis en avant n'est plus une simple référence amusante, mais bien une pierre angulaire de l'édifice qu'on ne peut plus supporter. On s'ennuie très vite tant la mise en scène et la réalisation sont paresseuses. Le film est bavard au possible pour enchainer des dialogues téléphonés qui alignent les quelques maigres idées directrices que le film n'a même pas cherché à suggérer. En plus le rythme est très papy, avec beaucoup de temps morts et des scènes qui allongent artificiellement l'intrigue sans pour autant servir à quoi que ce soit. Histoire de ne pas arranger l'affaire, l'interprétation est d'une fadeur sans nom : qu'il s'agisse aussi de ce Benoit Magimel qui nous sort sa panoplie de mimiques et de réflexions bon marchés ou bien tous ces acteurs japonais qui peinent à transmettre quelque émotion à travers leurs difficultés de Français, cet ensemble suggère vite l'apathie et la somnolence... Bref, à part quelques passages pseudo-érotiques dignes d'une pub pour gel douche qui peuvent amener quelques sourires, on s'ennuie vite à mourir, d'autant plus que l'intrigue est bien faiblarde et que ce qui devait faire office de grand twist final est en fait perceptible comme le nez au milieu de la figure dès la première demi-heure. Bref, avec son ambiance ratée "d'Antre de la folie" à la sauce "Neuvième porte", le tout jeté au milieu d'une plâtrée d'images d'Epinal concernant le Japon, "Inju" ressemble plus à une adaptation oisive d'un banal roman de gare plutôt qu'au vrai polar qu'il prétendait « peut-être » devenir. Mais, après tout, si vous assumez votre âme de mamie qui se plait à lire des soupes littéraires, alors peut-être y trouverez vous son compte avec ce ce « presque-non-film ».
Le scénario de ce polar est complètement invraisemblable, mais ce n'est pas ce qui intéresse Barbet Schroeder dans le cas présent. Tout Inju est dans le titre: la bête dans l'ombre. Ce film traite des apparences et des faux-semblants, et du danger qu'ils peuvent révéler. Ici, on suit Alexandre Fayard, jeune auteur de romans policiers qui part au Japon pour la promotion de son livre et rêve de rencontrer un mystérieux écrivain que personne n'a jamais vu et dont il est un fan absolu. Sa rencontre avec Tamao, jeune geiko séduisante, va l'entraîner dans une sombre histoire dont il ne ressortira pas indemne. Le spectateur est littérallement manipulé tout comme l'est Fayard. Barbet Schroeder tire habilement les ficelles de ce thriller où il faut se méfier de tout, où tout nécessite une relecture car rien n'est comme on le pressent. Schroeder filme comme personne et arrive à instituer un malaise permanent; les décors sont particulièrement mis en valeur et très bien utilisés. La musique sert assez bien l'ensemble. Quant à Benoît Magimel, il est excellent comme toujours et est très convaincant en jeune homme naïf qui se retrouve manipulé par un homme mystérieux qui le fascine et le rebute à la fois, sorte de fantôme inaccessible et incarnation du Mal absolu. Un excellent polar à voir absolument.
Premier quart d'heyre très amusant (le film dans le film) et ensuite apparaît Magimel et là tout se gâte. Les acteurs sont médiocres, les scènes "érotiques" ... ne le sont pas, le Japon n'est qu'une accumulation de cliché et les ficelles sont tellemment grosses dans le déroulement de l'intrigue que l'on devine après dix minutes que l'écrivain sadique n'est autre que la geïsha masochiste (Magimel en plus d'être un piètre acteur ne doit pas être très malin pour ne pas s'en apercevoir). Reste quelques belles images. Résutat un film raté pour Barbet Schroeder qui partait pourtant d'une bonne idée.
Bon alors!!! Que dire sans trop briser le film? Barbet montre clairement son hommage aux films noirs japonais des années 50-60 et 70. Assez réservé aux initiés, le film passe du coup difficilement, heureusement le dernier tiers est plus accrocheur (si on arrive jusque là!). Par contre, le jeu de Magimel est affligeant et les répliques tombent toutes à plat! Un bel hommage bien raté! Je mets une étoile mais alors c'est juste juste, tout proche du 0.
