Un film contemplatif, plutôt léché au niveau de la photo et de la mise en scène. J'ai beaucoup aimé les teintes utilisées. Il y a quand même plusieurs canons de l'époque au casting, notamment Jude Law, Natalie Portman, Rachel Weisz, et la musique colle parfaitement au récit. Ambiance sensuelle, quasi hypnotique, romantique et touchante. Mais... dans l'ensemble c'est trop longuet.
Le réalisateur Wong Kar-Wai tourne pour la première fois en langue anglaise et s’entoure pour cela d’un prestigieux casting composé de Natalie Portman, Jude Law, Rachel Weisz ainsi que la chanteuse Norah Jones. Une jolie distribution bien dirigée pour une œuvre à la douce mélancolie bercée par sa musique lancinante et dont la photographie avec ses teintes chaudes confère au long-métrage un parfum délicat et sucré.
Après In the Mood For Love qui m’avait profondément ennuyé ce n’est pas cette expérience américaine qui va me réconcilier avec le cinéma de Wong Kar-Wai. J’ai trouvé sa bluette insignifiante, sa mise en scène pataude qui utilise des métaphores visuelles pas du meilleur goût. Dans le genre destins croisés j’ai déjà vu beaucoup mieux, là cela passe vraiment pour de la philosophie de comptoir (cela tombe bien la majeur partie du film se déroule autour de comptoirs). Non je n’ai vraiment pas accroché, seule une surprenante Norah Jones a éveillé mon intérêt.
Dans un style éthéré et presque hors sol, Wong Kar Wai signe une romance dont le principal intérêt résidera dans sa mise en scène: chaque étape importante de ce parcours initiatique se déroule dans le même type de lieu (restaurant ou bar), prétexte à une suite de rencontres et de drames de la vie, dans lesquels le casting insuffle globalement une sensibilité mesurée. Bien sûr, la trame générale du scénario est des plus évidentes, et Norah Jones est clairement une débutante devant la caméra, mais l'esthétique du film et ses lenteurs calculées entretiennent l'atmosphère doucereuse et ouatée jusqu'à la fin.
Wong Kar Waï aime se regarder dans le blanc des yeux, se trouver formidable et décider de se rendre un petit hommage, un clin d'oeil à ses deux précédents opus mais en anglais. Alors il reprend ses merveilleuses images, la même musique, des actrices belles comme le jour (Norah Jones et Natalie Portman) et fait ce qu'il sait faire. Oui mais ça ne prend pas à tous les coups... My blueberry nights donne l'impression de durer une éternité. Et l'éternité, c'est long, surtout vers le milieu...
Premier essai US. Esthétisme débordant mais c'est Wong Kar WAi...on ne peut pas s'attendre à une mise en scène de la forme au dépend de la photo. En partant de ce principe, on ne peut qu'être touché et capté par sa mise en "photo" ("scène" serait mal choisi). Les acteurs débordent tous d'une générosité (à la limite du guimauve mais toujours en phase avec la mise en scène)...Une petit apparition de Cat Power rend "l'objet" encore plus séduisant. Cependant et c'est en cela que les avis seront divergeants, ce n'est pas à proprement parlé Une mise en scène, mais plutôt une "oeuvre de cinéma", esthétique, touchante avec pour fond les affres et joies de l'amour. Certaines séquences sont des métaphores de ce que le couple (principal) vie, les autres des moments où Wai cherche à nous identifier...pour toucher un plus grand public? non sans doute donner un panel de ce que l'émotion entre 2 êtres peut être et ce sur de multiples axes... En somme, joli, bon, virtuose, hors auteurisant (ouf) sans prétention, juste un film personnel...on aimera...ou pas...
J'ai vu un film... de Wong Kar-Wai qui dégage une certaine esthétique dans sa réalisation, ses lumières, ses cadrages... Une grande sophistication pour l'image et le rythme... C'est graphique, c'est visuel, c'est plastique.. .Et pour finir, ça fait un peu toc, plastoque... Car l'histoire (ou plutôt les histoires) est/sont inégale(s)... Les séquences manquent de rythme. Les comédiens y croient, mais ne nous emmènent pas dans leur jeu. Bien que certaines scènes soient plutôt intéressantes, on n'est pas pris par le jeu. J'ai plutôt apprécié les rôles féminins. Norah Jones pour son premier rôle au cinéma, Natalie Portman ou Rachel Weisz... Un déçu par la prestation de Jude Law que j'ai trouvé assez vide...
Chargé de lancer les fetivités, lors du dernier festival de Cannes, “My Blueberry Nights” a constitué une ouverture autrement plus crédible que “Fanfan la tulipe” ou “Da Vinci Code”. Mais sa surexposition médiatique, due à son statut, a aussi eu pour effet d’amplifier la portée des critiques assassines qui ont majoritairement réduit le film à l’image de Norah Jones embrassant Jude Law entre deux parts de tarte. Poutant, à le voir hors du contexte cannois, un telle volée de bois vert semble injustifiée. Bon, certes, Wong-Kar Wai donne parfois l’impression de ce perdre en route avec des effets aussi nombreux que pas franchement indispensables (une voiture filmée comme dans une pub, une scène montée comme un clip), ou une romance centrale tellement fournie en sucre et en images sirupeuses à la limite de la niaiserie (le nappage coulant dans un gateau comme symbole de la montée du désir), que le long métrage risque tout sauf une crise d’hypoglycémie. Mais il se dégage quand même quelque chose, une émotion, du voyage d’Elizabeth à travers les États-Unis, lorsqu’elle rencontre des personnages qui lui renvoient une partie de l’image d’elle-même. Des hommes et des femmes, solitaires et en mal d’amour, que Wong-Kar Wai filme au plus près, pour mieux capter leurs sentiments, et nous donner à voir leurs félûres, tandis qu’il emploie toute sa sensibilité pour magnifier leurs interprètes. Lesquels, de la chanteuse et néo-actrice Norah Jones (touchante dans son manque d’assurance) à Jude Law, en passant par Natalie Portman (excellente en pauvre petite fille riche accro au jeu), Rachel Weisz ou David Strathairn, forment un casting aussi glamour que solide, chacun sachant à merveille rendre son personnage attachant malgré ses défauts. Une performance collective qui réhausse l’intérêt de ce voyage sentimental sur la Carte du Tendre, aussi balisé que peut l’être un road-movie classique, mais qu’un flot d’images somptueuses et une musique envoûtante sauvent de la sortie de route.
Wong Kar Wai signe encore un excellent film d'un esthétisme flamboyant que ce soit dans un café New Yorkais ou dans le désert du Nevada. Le réalisateur chinois nous plonge dans un monde coloré où joue à merveille Norah Jones, chanteuse de sont état, mais parvenant parfaitement à interpréter le rôle principal du film. C'est une sorte de road movie s'arrêtant dans plusieurs bars à des endroits différents des Etats Unis. La fin est plaisante, chacun pourra en tirer ce qu'il veut. C'est du grand cinéma, esthétique, bien filmé et qui a du contenu.
Le dernier film de Won Kar Wai est une grosse déception et selon moi son plus mauvais film, raté tout simplement et daté. Won Kar Wai ne se contente simplement que de reprendre les mêmes tics ou afféteries de ses films précédents (musique, photographie, usage du ralenti lassant) mais sans le génie de 2046 ou de In the mood for love. Très ennuyeux, il nous touche seulement lors de la scène de visite à l’hôpital où l’émotion jaillit enfin. On a l’impression que ce film a été réalisé par le stagiaire de la production sans que ce dernier ait relu son mémoire de fin d’étude. My Blueberry night ne possède aucune personnalité. La glace à la vanille qui fond sur les gâteaux ne font que traduire le symbolisme sexuel puéril d’un réalisateur sans la moindre inspiration. Seules les actrices, toutes formidables, sauf ce film de la nullité. La critique, sauf ceux victimes de la politique des auteurs, ne s’y sont pas trompés.
A travers cette romance philosophique, Wong Kar-Waï livre un récit minimaliste mais porté par une réalisation virtuose prouvant que le réalisateur n'a pas perdu sa patte. A travers différentes rencontres, le personnage de Norah Jones se redécouvre car chacun agit comme un espèce de miroir pour elle. WKW filme ces rencontres avec simplicité, en s'attardant sur des moments de beauté ou de fragilité. Le film est assurément beau et réussi, puis il est aussi porté par une troupe de comédiens au top. Si l'alchimie entre Norah Jones et Jude Law est palpable, on est surtout épaté par les performances des seconds rôles, comme David Strathairn et Rachel Weisz qui sont absolument remarquables. Enfin, la délicieuse apparition de la chanteuse Cat Power n'est pas déplaisante, surtout que la BO contient de magnifiques chansons d'elle et de Norah Jones.
Pendant la première moitié du film, on croirait une petite comédie romantique indie gentillette qu’un réalisateur peu inspiré aurait déguisée en film de Wong Kar Wai. Tous ces filtres et ces tics de réalisation sonnent faux et habillent comme ils peuvent un scénario très pauvre, qui met bout à bout trois récits sans réussir à éveiller un quelconque intérêt. Ensuite, le segment avec Natalie Portman redonne quelques couleurs au récit et on devine par bribes ce qu’aurait pu donner un bon road-movie du cinéaste. La fin est elle aussi plutôt jolie, mais ça reste un film très bancal et à peine moyen.
wong kar wai signe un très beau film ou le duo norah jones / jude law est bon mais éclipsé par des seconds rôles vraiment magnifiques. david strathairn, natalie portman et rachel weisz sont vraiment prodigieux...un sublime voyage en compagnie de norah jones à l'écoute d'une bande son merveilleuse...
Après une déception amoureuse, Elizabeth décide de partir pour un voyage à travers l'Amérique où elle rencontrera des personnages très ordinaires, en entretenant une relation épistolaire avec Jeremy. Même si le scénario est ici intéressant, il aurait gagné à être traité avec moins de monotonie et surtout à être amené sur des terrains bien plus fécond en matière d'intrigue puisqu'ici, tout n'est que dialogues, dialogues & dialogues. On appréciera cependant l'excellent casting, la Bande originale & le rendu visuel très joli, tant dans la photographie que dans la mise en scène. C'est l'absence de suspens qui plombe cette romance pas comme les autres.
Wong Kar Wai est le cinéaste d'une nuit préférant être filmée que racontée.
L'apparition du paumé n'est qu'un prétexte permettant à un adepte de la solitude et de la difficulté de communiquer d'alimenter ses pôles d'intérêts artistiques en fournissant une œuvre concept sans suspense sur le relationnel ambigu d'une faune inexistante en journée.
Le but est de reposer un esprit en lui offrant une vapeur d'opium intense dans une ambiance lente et feutrée faite de rencontres épisodiques ou constructives.
Il faudrait presque s'endormir apaisé devant cette lenteur lancinante colorée principalement par une lumière artificielle drainant de la désespérance ou de la confidence dans un contexte fragile, criblé d'incertitudes en alternance avec les trépidations normalisés d'une cité endormie.
Une nouvelle manière de filmer en lobotomisant l'énergie de personnages dans un esthétisme privant l'ensemble de la nervosité d'un récit.
Le cinéma innovant de Wong Kar Wai filme sans raconter.