A l'origine, "Inju" est un roman publié en 1928 par Edogawa Ranpo, un auteur populaire de romans policiers marqués par la violence et la sexualité, et qui avait choisi son pseudonyme en hommage phonétique à Edgar Allan Poe. Dans le livre de Ranpo, l'action opposait deux écrivains japonais, et c'est ce qui bloquait Barbet Schroeder dans son désir d'adapter ce roman que lui avait offert Raoul Ruiz. Quand il a reçu le scénario proposé par Jean-Armand Bougrelle, il a été séduit par "l'idée décisive que l'un des deux romanciers soit un étranger, un français spécialiste de Shundei Oe, un avatar de Ranpo lui-même".
Dans le dossier de presse, Barbet Schroeder raconte : "Le film de Samuel Fuller, "La Maison de Bambou" a eu une influence énorme sur moi. A sa sortie, je me souviens être resté trois séances de suite !". Or, à sa sortie en 1955, un critique japonais le qualifiait ainsi : "C'est un pur produit commercial pour vendre de l'exotisme à un public américain en utilisant le Japon comme toile de fond et en employant une actrice japonaise. Sa façon d'ignorer complètement les moeurs, la géographie et la sensibilité japonaises nous semble bien maladroite."
Etrangement (ou non), cette critique pourrait convenir parfaitement au film de Barbet Schroeder. Etrangement, car celui-ci ne cache pas son admiration pour la civilisation et le cinéma japonais, et il a mis un point d'honneur à travailler quasi exclusivement avec des techniciens et des acteurs locaux, à la notable exception de Benoît Magimel. Malheureusement, cela ne se voit pas, et ce dès le début. "Inju" s'ouvre sur la projection d'un film de sabre adapté d'un roman de Shundei Oe ; d'accord, on est dans l'exercice de style, mais qu'au moins il soit bien fait ! D'emblée, ce qui choque, c'est le positionnement de la caméra à une hauteur européenne, erreur impardonnable pour quelqu'un qui se réfère à Miziguchi et surtout à Ozu, célèbre pour sa position basse, à hauteur des personnages.
Le film se poursuit par une enfilade de clichés sur le pays du soleil levant : maison de thé à Gion, danse des geikos, grand patron lié aux yakusas. Cette impression d'exercice de style artificiel se trouve encore renforcé par une photographie criarde qui évoque justement le technicolor de "La Maison de Bambou", et cet aspect factice se perçoit aussi bien d'un point de vue formel que narratif. L'intrigue est cousue de cables blancs : une geiko menacée par un écrivain psychopathe s'adresse bien entendu à un écrivain étranger lost in tranlation, quand un premier meurtre a lieu, "surtout n'appelons pas la police !", et Fayard s'obnubile à protéger le big boss yakusa d'une mort certaine que seul lui entrevoit.
Au milieu d'acteurs japonais qui ânonnent leurs répliques dans un français phonétique qui rendrait Eiji Okada cabotin dans "Hiroshima mon Amour", Benoît Magimel semble lui même ne rien comprendre à ce qu'il débite : qu'il se rassure, nous non plus ! http://www.critiquesclunysiennes.com
Enorme déception ! Scénario sans génie mais une fin réussie. Des acteurs un peu perdue. La grande déception vient du très peu de risque et d'une histoire sans partie pris ; érotisme non sulfureux, violence bridée voire censurée et une mise en scène trop figée plombe le film. La photographie magnifique et une bonne fin sauve le film mais rien de très impressionnant.
Un film peu connu du grand publique, mais qui mérite un arrêt attentif. Inju on aime ou on déteste. Un film Français impressionnant de part son scénario et son ambiance Thriller noir à l'image de ce que peut faire Roman Polanski. Le contexte Japon rajoute une touche d'originalité énigmatique. Nous nous identifions assez facilement au personnage principal qui mène sa quête personnel et son enquête ponctué par une rencontre envoûtante. L'illusion du contrôle fait de lui une proie de choix pour son adversaire invisible Shundei-Oe. Nous noterons l'apport riche du film sur les pratiques des geishas qui en font un Quasi documentaire. Film riche en suspense, ambiance et références culturelles. Inju n'excel dans aucun domaine mais à le mérite de ne rien omettre, ce qui en fait une référence stylistique qui ne laisse pas indifférent. J'ai adoré.